jeudi 25 janvier 2018

Little Pilgrim (Ko Un)

Couverture

A bestseller in South Korea in 1991, where it was serialized in that country's largest newspaper, Little Pilgrim is a tale of adventure and self-discovery in the tradition of Hermann Hesse's Siddhartha. Based on the Gandavyuha, Buddhism's deepest and most challenging scripture, Ko Un's Little Pilgrim relates the heroic journey of Sudhana, who sets out to discover what truth is. Throughout 20 years of fantastic travels, Sudhana encounters teachers that are human, animal, and spirit as he navigates mountain vistas, lush valleys, and remote villages.

Drawing from his own 20-year journey, as well as first-hand experiences with wars and monastic life, Un infuses his book with reflections and memories, creating fascinating characters and a vibrant story. The pinnacle of Un's career as a writer and as a man in search of truth, Little Pilgrim is a poignant voyage that resonates on many levels.

mercredi 24 janvier 2018

Etats généraux de la bioéthique


Le bouddhisme n'a ni dogme ni position définitive sur les questions éthiques, mais cherche plutôt à y répondre avec un maximum de sagesse et de conscience bienveillante », explique Olivier Wang-Genh, président de l'Union bouddhiste de France (UBF). L'euthanasie, toutefois, constitue une ligne rouge...

Je suis pleinement en accord avec le Rév. Olivier Wang-Genh, que je remercie.

NB A ma connaissance, depuis près d'un an, Olivier est vice-président de l'UBF et actuellement, l'UBF a unE présidentE en la personne de Madame Minh Tri VÔ, mais cela, c'est difficile à faire "entendre" et assimiler par la société française. :-)

dimanche 21 janvier 2018

Aimer sans mesure

Je ne sais s'il s'agit vraiment d'un proverbe tibétain, et je ne peux plus poser la question à Genlags, qui a décidé début janvier de changer de support physique.

Mais programme issu ou non du Pays des neiges, il me plaît bien, et il correspond aux conseils tant des médecins tibétains que des maîtres.
Alors, pourquoi se priver de le partager ?



samedi 20 janvier 2018

Conseils du Dalaï Lama pour les jeunes de tous âges


Plus de détails: www.dalailama4children.com
Disponible en  français, anglais et espagnol

Les bouddhistes et le progrès (?) scientifique


Dans sa toge jaune, il se fait un plaisir de répondre aux questions des fidèles sur la foi ou sur la façon de mener une vie en accord avec la tradition bouddhiste. A ceci près: il ne communique qu'à travers un écran. Xian'er est le premier «robot-moine-bouddhiste» selon son fondateur, un autre moine, ...
 
 

vendredi 19 janvier 2018

Tibétaine, nonne et grande méditante

Un de mes Maîtres, Gyudmed Khensur Rinpoche Sonam Gyaltsen - Gen Tati pour ses co-religionnaires - (1926-2018) me parlait souvent de l'une de ses Maîtres, exilée en Inde puis rentrée au Tibet vers 1982.

Non, les "e" ci-dessus ne sont pas des fautes d'accord : si j'ai mis le féminin, c'est parce que Gyaltsen Lhamo (rGyal mtshan lha mo) est une femme ; une nonne même. Qui a beaucoup de disciples, hommes et femmes, religieux et laïcs. Et pas au Moyen-Âge ; de nos jours : elle est née dans le centre du Tibet dans les années 1920, mais comme on n'a pas eu de ses nouvelles depuis son retour au Tibet, on ne sait pas si elle vit encore ou pas.

D'abord mariée contre son gré, elle a eu un bébé, mort en bas âge, après quoi elle a été alitée des années durant par une maladie dont aucun remède ni aucun rituel ne venait à bout. Jusqu'au jour de cette visite de Kangyur Rinpoche, lama respecté de Drepung Loseling.

Toute la maisonnée s'inclinait pour recevoir par apposition des mains sur la tête la bénédiction du Maître encore assis sur son cheval, quand à la surprise générale, la jeune Gyaltsen Lhamo survint, cheveux en bataille et robe de travers, le teint grisâtre : c'était la première fois qu'elle se levait depuis des mois. La stupéfaction fut à son comble quand on vit le grand lama ôter son chapeau et se pencher pour toucher du front le front de la malade, d'égal à égal.

La mère de l'intéressée fut particulièrement impressionnée par ce geste, tant et si bien que, quand sa fille lui annonça sa décision de se retirer dans une grotte de montagne pour méditer, elle quitta la maison et l'accompagna pour la servir.
Dès lors, notre yogi tibétaine se consacra à la pratique sans jamais accorder la moindre importance au côté matériel : Zong Rinpoche (qui fut abbé de Ganden Shartse) fit un jour la remarque que sa jupe était tellement rafistolée qu'il en devenait impossible de distinguer ce qui avait été le tissu d'origine par rapport aux multiples pièces rapportées.

Assez curieusement (à nos yeux d'Occidentaux pas toujours bien informés), ce n'est qu'après avoir affectué la longue retraite de Vajrabhairava de trois ans que Gyaltsen Lhamo reçut l'Enseignement du lamrim d'un Geshe érudit de Ganden Jangtse : Geshe Nyima, professeur de philosophie de Gyudmed Khensur Rinpoche (le mien, de professeur, que j'appelle donc "Genlags").

Pour l'occasion, Gyaltsen Lhamo avait invité Geshe Nyima "chez elle" - une grotte dans le Phenpo. Comme c'était une période d'intersession au collège, Genlags avait accompagné son maître : pendant que celui-ci exposait le lamrim à leur hôtesse, Genlags mémorisait les traités philosophiques au programme de l'année. Un jour, il demanda à Geshe Nyima la transmission d'un texte de pratique, et s'entendit répondre qu'il ferait beaucoup mieux de demander cette transmission à Gyaltsen Lhamo. Ce qu'il fit, établissant ainsi avec elle un lien de maître à disciple.

Notez que, dans cette relation, "le" maître est une nonne tibétaine, qui a donc au maximum l'ordination mineure de getsulma (shramanerika) puisque l'ordination majeure de gelongma (bhikshuni) n'a jamais été introduite au Tibet. Le disciple est un gelong (bhikshu), qui plus est plus très loin du rang de geshe lharampa, et qui agit sur les conseils de son professeur, lui-même gelong et geshe lharampa. Le tout dans les années 1954-1955.

Au Tibet comme en Inde, Gyaltsen Lhamo était souvent sollicitée pour effectuer des divinations, et beaucoup de personnes la "soupçonnaient" d'avoir réalisé les pouvoirs de clairvoyance, au moins (consécutifs à l'obtention du calme mental - shamatha), tellement les réponses qu'elle donnait tombaient juste.

Vivant de rien, elle utilisait les offrandes qu'elle recevait pour faire le don sous ses différentes formes, surtout le don du Dharma (de l'Enseignement) : aux débuts de l'exil en Inde, quand les réfugiés manquaient de tout, c'est elle qui invita pour la première fois au camp de Bylakuppe, où elle habitait, Kyabje Trijang Dorjechang, prenant en charge les frais pour organiser l'Enseignement du Grand Lamrim qu'il dispensa alors. Elle invita aussi à Bylakuppe Zong Rinpoche, pour enseigner bien sûr. Par ailleurs, elle fit ériger de grandes statues, qu'elle offrit à des monastères.

Chaleureuse et disponible, elle était d'une extrême humilité, mais ses qualités étaient telles qu'elles ne pouvaient échapper à ceux qui avaient la chance de la rencontrer. Un grand lama gelugpa laissa un jour échapper une petite phrase qui laissait à entendre qu'elle était une émanation de Dulzin Takpa Gyaltsen - celui des disciples de Je Tsongkhapa qui est considéré comme le détenteur du Vinaya !

jeudi 18 janvier 2018

De la générosité

La première citée dans la liste des six perfections est la générosité, parce qu'elle est relativement plus facile que les suivantes. Elle se définit comme consistant en "la volition de donner" (gtong ba'i sems pa), ce qui signifie qu'elle est avant tout un état d'esprit.

La générosité se conjugue de diverses manières, trois ou quatre selon les critères de classification adoptés :
- don matériel - en notant que même ici, la générosité est avant tout la volition de donner, et non l'acte de donner ... qui n'est pas forcément généreux (par exemple, si on donne un objet dont on n'a pas besoin, ou qu'on n'aime pas, pour s'en débarrasser, ou si on donne à quelqu'un quelque chose dont on sait que cela lui sera nuisible, etc.)
- don de protection (littéralement "non peur")
- don du Dharma, par exemple sous la forme de l'enseignement
- don de l'amour - qui se peut se faire dans la solitude, puisqu'il s'agit de cultiver le souhait que les êtres accèdent au bonheur et aux causes du bonheur 

Le don matériel est considéré comme plutôt du ressort des laïcs, les religieux étant invités à privilégier les autres aspects de la générosité, de plus grande portée.



Lorsque j'étais quelqu'un d'autre

lundi 15 janvier 2018

La Guirlande des valeurs humaines de Dromtönpa (1005-1064)

Ô toi, le premier d’entre nous, les fils du septentrion !
Ayant voyagé par monts et par vaux, j’en ai vu,
Et j’en ai tant entendu.
Aussi mes propos font-ils mouche.

Est réputé sagace celui qui distingue le vrai du faux comme le front de la nuque.
En quelque lieu ou direction que tu te rendes,
En quelque site ou logis que tu t’établisses,
Avec qui que tu entres en relations ou que tu te trouves,
Se mettre en harmonie avec les autres constitue la base des valeurs humaines.
Ecoute l’avis que je vais là-dessus exposer.
Ecoute l’analyse des faits et gestes que je vais mener.
Ecoute l’instruction, qui apaise dieux et nagas, que je vais délivrer.
D’entre les valeurs, excellentes sont ces profondes valeurs humaines.

A l’intention de qui que tu te donnes du mal,
Ne t’en targue point et ne maugrée guère.
Quoi que tu entreprennes ou accomplisses,
Conforme-toi aux usages.
Pour nombreuses que soient tes qualités,
Ne rabaisse guère les autres ni ne les dédaigne.
Même si intense est ton attachement envers tes possessions,
Ne prends guère de privautés avec les biens d’autrui.
Si doué que tu sois en actes, moyens ou desseins,
N’enfreins guère la règle générale.
Alors même qu’il s’agit de biens acquis par toi-même,
Dissimule-les en public et n’en fais guère étalage.
Même si tu es considéré par tous comme un homme de bien,
N’aie guère cet orgueil qu’est l’infatuation.
Même si tu es infiniment supérieur à tous,
Dissipe le moindre sentiment de supériorité.
Alors même que tu es sollicité en tant que guide spirituel,
N’aie guère de dédain pour quiconque, lettré ou inculte.
Même s’il n’est personne qui te soit supérieur,
Mets-toi tout en bas et rends-toi accessible.
Pour exécrable que soit le chef d’aucuns,
Avec déférence rends salut pour salut.
Sitôt qu’apparaîtrait quelqu’un qui serait ton égal,
Accorde-lui la place d’honneur et traite-le avec respect.
A qui demande l’enseignement, qu’il soit lépreux ou mendiant,
Expose abondamment les instructions, et ce au milieu de tous.
Et si c’était pour te déprécier ou encore te tester,
Soigne ton discours, exceptionnellement sublime.
Même si offrandes et services dévoués t’échoient justement,
N’y prête pas attention et mets tout le monde à égalité.
Dès lors qu’il conviendrait de garder le secret,
Demeure silencieux comme si tu étais muet.

Ceci était un exposé rudimentaire des généralités.
Comme je vais encore ouvrir mon cœur, veuille écouter.
Chercher une entente avec les ennemis est plus profond.
Taire à son fils ce qui est confidentiel est plus sûr.
Garder ses prières dans sa gorge est plus pieux.
Celer les torts de part et d’autre est plus sage.
Creuser ses propres fautes est plus sage.
Ne pas faire état des erreurs d’autrui est mieux.
Avec cœur prendre soin de ceux qui s’en remettent à vous est le plus remarquable.
Comme je t’ouvre mon cœur, veuille encore écouter.
Dès la première rencontre parler à cœur ouvert est une erreur.
Sans vérification, accorder sa confiance est une erreur.
Si l’on s’est trompé en vérifiant, continuer est une erreur.
Charger de tâches des gens sans scrupules est une erreur.
Faire communauté de biens avec des gens qui ne vous aiment pas est une erreur.
Prendre pour disciple quelqu’un alors qu’il est dénué de foi est une erreur.
Considérer comme maître quelqu’un alors qu’il est dénué de compassion est une erreur.
Prendre pour ami quelqu’un d’infidèle et sans honte est une erreur.
Prodiguer des conseils à qui n’écoute pas est une erreur.
Solliciter un avis clairvoyant à qui ne sait pas est une erreur.
Une fois qu’on sait que ce sont des erreurs, si l’on ne s’en garde pas encore,
Alors on doit savoir que l’on est insensé.

Comme je t’ouvre mon cœur, veuille écouter encore.
Au moment de consommer le repas, tout le monde est de bonne composition ;
Après trois jours passés ensemble, nombreux sont ceux qui démasquent leurs défauts.
Proches ou inconnus, si, sans attendre que se soit écoulé un an,
On leur confie des tâches, on s’en repent promptement.
Faire état des défauts qui nous apparaissent en autrui est déplorable.
Rien que d’y penser est perturbant.
En parler à deux est dévastateur.
Qu’on en parle à trois, et le vent propage la rumeur.
Si on ne l’énonce pas et que ça se dissipe dans le vide, c’est mieux avisé.
Si, par divers moyens, on comprend ce que sont les impairs sur le plan oral, il y a de quoi rire.
Si on s’abandonne aux doutes, les démons sont ravis.
Si on prend un fléau pour un ami, c’est la plus grande erreur qui soit.

Comme je t’ouvre mon cœur, veuille écouter encore.
N’aie pas trop d’attachement pour la nourriture ; fais-en don.
N’aie pas trop d’avarice envers les possessions ; fais-en offrande.
Ne change pas trop de physionomie ; sois souriant.
Ne lèse pas trop les ennemis tout en favorisant les amis ; cultive une complète égalité.
N’encense pas trop ton entourage ; garde cela en ton for intérieur.
Ne jette pas trop l’anathème promptement ; mets habilement à l’écart.
Ne fais pas trop de promesses à quiconque ; tiens-les.
Ne donne à personne de mauvais conseils ; prodigues-en de bons.
Si tu as failli, ne te laisse pas écraser par le regret ; garde-toi de recommencer.

Comme je t’ouvre mon cœur, veuille écouter encore.
Se plaindre revient à héler les ennemis ; mets-y vraiment fin.
Les activités multiples commandent les ennuis ; mets-y vraiment fin.
Abondance d’idées perturbe les desseins ; mets-y vraiment fin.
Un mauvais caractère, c’est comme un rassemblement d’ennemis ; mets-y vraiment fin.
Les chimères et autres superstitions sont une halle aux démons ; mets-y vraiment fin.
Un mauvais entourage est source de discrédit ; mets-y vraiment fin.
Les mauvais amis sont causes de regrets ; mets-y vraiment fin.
Les mauvaises contrées sont des spirales de maux ; mets-y vraiment fin.
Les affaires du monde sont des entraves aux pieds ; mets-y vraiment fin.

Comme je t’ouvre mon cœur, veuille écouter encore.
Quand les cinq dégradations des temps de dégénérescence prennent de l’ampleur,
Le démon qui fait obstruction à tous les pratiquants, c’est d’avoir de l’attachement pour les uns et de l’aversion pour les autres.
Où que tu ailles, modère la partialité.
Quoi que tu fasses, mets-toi au dernier rang.
Les plaines du lointain Népal sont de climat chaud.
Prends garde à ce que tu y boiras pour te désaltérer.
Lateu, dans le sud, abrite des créatures redoutables ;
Prends garde aux maléfices haineux.
A Nyangchab, dans le nord, les commérages vont bon train,
Prends garde aux interminables bavardages.
Au Tibet, le Royaume des morts, il n’est ni honte, ni fidélité ;
Agacé, prends garde à la colère.
De nos jours, les gens sont inconstants ;
Prends garde aux beaux parleurs.
Comme je t’ouvre mon cœur, veuille écouter encore.
Ne perds pas tes espoirs et ta confiance en la déité tutélaire,
Mais n’attends pas grand chose des hommes en ces temps funestes.
Ne lésine pas tes scrupules ni ta fidélité envers tes compagnons.
Qu’ils agissent bien ou mal, fais peu de remarques.
Ne remets pas à plus tard les « blanches » activités [ bénéfiques ],
Mais engage-toi dans la pratique de l’excellente voie.
Ne recherche point trop la facilité dans toutes tes entreprises,
Mais, par les trois portes [corps, parole, esprit], fais preuve de respect envers tes maîtres.
En résumé, érige en couronnes tous les grands de ce monde.
Prends soin des humbles comme pour les préserver du fil de l’épée.
Sois de compagnie cordiale avec les égaux, comme les bœufs d’un même attelage.
En toute activité, n’aie guère d’attente personnelle.
En toute entreprise, privilégie le bien collectif.

Les conseils que je t’ai ainsi dispensés,
Ne les regarde pas comme l’oiseau sa coquille.
Transcris en landza* ces excellentes paroles,
Et dans la solitude contemples-en le grandiose spectacle.
Si tu parviens à les appliquer, tout te réussira.

De ce jour et au fil de toutes nos vies,
Puissions-nous œuvrer ensemble afin de guider les êtres jusqu’au bonheur.
Reprenons avec allégresse les prières mêmes
Que formula Samanthabhadra.»

(landza : écriture népalaise)

Les pratiquants et la mort

Selon les textes :
Le bon pratiquant aborde la mort avec joie, comme l'enfant qui rentre à la maison paternelle.
Le pratiquant moyen l'aborde sans tergiverser - il y va franco.
Le pratiquant inférieur l'aborde sans regret - il a fait de son mieux.

dimanche 14 janvier 2018

Débat national sur la PMA

Voici quelques liens vers des matériaux susceptibles de nourrir la réflexion, au cas où ... :


Christianisme, islam, judaïsme :

PMA : ce que disent les religions - La Croix

La religion face à la PMA - Natisens

...

Bouddhisme, christianisme, islam, judaïsme
(documents en anglais, car en français, personne ne semble encore s'être exprimé sur la question)

Bioethics and Oncofertility: Arguments and Insights from Religious ...

[PDF]Buddhism and the Status of the Human Embryo - Chinese Heritage of ...


17 Buddhist Bioethics - Institute for Ethics and Emerging Technologies

 

Conseils des geshe kadampa

Quatre conseils pour se consacrer à la pratique du Dharma :

Tournez votre esprit vers le Dharma,
Le Dharma vers le dénuement, 
Le dénuement vers la mort,
La mort vers une grotte isolée.

Afin d'éviter toute distraction, l'idéal serait apparemment de se retirer dans la solitude pour mourir, un peu comme le font les animaux, mais pas pour les mêmes raisons bien sûr.
Cela suppose de s'y être préparé durant la vie, sans plus s'attacher aux biens matériels, et d'avoir atteint le niveau idoine...

samedi 13 janvier 2018

Le poids de l'héritage

Un documentaire fort intéressant sur un sujet délicat.


Tharlo - projection de le 14 janvier

Si vous n'avez pas encore eu l'occasion d'aller voir l'excellent film tibétain Tharlo, sorti en France le 3 janvier, n'hésitez pas à aller à la projection d'une séance spéciale de celui-ci ce dimanche 14 janvier à 16h40 à l'Espace Saint Michel (Paris). 
Cette projection sera suivie d'un débat avec Françoise Robin, spécialiste du Tibet à l'Inalco, sur le thème "Être un réalisateur tibétain aujourd'hui".


Plus d'informations

vendredi 5 janvier 2018

Exhortation à la pratique, de Dromtönpa

Extrait de l'Exhortation à moi-même, composée par Dromtönpa

"Ohé, fils de l’excellent et glorieux Dipamkara (Atisha) ! Ce support de vie humaine dotée des atouts et des libertés est extrêmement difficile à obtenir. Quant à rencontrer l’Enseignement du Bouddha, c’est encore plus rare.
Ne gaspille pas inconsidérément les atouts et libertés qu’il est si difficile de conquérir. Pourquoi ? L’abîme des existences infortunées est insondable, et sans avoir la base que constitue l’éthique, tu voudrais hisser au sommet les remèdes en boule compacte ?
Sans doute es-tu un héros puisque tu n’es pas naguère tombé dans le précipice effrayant ( des renaissances infortunées) , mais de même qu’on prépare en un mois les réserves d’une année, au moment où tu pourrais te mettre en sécurité pour toutes tes vies à venir, ne reste pas à traînasser ; exploite à fond les remèdes.
La vie n’est pas éternelle ; elle est telle l’éclair dans le firmament : par nature, à peine apparu, il s’efface. Il en va de même pour ma vie, ai-je vu. Ne flâne pas ; tire la quintessence de ce corps.La vie n’est pas éternelle ; elle est telle le rocher qui dévale à flanc de montagne : il descend à vive allure, nul ne pourrait l’attraper. Il en va de même pour ma vie, ai-je vu. Ne reste pas à paresser ; pratique l’excellent Dharma sublime."

lundi 1 janvier 2018

Tharlo, le berger tibétain - fim tibétain diffusé en janvier 2018

Un film tibétain, Tharlo, sortira sur les écrans le 3 janvier prochain grâce à un distributeur français.


Bande annonce :

www.youtube.com
LE 3 JANVIER 2018 AU CINEMA Tharlo est un berger tibétain qui mène une existence paisible dans la montagne. Il est convoqué par les autorités locales. Les no...

Nouvelle Année

Que souhaiter pour 2018 ?

༄། །བདག་སོགས་བློ་སྣ་ཆོས་ལ་ཕྱོགས་པ་དང།
།ཆོས་མིན་བསམ་སྦྱོར་ངན་པ་ཞི་བ་དང་།
།ཆོས་དང་མཐུན་པའི་འདོད་དོན་མ་ལུས་པ།
།འབད་མེད་ལྷུན་གྱིས་འགྲུབ་པར་བྱིན་གྱིས་རློབས།

Et aussi
Un peu plus de solidarité.
Un peu plus de justice.
Un peu plus de respect et de bienveillance, notamment vis-à-vis des anciens, trop souvent maltraités en toute légalité pour des raisons bassement économiques.