samedi 30 décembre 2017

BD Comment je ne suis pas devenu moine

Comment je ne suis pas devenu moine

 Je n'ai pas encore eu l'occasion de feuilleter cette Bd, mais d'après le résumé, elle me semble présenter l'intérêt majeur de combattre des images d'Epinal et les dichotomies tant excessives que dangereuse. A condition de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, bien sûr.

1) Certes, l'Enseignement du Bouddha est une science de l'esprit et une philosophie profonde ! Mais les pratiquants bouddhistes, y compris les religieux, ne sont pas tous éveillés, ni forcément éclairés - j'en suis un  témoignage. Il faut bien débuter un jour, non ? :-) 

Après tout, l'Enseignement du Bouddha s'adresse par définition à des êtres imparfaits, qui ressentent l'envie, voire le besoin d'évoluer. De même que les bambins qui apprennent à marcher, on trébuche, on tombe, on pleure, on fait une pause, on se relève, on réessaie, etc., jusqu'au jour où on tient sur ses jambes.

2) Il est évident que les Chinois ne sont pas tous des démons, et les Tibétains pas tous des saints. Mais il n'est pas inutile de le rappeler.

jeudi 28 décembre 2017

RIP Geshe Thubten Dargyé



Geshe Thubten Dargyé, lama résident de l'Institut Samatabahdra de Rome depuis 2008 est décédé ce matin (28 décembre) des suites d'un Avc.
Né en 1949 au Bouthan, Geshe Thubten Dargyé est entré à 15 ans au monastère de Tawang, puis est allé étudier à Ganden Jangtsé et à Gyudmed. En 2005, lors d'une tournée d'un groupe de moines de Jangtsé qu'il dirigeait, il a séjourné dans plusieurs pays d'Europe, dont la France, et a donné de nombreuses conférences.

 

Je le connaissais depuis 1978, car à Mundgod, il logeait dans la chambre voisine de celle de Gen Tati, dont il était également élève, et je lui ai servi d'interprète en 2005 lors de la tournée en France.
Je suis de tout cœur avec les membres de l'Institut Samantabhadra qui se retrouvent brutalement "orphelins", et je joins mes prières aux leurs.


dimanche 24 décembre 2017

Meilleurs vœux pour Noël

En ce soir de Noël, j'ai envie de partager La Prière de Saint François :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre,
à être aimé qu'à aimer.

Car c'est en se donnant qu'on reçoit,
c'est en s'oubliant qu'on se retrouve,
c'est en pardonnant qu'on est pardonné,
c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.


jeudi 14 décembre 2017

On ne veut voir qu'une tête... (projet de loi au Sénat)

Un groupe de sénateurs a déposé en octobre une proposition de loi visant à imposer aux ministres des cultes de justifier d'une formation les qualifiant à l'exercice de ce culte et d’imposer que la pratique d’un culte ne puisse se faire que par le biais d'une association cultuelle ( loi 1905)  http://www.senat.fr/leg/ppl17- 030.html
Extrait du texte :
...
Dans ce contexte, la présente proposition de loi poursuit deux objectifs :
elle entend d'abord unifier sous le régime des associations cultuelles (de la loi de 1905) toutes les associations en charge de l'exercice public d'un culte ou de la gestion d'un lieu de culte, de quelque confession que ce soit. Tout en donnant aux pouvoirs publics une vue plus précise de la pratique religieuse effective, cette mesure de bon sens permettrait aux cultes apparus en France après 1905 de fonctionner sur les mêmes bases -avec les mêmes obligations assorties des mêmes avantages- que les cultes d'implantation plus ancienne ;
- en second lieu, elle institue une obligation nouvelle, opposable à l'ensemble des confessions pratiquant l'exercice public d'un culte au sens de l'article 18 de la loi de 1905, en l'occurrence celle de recruter leurs ministres des cultes, salariés ou bénévoles, uniquement parmi des personnes justifiant d'une qualification cultuelle reconnue. L'objectif de cette sélection est d'éviter le phénomène pernicieux des « imams auto-proclamés » et, plus généralement, des pseudo-prédicateurs qui, sous couvert de culte, diffusent des appels à la haine et à la violence et des messages contraires à la tolérance et au respect des valeurs républicaines. Une définition des fonctions de ministre du culte est, par ailleurs, proposée.
...

Les signataires ignorent apparemment l'existence des congrégations reconnues par décret, qui sont régies par ... la loi de 1901. :-)

Il se pourrait aussi qu'ils ignorent ô combien il est difficile pour une association d'obtenir le statut d'association cultuelle, ainsi que d'autres petits détails afférents à la loi de 1905.

A moins que ce ne soit un moyen "habile" pour remettre en question la loi de 1905, et la "moderniser".

lundi 11 décembre 2017

Ganden Nanchö

Cette année, le Ganden Namchö qui commémore le parinirvana de Jé Tsongkhapa tombe le 12 décembre.

Résultat de recherche d'images pour "དམིགས་མེད་བརྩེ་བའི་གཏེར་ཆེན་སྤྱན་རས་གཟིགས"

༄༅།།དམིགས་མེད་བརྩེ་བའི་གཏེར་ཆེན་སྤྱན་རས་གཟིགས། 
            དྲི་མེད་མཁྱེན་པའི་དབང་པོ་འཇམ་དཔལ་དབྱངས། 
            བདུད་དཔུང་མ་ལུས་འཇོམས་མཛད་གསང་བའི་བདག 
            གངས་ཅན་མཁས་པའི་གཙུག་རྒྱན་ཙོང་ཁ་པ། 
            བློ་བཟང་གྲགས་པའི་ཞབས་ལ་གསོལ་བ་འདེབས།

dimanche 3 décembre 2017

Vén Dagpo Rinpoche en Hollande en 2001


 
Vidéo ajoutée le 3 oct. 2017
 
Interview en français.

samedi 2 décembre 2017

Les étapes de la méditation - étude par Frère Thierry-Marie Courau

La succession des exercices vers l'Éveil bouddhique

La Succession des exercices vers l'Éveil bouddhique

de Thierry-Marie Courau
Collection Cerf Patrimoines
 
584 pages - nov. 2017

Entrer dans une intelligence fi ne des religions par des contenus déterminés est une urgence pour la réflexion théologique. Leur accès est souvent difficile car il s’agit d’entrer sans a priori, grâce à l’apprentissage de leurs langues, à l’écoute de textes et de pratiques qui font apparaître des visions du monde insoupçonnées, tout à fait singulières, voire étranges et dérangeantes. Le bouddhisme, bien qu’il semble familier aujourd’hui à beaucoup par une promotion et une instrumentalisation de sa « méditation », résiste à toute approche simpliste de ses doctrines. Le théologien Thierry-Marie Courau donne ici accès à la cohérence du chemin graduel vers l’Éveil parfait et complet d’un yogin bouddhiste du Grand Véhicule indien de la fin du VIIIe s., par une analyse des Bhavanakrama de Kamalasila. Son ouvrage est « un de ces “exercices de la patience” qui sont la marque d’un souci théologique qui veut aller loin dans le service de la vérité à la rencontre de l’autre » (F. Bousquet).
Les trois petits traités étudiés ici sont un lieu privilégié pour introduire à l’histoire des idées dans le bouddhisme, et à la compréhension de l’« entraînement de l’esprit » qui conduit à sa libération. Ils sont, à la fois, une démonstration de la continuité, sans fixité, des treize premiers siècles des traditions indiennes dont l’auteur, du courant Yogacara-Madhyamaka, est le récipiendaire qualifié, et une base pour la pratique et les enseignements bouddhiques actuels, en particulier tibétains. Les concepts sont étudiés, ici, à partir d’un corpus choisi de textes bouddhiques antérieurs, selon trois angles de vue : la recherche de l’égalité de l’esprit, les étapes du chemin selon les nouveaux courants, et la gradation des vues théoriques sur l’existence et la nature des choses. Le débat sur la nature de la Sagesse et ses modes d’accès, unitaire ou successif, conclut cette recherche.

L’auteur
Thierry-Marie Courau est frère dominicain, ingénieur, prêtre, docteur en théologie catholique, enseignant-chercheur, doyen du Theologicum de l’Institut Catholique de Paris, après en avoir dirigé l’Institut de Science et de Théologie des Religions (2008-2011). Membre du Conseil pour les relations interreligieuses de la Conférence des Évêques de France, il en est le délégué auprès des autorités bouddhiques. Il est aussi vice-président de Concilium – International Journal of Theology.

vendredi 1 décembre 2017

Non-violence

S. S. le Dalaï-lama l'a maintes fois répété: « Dans le bouddhisme, il n'y a aucune justification à la violence dans quelque but que ce soit. »

Puissent tous les êtres entendre, comprendre et appliquer ces sages paroles !
Puissent notamment tous les bouddhistes mettre en œuvre ces recommandations - qui émanent du Bouddha !
Puissent la paix et l'harmonie naître et régner au sein des communautés humaines !
Puisse la communauté des "bouddhistes tibétains" en donner un exemple inspirant !
Puissent les guélougpa prendre à cœur d'ouvrir la marche avec enthousiasme !
Puissé-je au plus vite réussir à apporter une modeste contribution à cette ambitieuse entreprise, sans me laisser décourager par les obstacles e/ou les échecs, mais au contraire en en tirant une ardeur redoublée !