Avoir rejeté toute attitude partisane et ressentir une puissante aspiration,
Être nanti de l'intelligence qui discerne ce qui est voie spirituelle et ce qui ne l'est pas,
Lors de l'écoute de l'Enseignement, avoir l'esprit parfaitement fixé sur lui -
Faites en sorte de réunir toutes ces qualités ; elles sont les caractéristiques du disciple.
Extrait du Gomchen lamrim
lundi 18 août 2008
Le lamrim
Bien que les grands traités constituent les instructions suprêmes,
Pour un esprit non entraîné, il est difficile d'au travers eux saisir la Pensée du Victorieux ,
A supposer qu'il y parvienne, c'est au prix de longs et grands efforts,
Tandis que grâce à cette instruction-ci (lamrim), on discerne aisément la Pensée du Victorieux.
Extrait du Gomchen Lamrim, de Gomchen Ngaki Wangpo (2ème abbé de Dagpo Datsang)
Pour un esprit non entraîné, il est difficile d'au travers eux saisir la Pensée du Victorieux ,
A supposer qu'il y parvienne, c'est au prix de longs et grands efforts,
Tandis que grâce à cette instruction-ci (lamrim), on discerne aisément la Pensée du Victorieux.
Extrait du Gomchen Lamrim, de Gomchen Ngaki Wangpo (2ème abbé de Dagpo Datsang)
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dimanche 17 août 2008
Perceptions "directes" et "indirectes"
Pour apporter une première réponse succincte à la question de Marie, par convention,
on appelle "perception directe" (ou "immédiate") toute perception qui appréhende son objet "directement", c'est-à-dire sans avoir besoin d'utiliser une "image mentale" (une représentation mentale).
Toutes les perseptions sensorielles (visuelles, auditives, olfactives, gustatives et tactiles) ainsi que certaines perceptions mentales sont directes.
A l'opposé une "perception "indirecte" (ou "médiate", ou discursive, ou encore représentative, en fonction des traducteurs) est une quelconque perception qui saisit son objet par l'intermédiaire d'une image mentale.
Pour vous donner un exemple, quand nous avons sous les yeux disons notre chat, et que nous le regardons avec affection (ou agacement, etc.), la perception que nous avons de lui est directe, sans intermédiaire.
Quand, en son absence, nous pensons à lui, la perception est indirecte.
Concernant la vacuité, nous ne la voyons pas de nous-mêmes directement. D'abord, nous l'ignorons totalement, puis au fur et à mesure que nous en entendons (peut-être) parler, nous nous faisons une idée de ce qu'elle peut être. En principe, nous partons d'une idée très grossière pour ensuite affiner. C'est-à-dire que nous l'appréhendons au travers d'images mentales d'abord tout à fait approximatives, qui vont ensuite en s'améliorant (on l'espère - mais ce n'est pas toujours le cas pour tout le monde).
Nous avons alors des perceptions indirectes de la vacuité.
Il paraît que, à force de s'exercer correctement, finit par arriver un moment où ça "fait tilt".
Le jour où ça nous arrivera, nous comprendrons désormais la vacuité telle qu'elle est, sans plus passer par une représentation mentale. Notre perception, et donc la compréhension seront devenues directes. Et nous serons devenus des arya - pour toujours (aucune régression possible en-deça).
on appelle "perception directe" (ou "immédiate") toute perception qui appréhende son objet "directement", c'est-à-dire sans avoir besoin d'utiliser une "image mentale" (une représentation mentale).
Toutes les perseptions sensorielles (visuelles, auditives, olfactives, gustatives et tactiles) ainsi que certaines perceptions mentales sont directes.
A l'opposé une "perception "indirecte" (ou "médiate", ou discursive, ou encore représentative, en fonction des traducteurs) est une quelconque perception qui saisit son objet par l'intermédiaire d'une image mentale.
Pour vous donner un exemple, quand nous avons sous les yeux disons notre chat, et que nous le regardons avec affection (ou agacement, etc.), la perception que nous avons de lui est directe, sans intermédiaire.
Quand, en son absence, nous pensons à lui, la perception est indirecte.
Concernant la vacuité, nous ne la voyons pas de nous-mêmes directement. D'abord, nous l'ignorons totalement, puis au fur et à mesure que nous en entendons (peut-être) parler, nous nous faisons une idée de ce qu'elle peut être. En principe, nous partons d'une idée très grossière pour ensuite affiner. C'est-à-dire que nous l'appréhendons au travers d'images mentales d'abord tout à fait approximatives, qui vont ensuite en s'améliorant (on l'espère - mais ce n'est pas toujours le cas pour tout le monde).
Nous avons alors des perceptions indirectes de la vacuité.
Il paraît que, à force de s'exercer correctement, finit par arriver un moment où ça "fait tilt".
Le jour où ça nous arrivera, nous comprendrons désormais la vacuité telle qu'elle est, sans plus passer par une représentation mentale. Notre perception, et donc la compréhension seront devenues directes. Et nous serons devenus des arya - pour toujours (aucune régression possible en-deça).
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mardi 12 août 2008
Bodhisattva et Bouddhas
Autre question naguère soulevée : peut-on être à la fois bodhisattva et Bouddha ? NON.
Pourquoi ?
Cf. la définition de bodhisattva : "quelqu'un qui aspire à devenir le plus vite possible Bouddha, afin d'avoir les moyens d'oeuvrer pour le bien de tous les êtres."
"Qui aspire à devenir" implique qu'il ne l'est pas encore.
Pourtant, des personnages tels qu'Avalokiteshvara, Manjushri ou Maitreya sont tantôt qualifiés de bodhisattva, tantôt de Bouddhas !
1. Il faut faire bien attention du contexte dans lequel on se situe :
si le mahayana admet la pluralité de Bouddhas à une même époque (par exemple la nôtre), selon le hinayana, il ne peut y avoir qu'un Bouddha à la fois, par époque d'enseignement.
Dans cette optique, comme nous sommes à l'époque de l'Enseignement dispensé par le Bouddha Shakyamouni, Manjushri, etc., sont forcément des bodhisattva. Mais quand l'Enseignement issu du Bouddha Shakyamouni aura totalement disparu, après une période sombre, un autre bodhisattva obtiendra l'Eveil suprême, donnera un Enseignement, lequel durera x siècles, puis déclinera, et ainsi de suite.
NB Selon le mahayana, le Prince Siddharta était déjà Bouddha et n'a fait que montrer l'obtention de l'Eveil, à titre d'exemple.
Selon le hinayana, le Prince Siddharta était bodhisattva et a effectivement obenu l'Eveil à Bodhgaya, devenant alors et seulement alors Bouddha.
2. Même dans le mahayana, l'on utilise les deux vocables pour désigner de tels personnages. Pour des raisons précises, et en focntion des critères du moment.
Quand le critère est la nature même (ou disons le niveau atteint), ils sont à juste titre appelés Bouddhas.
Quand le critère est l'aspect revêtu aux côtés du Bouddha Shakyamouni, pour l'assister dans son oeuvre, ils sont appelés bodhisattva. Par extrapolation. Pas au sens littéral.
3. En ce qui me concerne, sauf mention contraire, je me situe dans la vision mahayana, puisque je suis la tradition tibétaine.
Pourquoi ?
Cf. la définition de bodhisattva : "quelqu'un qui aspire à devenir le plus vite possible Bouddha, afin d'avoir les moyens d'oeuvrer pour le bien de tous les êtres."
"Qui aspire à devenir" implique qu'il ne l'est pas encore.
Pourtant, des personnages tels qu'Avalokiteshvara, Manjushri ou Maitreya sont tantôt qualifiés de bodhisattva, tantôt de Bouddhas !
1. Il faut faire bien attention du contexte dans lequel on se situe :
si le mahayana admet la pluralité de Bouddhas à une même époque (par exemple la nôtre), selon le hinayana, il ne peut y avoir qu'un Bouddha à la fois, par époque d'enseignement.
Dans cette optique, comme nous sommes à l'époque de l'Enseignement dispensé par le Bouddha Shakyamouni, Manjushri, etc., sont forcément des bodhisattva. Mais quand l'Enseignement issu du Bouddha Shakyamouni aura totalement disparu, après une période sombre, un autre bodhisattva obtiendra l'Eveil suprême, donnera un Enseignement, lequel durera x siècles, puis déclinera, et ainsi de suite.
NB Selon le mahayana, le Prince Siddharta était déjà Bouddha et n'a fait que montrer l'obtention de l'Eveil, à titre d'exemple.
Selon le hinayana, le Prince Siddharta était bodhisattva et a effectivement obenu l'Eveil à Bodhgaya, devenant alors et seulement alors Bouddha.
2. Même dans le mahayana, l'on utilise les deux vocables pour désigner de tels personnages. Pour des raisons précises, et en focntion des critères du moment.
Quand le critère est la nature même (ou disons le niveau atteint), ils sont à juste titre appelés Bouddhas.
Quand le critère est l'aspect revêtu aux côtés du Bouddha Shakyamouni, pour l'assister dans son oeuvre, ils sont appelés bodhisattva. Par extrapolation. Pas au sens littéral.
3. En ce qui me concerne, sauf mention contraire, je me situe dans la vision mahayana, puisque je suis la tradition tibétaine.
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Arya et Bouddha suite
Je viens de relire vos réponses à propos de la "compatibilité" entre les statuts d'arya et de Bouddha, et du coup j'ai envie d'insister un peu sur cette question, que je croyais très facile, mais qui ne l'est finalement pas tant que ça. Toutes mes excuses.
Dans le vocabulaire bouddhique, le contraire d'arya est "être ordinaire", so skye - c.a.d. tout être qui n'a pas encore obtenu la compréhension directe du non-soi.
En clair, les êtres envisagés globalement se répartissent en deux catégories : êtres ordinaires et arya. Il n'y a pas de troisième possibilité.
Donc, quand on prend le terme "bouddha" pour désigner les êtres qui ont atteint le plein Eveil,
il faut pouvoir classer ces êtres dans l'une des deux catégories... Comme il est exclu qu'ils fassent partie des êtres ordinaires, il s'ensuit que... (je vous laisse compléter).
Le contraire de Bouddha est ... non-Bouddha., c'est-à-dire encore en-deçà de l'Eveil suprême.
Dans le vocabulaire bouddhique, le contraire d'arya est "être ordinaire", so skye - c.a.d. tout être qui n'a pas encore obtenu la compréhension directe du non-soi.
En clair, les êtres envisagés globalement se répartissent en deux catégories : êtres ordinaires et arya. Il n'y a pas de troisième possibilité.
Donc, quand on prend le terme "bouddha" pour désigner les êtres qui ont atteint le plein Eveil,
il faut pouvoir classer ces êtres dans l'une des deux catégories... Comme il est exclu qu'ils fassent partie des êtres ordinaires, il s'ensuit que... (je vous laisse compléter).
Le contraire de Bouddha est ... non-Bouddha., c'est-à-dire encore en-deçà de l'Eveil suprême.
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Arya et Bouddha
Poser plein de questions, sans jamais donner les réponses, c'est tentant, je dois dire.
Mais bon, reprenons quand même un ou deux points importants :
- Peut-on être à la fois arya et Bouddha ? - OUI, oui, oui.
Un arya se définit en effet comme quelqu'un qui comprend directement la vacuité. Il serait étonnant que les Bouddhas (qui sont omniscients) n'aient pas une telle connaissance... Et si c'était le cas, ils ne seraient pas omniscients.
NB Aux yeux des bouddhistes, les Bouddhas sont "omniscients" au sens qu'ils ont la connaissance de tout ce qui existe, sous les deux facettes (plan ultime et plan conventionnel).
Pour ce qui est d'être ou non "omnipotents", eh bien, ça dépend de ce qu'on entend par là.
Les Bouddhas sont considérés comme détenant tous les pouvoirs possibles. Pourraient-ils faire des "miracles" ? Non. Des choses au-delà de l'ordinaire ? Oui, bien sûr.
Donc, tout Bouddha est obligatoirement un arya.
A l'inverse, un arya n'est pas nécessairement un Bouddha. Exemples (non exhaustifs) : les arya qui recherchent la libération personnelle et non l'état de Bouddha, ou encore les aryabodhisattva (sur les chemins de la vision et de la méditation du mahayana).
Mais bon, reprenons quand même un ou deux points importants :
- Peut-on être à la fois arya et Bouddha ? - OUI, oui, oui.
Un arya se définit en effet comme quelqu'un qui comprend directement la vacuité. Il serait étonnant que les Bouddhas (qui sont omniscients) n'aient pas une telle connaissance... Et si c'était le cas, ils ne seraient pas omniscients.
NB Aux yeux des bouddhistes, les Bouddhas sont "omniscients" au sens qu'ils ont la connaissance de tout ce qui existe, sous les deux facettes (plan ultime et plan conventionnel).
Pour ce qui est d'être ou non "omnipotents", eh bien, ça dépend de ce qu'on entend par là.
Les Bouddhas sont considérés comme détenant tous les pouvoirs possibles. Pourraient-ils faire des "miracles" ? Non. Des choses au-delà de l'ordinaire ? Oui, bien sûr.
Donc, tout Bouddha est obligatoirement un arya.
A l'inverse, un arya n'est pas nécessairement un Bouddha. Exemples (non exhaustifs) : les arya qui recherchent la libération personnelle et non l'état de Bouddha, ou encore les aryabodhisattva (sur les chemins de la vision et de la méditation du mahayana).
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S.S. le Dalaï Lama à Veneux Les Sablons
Petit compte-rendu à l'intention de ceux de nos amis qui n'étaient pas présents à l'Institut ce matin, lors de la cérémonie pour la paix présidée par Sa Sainteté.
Pour résumer de façon succincte : RAS. Tout s'est très bien passé !
Contrairement aux prévisions météo des plus inquiétantes, il a finalement fait beau même à l'extérieur.
Au programme : la transmission des Trois Principes du chemin, instruction concise mais complète transmise à Je Tsongkhapa par le Bouddha de la sagesse lui-même (vous aurez reconnu Manjushri).
Sa Sainteté a précisé (conformément à la tradition) qu'il avait reçu cette transmission de ses trois Maîtres principaux : Tatag Rinpoche, Ling Rinpoche et Trijang Rinpoche.
Les trois principes en question ne sont autres que les trois qualités nécessaires pour devenir Bouddha : le renoncement au samsara, l'esprit d'Eveil et la compréhension du non-soi.
Sa Sainteté a bien expliqué que cet ordre d'énonciation des trois de la part de Je Rinpoche ne devait rien au hasard. C'est tout simplement l'ordre "naturel" de progression sur la voie spirituelle.
Le renoncement est cause d'obtention de la libération de la souffrance sous toutes ses formes ; bodhicitta est cause d'obtention de l'Eveil complet de Bouddha, et la compréhension de la vacuité concourt aux deux.
Pour résumer de façon succincte : RAS. Tout s'est très bien passé !
Contrairement aux prévisions météo des plus inquiétantes, il a finalement fait beau même à l'extérieur.
Au programme : la transmission des Trois Principes du chemin, instruction concise mais complète transmise à Je Tsongkhapa par le Bouddha de la sagesse lui-même (vous aurez reconnu Manjushri).
Sa Sainteté a précisé (conformément à la tradition) qu'il avait reçu cette transmission de ses trois Maîtres principaux : Tatag Rinpoche, Ling Rinpoche et Trijang Rinpoche.
Les trois principes en question ne sont autres que les trois qualités nécessaires pour devenir Bouddha : le renoncement au samsara, l'esprit d'Eveil et la compréhension du non-soi.
Sa Sainteté a bien expliqué que cet ordre d'énonciation des trois de la part de Je Rinpoche ne devait rien au hasard. C'est tout simplement l'ordre "naturel" de progression sur la voie spirituelle.
Le renoncement est cause d'obtention de la libération de la souffrance sous toutes ses formes ; bodhicitta est cause d'obtention de l'Eveil complet de Bouddha, et la compréhension de la vacuité concourt aux deux.
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