dimanche 30 décembre 2018

L'instant detox (Julien Pain) - à propos des interdits alimentaires


Intervenants :

Père Antoine Guggenheim Aassociation : UP for Humanness

Yann Boissière Rabbin du MJLF (Mouvement Juif Libéral de France) Président de l’association « les Voix de la Paix »

Tareq Oubrou Grand Imam de Bordeaux , Président des Imams de France Théologien, écrivain et essayiste

Marie-Stella Boussemart Moniale bouddhiste, association la Congrégation Ganden Ling

L'instant detox - à propos des femmes


vendredi 28 décembre 2018

dimanche 23 décembre 2018

Des dirigeants


Le Dasa-raja-dhamma, texte des Jataka (récits des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni),  énonce les dix devoirs d’un roi :
1. La générosité, qui suppose d’utiliser les biens et richesses au profit de la population, et non pour lui-même.
2. Une éthique élevée 
3. L’abnégation, qui consiste à accorder la priorité à l’intérêt de la population, 
4. L'honnêteté et l'intégrité
5. L’amabilité et la douceur
6. Un train de vie simple, sans luxe ni ostentation
7. L'absence de haine et de rancune
8. La non-violence
9. La patience, dont la capacité à supporter les critiques et insultes
10. Le souci de l’harmonie, en respectant la volonté populaire.

Insistant sur l'importance de la stabilité économique, le Bouddha estime que la politique d'un Etat doit concourir à quatre objectifs :
1. La sécurité économique
2. La prospérité économique
3. L’absence de dettes
4. La moralité des moeurs et coutumes

Lao Tseu

Citations prêtées à Lao Tseu :

J'ai juste trois choses à enseigner : la simplicité, la patience et la compassion. Ces trois-là sont les plus grands trésors.

Qui est satisfait est riche.

La santé est la plus grande possession. Le contentement est le plus grand trésor. La confiance est le meilleur ami. La non-existence est la plus grande joie.

Epicure

Citation prêtée à Epicure :

Rien n’est suffisant pour celui pour qui assez est trop peu.

Dialogue et respect mutuel

Extrait du 12ème Décret d'Ashoka, gravé dans un rocher au 3ème siècle avant JC :

 « L'épanouissement des religions est essentiel et peut s'accomplir par divers  voies, mais toutes supposent de ne pas privilégier uniquement sa propre religion ni condamner la religion d'autrui sans une grande raison. Et s'il y a motif à critique, elle doit être dite avec douceur.  On ne devrait pas honorer seulement sa propre religion et condamner les religions des autres, mais on devrait honorer les religions des autres pour cet aspect ci ou cet aspect là. Agir ainsi bénéficie sa propre religion ainsi qu'à celle des autres. En agissant autrement, on nuit à sa propre religion ainsi qu'à celle des autres.

Quiconque célèbre sa propre religion avec une dévotion excessive et condamne les religions des autres, pense ainsi glorifier sa propre religion mais il ne fait que lui nuire gravement. C'est pourquoi le contact entre les religions est bon. Il importe que chacun écoute et respecte les doctrines professées par autrui. »
        

vendredi 21 décembre 2018

Etre content de ce que l'on a

Etre content de ce que l'on a est une qualité fondamentale dans le bouddhisme, "tout simplement" parce qu'elle permet de se sentir heureux, quelles que soient sinon les opinions et cultures, comme le montre le texte ci-après, d'Olivier de Kersauson.

« Le jour où je vais disparaître, j'aurai été poli avec la vie car je l'aurai bien aimée et beaucoup respectée. Je n'ai jamais considéré comme chose négligeable l'odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis. Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà. Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés. Le passé c'est bien, mais l'exaltation du présent, c'est une façon de se tenir, un devoir. Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l'on voudrait avoir, on ne s'émerveille plus de ce que l'on a. On se plaint de ce que l'on voudrait avoir. Drôle de mentalité ! Se contenter, ce n'est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l'on a, c'est un savoir vivre. »

jeudi 20 décembre 2018

Le processus de la mort selon des scientifiques

Pour info, car il est toujours intéressant de prendre connaissance de divers points de vue

https://theconversation.com/podcast-ce-quil-se-passe-dans-le-cerveau-au-moment-de-la-mort-108091

 Blog consacré au cerveau
https://cervenargo.hypotheses.org/

De l'éducation, selon Marguerite Yourcenar

Un texte écrit par Marguerite Yourcenar en 1980. Mais plus que jamais d'actualité.

« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.

Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.
Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.


On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.


On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.


On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.


En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.


On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.


Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »


Marguerite Yourcenar, "Les yeux ouverts."

jeudi 13 décembre 2018

mercredi 12 décembre 2018

70 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme



A l'occasion du 70ème anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, M. Robert Badinter, ancien Garde des Sceaux et ministre de la Justice, revient sur les défis auxquels faits face cette Déclaration depuis sa création.

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Pour les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) s'est réuni ...

dimanche 9 décembre 2018

Bouddhisme et droits de l'homme

Il y a 70 ans, le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l'homme était adoptée à Paris, par les 48 membres constituant à l'époque l'assemblée générale des Nations Unies.

Ce fut une bonne chose, certes, et une grande avancée sur le plan de la pensée. Je formule des vœux sincères et ardents pour que ce texte soit un jour partout appliqué sur le terrain, puisque telle est sa vocation.

Car le titre commence bien, n'est-ce pas, par ces mots très puissants : "LA" déclaration "UNIVERSELLE".

Cette affirmation catégorique d'universalité m'amène à réfléchir aux liens que je pourrais, ou non, discerner entre ladite déclaration et le bouddhisme, ou plus exactement ce que je connais du bouddhisme, c'est-à-dire pas grand chose : une goutte d'eau tirée d'un océan infini.

Bien évidemment, dans les traités bouddhistes, quand un mot susceptible d'être traduit par  "droit" est employé, c'est avec le sens de "autorisation / permission". Pas celui de "prérogative" (par naissance ou par statut). Mais au-delà des mots, qu'en est-il du sens, et de la pensée ?

Le Bouddha recommande d'affaiblir l'ego, voire de l'oublier. En parallèle, il ne cesse d'inciter ses disciples à assumer leur responsabilité et à se prendre en mains.

Quid de la notion de "droit" ?  Pourquoi pas, s'il s'agit des droits d'autrui, ou de manière générale de tout être vivant.

Un axiome de base du bouddhisme est en effet que tout être (pas seulement humain) est digne de respect.
Et au fond, observer l'éthique revient à respecter les droits légitimes d'autrui - même si on n'utilise pas ce terme de "droit".

Notons que respecter autrui implique entre autres de respecter son  cadre de vie, à savoir la nature. Dans plusieurs soutras, le Bouddha souligne donc qu'il faut éviter de polluer le sol, l'eau, etc. Ah ! Que ne l'avons-nous écouté !

Un autre axiome est que tout être recèle un potentiel quasiment infini, en métalangage "nature de Bouddha" : tout être finira par atteindre la libération et l'Eveil.
Mais ce n'est pas un "droit" ; c'est une faculté. :-)

Bouddhisme / Occident : attention aux mots, ces faux-amis

Bien que connu (de nom) depuis très longtemps en Europe, le bouddhisme commence à y sortir des cercles universitaires depuis très peu de temps, "grâce" à l'arrivée de réfugiés asiatiques bouddhistes.

Seulement voilà, sans encore parler de comprendre, ce n'est pas si simple de se faire une idée à peu près correcte du sens qu'il véhicule.

Outre la richesse même de l'Enseignement du Bouddha, et le contexte asiatique, nous nous heurtons au langage.

J'ai souvent abordé la question sur ce blog, mais au risque de me répéter, ô Amis intéressés par le bouddhisme, s'il vous plaît, veuillez tenir compte que les mots les plus simples n'ont peut-être pas le même sens dans un texte bouddhiste ! C'est même probable, pour ne pas dire certain.

Tenez également compte que les traducteurs et interprètes, pour sincères qu'ils soient, étaient, et sont sans doute encore, plus imprégnés de la pensée judéo-chrétienne que de la pensée bouddhiste qu'ils découvrent à peu près en même temps que vous.

Tant que le bouddhisme ne sera pas "installé" en nos contrées (il faut environ deux siècles, paraît-il), je recommande vivement à ceux qui en auraient la possibilité  l'étude d'une langue asiatique susceptible de donner accès au Dharma, afin d'éviter les amalgames, contre-sens, etc., issus d'une réflexion fondée sur un vocabulaire à connotations inévitablement chrétiennes, du fait de notre histoire.



samedi 8 décembre 2018

Des couleurs et des performances

Qu dit vacuité (absence d'existence propre), dit dépendance, et inversement.

En voici une illustration "amusante" (au sens du terme japonais 面白い, qui inclut le sens de "intéressant" !).


vendredi 7 décembre 2018

Ne nous laissons pas abattre

En ces temps moroses, un peu de réconfort est bienvenu.

Voici un court extrait d'un Enseignement donné par Gen Tat en 1985.


Il ne faut pas nous décourager en pensant que jamais nous ne pourrons éliminer les facteurs perturbateurs, que jamais nous ne pourrons obtenir la libération. Il n'y a pas lieu d'avoir ce genre de crainte parce que les phénomènes sont vides de nature propre. Il est donc possible d'éliminer les facteurs perturbateurs. 
Nous avons en nous l'ignorance, c'est vrai, mais l'ignorance elle-même  n'a pas de nature propre. Étant donné qu'elle n'a pas de nature propre, elle est soumise à transformation. Nous n'avons pas à la conserver éternellement, nous pouvons la réduire d'abord, puis l'éliminer et nous pouvons obtenir la libération. 

mardi 4 décembre 2018

Habitat participatif


La loi ALUR définit l'habitat participatif comme « une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s'associer, le cas échéant avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces destinés à un usage commun, de construire ou d'acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation et, le cas échéant, d'assurer la gestion ultérieure des immeubles construits ou acquis. »


Fort répandu en Suisse et les pays du Nord de l'Europe (Norvège, Danemark, etc.), l’habitat coopératif permet aux citoyens de vivre ensemble dans un habitat conçu collectivement autour d’une ambition sociale et écologique. Ce pourrait aussi être une alternative plus confortable au problème du logement pour les seniors, sur le modèle des béguinages.


Comme j'ai ouï dire que certains lecteurs de ce blog sont intéressés par la question, de loin en loin je posterai des annonces susceptibles de convenir aux uns ou aux autres.
Vous pouvez aussi en proposer, bien sûr. Cela n'engage personne. :-)


1) Par exemple, voici une annonce à propos d'une maison qui est, paraît-il, en très bon état et qui pourrait convenir pour faire deux logements (+ peut-être un studio), car il y a deux accès distincts à l'étage.


Vente maison 6 pièces 142 m² Veneux les Sablons (77) - 335 000 ...



2) Autre annonce sur Veneux également

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Contact : 06 63 47 79 27