mercredi 30 décembre 2009

Le non attachement

Une petite devinette pour finir l'année en jouant :

Selon vous, envers quoi un bodhisattva va-t-il prioritairement cultiver le non attachement ?

Les trois racines vertueuses

Les traités bouddhistes expliquent que toute activité un tant soit peu bonne de notre part repose sur ce qu'ils appellent les "trois racines vertueuses" (dge ba'i rtsa ba gsum) :
- le non attachement ('dod chags med pa)
- la non irritation (zhe sdang med pa)
- la non ignorance (gti mug med pa).

Précisons que le "renoncement" constitue un aspect du non attachement, et l'amour une facette de la non irritation.
De même que la compassion relève du facteur vertueux dénommé "la non méchanceté" (ou si vous préférez, "la non malveillance).

Quant à la non ignorance, elle ne doit pas être confondue avec la sagesse.
Bien qu'elles partagent les mêmes objets, elles diffèrent quant à leur aspect et leur fonction.
° Tandis que la sagesse, facteur dynamique, distingue son objet des autres, la non ignorance consiste en la simple absence d'obscurité à propos de lui.
° La sagesse dissipe les doutes ; la non ignorance évite de s'engager dans des conduites regrettables.

Tout ce vocabulaire vous surprend un peu ?
C'est que le bouddhisme emploie souvent l'approche par la négative : certains phénomènes sont bien plus facile à cerner en procédant par élimination (de ce qu'ils ne sont pas) qu'en s'escrimant à les décrire. C'est le cas de la vacuité.
Mais déjà en ce qui concerne, disons, "le non attachement", essayons de voir la nuance apportée par l'expression négative. Les implications pratiques seraient des plus utiles, au quotidien.

Tout cela pour dire que, parmi les bonnes résolutions du Jour de l'An, il ne serait pas si mal de faire figurer, et en place d'honneur, ces trois racines vertueuses...

La mémoire

- Quelle est la fonction de la mémoire (dran pa en tibétain) ?

- Eviter l'oubli, dites-vous ?
Non, car ça, c'est la définition même : non oubli (brjed med pa) = mémoire.

Selon Asanga*, la fonction de la mémoire est d'empêcher la distraction.

Eh bien, c'est pas au point.
Surtout en ces périodes dites de "fêtes".

* Cf. Abhidharmasamuccaya

lundi 28 décembre 2009

Dépression

Le fléau de notre époque.
Et le danger est sans doute aggravé en ces périodes de "fêtes", où l'isolement est d'autant plus douloureux.

C'est peut-être le moment adéquat pour regarder ce film que m'avait indiqué Ariane (merci beaucoup) :

Emission de France 2 « Guérir autrement de la dépression » mai 2009

- 1/4 (environ 15 minutes)

http://www.dailymotion.com/user/jean_dupont/video/x4pj0m_sante-dr-david-servanschreiber-14_news

- 2/4 (environ 15 minutes)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/france+2+servan+schreiber/video/x4pmfr_sante-dr-david-servanschreiber-24_news

- 3/4 (environ 15 minutes)

http://www.dailymotion.com/user/jean_dupont/video/x4przv_sante-dr-david-servanschreiber-34

- 4/4 (environ 15 minutes)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/france+2+servan+schreiber/video/x4q3no_sante-dr-david-servanschreiber-44_news

samedi 26 décembre 2009

Châlet des chats

Je viens de recevoir un document émanant d'une association sise à Moret sur Loing 27 rue de Gros Bois (06 42 49 33 30), qui accueille des animaux en détresse (vieux, handicapés, etc.).

L'association "le châlet des chats" a besoin d'aide. Notamment, elle va devoir couvrir les frais entraînés par un déménagement début février.

jeudi 24 décembre 2009

Noël

Joyeux Noël !

Puissent les valeurs véhiculées par Noël se diffuser en tous lieux et imprégner tous nos us et coutumes.
Puissent l'amour et le respect de l'autre régner en maîtres.
Puisse la paix intérieure naître en le coeur de chacun pour fonder la paix extérieure.

mardi 22 décembre 2009

Lha Gyalo

En cette période de Noël 2009 où les transports fonctionnent assez mal, partons pour 30 mn de voyage avec la transalpine tibétaine :

http://www.fabrice-hoffmann.com/faho/lhagyalo_hd.html

Un grand merci à Hélène de m'avoir envoyé ce lien.

La Vie du Bouddha

Mon amie Catherine N. vient très gentiment de m'envoyer une information si intéressante que je ne puis la conserver pour moi :

Sur un site qui propose plusieurs livres à télécharger gratuitement , on trouve une Vie du Bouddha et de ses principaux disciples, qui a l'air d'être agréable à lire :
http://www.dhammadana.org/book/vbpd.pdf

Bonne lecture !

mercredi 16 décembre 2009

Frugalité

Toute personne qui manque de la vertu première qu'est chog shes, c'est-à-dire qui ne parvient pas à être contente avec ce qu'elle a, est selon le bouddhisme une personne pauvre, une personne misérable.

On raconte qu'autrefois, le Bouddha fut un jour invité, avec sa communauté, à déjeuner par deux personnes très riches.
A la fin du repas, le Bouddha se tourna vers les bhikshu et leur demanda : "A qui vaut-il mieux aujourd'hui dédier les mérites accumulés ?" Les moines répondirent : "Aux plus pauvres d'entre tous.", et le Bouddha dédia les mérites aux ... riches donateurs, en fait très misérables en raison de leur incapacité à se sentir jamais contents et satisfaits.

Une chose à la fois

L'adage tibétain du jour :

bya mang byur gyi sna 'dren yin
"Abondance d'activités attire maints ennuis."

A afficher sans modération.



Deux qualités fondamentales

Le Bouddha a exhorté à deux qualités appelées en tibétain 'dod chung et chog shes. Elles consistent en le fait de n'avoir que peu de désirs (le mot tibétain évoque : frugalité, sobriété, modération) et en la capacité à savoir se contenter de ce que l'on a.

Ces qualités sont fondamentale, pour ne pas dire sine qua non, pour qui aspire au calme mental.

Cap ou pas cap ?

Cartes de voeux

Les fêtes approchent, et bien que dans ce domaine aussi, les traditions se perdent, nous allons sans doute échanger un certain nombre de cartes de voeux. C'est sympathique, et c'est une bonne occasion pour maintenir liens et contacts.

MAIS attention aux cartes représentant des Bouddhas, ou plus généralement les Trois Joyaux !
Parce qu'en envoyer à des personnes qui, n'étant pas au courant, risquent de les manier sans aucune précaution pour finalement les jeter à la poubelle, ce n'est pas forcément très judicieux.

Même en tant que bouddhiste, on finit par être débordé et ne plus savoir où mettre photos et cartes postales représentant Bouddhas et Maîtres, comme par exemple Sa Sainteté le Dalaï Lama mis à toutes les sauces.

Bref, soyez gentils et ne nous amenez pas à accumuler de mauvais karma supplémentaires.
Cantonnez-vous aux cartes ordinaires, avec sapins et bonshommes de neige.

Pas à vendre

Pour un bouddhiste, rien n'est plus important et plus précieux que les Trois Joyaux.
Et ce qui les symbolise.

C'est au point qu'en langue tibétaine, à propos des objets religieux tels que des statues ou thangka, il est inconvenant d'utiliser des termes vils. On n'achète pas une statue ; on l'invite !

D'ailleurs, autrefois, les artistes dignes de ce nom ne "vendaient" pas leurs oeuvres, au sens qu'ils ne fixaient pas de prix. Le bénéficiaire faisait un don, et si cela ne couvrait pas les frais engagés par l'artiste, c'était tant pis pour lui.

Quant à vendre des textes religieux pour faire du profit, c'était un véritable sacrilège.

Las, chez les Tibétains aussi, les traditions se perdent.
On voit même ici et là en vente des ouvrages sur lesquels figure pourtant la mention : "Non destiné à la vente" ("This book is strictly for free distribution, it is not to be sold").

Une excellente pratique consiste en effet à subventionner l'édition de livres destinés à être distribués gratuitement, en tant que don du Dharma. Malheureusement, certains n'hésitent pas à les commercialiser.

L'autel

Une fois qu'on a pris refuge, il convient de présenter régulièrement des offrandes aux Trois Joyaux.
Quand on en a la possibilité, il est bien d'avoir un autel, qui peut être très dépouillé : par exemple, une photo d'une statue du Bouddha Shakyamouni (ou une carte postale), devant laquelle on dispose une fleur, ou un fruit, ou une bougie, ou des biscuits, etc.

Si on a de la place et plein d'objets, et qu'on ne risque pas de choquer l'entourage, on peut bien sûr opter pour un autel plus élaboré.

Dans tous les cas, c'est la représentation du Bouddha qui doit être au centre, car il est la source de l'Enseignement dont nous bénéficions actuellement encore.
A mettre également en place d'honneur : les photos que nous aurions de nos propres Maîtres : ce sont eux qui nous apportent l'Enseignement.
Un texte, tel que le Soutra de la Sagesse, symbolisera le Joyau du Dharma, et un stupa le Joyau du Sangha.

Il va sans dire que le plus important, c'est l'état d'esprit.
Par exemple, se procurer une statue en or par foi et respect est sans doute excellent, mais si c'est pour jeter de la poudre aux yeux et faire des envieux, mieux vaut s'en tenir à des objets en matières plus ordinaires.

Le bon côté

Au fond, le tout est de parvenir à voir le côté positif des choses.

J'apprends que x ou y me critique ou me calomnie ?
Eh bien, tant mieux. C'est tout bénéfice.

D'après Genlags, il n'y a pas meilleur rituel de longévité (zhabs brtan) que ça. Gratis et efficace. L'idéal, quoi.

mercredi 9 décembre 2009

Internet = danger

Selon Reporters Sans Frontières, plusieurs internautes tibétains ont été arrêtés ces derniers mois pour avoir téléchargé des documents subversifs tels que des photos de S.S. le Dalaï Lama.

La jouissance des libertés individuelles est décidément un trésor précieux, et très rare. Quel dommage de ne pas savoir l'apprécier quand on a la chance d'en disposer.

Encore un Maître qui part

Le grand Maître nyingmapa Khetsun Sangpo Rinpoche est décédé le samedi 5 décembre 2009 à 18 h, au Népal. Selon les critères tibétains, il avait 90 ans.

Il laisse de nombreux ouvrages dont un Dictionnaire bibliographique du Tibet et du bouddhisme tibétain en 13 volumes, que j'ai souvent consulté lorsque je préparais mémoires et thèse aux Langues' O. Il était le plus grand historien nyingmapa contemporain, je crois, et il a également rédigé de profonds traités sur la doctrine des "Anciens".

samedi 5 décembre 2009

Pratiquer à chaque instant

En termes simples, au fond, l'objectif de la pratique du bouddhisme est de s'améliorer jusqu'à, par exemple, obtenir la libération, ou l'Eveil suprême.
Et la manière de faire consiste à transformer chaque activité en pratique.

Vraiment chaque activité.

Voici ce qu'en disait Roland Rech (Zen Soto) lors d'une émissions des Voix bouddhistes ("Le monastère intérieur") :

C. Barry : « Alors dans le temple, au monastère, chaque instant est dédié à la pratique, et en préparant cette émission, vous m’avez dit : c’est la même chose à l’extérieur, y compris lorsque l’on mange, lorsqu’on va aux toilettes, lorsqu’on se lave, etc ».

Roland Rech : « Oui, par exemple, lorsque l’on rentre dans les toilettes, d’abord on change de chaussures, c’est vraiment respecter les lieux dans lesquels on marche, on ne rentre pas avec les mêmes chaussures dans les toilettes. On rentre, on fait gassho (gassho étant le salut) et on allume un bâton d’encens. Ça veut dire vraiment être un avec soi-même, un avec le lieu et un avec ce que l’on fait, et ensuite faire ses besoins comme une activité de pratique c’est à dire de concentration, on dit souvent ne pas faire à côté du trou pour les hommes, et faire attention à ce que l’on fait, laisser lieux extrêmement propres et être vraiment dans une bonne posture à ce moment là, c’est comme si on était sur un zafu (coussin de méditation) ».

vendredi 4 décembre 2009

Interludes

Dans le théâtre tibétain traditionnel, les représentations comportent des intermèdes humoristiques.
Ils mettent en scène des "maîtres" un tantinet charlatans, ou encore des oracles ou médiums qui énoncent doctement des prédictions du genre : "En été, le temps sera chaud. En hiver, de la neige tombera."

Humour ô combien salutaire !

Soupapes de sécurité

Des règles en général strictes régissent la vie quotidienne dans les monastères bouddhistes, qui sont tout sauf des camps de vacances.

Mais des soupapes de sécurité (si vous me permettez l'expression) ont été prévues, en tout cas dans les monastères tibétains.
Ainsi, deux fois par an, au Nouvel An et à la fin de la retraite d'été, les moines lambda ont la licence de brocarder les éventuels "menus travers" des supérieurs et autres responsables - Abbé, maître de discipline, intendants, etc.
Il est permis de faire éclater de rire toute la communauté à la condition de n'accuser personne directement et de façon blessante.

jeudi 3 décembre 2009

Mantra de Je Tsongkhapa

Eh oui, ce mantra existe.

En fait, pour invoquer son propre Maître, il est possible de créer un mantra en traduisant son nom en sanskrit et en l'encadrant des syllabes germes adéquates.

Dans le cas de Je Rinpoche, cela donne :

OM AH GURU VAJRADHARA SUMATI KIRTI SIDDHI HUNG

En général, les Tibétains prononcent de la manière suivante :

OM AH GURU BENZA DHARA SUMATI KIRTI SIDDHI HUNG

Ganden Namchö 2009

A noter : cette année, le Ganden Namchö (dGa' ldan lnga mchod) tombe le vendredi 11 décembre.

Pour rappel : le Ganden Namchö est la commémoration du passage en nirvana de Je Rinpoche, c'est à dire Je Tsongkhapa, fondateur du monastère de Ganden (dGa' ldan) et partant de l'école des dGa' ldan pa, également connus sous les noms de dGe lugs pa (prononcé guélougpa : "Vertueux"), ou encore de bKa' gdams gsar ma ba (c'est à dire "Nouveaux Kadampa"), et ce donc depuis le début du XVème siècle, le monastère de Ganden ayant été fondé en 1409.

Pourquoi "Nouveaux Kadampa" ? Par rapport aux "Anciens", depuis Atisha et Dromtönpa jusqu'à Je Rinpoche, lequel s'inscrit fidèlement dans la tradition issue d'Atisha tout en lui adjoignant des lignées de transmissions reçues des écoles (Sa skya, bKa' brgyud, Bu lugs, etc.)

Que faire ? Par exemple :
- allumer des lumières (sous n'importe quelle forme) ;
- réciter le "miktséma" - dmigs brtse ma -, en hommage à Je Rinpoche ;
- réciter le Ganden lhagyama (dGa' ldan lha brgya ma), guruyoga invoquant Je Rinpoche ;
- lire une biographie de Je Rinpoche et formuler des voeux pour suivre ses traces.

+ souhaiter la Bonne Année aux amis mongols bouddhistes - qui depuis des siècles célèbrent à cette occasion la nouvelle année.

L'interdépendance

A priori, tout bouddhiste admet la notion d'interdépendance*, au moins à propos des phénomènes composés.

Les philosophes madhyamika prasangika élargissent le champ aux existants non-composés également. Ainsi la vacuité dépend-elle - du sujet qui l'appréhende, - de la dénomination qui lui est attribuée, - et surtout de sa base de référence.
Car il n'est point de "vacuité absolue" (et indépendante). Toute vacuité est relative à une base, constituée par un quelconque existant (par ex, moi, la table, ou pourquoi pas la vacuité).

* Attention :Si l'interdépendance signifie que tout existant dépend d'autres existants, cela n'entraîne aucun cas que tout existant dépendrait de tous les autres existants.

Que faire ?

L'éthique suppose d'agir bien, et d'éviter les actes et comportements nuisibles.

C'est facile à comprendre.
C'est moins facile à appliquer.
Parce que, sur le terrain, on est rarement confronté à un choix entre "blanc" et "noir". On est plutôt devant une riche palette de tons gris...

Un "truc" :
dans la mesure du possible, il faut privilégier le long terme par rapport au court terme.

C'est à dire, qu'il vaut mieux parfois faire mal sur le moment si c'est pour un mieux ensuite, plutôt que d'être doux (et laxiste) aujourd'hui, même si ça risque d'entraîner des catastrophes demain, ou après-demain.

Tous les éducateurs et médecins pratiquent ça au quotidien, ou devraient le pratiquer.

lundi 30 novembre 2009

La plus haute protection

Ne pas s'associer aux sots,
s'associer aux sages,
rendre hommage à ceux qui sont dignes d'hommage:
Voilà quelle est la plus haute protection.

Extrait de Sutta Nipata II.4 Maha-Mangala Sutta

D'après la traduction du pali à l'anglais par Thanissaro Bhikkhu.
Pour libre distribution. Cet ouvrage peut être republié, reformaté, réimprimé et redistribué par n'importe quel média. L'auteur désire cependant que toute ces republications et redistributions soient mises à disposition du public librement et sans restriction aucune, et que les traductions et autres travaux dérivés soient clairement identifiés comme tels.

(Quant à moi, je trouve cette formule très sympathique)

Regardons les choses en face

Il est dans notre nature de décliner et de vieillir. Impossible d'y échapper.

Il est dans notre nature de tomber malade. Impossible d'y échapper.

Il est dans notre nature de mourir. Impossible d'y échapper.

Il est dans notre nature d'être un jour séparé de ce que nous aimions. Impossible d'y échapper !

Nous sommes dépositaires de nos karma et nous en sommes les héritiers. Nous naissons d'eux, nous sommes conditionnés par eux et nous dépendons d'eux. Que nos karma soient bons ou mauvais, nous en sommes les héritiers.

Quatre ou trois sceaux ?

J'avais toujours entendu parler des quatre sceaux (dharma-mûdra), qui constituent les piliers de l'Enseignement du Bouddha :
- Tous les phénomènes composés sont impermanents.
- T
ous les phénomènes souillés sont de la nature de la souffrance.
- Tous les dharma (existants) sont vides et dépourvus de soi.
- Le nirvana est la paix.

Mais récemment, à une réunion de l'UBF, j'ai appris que nos amis Zen n'admettent que trois sceaux.

Quelque peu surprise, je viens de jeter un coup d'oeil sur Internet, et il semble effectivement que certaines écoles ne mentionnent pas le sceau concernant la souffrance.

Dans son imposant
Traité 3, p. 1368-1377, voici comment Monseigneur Lamotte cite les trois sceaux :

  • - Tout ce qui est conditionné est impermanent ;
  • - Tout ce qui est conditionné est dépourvu d'âme ;
  • - Calme est le nirvâna.
  • dimanche 29 novembre 2009

    Les droits de l'homme

    Extrait du message de Sa Sainteté le Dalaï Lama à l'occasion du cinquantenaire de la Déclaration des Droits de l'Homme, le 10 décembre 2008 :

    Je considère que l’engagement et le travail pour les droits de l’homme est en soi une pratique spirituelle. En prenant la défense de ceux qui sont persécutés pour leur race, leur religion, leur ethnie ou leur idéologie, vous contribuez en vérité à guider la famille humaine vers la paix, la justice et la dignité.

    Y'a plus qu'à appliquer.

    samedi 28 novembre 2009

    Les femmes et la spiritualité

    Certaines de mes consoeurs moniales bouddhistes réclament à corps et à cri l'égalité avec les moines. Parfois avec véhémence.

    Cet article paru dans le Figaro me semble intéressant car il rappelle (si cela était vraiment nécessaire) que les difficultés rencontrées par les femmes n'ont pas grand chose à voir avec la doctrine bouddhistes.

    "...le fond de la question n'est pas le principe de la dignité égale de l'homme et de la femme, mais de l'exercice du pouvoir "spirituel" (dans toutes les acceptions du terme) par des femmes", écrit l'auteur de l'article.
    Sais pas. Question à approfondir. Et puis, l'un n'empêche pas l'autre, s'pas ?

    Terrifiants karma

    Vous connaissez bien sûr les quatre propriétés des karma, bons et mauvais :

    1 - Ils sont certains, au sens qu'un bon karma ne peut donner qu'un bon résultat, et un mauvais karma un ... résultat (je vous laisse remplir la case vide).

    2 - Ils se développent très rapidement, car à moins de rencontrer des obstacles, leur puissance double chaque jour.

    3 - Il est impossible de rencontrer le résultat de karma qui n'auraient pas été accomplis.
    En clair, quoi qu'il nous arrive, nous en sommes les principaux responsables.

    4 - Les karma ne s'épuisent jamais d'eux-mêmes : soit ils donnent des fruits un jour ou l'autre ; soit ils ont été neutralisés (en partie ou en totalité) par des forces contraires :
    les accès de colère, jalousie, orgueil et autres vues fausses détruisent des volumes considérables de bons karma ; les élans de foi, d'amour, de compassion, etc., purifient de leur côté les mauvais karma.
    L'embêtant, c'est que nos qualités ne se manifestent pas aussi souvent et avec autant de force que nos menus défauts.


    Eh bien, quand j'observe dans quel état le monde me semble être (mes perceptions étant - bien évidemment - conditionnées par mes
    karma, elles sont tout sauf fiables), ça ne me rassure pas du tout sur la teneur des karma que j'ai engrangés jusqu'ici...

    vendredi 27 novembre 2009

    Des professeurs

    Dans le Dhirghamasutra, le Bouddha* décrit les devoirs des uns et des autres, et notamment des professeurs :

    A l'égard de ses élèves, le maître a aussi cinq devoirs à remplir : il doit les inciter à chercher le savoir ; il doit susciter de l'émulation parmi eux ; son plus cher désir doit être qu'ils n'oublient pas ce qu'ils ont appris ; il doit les libérer de leurs doutes et difficultés ; son plus cher désir doit être que ses élèves surpassent leur maître par leur savoir.

    *
    Extrait de Paroles du Bouddha tirées de la tradition primitive, Jean Eracle, Editions du Seuil, Point Sagesses 40.

    Thanksgiving

    Motifs de compassion, suite et pas fin (hélas) :

    Hier, le 26 novembre, c'était la fête du Thankgiving aux USA.

    Mais ce n'était pas la fête des dindes américaines, au menu traditionnel.
    De par chez nous, les dindes et autres chapons seront immolés fin décembre, en bonne place à côté des huîtres.

    Quand j'étais petite, de par chez moi, on disait souvent que "le bonheur des uns fait le malheur des autres."

    Il y a souvent un fond de vérité dans les expressions populaires.


    jeudi 26 novembre 2009

    Aïd el Kebir 2009 /1430

    Histoire de méditer un peu la compassion :

    Cette année, la fête de l'
    Aïd el Kebir (10ème jour du mois de dhou al-hijja : dernier mois du calendrier musulman) aura lieu le 27 novembre, c'est à dire demain.

    Il s'agit de commémorer le sacrifice d'Abraham prêt à immoler son fils Ismaël (ou Isaac), mais qui put en lieu et place égorger un mouton.
    Depuis, en souvenir de la complète soumission d'Abraham envers Dieu, les familles musulmanes immolent un mouton ou un autre animal.

    Bref, demain, des milliers et des milliers de moutons, béliers, chèvres, vaches, etc., vont être égorgés.


    Puissent-ils se diriger vers une meilleure renaissance !





    mercredi 25 novembre 2009

    Patience


    Le Vénérable DAGPO RIMPOCHE donnera un enseignement sur une qualité essentielle :

    LA PATIENCE

    A Vaison-La-Romaine

    Au centre à Cœur Joie Salle Debussy

    Les Samedi 12 et dimanche 13 décembre 2009

    Horaires :
    10h-12h / 14h30-17h

    Séminaire organisé par :
    INSTITUT KADAM TCHEULING VAISON-LA-ROMAINE
    Association culturelle bouddhiste loi 1901
    Etablie sous l’autorité spirituelle
    du Vénérable Dagpo Rinpoché Jhampa Gyamtsho


    Contact : 04.75.53.05.78

    Arrivée des Reliques

    Déjà presque une demi-année de passée !

    mardi 24 novembre 2009

    Conscient ou pas ?

    Un titre d'article qui donne à réfléchir ...

    Dans un « coma » depuis 23 ans, il était en réalité conscient.

    On a dû bien souvent "enterrer" des gens qui n'étaient pas si morts que ça.

    Les Ganden Tripa

    Je viens de découvrir cette vidéo qui explique le parcours qui mène jusqu'à la fonction de Ganden Tripa - chef suprême de l'école gelugpa. Elle met en scène le 101ème Ganden Tripa, "Abbé de Ganden", qui est depuis octobre "Abbé retiré".

    Nouvelles du Vietnam

    Nos amis du Village des Pruniers traversent une période difficile au Vietnam.
    Un exemple à Bat Nha :

    http://www.dailymotion.com/video/xas843_vietnam-non-a-la-repression-religie_news


    Lamrim insolite

    Pour méditer les étapes de la voie communes avec les pratiquants de motivation inférieure et moyenne, que diriez-vous de cette base un peu inattendue mais éloquente ? (Merci à Catherine de m'avoir communiqué ce texte.)

    On raconte que, sur le point de mourir, Alexandre Le Grand convoqua ses généraux et leur communiqua ses dernières volontés, en trois points :

    1 - Que son cercueil soit transporté à bras d'homme par les meilleurs médecins de l'époque ;
    2 - Que les trésors qu'il avait acquis (argent, or et gemmes) soient dispersés tout le long du chemin jusqu'à sa tombe ;
    3 - Que ses mains restent à l'air libre se balançant en dehors du cercueil à la vue de tous.


    L'un de ses généraux, étonné de ces requêtes insolites, demanda à Alexandre quelles en étaient les raisons et s'attira les explications suivantes :
    1 - Je veux que les médecins les plus éminents transportent eux-mêmes mon cercueil pour démontrer que face à la mort, ils n'ont pas le pouvoir de guérir.
    2 - Je veux que le sol soit recouvert de mes trésors pour que tous puissent voir que les biens matériels restent ici-bas. Nous ne pouvons rien en emporter.
    3 - Je veux que mes mains se balancent au vent pour montrer que nous arrivons dans ce monde les mains vides et que nous en repartons
    les mains vides quand s'épuise pour nous le trésor le plus précieux de tous : le temps.

    lundi 23 novembre 2009

    Rinpoche en Suisse

    Je rentre d'un joli endroit au-dessus de Neuchâtel, le Louverain, où Rinpoche a enseigné le lamrim le week end dernier.
    Au programme : "le potentiel humain", c'est-à-dire la précieuse existence humaine dotée des libertés et des attributs.

    Voici un lien qui renvoie à l'article paru samedi dans le journal local (merci, Marianne, de m'avoir envoyé ce lien) :
    http://www.arcinfo.ch/journal/region/val-de-ruz/article/223113/un_lama_tibetain_prodigue_son_enseignement_au_louverain.html

    "Moines et "moniales" bouddhistes

    Le bouddhisme ait une tradition respectable qui remonte à environ 2500 ou 2600 ans. Il s'est diffusé dans la plupart des pays d'Asie et il vient d'arriver en Occident relativement récemment.

    Entre autres caractéristiques, l'Enseignement du Bouddha montre un grand pragmatisme : il consiste non en la "révélation de la Vérité (absolue)" mais en une méthode qui s'adapte à chaque cas particulier, l'important étant que chaque être puisse progresser, à son rythme.

    Tout cela pour dire que le bouddhisme montre une richesse et une variété qui parfois déconcertent les amateurs d'absolu que nous sommes.

    Par ailleurs, les mots ne sont jamais que des conventions, et d'une école à l'autre, leur sens peut varier considérablement.

    Tout ce préambule pour en arriver à notre sujet du jour : les "moines" et "moniales" (ou "nonnes") bouddhistes.
    Surtout n'allez pas vous imaginer qu'ils soient tous dans le même cadre.

    Dans le Theravada mais aussi dans le Mahayana/Vajrayana qui s'est établi au Tibet, en Mongolie, etc., ainsi qu'au Vietnam, les moines et moniales sont des personnes qui ont reçu une ordination mineure (en tant que shramanera ou shramanerika) ou majeure (en tan t que bhikshu ou bhikshuni) selon les règles du Vinaya, sachant que subsistent aujourd'hui dans le monde trois codes de Vinaya (sur 18).
    Les moines et moniales ici concernés ont pris des voeux de pratimoksha, qui supposent entre autres d'observer la chasteté et de ne pas boire d'alcool.

    En revanche, en Chine, en Corée et au Japon, dans les écoles Zen mais parfois aussi dans d'autres écoles, pour des raisons multiples et diverses, les ordinations du Vinaya ne sont plus conférées depuis bien longtemps.
    Les "moines "et "moniales" sont des pratiquants engagés qui ont procédé à une cérémonie de production d'esprit d'Eveil (dénommées "ordination") et, pour certains, ont pris les 4 voeux de bodhisattva transmis dans leurs lignées.

    Autrement dit, selon les critères des Theravadin ou des bouddhistes de lignées tibétaines (simples conventions, je le répète, et chaque système a une cohérence interne), les "moines "et "moniales" Zen (en tout cas au Japon et en Corée) ou Shingon ne sont pas des "moines" et "moniales", car ils peuvent se marier, avoir des enfants, boire de l'alcool, etc.

    Je me souviens du choc que j'ai eu en 1974 lors d'un séjour au Japon, juste après avoir pris refuge auprès de Geshe Rabten-lags, l'un des plus grands maîtres gelugpa contemporains, et dont l'Enseignement m'avait fait prendre la décision d'entrer dans les ordres (décision concrétisée en 1997).

    Alors que je visitais un monastère Zen à Kyoto, le Daisen-in, le moine desservant du lieu m'a proposé de célébrer une cérémonie du thé, après quoi il m'a annoncé qu'il allait chercher ... son épouse pour me la présenter.
    Je n'y comprenais plus rien, jusqu'au jour où notre professeur d'histoire du Japon (j'ai étudié les langues japonaise et tibétaine aux Langues'O dans ma jeunesse) nous a parlé des décrets anti-bouddhistes pris au 19ème siècle quand le gouvernement japonais de l'époque avait cherché à restaurer la religion insulaire : le Shinto - "la voie des Dieux" (NB L'Empereur du Japon est considéré comme le descendant d'Amaterasu). En fait, dès les 12 ou 13ème siècles, certaines écoles bouddhistes du Japon avaient renoncé à suivre les règles du Vinaya, jugées trop contraignantes.

    dimanche 22 novembre 2009

    Esprit critique de règle

    Dans un soutra adressé aux Kalama, le Buddha énonça :
      “Ne vous laissez pas guider par des répétitions, ni par la tradition, ni par des ouï-dire. Ne vous laissez pas guider par l'autorité des Écritures, ni par la simple logique ou l'inférence, ni par les apparences, ni par la spéculation sur des opinions, ni par des vraisemblances possibles, ni par respect pour un maître.
      Ô Kalamas, lorsque vous savez par vous-mêmes que telles choses sont défavorables, blâmables ou censurables, alors renoncez-y. (...) Et chaque fois que vous savez que telles choses sont favorables, irréprochables et louables, qu'elles conduisent au profit et au bonheur lorsqu'elles sont appliquées, alors, Ô Kalamas, appliquez-les et entretenez-les-les!”.

      (Anguttaranikaya, I; Râhula : L'enseignement du Bouddha, p. 18-19)


    mercredi 18 novembre 2009

    La faim dans le monde

    Au cas où nous ne saurions pas trop comment réfléchir aux propriétés du samsara et aux raisons de chercher à y échapper et à en délivrer autrui :

    Plus d’un milliard de personnes dans le monde souffrent de la faim. Un enfant meurt de faim toutes les six secondes, précisent les froides statistiques.

    Le sommet mondial sur l’alimentation qui s’est conclu le 18 novembre s'est déroulé en l'absence de représentants des pays riches...
    Par comparaison, combien de personnalités politiques ont-elles assisté à l'ouverture des J.O. à Pékin le 8 août 2008 ?

    Film Himalaya Le chemin du ciel

    Saint-Maur en toutes libertés


    1er Festival Culture équitable alliant les Droits de l’Homme à la culture

    26, 27, 28 et 29 novembre 2009
    Théâtre de St Maur
    20 rue de la liberté, 94100 St-Maur-des-Fossés

    - Animations culturelles
    - Ateliers-conférences sur les "démocrates en Asie" (avec Ani Chosang, Lobsang Sherab, Geshe Ngawang Jigme, Louis de Broissia, Chepa Dorje Rinpoché, ...)
    - Concert des voix universelles
    - Exposition photos-peintures "Sagesse du bouddhisme"

    L’ensemble des fonds générés par le Festival seront reversés à la Fondation Karuna-Shéchen, de Matthieu Ricard.

    Le programme, particulièrement dense et susceptible de modifications mineures, est visible sur le site de St-Maur-des-Fossés.

    mardi 17 novembre 2009

    Décès de Geshe Donyo


    On vient d'apprendre le décès de Geshe Donyo, survenu le mardi 3 novembre 2009, vers 5 heures du matin, en Inde, à Sera Je.

    Khensur Rinpoche Donyo était du même monastère d'origine que Geshe Lobsang Tengye (qui réside à l'Institut Vajrayogini de Lavaur) : Lhatse, dans la région du Tsang. Il avait environ 84 ou 85 ans.

    Les lotsawa du Tibet

    Lors de la première diffusion du Dharma au Tibet, il y a eu entre 70 et 80 traducteurs, subventionnés par les Rois successifs, pour traduire les précieux textes en tibétain.

    Pour la seconde diffusion, on en compte entre 200 et 300. A part les tout premiers, sélectionnés et subventionnés par les princes Lha Lama Yeshe Öd et Lha Lama Jangchub Öd, les autres lotsawa se débrouillèrent par eux-mêmes.

    A l'époque des Rois, les règles de recrutement étaient strictes :
    les candidats, qui devaient avoir entre 10 et 20 ans, passaient une visite médicale ainsi que des tests d'intelligence et de mémoire. Par exemple, des examinateurs vérifiaient ce qu'ils étaient capables de retenir d'un cours ayant duré une heure, ou encore combien de lignes ils parvenaient à mémoriser en une heure.

    lundi 16 novembre 2009

    102ème Ganden Tripa


    L'école gelugpa a un nouveau chef depuis fin octobre : Rizong Rinpoche Thubten Nyima Lungtok Tenzin Norbu.

    http://tibetreport.wordpress.com/2009/10/26/a-new-head-of-geluk-lineage-of-tibetan-buddhism/

    mercredi 4 novembre 2009

    "Lhabab Duchen"


    A noter dans vos agendas : la fête de Lha bab dus chen tombe cette année le lundi 9 novembre. De quoi s'agit-il ? Eh bien, remontons un peu en arrière. Le Bouddha vient d'obtenir l'Eveil suprême à Bodhgaya. Il se rend alors dans un monde de deva connu sous le nom de Trente-Trois, pour y dispenser des Enseignements à sa mère qui a repris naissance là.

    La fête
    Lha bab dus chen, le 22ème jour du 9ème mois lunaire, commémore son retour dans notre monde humain.




    Milarépa : Projection-débat


    Présentation du film Milarépa de Neten Chokling,

    en présence du Vénérable Dagpo Rinpoché

    Projection-débat samedi 7 novembre 2009 à 11 heures 15



    au cinéma l'Arlequin, 76 rue de Rennes, Paris VIème, métro Saint Sulpice.

    vendredi 23 octobre 2009

    Dagpo Datsang

    Je viens de découvrir sur le net ce site avec des photos de Kaïs. Je ne sais pas si vous les y aviez déjà vues.

    Exécutions de Tibétains au Tibet

    Les nouvelles en provenance du Tibet ne sont pas des meilleures. Hélas, rien de très surprenant.

    Et dire qu'on n'arrive pourtant pas à se lasser du samsara !


    Hauts et bas

    Le renoncement ? Pas si facile.
    Le samsara a plus d'un tour dans son sac. On croit avoir décroché, eh bien, non !

    Ô mes contemporains, vous vous souvenez de Soeur Sourire et de son "Dominique" ? (ça ne nous rajeunit pas !).

    Ses disques ont fait un tabac, international. Mais ce n'est pas elle qui a touché l'argent. C'est quand même elle qui a été inquiétée par le fisc. Et elle a fini par se suicider, en 1985.


    jeudi 22 octobre 2009

    Lati Rinpoche

    C'est en 1978 que j'ai eu le plaisir et l'honneur de faire la connaissance (dans cette vie) de Lati Rinpoche, en visite chez Rinpoche à L'Haÿ-Les-Roses. Ce furent quelques semaines inoubliables.

    Je me souviens notamment de l'Enseignement qu'il nous dispensa en Suisse, au Mont Pèlerin : c'était à l'intention spéciale de notre tout petit groupe de Français. Il a choisi pour nous sur le Chapitre de la patience du Bodhicaryavatara.

    Je viens de trouver cette vidéo avec de belles photos de lui.
    Je pense que certains d'entre vous seront contents de les voir ou de les revoir (pas vrai N ?).

    mercredi 21 octobre 2009

    Voix bouddhistes

    Si vous voulez lire ou relire des transcriptions d'émissions Voix bouddhistes, n'hésitez pas à cliquer.

    Recherche d'emploi

    Je viens de recevoir ce mail d'un ami qui fait partie du Collectif En but d'aller vers et qui nous (UBF) a considérablement aidé lors de l'arrivée des Reliques du Bouddha en France au printemps 2009.

    Je vous transmets, au cas où.

    " Bonsoir,

    Nous avons besoin de votre aide pour partager cette vidéo :

    http://www.youtube.com/watch?v=58Ay6P1kc4U

    Brahem est Algérien, son visa se termine. Nous cherchons à lui trouver des contrats pour obtenir un visa.

    Si vous pouvez mettre cette vidéo sur votre facebook, faire suivre....
    Ca en vaut la peine.

    Merci.
    J.B. "


    Borobodur

    Documentaire retraçant la restauration du célèbre temple bouddhiste de Borobudur, en Indonésie.

    Interview de S.S. le Dalaï Lama sur RFI

    Merci infiniment à Sandrine qui m'a envoyé ce lien, qui pourra sans doute vous intéresser également.

    «La Chine doit aller vers la transparence politique»

    mardi 20 octobre 2009

    "Les âmes errantes"

    Comme promis, je me suis renseignée, et je viens vous livrer ce que j'ai retenu des explications gentiment fournies par mon amie vietnamienne Minh Tri Vô, qui est enseignante de Dharma au Village des Pruniers.
    Par convention, je mettrai en italiques les ajouts ou remarques de mon cru.

    La pratique remonterait à Maudgalyayana, celui des deux disciples principaux du Bouddha Shakyamouni qui était expert en pouvoirs supra-normaux. Il en a donc fait usage pour vérifier où avait repris naissance sa mère, et quand il l'a découverte dans les sphères infortunées, il s'est empressé de demander au Bouddha que faire pour l'aider. Le Guide lui a conseillé de rassembler des méditants avancés à l'occasion des retraites d'été, pour des cérémonies de prières dédiées à sa mère.

    Au Vietnam, et sans doute dans d'autres pays d'Asie du Sud-est, le jour de la pleine lune du septième mois lunaire, est dévolu à la piété filiale et au culte des ancêtres (du fait de l'influence du confucianisme, je suppose).
    On fleurit les autels aux parents et aux grands-parents, en signe de gratitude, et on dédie la journée aux défunts qui n'ont pas de famille pour célébrer le culte, ainsi qu'aux "âmes errantes", parfois appelées "âmes solitaires".

    De qui s'agit-il donc ?
    Deux cas de figure se dégagent :

    1) des êtres qui, au sortir d'une vie, rencontrent des difficultés pour se réincarner , ce qui me fait penser à ceux que nous appelons en tibétain les bardowa.

    En effet, après la mort de quelqu'un, au Vietnam, on célèbre le rituel pour "les âmes errantes" chaque semaine pendant sept semaine, ce qui nous amène à 49 jours si je ne m'abuse.

    Le but est de contrecarrer les formations mentales constituant des énergies négatives, qui sinon risquerait d'empêcher l'individu concerné d'aller vers une bonne réincarnation.

    2) On peut aussi faire ce rituel longtemps après, et c'est pour cela que, dès qu'il a pu se rendre au Vietnam, en 2007, Thich Nhat Hanh a accompli une très grande cérémonie pour les victimes des guerres.

    En fait, à chaque fête bouddhiste dans une pagode, dans l'après-midi est effectué un rituel pour les âmes errantes : elles qui sont considérées comme livrées à elles-mêmes , "sans adresse", et incapables de se diriger par elles-mêmes vers de bonnes renaissances, sont conviées à venir pour prendre refuge dans les Trois Joyaux - ce qui leur permettra d'aller vers un mieux.

    A leur sujet, Thich Nhat Hanh utilise aussi le nom de "fantômes affamés" - il s'agit donc probablement des preta, ou encore "esprits avides".

    De fait, il y a des cérémonies pour "desserrer " les gorges nouées où ne peuvent passer la nourriture. Effectivement, certains preta sont décrits comme affligés par des noeuds à la gorge, ce qui les empêche d'avaler.

    Enfin, notons que, dans une Pagode traditionnelle, seuls certains moines expérimentés savent faire ces cérémonies.
    Au Village des Pruniers, en revanche, tout le monde fait des prières et des offrandes de nourriture liquide, etc.

    Indignée

    Je ne devrais pas, mais n'empêche que je suis indignée : ces jours-ci, dès que je me branche sur Internet, je tombe sur une annonce alléchante qui propose un test gratuit pour déterminer "le jour et le lieu de ta mort" - car en plus, ils sont familiers.

    J'ai fini par céder à la tentation et, comme je m'y attendais, j'ai bien vite appris que le résultat de mon test était alarmant. Pour plus d'indications, il me suffisait de faire ceci et cela pour la modique somme de...

    Quand je pense à toutes les personnes impressionnables pour des raisons diverses (chagrin, dépression ou autres), je me demande ce qu'on pourrait faire pour les protéger de ces criminels, et je pèse mes mots.

    Remarquez que j'ai encore d'autres sujets d'indignations, du genre charters pour Kaboul et autres infamies.

    Beaucoup moins grave, mais agaçant (et révélateur que les moeurs n'évoluent pas si vite que ça): ces malheureux qui nous harcèlent au téléphone pour nous annoncer que le magasin truc nous offre tel gadget.
    J'ai craqué hier, je le confesse humblement. Un charmant monsieur m'a affirmé que j'étais l'heureuse gagnante d'un article ménager et qu'en plus "mon époux" (le célibat est interdit, ou inconcevable, chez les commerciaux) aurait droit à un appareil photo numérique (la semaine dernière, c'était un camescope pour Lui, Elle restant abonnée aux casseroles).
    Eh bien, je n'ai pas réussi à m'empêcher de lui rétorquer : "Et pourquoi pas le contraire ?", après quoi j'ai dû lui expliquer le fond de ma pensée, et il n'est pas sûr qu'il ait compris où je voulais en venir.

    Bref, les klesha ont encore de beaux jours devant eux dans ce qui me sert d'esprit.
    La patience : quel bel objectif, mais si loin, si haut.

    Schisme suite

    Suite aux questions soulevées par Ivan à propos du précédent billet sur les schismes, j'ai tout de suite posté une réponse, mais il n'est peut-être pas superflu de revenir encore un peu sur ce point délicat.

    Ma première réaction : méfions-nous des mots, et évitons les amalgames hâtifs.

    Par exemple, toute faute n'est pas forcément un sacrilège. De même, toute séparation ou autre situation conflictuelle n'est pas forcément un schisme.

    Un schisme suppose une situation grave, une scission radicale et violente, notamment en ce qui concerne les vues professées par la communauté d'origine.

    Ainsi, quand un nouveau courant se forme au sein d'une religion, il ne s'agit pas d'un schisme, du moment que les valeurs fondamentales demeurent les mêmes.
    Sinon, ça entraînerait que toutes les écoles et sous-écoles issues au fil du temps d'un même Enseignement seraient ... non vertueuses ! L'expérience démontre que ce n'est pas le cas, même si sur le moment des débats font rage.

    Rassurons-nous donc : pour pouvoir commettre un schisme, il faut disposer d'un "charisme" et de moyens peu ordinaires.
    En clair : bien que bouddhistes, nous gardons la liberté de faire bande à part si l'envie (ou le besoin) s'en fait sentir.

    D'ailleurs, le précieux lien tissé avec le Maître implique une proximité de coeur et d'esprit, mais n'exige en rien une proximité spatiale (heureusement pour le Maître).

    Au secours ! Les klesha sont là.

    Comment raisonner pour éviter de déclencher l'armée des facteurs perturbateurs, me demande une amie.

    Ah ! Si je le savais autrement que vaguement sur le plan strictement intellectuel !
    Car tel est bien LE problème.

    Je ne peux ressortir que ce que j'ai retenu sur le plan théorique des Enseignements reçus mais guère appliqués : on ne peut plus rien faire quand la crise est là.

    Il faut agir en amont. C'est quand tout va bien et que nous sommes paisibles qu'il conviendrait d'affaiblir le plus possible nos ennemis intimes que sont nos facteurs perturbateurs.
    Encore faudrait-il alors réussir à y penser. Sans compter que quand nous nous sentons bien, c'est souvent non parce que nous échappons à nos klesha, mais parce que nous ronronnons sous l'influence lénifiante des finalement plus dangereux d'entre eux car doucereux et hypocrites : la paresse, la distraction, la suffisance (etc.). Et bien évidemment l'attachement.

    lundi 19 octobre 2009

    Schisme

    En réponse à M. qui me demande ce que, dans le bouddhisme, on entend par "schisme", rappelons d'abord que susciter un schisme au sein du Sangha (dge 'dun gyi dbyen byed pa) fait partie des cinq actes non vertueux les plus graves qui soient (mtshams med lnga)*.

    Le Sangha ici concerné est le Sangha conventionnel (qui est également objet de refuge), c'est-à-dire un groupe comportant au minimum quatre bhikshu - moines ayant reçu l'ordination supérieure.
    En clair, si on provoque une dispute entre trois religieux ou au sein d'un groupe de x personnes parmi lesquelles ne figurent pas au moins quatre bhikshu, il y a certes karma non vertueux et peut-être séparation, mais pas schisme.

    Si j'ai bien compris ce que j'en ai entendu dire, entre autres effets secondaires, il devient impossible à quiconque d'obtenir la moindre réalisation spirituelle en un lieu où s'est produit un schisme, et qui est de ce fait qualifié en tibétain de "lieu grillé" (ou carbonisé), en tout cas rendu stérile.
    Tout le contraire d'un lieu de pèlerinage, en somme.
    Seul remède au cas où : des pratiques de purification bien spécifiques, et pas à la portée du commun des mortels.

    * Les 4 autres consistent à - tuer sa mère ; - tuer son père ; - tuer un arhat ; - faire couler le sang d'un Bouddha avec un état d'esprit malveillant.

    vendredi 16 octobre 2009

    Sangha

    Sangha est un terme qui revient fréquemment dans la bouche des bouddhistes, mais pas forcément toujours avec le même sens. Et d'ailleurs pas toujours de manière idoine.

    La porte d'entrée sur la pratique bouddhiste est la prise de refuge en les Trois Joyaux (certains parlent des Trois Trésors mais c'est juste une question de vocabulaire) : Bouddha, Dharma et Sangha.

    Au sens ultime, un Sangha est par définition un "arya" : quelqu'un qui a réalisé la compréhension directe du non-soi, ou encore de la vacuité.

    Au sens conventionnel, Sangha désigne cette fois un groupe d'au minimum quatre bhikshu : moines ayant reçu l'ordination majeure.

    J'ignore pourquoi tant de bouddhistes, ou sympathisants, francophones parlent de "la sangha" (en féminisant le mot sous l'influence du latin ou/et de l'italien) pour désigner le cercle des fidèles laïcs d'un Maître.
    Si vous avez une explication à me fournir, merci d'avance.

    La pire forme de

    Les pires paroles de discorde ?
    Celles qui éloignent l'un de l'autre un Maître et un disciple.

    Le pire vol ?
    Celui commis à l'encontre du Sangha (terme masculin : le sanskrit ne se décline pas à l'italienne), ici au sens de communauté monastique.

    Les pires mensonges ?
    Ceux qui consistent à prétendre (ou à laisser croire) avoir de hautes réalisations spirituelles, alors que...

    Tambour tibétain



    Avis aux amateurs d'instruments de musique rares : des amis ont un magnifique tambour tibétain à céder, faute de place dans leur appartement parisien.

    L'idéal serait que cet instrument à vocation ritualiste retrouve une petite place dans un temple ou une pagode.

    Si vous avez des pistes, n'hésitez pas à contacter les détenteurs actuels du tambour.

    jeudi 15 octobre 2009

    Foi et/ou sagesse ?

    J'envie le confort apparent de ceux dont la foi est telle qu'ils ne se posent plus trop de questions.
    "Le Maître a dit", est leur réponse catégorique, et ils n'éprouvent pas la tentation de réfléchir plus avant.

    Insiste-t-on qu'ils répondent - très honnêtement :
    "Mes perceptions sont faillibles. Alors, ..."


    Ben oui, mais justement !
    Tant que nos perceptions sont faillibles, comment nous permettre de faire foi ... à notre foi ?

    Qu'est-ce qui nous prouve que nous l'avons placée dans un objet digne de créance ?

    Et surtout, qu'est-ce qui nous prouve que nous avons saisi ce que ledit objet digne de créance tente de nous faire assimiler ? Comment être sûr d'avoir parfaitement compris ce que le Maître a dit et surtout suggéré ?

    J'ai entendu dire au cours d'enseignements que, selon le bouddhisme, la foi n'implique pas la sagesse, tandis que la sagesse implique la foi.
    La route s'annonce bien longue. Et ardue.

    Fichu samsara qui nous englue dans son cercle vicieux et vicié.

    La peine de mort au Japon

    "Bon" sujet de méditation...

    http://blog.mondediplo.net/2009-10-12-La-peine-de-mort-au-Japon-et-le-bouddhisme

    mercredi 7 octobre 2009

    De magnifiques thangka

    Si vous êtes férus de thangka, il paraît qu'il y en a de magnifiques qui sont actuellement exposés au Musée Guimet, pour être précis du 7 octobre au 25 janvier.

    Au pays du Dragon : arts sacrés du Bhoutan

    A chaque jour suffit sa peine

    Réponse d'un moine bouddhiste (d'origine occidentale) à des amis bien intentionnés qui le pressaient de se marier :

    "Tu ne te rends pas compte ! Tous les ennuis que tu auras plus tard", lui répétaient-ils (sous-entendu, "quand tu seras vieux , malade et seul").
    - Peut-être, mais raison de plus pour ne pas me fourrer dans les ennuis tout de suite..."

    Marche organisée par le Village des Pruniers.

    Dimanche 11 octobre à 14h au Jardin de l’Unesco


    Etre en paix face à la violence

    Rendez-vous dimanche 11 octobre à 14h au Jardin de l’Unesco, Paris 7ème Nous demandons l’arrêt de la violente répression exercée sur les moines et moniales bouddhistes par le gouvernement vietnamien.

    Retrouvons-nous tous ensemble dans le Jardin de l’Unesco ce dimanche 11 octobre à 14h.

    Nous savons qu’il n’y a pas de lotus sans boue, pas de fleurs sans compost et nous avons confiance dans la sagesse des gouvernements. Apportez une fleur avec vous, qui sera déposée sur le Parvis des Droits de l’Homme en symbole d’une réaction non-violente à la situation.

    L’énergie de paix qui rayonnera de notre marche, devant les médias, sera un appel ouvert à l’aide de notre gouvernement, jusqu’ici silencieux.

    La marche débutera donc à 14h dans le Jardin de l’Unesco, traversera le Champ de Mars, contournera la Tour Eiffel, puis nous traverserons le Pont d’Iéna et monterons, par les Jardins du Palais de Chaillot, jusqu’au Parvis des Droits de l’Homme, où nous nous assoirons en silence pour quelques minutes , après avoir déposé nos fleurs.

    A Dimanche...


    Help Bat Nha monastery





    "Prières pour les âmes errantes"


    Journée de prières pour le repos des âmes

    A l’occasion des cérémonies d’Ullumbana

    * Pour les âmes errantes

    * Pour les défunts

    Organisée au Au Cimetière Parisien de Thiais

    261, Route de Fontainebleau –Thiais 94320

    A 14h, le 10 octobre 2009

    Les cérémonies seront assurées par les communautés bouddhistes laotienne, cambodgienne, thaïlandaise, sri-lankaise, chinoise, tibétaine et vietnamienne.

    Contact :

    Mr LE Thach Alain - Spécialiste auprès des communautés asiatiques

    Tél.& Fax : 01 46 27 29 42 / 06 20 40 12 59

    mardi 6 octobre 2009

    Soirée Vesak à Paris

    Pour voir ou revoir la soirée Vesak 2009, à l'Hôtel de Ville de Paris, le samedi 16 mai 2009.

    lundi 5 octobre 2009

    "L'Essence de l'or affiné"

    Avis à ceux qui brûlent d'envie d'enfin lire en version française le lamrim du 3ème Dalaï Lama, vous trouverez une traduction agrémentée de commentaires dans :

    La Voie de la lumière

    par Sa Sainteté le Dalaï-Lama
    Aventure secrète 5370
    Collection J'ai lu

    Choeur pour la Paix

    Par une belle soirée de printemps, sur la place du Trocadéro. Le vent était de la partie... (A quand la suite ?)


    samedi 3 octobre 2009

    Dur, dur

    Dur, dur de bien écouter l'Enseignement.

    C'est à dire de l'écouter en le rapportant à soi, pour se mieux connaître et se corriger.
    Et non de l'écouter pour stigmatiser les errements d'autrui.

    Qui trop embrasse...

    Vouloir aider est noble.
    Mais prendre trop d'engagements, est-ce bien raisonnable ? Est-même "honnête" ?

    Et au fond, qu'est-ce qui pousse à accepter trop de tâches ? L'altruisme ou ... l'autochérissement ?
    L'amour ou ... l'orgueil ?

    Vous aurez compris que je m'interroge sur mes propres comportements. N'allez pas vous sentir visés, surtout.
    A moins que nous ne soyons "frères". A moins que nous ne soyons dans la même galère.

    jeudi 1 octobre 2009

    Séisme en Indonésie

    Les mots sont trop faibles devant de telles catastrophes...

    Que dire ici, sinon : unissons nos prières pour les victimes.

    Assis ensemble dans la paix

    Dimanche 4 octobre 2009, à 19 heures, à la Pagode de Vincennes, venons soutenir des monastiques zen, disciples du Vénérable Thich Nhat Hanh, en danger au Vietnam.

    www.villagedespruniers.net

    http://helpbatnha.org

    Isolés, il n’y a pas grand chose à faire. Ensemble, tout est possible !

    Dans un esprit de solidarité, la quadruple Sangha du Village des Pruniers (monastiques et laïcs, hommes et femmes) propose une journée de méditation dans le monde entier, le dimanche 4 octobre 2009, en soutien aux monastiques du Vietnam.

    Vous pouvez proposer ce dimanche, dans vos centres de pratique et monastères, un temps de méditation et/ou de prières pour les soutenir

    OU

    si vous êtes Parisien, rejoindre la Sangha du Village des Pruniers à la Pagode de Vincennes ce dimanche à 19 h, avec votre coussin. (Habillez-vous chaudement.)

    30 ans

    Certains événements d'hier m'ont conduite à me replonger dans mon passé, à chaque instant de plus en plus long, et j'ai "réalisé" - hélas, sans aucun lien avec les étapes de la voie spirituelle - que je suis au charbon, non excusez-moi, au micro depuis 30 ans.

    J'ai connu Rinpoche aux Langues'O en l'an de grâce 1973, et pour une fois j'utilise ce terme sciemment et sans aucune connotation de plaisanterie.
    C'était début novembre, une semaine après la rentrée, car cette année là, Rinpoche et Ngawang Dakpa se sont absentés les premiers jours pour cause d'initiation conférée par Sa Sainteté en Suisse - Avalokiteshvara à mille bras et onze visages.

    Rinpoche a enfin accepté de dispenser des Enseignements sur un mode plus "académique" en 1977-78, après quoi il a séjournée une année entière en Inde. Moi, je n'ai pu y rester que huit mois et demi. Des mois de bonheur à Ganden Datsang.

    C'est au retour que les ennuis ont commencé pour moi, quand Rinpoche m'a fait traduire.
    C'était la Lettre à un ami, de Nagarjuna. Texte magnifique, certes, mais que j'aurais beaucoup plus apprécié en tant que simple auditrice.

    Pour reprendre ma question d'hier, je me suis souvent demandé qu'est-ce que j'avais bien pu faire pour me retrouver dans une telle situation...

    mercredi 30 septembre 2009

    La loi des séries

    "Un bonheur n'arrive jamais seul", dit le dicton.
    A moins qu'il ne parle de malheur, mais peu importe - soyons résolument positifs.


    N'empêche que ça semble assez vrai. Tous, nous en avons fait l'expérience.

    Question du jour :
    Comment expliquer ça à l'aune de la causalité ?

    A vos plumes, prêts, partez.

    Reliques du Bouddha

    Il est toujours intéressant de confronter les points de vue.

    Aussi, je conseille ce lien http://chuavanhanh.free.fr/index.php?menu=24&ref=3357&lang=fr à ceux qui s'intéressent au sujet.

    Photos

    J'avais mis en ligne deux articles avec deux belles photos de Kaïs, où on voyait Rinpoche et Lochen Rinpoche : j'avais été tellement contente de les recevoir que j'ai eu envie de les partager avec ceux qui, comme moi, n'avaient pas pu se rendre en Inde au mois d'août pour les Enseignements du Lamrim.

    Il m'a été signifié ce matin que je n'en avais pas le droit.
    Comme Rinpoche est absent pour 15 jours, je dois attendre un peu pour lui demander conseil.
    Après avoir hésité, j'ai mis les deux articles en question en mode d'attente.

    Affaire à suivre prochainement.

    Dans un tout autre autre domaine, quelqu'un pourrait-il m'expliquer la signification littérale du mot "blog" ?

    Aung San Suu Kyi

    VEILLEE SILENCIEUSE EN SOUTIEN

    AU PRIX NOBEL DE LA PAIX AUNG SAN SUU KYI

    Mardi 6 octobre - 21h à 23h

    sur le Parvis de l'Hotel de ville de PARIS


    à l’initiative de Jane Birkin et en présence de la plupart des artistes signataires de l’appel lancé en juillet dernier à l’occasion du procès dont Catherine Deneuve, Michel Piccoli, Charlotte Rampling…


    Avec le concours de INFO BIRMANIE, FIDH, AMNESTY INTERNATIONAL, COLLECTIF SOS POUR AUNG SAN SUU KYI, LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME, HUMAN RIGHTS WATCH


    REJOIGNEZ - NOUS NOMBREUX POUR AFFICHER VOTRE SOUTIEN !
    VENEZ AVEC UNE BOUGIE…

    mardi 29 septembre 2009

    Ryôtan Tokuda Sensei

    Ryôtan Tokuda Sensei* est le Maître d'une excellente amie que j'ai dénichée à l'UBF (Union Bouddhiste de France) - à mes yeux, l'avantage majeur de fréquenter l'UBF est d'avoir l'opportunité de rencontrer des personnes relevant des autres branches du bouddhisme.

    C'est aussi l'un des points qui m'ont fait adorer (eh oui) les Langues'O (alias Inalco).

    Bref, Anne qui est une fervente pratiquante m'a communiqué ce petit texte à propos du centre où elle s'adonne assidument à la méditation au sein d'un petit groupe très sympathique. Au cas où vous chercheriez une bonne adresse dans la tradition Zen, je vous le transmets à mon tour :

    Ryôtan Tokuda Senseï, né en novembre 1938 au nord du Japon, est un moine zen de l’Ecole Sôtô. Après avoir étudié avec plusieurs maîtres, dont maître Kodo Sawaki, Tokuda Senseï fut envoyé comme enseignant au Brésil à la fin des années soixante. Il a créé dans ce pays plusieurs monastères et centres de méditation.

    Depuis une quinzaine d’années, Tokuda Sensei partage son temps entre le Brésil et la France.

    En France il a fondé l’Association Maha Muni , le Centre Zen Maha Muni-Paris ainsi que le Monastère d’Eitai Ji dans les Alpes de Haute Provence.

    A Paris, le Centre Zen Maha Muni situé dans le 6ème arrondissement, propose une pratique très dépouillée, sans cérémonie ni chant de sutras, axée principalement sur l’assise en silence et la marche méditative (kin-hin). Chaque zazen se termine par la lecture d’un texte classique du zen, faite par un proche de Tokuda Senseï. Des matinées de zazen sont organisées le dimanche par les pratiquants du Centre.

    Pour (un peu) plus d'informations, il vous suffira de vous rendre sur membres.lycos.fr/mahamuni/ ou sur : http://zen.viabloga.com/news/ryotan-tokuda

    * Photo prise par Didier Airvault