vendredi 24 janvier 2014

La vie, selon J.-J. Rousseau


« Le droit de propriété n’étant que de convention et d’institution humaine, tout homme peut à son gré disposer de ce qu’il possède : mais il n’en est pas de même des dons essentiels de la nature, tels que la vie et la liberté, dont il est permis à chacun de jouir et dont il est au moins douteux qu’on ait droit de se dépouiller. En s’ôtant l’une on dégrade son être; en s’ôtant l’autre on l’anéantit autant qu’il est en soi; et comme nul bien temporel ne peut dédommager de l’une et de l’autre, ce serait offenser à la fois la nature et la raison que d’y renoncer à quelque prix que ce fût. »Discours sur l’inégalité de Jean-Jacques Rousseau

Et au Canada ?
  

jeudi 23 janvier 2014

L'euthanasie : une fausse bonne solution

Le bouddhisme considère que, pour tout être, y compris le plus petit insecte, la vie constitue le bien le plus précieux, et que de tous les supports d’existence, le plus favorable pour évoluer et progresser est la condition humaine.
Se fondant sur la loi de causalité, il pose que ce qui arrive à un individu est forcément le résultat de ses propres karma, c’est-à-dire de ce qu’il a fait, dit ou surtout pensé.
Comparant les différents types d’êtres du samsara, il observe que les souffrances endurées par les humains sont bien moindres que celles que subissent la plupart des autres êtres animés : moins intenses et moins longues.

Par conséquent, dès lors qu'on admet la réincarnation, on ne peut que formellement déconseiller l’euthanasie et le suicide assisté, notamment pour les humains mais aussi pour les animaux : loin de lui apporter le soulagement espéré, il est probable que cela ne fasse que notablement empirer la situation du patient.

A noter : Il n'est pas question de porter un jugement "moral".
Nous ne condamnons ni celui qui demande l’euthanasie ni celui qui l’effectue - s'il agit par bienveillance -, mais nous exhortons à ne pas recourir à des moyens contre-productifs.

Par ailleurs, nous attirons l'attention sur les pressions ainsi exercées tant sur le patient que sur sa famille ou encore sur l'équipe médicale, pour des raisons éventuellement financières, souvent égocentriques (incapacité à supporter la vision de la souffrance de l'autre, surtout d'un proche, et le sentiment d'impuissance), et plus rarement humanistes.

Prétendre qu'il est moralement nécessaire d'abréger la vie d'une personne pour préserver sa dignité, revient à dire que souffrir et vieillir font perdre la dignité !

Avant, il valait mieux être "jeune, beau, riche et en bonne santé".
Maintenant, il le faut, pour avoir le droit de vivre "dignement".

Euthanasie, suicide assisté et sédation terminale : définitions


Des projets de loi vitaux, au sens propre comme au sens figuré, sont en cours de discussion en France. 

Les sondages indiquent qu'une majorité de personnes interrogées y sont favorables.

Seulement, voilà. Au détours des conversations, il apparaît que les termes ne sont pas toujours bien compris. 
Il y a souvent confusion entre "euthanasie" (par définition active, qui consiste à donner la mort) et "euthanasie passive", à savoir interruption de soins.

A noter : l'interruption de soins, sous-entendu "curatifs" n'est pas concernée par les débats actuels car elle est déjà autorisée et encadrée par la loi, qui distingue trois phases :
la phase curative (soins médicaux en vue de soigner, et si possible de guérir, sinon de maintenir)
la phase palliative
la phase terminale 


Dans un souci citoyen de contribuer à des réflexions plus précises, voici les définitions liminaires à propos des protocoles susceptibles de devenir prochainement légaux en France si les parlements en décident ainsi (contre l'avis de toutes les religions et d'une majorité de médecins).

- Euthanasie : mort donnée par un soignant ou par un proche pour soulager une vie déclarée insupportable par le malade.

- Suicide médicalement assisté : mort que se donne un malade en prenant par voie buccale ou intraveineuse des médicaments prescrits et mis à disposition par un médecin.

- Sédation terminale : administration de sédatifs à des doses très élevées qui font perdre la lucidité et qui apaisent le malade en fin de vie souffrant d’une détresse respiratoire ou de douleurs incontrôlables, ou encore d’une très grande anxiété, en courant le risque d’abréger involontairement la vie de ce patient.



lundi 6 janvier 2014

« Les nouveaux chemins de la connaissances » de France Culture

Merci à P. C. pour ce lien :

http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-0?page=1

Podcast de « les nouveaux chemins de la connaissances » de France Culture des 16 au 18 décembre 2013.
 
-          Philosophies indiennes (1-4)  Les Upanishads, les textes fondateurs 16-12-13
-          Philosophies indiennes (2-4)  La Bhagavad-Gita, le chant du bienheureux 17_12-13
-          Philosophies indiennes (3-4)  et l’Inde créa Bouddha 18-12-13
-          Philosophies indiennes (4-4)  Le yoga, une discipline de l’esprit 19-12-13


 

vendredi 3 janvier 2014

Un voeu pieux en ce début d'année : Bienvenue



Bienvenue par les Poppys (1973)
Auteurs-compositeurs : Jacqueline Néro et Gilles Néram 
Soliste en 1973 : Bernard C.



Bienvenue, bienvenue chez nous
Toi qui n'es pas d'ici
Toi qui n'as pas d'amis
Bienvenue, bienvenue chez nous
Toi qui es sans maison
Toi qui es sans chansons

Tu viens de loin, tu portes ton pays
Dans ton coeur, sur ta peau et au fond de tes yeux
Raconte-nous comment était ta vie
Nous te dirons comment tu pourras être heureux

Bienvenue, bienvenue chez nous
Toi, mon frère de la Terre
Mon frère sans frontières

Bienvenue, bienvenue chez nous
Viens vite à notre table
Le monde est formidable
Bienvenue, bienvenue chez nous

jeudi 2 janvier 2014