samedi 30 janvier 2021

Pèlerinages en Inde


 

Essence du Dharma

L'abstention de toute nuisance

L'accomplissement du bien
La purification de son propre esprit
Tel est l'enseignement des Bouddhas.


 

sabbapāpassa akaraṇaṁ
kusalass' ūpasampadā
sacitta paruyodapanaṁ
etaṁ buddhāna sāsanaṁ

 

Cf. Canon en pali : Dhammapada 183, Udanavarga 28.1, Digha Nikāya 2.49, Mahāvastu 3.420

vendredi 22 janvier 2021

"Prière" en 7 branches

Le Dharma exposé par le Bouddha est une méthode, ou une voie, pour éliminer la souffrance et accéder au bonheur.

À l'intention de ceux qui seraient désireux de parvenir à la libération (du samsara, et donc de la souffrance) et à l'éveil,  le Bouddha a offert un large éventail de moyens et techniques, dont la quintessence est condensée en "la prière en sept branches", nécessaire et suffisante pour opérer les purifications et accumulations menant à l'état de Bouddha.

Bien évidemment, il ne s'agit pas simplement d'une prière, ni d'un texte en particulier.
Cela met en évidence des états d'esprit et des conduites, fort utiles déjà au quotidien dans la vie courante, et qui constituent la trame de toute pratique, en tout cas dans le mahayana, vajrayana y compris. Par exemple, le Ganden Lhagyama est une prière en sept branches. La Guirlande des êtres fortunés, l'un des nombreux textes pour accomplir les six pratiques préparatoires, inclut plusieurs prières en sept branches, etc.


Chacune des 7 pratiques comporte deux facettes, d'une part en tant que remède à tels ou tels kleshas, d'autre part en tant que développement de telles ou telles vertus.

1. Hommages, rendus par le corps, la parole et l'esprit : prosternations ; louanges et foi. Remèdes à l'orgueil, entre autres.
 
2. Offrandes, concrètes ou mentales, consistant en des objets matériels ou mieux, en des pratiques et autres activités bénéfiques.
Remède évident à l'avarice.
 
3. "Confession", dont l'efficacité est proportionnelle à l'application des quatre forces, du regret ; de la détermination à ne pas récidiver ; du support (prise de refuge et production de l'esprit d'Éveil) ; du remède (n'importe quelle activité bonne orientée en vue de la purification). Remède à tout ce qui est d'ordre non vertueux.
 
4. Réjouissance des mérites et bonheurs d'autrui comme de soi-même.
Excellent remède contre la jalousie.

5. Requête pour que "la Roue du Dharma" soit tournée, c'est-à-dire pour que l'Enseignement soit dispensé.
Remède notamment à la paresse et au manque de foi.
 
6. Requête pour que les Bouddhas (les Maîtres) ne passent pas en nirvana, c'est-à-dire ne quittent pas leur vie actuelle.
Remède à la paresse également, ainsi qu'à la saisie d'éternalisme.
 
7. Dédicace des mérites ainsi accumulés en vue d'obtenir l'Eveil de Bouddha, pour le bien des tous les êtres.
Remède "universel". 
Contre-feu par rapport à  l'irritation et dérivés.                                                                      

jeudi 21 janvier 2021

Sabbāsava sutta

 Merci à N. R. qui a attiré mon attention sur ce sutra.  
 
Le Sabbāsava sutta décrit les obstacles rejetés progressivement à partir de l'accession au chemin de la vision (du hinayana), c'est-à-dire de l'obtention de la compréhension directe du non-soi.

Annonce du plan de ce sutra, le second du  Majjhima-Nikaya :

        ... La façon de surmonter tous les obstacles, ô bhikkhus, je vous l'enseignerai…

        Il y a, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le discernement, il y a les obstacles qui doivent être vaincus par l'action appropriée, il y a les obstacles qui doivent être vaincus en les évitant, il y a les obstacles qui doivent être vaincus en les écartant ; il y a les obstacles qui doivent être vaincus par le développement mental. ... 

 

     

 


mardi 12 janvier 2021

Amour et bienveillance

 Karaniya Metta Sutta - Hymne de l’amour universel

Traduit par Jeanne Schut http://www.dhammadelaforet.org/
 
1. Voici comment devrait se comporter
Celui qui a développé des qualités de bonté
Et qui connaît la voie de la paix :
Qu'il soit appliqué, honnête et droit, direct et doux dans ses paroles.

2. Humble et sans prétention,
Satisfait et aisément contenté.
Qu'il ne se laisse pas submerger par les obligations
Et demeure frugal.

3. Qu’il soit paisible, maître de ses sens, naturellement discret, sans exigences.
Et qu'il ne fasse rien que les sages, plus tard, pourraient désapprouver.
Qu’il médite ainsi : « Prenant moi-même refuge dans le bonheur et dans la paix,
Je souhaite que tous les êtres soient heureux et en paix.

4. Que tous les êtres vivants, quels qu’ils soient -
Les faibles comme les forts, tous sans exception,
Les grands et les puissants,
Les moyens et les petits,

5. Visibles et invisibles,
Proches et lointains,
Nés et à naître -
Que tous les êtres soient heureux et en paix !

6. Que nul ne trompe autrui,
Ni ne méprise aucun être, quel qu’il soit.
Que nul, par colère ou aversion,
Ne souhaite de mal à autrui. »

7. Comme une mère,
Au péril de sa vie,
Protège son enfant,
Son unique enfant,

8. Ainsi doit-on ouvrir son cœur à l’infini à tous les êtres vivants,
 Rayonner la bienveillance envers le monde entier :
Ouvrir son cœur dans toutes les directions -
En haut, en bas et tout autour, sans limites -
Libre de toute haine et de toute aversion.

9. Que l’on soit assis, debout, en marche ou couché,
Tant que l’on est éveillé, on doit toujours être fidèle à ce souhait.
C’est ce que l’on appelle
« Demeurer dans un état divin, ici et maintenant ».

10. Sans se laisser piéger par des croyances erronées
Celui qui a le cœur pur, qui voit la vérité ultime des choses
Et qui s’est libéré de tous les désirs sensoriels,
Ne reprendra plus jamais naissance dans ce monde.

Source: http://www.dhammadelaforet.org/sommaire/metta/karanya_metta_sutta.html





Qualités d'un bon disciple

Cf. Quatre cents Stances d’Aryadeva :  

 Droit, intelligent, intéressé, tel est l'auditeur qu'on va qualifier de réceptacle. 

 

Cf. Lamrim de la Lignée du Sud : 

Un disciple qualifié présente 5 qualités :

1. Il est exempt du sectarisme qui consiste à faire preuve d’attachement envers son propre côté et d’aversion envers le côté d’autrui ;

2. Il est pourvu de l’intelligence nécessaire pour pouvoir distinguer ce qu’il faut retenir ou rejeter des exposés bons ou mauvais ;

3. Il est doté d’un grand intérêt pour le Dharma ;

4. Il est empli de respect pour celui qui enseigne le Dharma ;

5. Il écoute et pratique avec l'esprit attentif.

dimanche 10 janvier 2021

Liberté de penser

Discours du Bouddha aux Kalamas à propos de la liberté de penser

Traduction de Jeanne Schut, à partir du pali

 

… Ensuite, le Bienheureux s'adressa à nouveau aux Kalamas et dit : Kalamas, ne vous laissez pas guider par ce que vous avez entendu dire, ni par les traditions religieuses. Ne vous laissez par guider par l'autorité des textes religieux, ni par la simple logique ou les allégations, ni par les apparences, ni par la spéculation sur des opinions, ni par des vraisemblances probables, ni par la pensée : ‘ce religieux est notre maître spirituel’.

 

Cependant, Kalamas, lorsque vous savez par vous-mêmes que certaines choses sont justes, qu’elles sont irréprochables, louées par les sages et que, lorsqu'on les met en pratique, elles conduisent au bien et au bonheur, pénétrez-vous de telles choses et pratiquez-les !

Vinaya - code monastique

 

La vie des moines et moniales bouddhistes est réglementée par le code monastique, appelé le vinaya. Si à l'époque du Bouddha il n'avait qu'un code, par la suite cela s'est diversifié et on mentionne jusqu'à 18 vinaya

 

De nos jours, il n'en subsiste que trois.
À noter, selon tous les vinayas, lors de l’entrée en religion, les moines et les nonnes prennent les mêmes 10 engagements fondamentaux.

Lors de l’ordination mineure, en tant que shramana (h.) ou shramanerika (f.), ils prennent 36 engagements supplémentaires.

Les différences portent donc

·      sur les nombres respectifs d’engagements pris par les bhikshu (h.) et les bhikshuni (f.) – pour lesquelles des règles supplémentaires concernent par exemple des pièces de vêtements féminins, des précautions à prendre pour voyager, etc. - ,

·      ou encore sur la durée de la prise de vœux : à vie ou temporaire ;

·      ou sur la possibilité ou non de reprendre les vœux dans cette même vie selon qu’ils auraient été rendus ou brisés, etc.


1 - le Theravada-vinaya, appliqué dans les pays de Sud-Est asiatique (Thaïlande, Cambodge, etc.)

Nombre de vœux de bhikkhu     : 227

Nombre de vœux de bhikkhuni : 231

 

N.B. : Les lignées d'ordination majeure et mineure féminines y ont été interrompues très tôt. Les « nonnes » Theravada prennent donc en fait des vœux de laïques consacrées (upasika).

 

2 - le Dharmagupta-vinaya, implanté en Chine, et de là, en Corée, au Vietnam ou encore au Japon

Nombre de vœux de bhikshu     : 250

Nombre de vœux de bhikshuni : 348

 

N.B. : Au Japon, dès le XIIème siècle, le vinaya n’a plus guère été suivi dans certains courants tels que le Zen (Cf. Dogen) ou la Terre pure, et il a été aboli au XIXème siècle, lors de la persécution anti-bouddhiste (shinbutsu bunri et décrets de Meiji vers 1872).


3 - le
Mulasarvastivada-vinaya, implanté au Tibet par le pandit indien Shantarakshita et qui s'est répandu dans des régions limitrophes, dont la Mongolie, le Bhoutan, etc.

Nombre de vœux de bhikshu     : 253

Nombre de vœux de bhikshuni : 364

 

N.B. : La lignée d’ordination mineure féminine existe toujours, mais la lignée d’ordination majeure n’a jamais été introduite au Tibet et a fortiori dans les pays alentours, faute de la venue de bhikshuni sur place.

Les femmes selon et dans le bouddhisme

 

Quelques sources

 

 Samyutta Nikaya, I, 5, 6

Seul importe le Véhicule. 
Qu’on soit homme ou femme
Quiconque prend le Véhicule 
Atteint le nirvâna.

 

Thérigâthâ : 73 poèmes, écrits par des femmes de l'époque du Bouddha, à propos de leur parcours religieux et leur libération spirituelle.

 

Les Grands Disciples du Bouddha, Nyanaponika Thera, H. Hecker, Ed. Claire Lumière

2 tomes : dans le 2ème, biographies de grandes disciples


Dans ses enseignements, le Bouddha a souligné la valeur de "la précieuse renaissance humaine", dotée de 8 libertés et 10 attributs.
=>

Sur le plan spirituel, il est admis que les femmes comme les hommes peuvent progresser sur la voie et atteindre les plus hautes réalisations.
Sur le plan social, le Bouddha n'a pas dit que les femmes étaient inférieures, mais il a fait le constat (encore vrai de nos jours) qu'elles sont défavorisées par rapport aux hommes, et qu'elles rencontrent plus d'obstacles. 

 

Historique de la communauté religieuse féminine

 

Cf. : Dr. Hajime Nakamura (universitaire japonais) : « L'apparition d'un ordre de nonnes fut un développement étonnant dans l'histoire religieuse mondiale. Il n'existait, à la même époque, aucun ordre religieux pour femmes, ni en Europe, ni en Afrique du nord, ni en Asie occidentale ou orientale. Le bouddhisme fut la première religion à en produire un. »

 

Le Bouddha ne refusa jamais d'enseigner aux femmes, il ne les rejeta pas comme inférieures, mais les textes rapportent qu’il aurait manifesté de la réticence avant de les recevoir dans la communauté monastique. Il aurait expliqué que l'admission des femmes dans la communauté (sangha) "aurait des résultats néfastes, de même que la mauvaise herbe dans un bon champ". Cela entraînerait une dégénérescence plus rapide de la doctrine, dont la durée d'existence serait écourtée de cinq cents ans.

Néanmoins, suite à la détermination inébranlable de Mahaprajñaparamati, tante et mère adoptive de Siddhartha, et aux talents de médiateur d'Ananda, cousin et fidèle servant du Bhagavat, celui-ci accepta

Temples-refuges Japon

 Au Japon, ce sont trois nonnes (dont Zenshin-ni) qui ont établi la première communauté bouddhiste (sangha) en 590, ont ordonné le premier moine (Tokusai) et ont instauré le posadha : la confession bi-mensuelle des transgressions.

 

En 624, d'après le Nihonshoki, il y aurait eu au Japon 816 moines, 569 moniales et 416 monastères (545 en 692).

 

Jusqu'à la fin de Heian, il n'y avait pas d'inégalité entre les moines et les nonnes et de nombreuses femmes japonaises avaient un haut niveau d’instruction, puis la situation s'est considérablement dégradée avec la montée en puissance des guerriers (un peu comme en Europe au passage du Moyen Âge à la Renaissance).

=> Les deux temples-refuges
(kakekomidera ou enrikidera)

 

Tôkei-ji

A Kamakura, le temple du Tôkei-ji  (Zen Rinzai), fondé en 1285 par Kakuzan, veuve du shogun Hôjô Takimune, est l'un des deux temples-refuges du Japon d'avant l'ère Meiji.

C’était un temple indépendant qui jouissait de privilèges spéciaux par décret impérial et dont l'enceinte était interdite aux hommes.

Auparavant, les hommes japonais avaient le droit unilatéral de divorcer.
Kakusan-ni obtint pour son temple un statut très particulier 
: si une femme demeure trois ans au Tôkei-ji, au terme de cette période, le divorce est considéré comme effectif.
Il est dit qu'entre 1603 et 1868, environ 2000 femmes se seraient réfugiées au Tôkei-ji.

 

Mantoku-ji

L'autre grand temple refuge, le Mantoku-ji, affilié quant à lui à l'école Zen Soto, est situé à Serada dans la province de Kôzuke (Gunnma).

Son origine est moins claire que celle du Tôkei-ji. Il semblerait que ce temple aurait été fondé soit par un descendant du shogun Minamoto, soit par
Jônen-ni et Jô.on-ni, de la famille des Tokugawa. Ce qui est sûr, c'est qu'il eut des liens très étroits avec la famille Tokugawa, c'est à dire avec les dirigeants de l'époque, au travers de nombreuses abbesses.

Le Mantoku-ji est moins connu que le Tôkei-ji. À cause de sa situation géographique défavorable, il est plus difficile à atteindre, si bien que ses effectifs seront toujours réduits : quatre moniales y résidaient en 1809, sept en 1861 et cinq en 1870.

Le Mantoku-ji a été presque entièrement détruit en 1872 lors des mouvements anti-bouddhistes ; il n'en reste aujourd'hui que des ruines.

mardi 5 janvier 2021

Suite à une année terrible

À ceux qu’on foule aux pieds

Paroles de compassion énoncées par Victor Hugo, en 1872, dans L'année terrible de la Commune de Paris


XIII
Oh ! je suis avec vous ! j’ai cette sombre joie.
Ceux qu’on accable, ceux qu’on frappe et qu’on foudroie
M’attirent ; je me sens leur frère
 ; je défends
Terrassés ceux que j’ai combattus triomphants ;
Je veux, car ce qui fait la nuit sur tous m’éclaire,
Oublier leur injure, oublier leur colère,
Et de quels noms de haine ils m’appelaient entre eux.

Je n’ai plus d’ennemis quand ils sont malheureux.
Mais surtout c’est le peuple, attendant son salaire,
Le peuple, qui parfois devient impopulaire,
C’est lui, famille triste, hommes, femmes, enfants,
Droit, avenir, travaux, douleurs, que je défends ;
Je défends l’égaré, le faible, et cette foule
Qui, n’ayant jamais eu de point d’appui, s’écroule
Et tombe folle au fond des noirs événements ;
Étant les ignorants, ils sont les incléments ;
Hélas ! combien de temps faudra-t-il vous redire
À vous tous, que c’était à vous de les conduire, 

...

dimanche 3 janvier 2021

De l'art de dire les choses avec humour

Texte attribué à John Fire Lame Deer, un Indien Lakota né au début du XXe siècle.

Homme médecin, John Fire Lame Deer - Cerf boiteux - (1900 - 1976), considéré comme le « gardien de la spiritualité et des traditions de son peuple », a, au cours de sa vie, laissé un certain nombre d’écrits témoignant de la philosophie des Sioux. Il aurait notamment rédigé ce texte détaillant ce que l’œuvre civilisatrice des blancs a "apporté" au mode de vie indien.

Avant que nos frères blancs viennent nous civiliser, on n’avait aucune prison. Par conséquent, il n’y avait aucun délinquant.
Nous n’avions pas de clés ni de serrures, donc il n’y avait pas de voleurs.
Quand quelqu’un était trop pauvre pour s’offrir un cheval, une couverture ou une tente, il pouvait recevoir cela comme cadeau.
Nous n’étions tellement pas civilisés que nous n’accordions pas une telle importance à la propriété privée.
Nous voulions posséder des choses pour donner aux autres, s’entraider.
Nous n’avions pas d’argent, pour cette raison, la valeur d’un Homme ne pouvait être déterminée selon sa richesse.
Nous n’avions aucune loi (écrite), aucun avocat (ou procureur), aucun politicien, Par conséquent nous n’étions pas capable de tricher ou d’escroquer autrui.
Nous suivions vraiment une mauvaise voie avant que les hommes blancs viennent, et je ne saurais vraiment pas expliquer comment nous nous y prenions pour nous en sortir sans ces choses fondamentales (c’est ce que nos frères blancs nous ont dit) qui sont absolument nécessaires pour une société civilisée.

Le bouddhisme, une voie d’optimisme F

Emission Sagesses Bouddhistes France 2

Dimanche 17 mars 2019

Invitée : Marie-Stella Boussemart
Réalisation : Claude Darmon
Présentation : Sandrine Colombo

Aujourd’hui, l'émission Sagesses Bouddhistes se penche sur la dimension optimiste des enseignements du Bouddha, car contrairement à bien des idées reçues, son message clé réside dans le fait que tout être a le potentiel de progresser, de changer, de s’entraîner et d’accéder au bonheur qu’il recherche.


vendredi 1 janvier 2021

Meilleurs vœux

 ... pour une meilleure année !...

 

Avec Grégoire, qui exprime parfaitement mes souhaits