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jeudi 18 mars 2021

Khata

Une khata est une écharpe traditionnelle de cérémonie utilisée au Tibet et dans la sphère d'influence tibétaine : Mongolie, Bhoutan, Népal, diaspora.

 

L'usage d'offrir des khata a été institué au Tibet lors de l'introduction du bouddhisme depuis l'Inde, en lieu et place des guirlandes de fleurs.
Les Tibétains ont observé les Indiens faire de nombreuses offrandes de fleurs dans les temples et en toutes occasions  festives ou solennelles.
Mais voilà, le climat tibétain est rude et les fleurs sont rares. D'où l'invention de ces écharpes de cérémonie, en soie ou en coton.

 

Les khatas sont majoritairement en fils de soie très fins ou en fils de coton naturel. Elles comportent souvent les huit symboles de bon augure tissés dans sa trame.

La tradition consiste à offrir une khata à un hôte lors d’occasions diverses, publiques ou privées, comme un mariage, une fête, une naissance, des funérailles ou encore une remise de diplôme.

Recevoir une khata est une marque de bon présage, de pureté et de compassion. C’est un acte de courtoisie et/ou de bénédiction.

 

Les khatas se déclinent en diverses couleurs, avec une prédominance du blanc au Tibet, et du bleu en Mongolie

 

 


dimanche 10 janvier 2021

Vinaya - code monastique

 

La vie des moines et moniales bouddhistes est réglementée par le code monastique, appelé le vinaya. Si à l'époque du Bouddha il n'avait qu'un code, par la suite cela s'est diversifié et on mentionne jusqu'à 18 vinaya

 

De nos jours, il n'en subsiste que trois.
À noter, selon tous les vinayas, lors de l’entrée en religion, les moines et les nonnes prennent les mêmes 10 engagements fondamentaux.

Lors de l’ordination mineure, en tant que shramana (h.) ou shramanerika (f.), ils prennent 36 engagements supplémentaires.

Les différences portent donc

·      sur les nombres respectifs d’engagements pris par les bhikshu (h.) et les bhikshuni (f.) – pour lesquelles des règles supplémentaires concernent par exemple des pièces de vêtements féminins, des précautions à prendre pour voyager, etc. - ,

·      ou encore sur la durée de la prise de vœux : à vie ou temporaire ;

·      ou sur la possibilité ou non de reprendre les vœux dans cette même vie selon qu’ils auraient été rendus ou brisés, etc.


1 - le Theravada-vinaya, appliqué dans les pays de Sud-Est asiatique (Thaïlande, Cambodge, etc.)

Nombre de vœux de bhikkhu     : 227

Nombre de vœux de bhikkhuni : 231

 

N.B. : Les lignées d'ordination majeure et mineure féminines y ont été interrompues très tôt. Les « nonnes » Theravada prennent donc en fait des vœux de laïques consacrées (upasika).

 

2 - le Dharmagupta-vinaya, implanté en Chine, et de là, en Corée, au Vietnam ou encore au Japon

Nombre de vœux de bhikshu     : 250

Nombre de vœux de bhikshuni : 348

 

N.B. : Au Japon, dès le XIIème siècle, le vinaya n’a plus guère été suivi dans certains courants tels que le Zen (Cf. Dogen) ou la Terre pure, et il a été aboli au XIXème siècle, lors de la persécution anti-bouddhiste (shinbutsu bunri et décrets de Meiji vers 1872).


3 - le
Mulasarvastivada-vinaya, implanté au Tibet par le pandit indien Shantarakshita et qui s'est répandu dans des régions limitrophes, dont la Mongolie, le Bhoutan, etc.

Nombre de vœux de bhikshu     : 253

Nombre de vœux de bhikshuni : 364

 

N.B. : La lignée d’ordination mineure féminine existe toujours, mais la lignée d’ordination majeure n’a jamais été introduite au Tibet et a fortiori dans les pays alentours, faute de la venue de bhikshuni sur place.

mercredi 16 décembre 2020

Communauté bouddhiste

Joyau du Sangha : soit un arya, soit une communauté d’au moins 4 bhikshus.

Une communauté monastique bouddhiste est régie par le Vinaya.

À l'origine, c'est à dire du temps du Bouddha, il n'y avait qu'un seul Vinaya, puis dix- huit branches sont apparues, selon les textes anciens.

De nos jours, sur les dix-huit, il n'en reste que trois :

- Theravada Vinaya : pays de Sud-Est asiatique (Thaïlande, Cambodge, etc.) (NB Dans ces pays, les lignées d'ordination féminine ont disparu depuis très longtemps)

- Dharmaguptaka Vinaya : Chine, Corée, Vietnam (au Japon, il a été aboli au XIXème siècle, lors de la persécution anti-bouddhiste)

- Mūlasarvāstivāda Vinaya : Tibet et pays limitrophes, dont la Mongolie, le Bhoutan, etc.

jeudi 8 février 2018

JPO Inalco 10 février

Journée Porte Ouverte 2018 | Inalco

www.inalco.fr/evenement/journee-porte-ouverte-2018
Vous souhaitez étudier à l'Inalco? Avoir des informations sur notre offre de formations ? 
Venez nous rencontrer lors de la JPO du samedi 10 février 2018 de 10h00 à 16h30 ! 
Cette journée se déroulera dans nos locaux au 65 rue des Grands Moulins – 75013 Paris. Enseignants et personnels administratifs seront présents ...

jeudi 28 décembre 2017

RIP Geshe Thubten Dargyé



Geshe Thubten Dargyé, lama résident de l'Institut Samatabahdra de Rome depuis 2008 est décédé ce matin (28 décembre) des suites d'un Avc.
Né en 1949 au Bouthan, Geshe Thubten Dargyé est entré à 15 ans au monastère de Tawang, puis est allé étudier à Ganden Jangtsé et à Gyudmed. En 2005, lors d'une tournée d'un groupe de moines de Jangtsé qu'il dirigeait, il a séjourné dans plusieurs pays d'Europe, dont la France, et a donné de nombreuses conférences.

 

Je le connaissais depuis 1978, car à Mundgod, il logeait dans la chambre voisine de celle de Gen Tati, dont il était également élève, et je lui ai servi d'interprète en 2005 lors de la tournée en France.
Je suis de tout cœur avec les membres de l'Institut Samantabhadra qui se retrouvent brutalement "orphelins", et je joins mes prières aux leurs.


mardi 19 janvier 2016

Conférences sur le Tibet et le Bhoutan

Conférences à l'Inalco  
65 Rue des Grands Moulins, 75013 Paris



- jeudi 21 janvier à 17h-18h30 : Mélodie Bonnat "Projet de conservation- restauration des peintures murales du Tsuglakhang, temple bouddhiste de Kungri (Vallée des nuages, Spiti, Himachal Pradesh, Inde)" (voir pj)

- vendredi 29 janvier à 17h-20h : Giacomella Orofino (Université L'Orientale, Naples) "Eros and Thanatos in Tibetan Buddhist Esoterism" (voir pj), suivi de Karma Lhamo (Bureau de la Culture, Yulshul), "Les conteurs de l'épopée de Gesar de Ling, qui sont-ils aujourd'hui ?
Conférence à la SEECHAC (Musée Cernuschi) 
7 Avenue Velasquez, 75008 Paris 

- mardi 26 janvier à 18h s: F. Pommaret (CNRS) "Bhoutan, l'histoire vue au prisme de l'iconographie" (http://seechac.org/activites/bhoutan-lhistoire-vue-au-prisme-de-liconographie/)


jeudi 7 janvier 2016

Conférences sur les cultures himalayennes - janvier 2016


- 12 janvier 18h15 (AFAO, Guimet) : Françoise Pommaret (CNRS) "Archéologie au Bhoutan, un nouveau champ d'exploration" (http://www.afao-asso.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=57&Itemid=110)

- 13 janvier 18h15 (AFAO, Guimet) : Françoise Pommaret (CNRS) "Les enjeux de la conservation au Bhoutan" (http://www.afao-asso.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=57&Itemid=110)

- 14 janvier 17h (SFEMT) : Kunsang Lama "Métallurgie au Khams" et Per Kvaerne (Université d'Oslo) "Une version inédite de l'histoire du Tibet, le Grags-pa Gling-bsgrags"(http://www.sfemt.fr/conference-sfemt-jeudi-14-janvier-kunsang-namgyal-lama-et-per-kvaerne/)

- 21 janvier, 17h (INALCO) : Mélodie Bonnat "Projet de conservation - restauration des peintures murales du Tsuglakhang, temple bouddhiste de Kungri (Vallée des nuages, Spiti, Himalchal Pradesh, Inde)" (voir pj)

- 26 janvier 18h (SEECHAC, Musée Cernuschi) :  Françoise Pommaret (CNRS) "Bhoutan, l'histoire vue au prisme de l'archéologie" (http://seechac.org/activites/bhoutan-lhistoire-vue-au-prisme-de-liconographie/)

- 29 janvier 17h (INALCO) : Giacomella Orofino (Université L'Orientale, Naples) "Eros and Thanatos in Tibetan Buddhist Esoterism" (voir pj)

- 29 janvier 18h30 (INALCO) : Karma Lhamo (Global Nomads) "The Tradition of Bards in Tibet" (à confirmer)

vendredi 1 mai 2015

Himalaya Tribal - Expo à Vichy 2 mai - 1er novembre



Exposition temporaire 2015

Atteindre l’Himalaya, c’est prendre de la hauteur et regarder la complexité du monde. Car toutes les sociétés humaines sont multiculturelles et métissées.

Himalaya tribal présente des masques, des sculptures, des bijoux, des objets de chaman qui témoignent de ces croyances complexes. Cet art méconnu, découvert dans les années 60, est un art vivant.

Les objets racontent les mythes fondateurs, les danses et les fêtes saisonnières, les rites funéraires ou magiques. Des traditions et des savoirs d’une partie de notre humanité.

Avec la participation de la Galerie Le Toit du Monde, du Musée des Confluences de Lyon, de collectionneurs particuliers et de Antik Himalayart.

mercredi 1 avril 2015

Lama Gyurme et J.-P. Rykiel en concert le 14 avril à Paris


Mardi 14 avril 2015 à 19h30

Un concert exceptionnel de Lama Gyurme (chant) et Jean-Phlippe Rykiel (claviers) 
à l’occasion de la sortie nationale 
de leur troisième album « Chants For Peace ».

mercredi 11 mars 2015

Hommage aux bouddhistes de France et message d'espoir

La communauté bouddhiste de France, qui compterait environ un million de personnes, a la réputation d'être plutôt paisible et discrète.

D'où vient-elle ? Comment est-elle composée ?

Les bouddhistes de France se répartissent en deux groupes, d'importances numériques très inégales : les bouddhistes de naissance (d'origine asiatique) et les bouddhistes par choix (origine européenne ou autres).

Les premiers sont les plus nombreux, de très loin : 2/3 à 3/4 de la communauté.
C'est à eux que je souhaite rendre hommage.
D'une part, ils m'ont apporté le Dharma.
D'autre part, leur intégration à notre société française est remarquable, surtout quand on repense à leur histoire.
Ils sont des modèles d'adaptation.
Et ces temps troublés (des temps paisibles existe-t-il vraiment en ce bas monde ?), leur exemple pourrait être source d'espoir pour les opprimés actuels de Syrie, du Niger ou d'ailleurs.

Parmi les bouddhistes de France d'origine asiatique, beaucoup sont issus d'anciennes colonies, qui n'ont pas laissé que des bons souvenirs aux indigènes...

Beaucoup sont surtout des réfugiés ou des enfants de réfugiés, qui vivent avec la mémoire et les séquelles des atrocités commises par les khmers rouges, gardes rouges ou autres tortionnaires : massacres ; tortures ; famines ; destructions de monastères, de livres, de statues, etc.

A titre d'exemple, au Tibet, 90 % des monastères tibétains ont été rasés durant la Révolution culturelle. Entre 1950 et 1976, il y a eu environ 1,2 million de morts, soit un cinquième de la population. 
La sinistre Révolution culturelle a pris fin, mais pas l'occupation. La liste des victimes politiques s'allonge chaque année.

Au Cambodge, statues et monastères ont été détruits à l'explosif par les khmers rouges, qui ont massacré 1,7 million de leurs compatriotes, soit 21 % de la population. La dictature de Pol Pot a pris fin, mais les mines antipersonnelles continuent de faire de nombreuses victimes, directes et indirectes.

Kalmouks, Laotiens, Vietnamiens, sans oublier les Chinois et les autres, ont connu également bien des vicissitudes - pour parler par euphémisme.

Pays d'origine par ordre alphabétique
en gras, les pays d'où ont fui des réfugiés (à diverses dates)

Birmanie
Bhoutan
Cambodge
Chine (République populaire de)
Corée du nord
Corée du sud
Japon
Laos
Mongolie
Tibet
Sri Lanka
Taïwan
Thaïlande
URSS/Russie
Vietnam

samedi 28 juin 2014

Danses laïques et sacrées du Bhoutan

Samedi 19 juillet 2014, au Théâtre de Ménilmontant


mercredi 7 octobre 2009

De magnifiques thangka

Si vous êtes férus de thangka, il paraît qu'il y en a de magnifiques qui sont actuellement exposés au Musée Guimet, pour être précis du 7 octobre au 25 janvier.

Au pays du Dragon : arts sacrés du Bhoutan