mercredi 28 octobre 2015

Les quatre détachements

Le grand maître sakyapa Sachen Kunga Nyingpo résume la voie spirituelle en quatre énoncés :

Qui est attaché à cette vie n'est pas un pratiquant.
Qui est attaché au samsara n'a pas le renoncement.
Qui est attaché à son propre bien n'a pas l'esprit d'Eveil.
Qui a la saisie (du soi) n'a pas la vue (de la vacuité).

lundi 26 octobre 2015

Conseils d'Atisha


Évite d’avoir l’air agacé ou la mine renfrognée, 
Et montre toujours un visage souriant. 

(La Guirlande des Joyaux de bodhisattva)

jeudi 22 octobre 2015

Les vraies richesses selon les maîtres Kadampa


La foi, l'éthique,
La générosité, l’étude,
La modestie, la maîtrise de soi,
Et la sagesse : telles sont les sept richesses.


mardi 20 octobre 2015

Conseils d'Atisha


En étant attentif, vigilant et consciencieux, 
Surveille constamment la porte de tes sens. 
Trois fois le jour, trois fois la nuit,
Sans répit, examine tes pensées. 


(La Guirlande des joyaux de bodhisattva)

lundi 19 octobre 2015

dimanche 18 octobre 2015

Longue vie à nos Maîtres

La longévité du Maître dépend
* d'une part des karma, plus précisément des bons karmas, c'est à dire des mérites, de ses disciples ;
* d'autre part des activités que le Maître a décidé d'accomplir au cours de cette vie là.

Si un Maître montre des signes de maladie, que peut-on faire ?
Comprendre que le Maître nous donne ainsi un Enseignement, et qu'il nous exhorte à la pratique.

Est-il approprié de prier "pour" lui ? 
Oui, mais pas comme on le fait dans le cas d'un ami, un parent ou une connaissance, disons de personnes "ordinaires".

N'oublions pas que c'est nous qui avons besoin de notre Maître (qui représente pour nous tous les Bouddhas), pas le contraire.

Il s'agit donc d'adresser des requêtes au Maître pour qu'il fasse en sorte de demeurer encore longtemps.

Il est utile aussi de s'appliquer à accumuler des karma positifs (tous domaines confondus), dédiés à la longévité du Maître et à l'accomplissement de son oeuvre, etc.

Chez les Tibétains, il est courant de faire des pratiques à Tara, notamment Tara blanche, de préférence toute une nuit durant. 
Les disciples peuvent aussi offrir une cérémonie de longue vie, appelée "Tenshug". Il arrive souvent qu'au fil d'une telle cérémonie, un Maître reprenne des forces et de la vitalité de manière flagrante.

Une excellente pratique de longévité (que ce soit pour autrui ou pour soi) est  ཚེ་ཐར་ - "tséthar".
Cela consiste à sauver des vies, par exemple en rachetant des animaux voués au couteau du boucher, ou en fournissant des médicaments, etc., etc. 
Par temps de pluie, on peut tout simplement ramasser des vers de terre, des escargots ou autres bestioles égarés sur la chaussée et  aller les déposer dans un lieu plus sûr.

Le plus important est bien évidemment de faire des efforts redoublés pour mettre en application les Enseignements du Maître.







Conseil des Maîtres Kadampa


En bref, l’impermanence et la mort surviendront bientôt. Aujourd’hui, c’est le moment de renoncer à cette vie. Grâce à la compassion du Maître et à mes vertus, puissè-je réussir à renoncer aux activités de cette vie !

vendredi 16 octobre 2015

Dicton tibétain

Apprends comme si tu devais vivre pour toujours et vis comme si tu devais mourir ce soir !

jeudi 15 octobre 2015

Lamrim aux quatre annotations

Il s'agit d'une version du Grand Lamrim de Jé Tsongkhapa, comportant des annotations rédigées par les quatre maîtres suivants : Baso Chökyi Gyaltsen (1402-1473), Jamyang Zhèpa (1648-1721), Ngawang Rabtèn et Rinchén Döndrup.

mercredi 14 octobre 2015

Drè Hardong Lharampa Nawang Légdèn (1899 -1971)


 Jé Nawang Légdèn, l’un des maîtres de Dagpo Rinpoche, est né à Shangpa dans le Tsang. A Gomang, ses deux professeurs principaux sont Mongols : Özér Dorjé et Jamyang Chöpél, ancien maître de discipline du collège tantrique de Gyüdmed qui est plus tard retourné en Mongolie où il a dirigé Pèkar Chöling.
Jé Nawang Légdèn se distingue rapidement par sa brillante intelligence et son éloquence intarissable ; il est particulièrement bon en pramana et forme beaucoup de disciples. Après avoir brillamment réussi les examens de géshé lharampa, il entre à Gyüdmed dont plus tard il devient le 78e abbé. D’esprit très moderne, il organise une bibliothèque de prêt à Gomang, exemple bientôt imité par les autres collèges monastique.
En 1959, Gyüdmed Khènsur Nawang Légdèn prend une part active au départ du Dalaï-Lama en collaboration avec le grand chambellan Kugno Phala, le ministre Zurkhang-pa et l’abbé de Séra Mey, Khen Rinpoche Ngawang Dragpa avec lequel il part en avant-garde en Inde pour effectuer les préparatifs nécessaires.
En Inde, après avoir été abbé remplaçant (mkhan tshab) à Gomang, il assure cette même fonction un an durant à Gyüdmed, à Dalhaousie, puis regagne au camp Buxa où il dispense à nouveau de nombreux enseignements aux cinquante moines rescapés de Gomang. A la demande du gouvernement en exil, il parcourt ensuite les camps de réfugiés tibétains pour y prodiguer encouragements et conseils, y compris à la troupe de théâtre constituée à Dharamsala.

Jé Nawang Légdèn accepte ensuite l’invitation de son disciple Dagpo Rinpoche, et arrive en France en novembre 1964. Il donne des enseignements à ses élèves tibétains installés dans l’Yonne, ainsi qu’aux jeunes étudiant à Lyon, et aux réfugiés acceptés par la Suisse. Bien que déjà relativement âgé, il conserve son dynamisme et se met à étudier le français, témoignant la plus grande déférence à la dame qui vient le lui enseigner : il se porte dehors à sa rencontre, lui sert le thé avec les gestes les plus respectueux, autrement dit se comporte en disciple empressé. Elève studieux, il retient aisément les règles de grammaire française, mais a bien du mal avec la prononciation. Il faut dire qu’il n’a plus guère de dents ...
En août 1968, Jé Nawang Légdèn accède à la requête d’un autre de ses disciples, mongol, Sogpo Wangyäl, et s’installe à New-York, où il finit ses jours en formant de nouveaux élèves, cette fois  américains, dont Jeffrey Hopkins.


Ses maîtres principaux étaient Khansar Dorjéchang, Kyabjé Ling Dorjéchang, Kyabjé Trijang Dorjéchang et Mochog Rinpoché Jampa Yéshé.

Un ouvrage composé par lui, sous le nom de Khensur Lekden, est disponible en français :

Compassion et vacuité : Méditations d'un supérieur de collège tantrique - Pratique de la vacuité (réédition en 1999)


Sources :
·      Blo bzang nyi-ma, dPal ldan sMad rgyud-pa'i chos 'byung, M.C., Delhi, Jayyed Press, 1989
·      Témoignages oraux de Dagpo Rimpoche et de Gyudmed Khensur Rinpoche Sonam Gyaltsen

Louange de Jé Tsongkhapa

Cankya Rölpai Dorjé célébra Jé Rinpoche en ces termes :
La vacuité est inexprimable, dit-on. Mais vous l'avez décrite aussi clairement que quelque chose visible à l'oeil nu.

mardi 13 octobre 2015

Cankya Rolpai Dorjé (1717-1786)


Au sein de la prestigieuse lignée des Cangkya Khutukhtu (Hotogtu),  le plus célèbre est le troisième, ou le second, selon un autre décompte. Il est le maître révéré de son ami d’enfance, l'empereur Qianlong, qui règne de 1735-1796 et meurt en 1799, à la cour de Pékin où il passe la majeure partie de sa vie. Il supervise la translation du canon bouddhiste, Kangyur et Tèngyur, du tibétain en mongol et en mandchou. Ses œuvres complètes comptent 7 volumes, constitués d’environ 200 textes, dont un important traité sur les systèmes philosophiques bouddhistes.

Né à Lanzhu (Gansu) en 1717, Rolpai Dorjé a été reconnu en tant que tülku par le premier Jamyang Zhepa et a commencé sa formation au monastère de Gönlung en des temps troublés où les troupes mandchoues détruisent nombre de villages et de monastères, dont le sien en 1924 – il le fera reconstruire mais ne pourra y retourner qu’en 1748, pour une courte visite. Pour le moment, conformément aux ordres de l'Empereur Yongzheng, le tout jeune lama est épargné et « invité » à la cour où il est formé pour servir d’intermédiaire entre les Mandchous, le Tibet et la Mongolie.

En 1734, Rolpai Dorjé est délégué par Yongzheng pour accompagner le 7e Dalaï Lama Kälsang Gyatso à Lhasa. En 1735, il se rend avec lui au monastère de Tashilhunpo où il reçoit les deux ordinations, mineure et majeure, du 5ème Lama Panchen, Losang Yéshé (1663-1737), ainsi que de nombreux enseignements et transmissions.

A la mort de Yongzheng en 1736, Rolpai Dorjé doit retourner à Pékin. En 1744, l’empereur Qianlong transforme des palais en monastère gelugpa, y installe Cangkya Rölpai Dorjé et lui demande des enseignements dont l’initiation de Cakrasamvara selon la lignée de Ghantapa.

Ses maîtres 
Purchog Ngawang Jampa (1682—1762)
Artsé Chöjé Losang Chözin
2e Thukwèn Ngawang Chökyi Gyatso (1680—1736)
2e Chèpa Losang Thrinlè
7e Dalai Lama Kälsang Gyatso (1708—1757)
5e Panchen Losang Yéshé (1663—1737)

Lignée des Cankya Tülku
1. Cangkya Dragpa Öser (lCang skya Grags pa 'od zer) 1607-1641
2. Cangkya Ngawang Losang Chöden (lCang skya Ngag dbang bLo bzang chos ldan) 1642-1714
3. Cangkya Rölpé Dorjé (lCang skya Rol pa'i rdo rje) 1717-1786
4. Cangkya Yéshé Tènpé Gyeltsen (lCang skya Ye shes bstan pa'i rgyal mtshan) 1787-1846
5. Cangkya Yéshé Tènpé Nyima (lCang skya Ye shes bstan pa'i nyi ma) 1849-1875
6. Cangkya Losang Tènzin Gyältsèn (lCang skya bLo bzang bstan 'dzin rgyal mtshan) 1878-1888
7. Cangkya Lozang Pändèn Tènpè Drönmé (lCang skya bLo bzang dpal ldan bstan pa'i sgron me) 1891-1957
8. Cangkya Tènzin Dönyö Yéshé Gyatso (lCang skya bsTan 'dzin don yod ye shes rgya mtsho), né en 1980 dans la région de Tsongkha en Amdo ; exilé en 1998 en Inde où il est entré au monastère de Drépung à Mundgod.

La vacuité

Selon les sources, on distingue deux, quatre, seize, dix-huit ou vingt vacuités.

Selon Nagarjuna : dix-huit vacuités
1. vacuité des phénomènes internes ; vacuité du sujet
2. vacuité des phénomènes externes ; vacuité de l'objet
3. vacuité à la fois interne et externe
4. vacuité de la vacuité (la vacuité elle-même n'est pas une essence)
5. vacuité du grand
6. vacuité de l'ultime
7. vacuité des phénomènes composés
8. vacuité des phénomènes non composés
9. vacuité de ce qui est au-delà des extrêmes
10. vacuité de ce qui n'a ni commencement ni fin
11. vacuité de l'indestructible
12. vacuité de nature des phénomènes
13. vacuité de tous les "dharmas" (existants)
14. vacuité des caractères propres
15.  vacuité de l'imperceptible
16. vacuité des non choses
17. vacuité de nature propre
18. vacuité de soi et de non soi


Selon Candrakirti, sur la base du Sutra de la sagesse : seize vacuités (même liste moins les deux dernières).
"Vide signifie dénué d'existence inhérente... La vacuité est une propriété commune à tous les phénomènes."

samedi 10 octobre 2015

2015 Jangchup Lamrim Teachings

We are pleased to announce that the dates of His Holiness the Dalai Lama’s 2015 Jangchup Lamrim Teachings have been extended to include the 16 Drops of Kadam Initiation:
• 24 December 2015 - 2 January 2016: Jangchup Lamrim Teachings
• 3 – 4 January 2016: Sixteen Drops of Kadam Initiation organized by the Jangchup Lamrim Teaching Organizing Committee

Note: His Holiness the Dalai Lama’s program at Tashi Lhunpo Monastery also includes:
• 20 December 2015: Inauguration of the new Assembly Hall
• 21 – 23 December 2015: Teachings on Dharmakirti’s Commentary on Pramana-samuccaya

• For more information about the 20-23 December program, please see http://www.tashilhunpo.org/2015-teachings. (These events are not organized by the Jangchup Lamrim Teaching Organizing Committee.)
We sincerely apologize for any inconvenience caused by this date change.
Please help spread this information by sharing this post widely.

This announcement is from Ven. Tenzin Khentse (Tseten), Chairman of the Jangchup Lamrim Teaching Organizing Committee


SS le Dalai Lama à Tashi Lhunpo fin décembre 2015

The Tashi Lhunpo Monastery is truly blessed and honored to announce that His Holiness the Dalai Lama​ will be visiting the monastery from 19th December to 29th December 2015.

During His visit, His Holiness will inaugurate the monastery's new assembly hall on 20th December 2015 and give teachings on Dharmakirti's Commentary on Pramana-samuccaya from 21st to 23rd December.

Thereafter, from 24th to 28th December 2015, His Holiness will continue His teachings on the 18 Great Stages of the Path (Lam Rim) Commentaries at the Tashi Lhunpo Monastery.

jeudi 8 octobre 2015

Dialogue intermonastique aux Bernardins

Le Dialogue du silence, des moines en dialogue interreligieux
3 octobre 2015, à partir de 16h
Collège des Bernardins

Organisateur : Frère Daniel Pont

Projection d’un documentaire qui met en scène des rencontres de moines chrétiens avec des moines bouddhistes Zen, des hindouistes, des musulmans chiites et des musulmans soufis puis table ronde animée par Dennis Gira (Diplômé de l’EPHE – Doctorat 3è cycle d’Etudes Extrêmorientales à Paris VII), avec  
Frère Pierre François de Béthune (osb)
Marie-Stella Boussemart (ex présidente de l’Union Bouddhiste de France)
Swami Veetamohananda (Moine responsable du Centre Védantique)
Khaled Roumo (poète).

 

Eh bien, cette table ronde sur le dialogue intermonastique aura été plus animé que je ne le prévoyais. :-)

Un groupe de charmants jeunes gens est en effet gentiment venu démontrer l'utilité, voire la nécessité du dialogue :
http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/des-integristes-interrompent-une-rencontre-autour-du-dialogue-interreligieux-07-10-2015-5007_118.php 

J'ai été touchée par leur volonté de sauver les ignorants (tels que moi) de la damnation éternelle.
Je joins mes prières aux leurs pour que tous les êtres puissent être au plus vite libérés de l'ignorance.