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samedi 20 juin 2026

lundi 18 mai 2026

Vesak 2026

 

Selon le calendrier lunaire tibétain 

(N.B. dans d'autres pays d'Asie, les calculs sont différents) 

 

 

 En 2026, la 4ème lunaison, dénommée "Sagadawa" en tibétain, et Vesak en sanskrit et en pali, 

coïncide à la période qui va   

 

du 17 mai au 15 juin

 
avec pour point culminant

 

le 15ème jour de la 4ème lunaison,

soit le 31 mai 2026.


Le mois de Vesak est le mois le plus important du calendrier bouddhiste, car Vesak est le temps où la plupart des bouddhistes commémorent à la fois la naissance, l'Éveil et le parinirvana du Bouddha Shakyamouni.


La première moitié du mois de Vesak est considéré comme particulièrement bénéfique. Comme il est notoire que toutes les actions alors accomplies sont d'une extrême puissance, nombreuses sont les personnes qui multiplient les pratiques verteuses, comme de racheter et libérer des animaux sinon voués à une mort imminente (tshe thar), s'abstenir de viande, font des retraites, etc., etc.  

 

Vesak ONU

 

Quand l'ONU a décidé d'ajouter le Vesak au calendrier international des fêtes religieuses, une question épineuse s'est présentée, car chaque pays d'Asie établit son propre calendrier lunaire (parfois plusieurs) chaque année.

Pour simplifier, il a été décidé que le jour "officiel" du Vesak serait la pleine lune du mois de mai, c'est-à-dire le 1er mai en 2026.

 

 

 


mardi 24 février 2026

Mönlam "Grande Prière" - 2026

 Du 20 février au 3 mars 2026

À partir du 3ème jour du 1er mois lunaire, les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui se termine en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན, cette année le 3 mars.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 


Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines.  

Jusqu'aux heures noires de l'histoire récente (révolution culturelle notamment), la seule interruption avait duré une vingtaine d'années, au début du XVIème siècle, suite à des luttes de pouvoir - politique - entre des dirigeants karma-kagyu et gelugpa. 

Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa. 


Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

 

 


dimanche 23 février 2025

Mönlam 2025 - "Grande Prière"

 À partir du 3ème jour du 1er mois lunaire (2 mars), les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན, le 14 mars.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 

Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines.


Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa. 


Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

 

 
 

mardi 22 octobre 2024

Les devoirs des gouvernants

Le Bouddha avait des disciples dans toutes les couches de la société, y compris parmi les rois et ministres. 
Il leur dispensait donc des conseils adaptés.

À titre d'exemple, voici les dix devoirs d'un roi ou plus généralement d'un gouvernant, selon le Dasarajadhamma, texte des Jataka ( récits des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni ) :

1. La générosité, qui suppose d’utiliser les biens et richesses au profit de la population, et non pour lui-même.

2. Une éthique élevée 

3. L’abnégation, qui consiste à accorder la priorité à l’intérêt de la population, 

4. L'honnêteté et l'intégrité

5. L’amabilité et la douceur

6. Un train de vie simple, sans luxe ni ostentation

7. L'absence de haine et de rancune

8. La non-violence

9. La patience, dont la capacité à supporter les critiques et insultes

10. Le souci de l’harmonie, en respectant la volonté populaire.

 

Insistant sur l'importance de la stabilité économique, le Bouddha estime que la politique d'un État doit concourir à quatre objectifs :

1. La sécurité économique
2. La prospérité économique
3. L’absence de dettes
 
4. La moralité des mœurs et coutumes

mercredi 7 février 2024

Les jatakas, récits des vies antérieures du Bouddha Shakymouni

Sur la toile, cliquer ici.

Par la lecture :

La Liane magique, Les haut faits du Bodhisattva, par Kshemendra


Il existe en fait de nombreux ouvrages proposant diverses versions de divers Jatakas.

Ces récits décrivent la mise en œuvre des paramitas ("perfections") 

et illustrent la loi de causalité : les relations entre les karmas et leurs effets.


Émission Sagesses bouddhistes, avec Véronique Crombé sur le thème :

Les jatakas et leurs représentations dans l'art bouddhique


Exemple d'enseignements véhiculés par les Jatakas

Un exemple intéressant :  

Le Dasa-raja-dhamma, texte des Jataka (récits des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni),  énonce les dix devoirs d’un roi :

1. La générosité, qui suppose d’utiliser les biens et richesses au profit de la population, et non pour lui-même.
2. Une éthique élevée 
3. L’abnégation, qui consiste à accorder la priorité à l’intérêt de la population, 
4. L'honnêteté et l'intégrité
5. L’amabilité et la douceur
6. Un train de vie simple, sans luxe ni ostentation
7. L'absence de haine et de rancune
8. La non-violence
9. La patience, dont la capacité à supporter les critiques et insultes
10. Le souci de l’harmonie, en respectant la volonté populaire.

Insistant sur l'importance de la stabilité économique, le Bouddha estime que la politique d'un État doit concourir à quatre objectifs :
1. La sécurité économique
2. La prospérité économique
3. L’absence de dettes
4. La moralité des mœurs et coutumes

Mönlam 2024

 

 À partir du 3ème jour du 1er mois lunaire, les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན, cette année le 24 février.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 


Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines.


Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa. 


Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

vendredi 3 mars 2023

Mönlam 2023

 À partir du 3ème jour du 1er mois lunaire, les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན, le 7 mars.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 


Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines.


Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa. 


Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

 

samedi 5 mars 2022

Mönlam 2022

 À partir du 3ème jour du 1er mois lunaire, les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན, le 18 mars.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 


Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines.


Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa. 


Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

vendredi 25 juin 2021

Esprit critique de rigueur

Non, le bouddhisme n'est pas une voie facile ! Qui aime se laisser porter ou cherche à se faire prendre en charge a tout intérêt à aller frapper à une autre porte. Le Bouddha disait et redisait à son entourage : "Ô moines et érudits ! De même que l'orfèvre brûle, coupe et polit l'or, analysez bien (mon enseignement) et n'allez pas l'appliquer au seul prétexte que ce serait ma Parole." 

 À son accoutumée, le Bouddha avait montré l'exemple : le douzième jataka (récit d'une vie antérieure) met en scène le bodhisattva jeune Brahmane studieux au sein de ses compagnons d'étude. Mais le maître vieillit et les difficultés matérielles s'aggravent au point que la nourriture vient à manquer. A bout d'expédients, le précepteur délivre une instruction pour le moins inattendue. "Nous n'avons plus rien; allez à la maraude dans le voisinage. Le vol nous est permis, à nous brahmanes, qui sommes les légitimes propriétaires de la terre. Mais quand même, prenez-vous y avec discrétion. Il ne faudrait pas que vous soyez repérés - ma réputation en prendrait un coup ! Selon notre doctrine, à la condition de n'être vu de personne, le vol n'est pas une faute." Dociles, les jeunes gens s'égaillent alentours. Tous, sauf un, qui reste assis, tête baissée et pousse de longs soupirs. Et le professeur de songer : "Il n'obéit pas. Parce qu'il ne m'aime pas ou pour une autre raison ? Vérifions cela." Il interpelle le garçon : "Comment se fait-il que tu restes là ? Tous les autres sont partis voler, comme je vous ai enjoint de le faire. Tu n'aimes donc pas ton maître ? Tu n'as aucune pitié du vieillard que je suis pour me laisser sans nourriture ni vêture…" Le futur Bouddha se lève d'un bond et se prosterne avec déférence devant l'Aîné : "Maître, j'ai pour vous affection et respect, croyez-m'en? Si je n'ai pas bougé, c'est que votre ordre n'est pas applicable. Où donc dans nos textes sacrés serait-il écrit que voler sans être vu de quiconque ne constituerait point une faute ? Car c'est impossible : même si l'on n'est pas vu des humains, il y a les dieux ; il y a les démons. Ils ont la clairvoyance. Et surtout, il y a les arhats, qui ont rejeté l'ignorance et obtenu la libération de la souffrance : plus rien ne leur échappe. Tout vol est une faute. Plutôt que d'en commettre, mieux vaudrait aller en guenilles, un bol ébréché à la main, quémander sa pitance à son pire ennemi." Ravi, le maître se dresse à son tour et, prenant les mains de son élève dans les siennes, il le couvre de louanges. "Toi seul as fait preuve de sagesse. Tes compagnons sont des enfants, prêts à troquer leur pratique contre un profit minime. Qui possède les joyaux de l'endurance et de la sagesse, même dans le dénuement ne manque de rien. Fils, tu es paré de notre lignée dans toute sa pureté.." 

 Ainsi arrive-t-il qu'un maître mette ses disciples à l'épreuve. Pour en avoir quelques exemples, il suffit de relire les biographies des pratiquants du passé : Tilopa en fit voir de toutes les couleurs à Naropa, qui agit de même vis-à-vis de Marpa, lequel poursuivit la tradition à l'égard de Milarepa. Même ce dernier usa de cette méthode, en particulier avec ses deux principaux élèves – Réchungwa et Gampopa. Car le "baptême du feu" est réservé en priorité aux pratiquants avancés, qui allient foi et discernement à un point tel qu'ils ne se laissent plus décontenancer par les apparences ordinaires. Ceci dit, même largement en-deçà, il vaut mieux ne pas attendre du maître bouddhiste qu'il mette son élève sons cloche pour le protéger de tout désagrément. Au contraire, il aura à cœur de le mettre en face de ses responsabilités et de lui faire prendre conscience de la loi de causalité : si on plonge la main dans le feu, on ne peut qu'être brûlé. Pour bien le comprendre, rien ne vaut l'expérience pratique, à condition qu'elle soit encadrée.

jeudi 18 février 2021

Mönlam 2021

 Depuis le 3ème jour du 1er mois lunaire (14 février), les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན, le 27 février.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 


Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines.


Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa. 


Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

mercredi 24 juin 2020

Politique et éthique



 Quand je songe à la vie des grands fondateurs de religion, j'ai l'impression qu'ils ont pour dénominateur commun d'être des sages non conformistes. Parce qu'ils délivrent un message par définition inédit, ils sont souvent qualifiés de "révolutionnaires". N'osent-ils pas remettre en question les dogmes et l'ordre établi ? Ainsi, le Bouddha, lui-même issu de la caste des guerriers, ignore superbement le système des castes et l’origine sociale de ses fidèles. En conséquence, il organise la communauté monastique de manière surprenante, pour ne pas dire scandaleuse aux yeux de ses contemporains. Par exemple, il applique  le critère d'ancienneté, pas par âge civil mais par date d'ordination. Les  décisions sont prises de préférence à l’unanimité, sinon à la majorité. Et, à peine six ans après la fondation de la communauté, et à peu près en même temps que le jaïnisme, le Bouddha ouvre les portes aux moniales. Ce qui est une grande première mondiale, toutes religions confondues ! Le Bouddha a également de nombreux disciples laïques, dont des rois et des ministres auxquels il adresse tout naturellement des conseils adaptés à leurs fonctions.  Il enseigne notamment que la pensée prévaut sur l’acte, qui est a priori neutre, et que  c’est elle qui lui donne une connotation bonne ou mauvaise. Ce qui signifie qu’une même activité, y compris politique, peut être positive, négative ou neutre, en fonction de la motivation qui la sous-tend.

C’est ainsi que le  Dasa-raja-dhamma, l’un des textes majeurs des Jataka[1],  énonce les dix devoirs d’un roi - mais je suppose que cela pourrait concerner tout aussi bien un président :
1. La générosité, qui suppose d’utiliser les biens et richesses au profit de la population, et non pour lui-même
2. Une éthique élevée 
3. L’abnégation, qui consiste à accorder la priorité à l’intérêt de la population 
4. L'honnêteté et l'intégrité
5. L’amabilité et la douceur
6. Un train de vie simple, sans luxe ni ostentation
7. L'absence de haine et de rancune
8. La non-violence
9. La patience, dont la capacité à supporter les critiques et insultes
10. Le souci de l’harmonie, en respectant la volonté populaire.

Un autre point important souligné par le Bouddha est la stabilité économique. Pour l’atteindre,  le Bouddha estime que la politique d'un état doit concourir à quatre objectifs :
1. La sécurité économique
2. La prospérité économique
3. L’absence de dettes
4. La moralité des mœurs et coutumes

Par ailleurs, le Bouddha lie la criminalité à la pauvreté, et conseille d’améliorer le sort de la population plutôt que de la réprimer. Dans un soutra intitulé Digha-Nikaya, il explique : … Du fait de l'absence de fourniture de biens pour les défavorisés, la pauvreté s'accroît ; l'accroissement de la pauvreté entraîne vol, violence, meurtre, mensonge, mauvaise conduite sexuelle, fausse opinion sur la vie, manque de respect à l'égard des autorités.
Dans Le Soutra de l’empereur universel, il décrit en détail comment le comportement inadéquat d'un roi conduit à une désintégration progressive de la société. Inlassablement, il préconise la voie du milieu, évitant les extrêmes de laxisme et de rigorisme.

Bien que remontant à plus de 2500 ans, les recommandations du Bouddha restent toujours d'actualité. Dans le même esprit mais au IIème siècle, dans un texte intitulé la Guirlande des avis au roi, le pandit Nagarjouna  propose également toute une série de conseils basés sur le bon sens et bien sûr la compassion. Miser sur l’instruction, en valorisant les enseignants et en leur fournissant les moyens matériels nécessaires. Mettre en place une justice qui vise à protéger la société, avec un système de peines modérées[2], excluant la peine de mort, la torture et la prison à perpétuité, car acculer quelqu’un au désespoir le rend potentiellement dangereux. Fournir aux prisonniers des conditions de vie décente, avec une nourriture correcte et l’accès aux soins. Prendre soin des voyageurs en aménageant de grands carrefours, des aires de repos où ils trouveraient à manger et à boire, et pourraient se faire masser. Réduire (Par ailleurs) les taxes au minimum.

Eh oui ! En ce début du XXIème siècle, que ce soit sur les plans philosophique, politique, économique ou social, les Enseignements du Bouddha ou de Nagarjouna conservent toute leur force et leur dimension avant-gardiste.
Puissent-ils un jour prochain se réaliser concrètement !




[1] Les Jataka sont des récits des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni.
[2] De même que les fils indignes sont châtiés
Avec l’intention de les amender,
De même châtie avec compassion,
Sans aversion ni désir de richesses.

samedi 29 février 2020

Jataka - histoire de la chèvre et du sacrificateur

Extrait de "Little Buddha", film de Bernardo Bertolucci, 1993. 
Extrait tiré du conte des Jataka intitulé "Matakabhatta-jataka", relatant les vies antérieures du Bouddha. 

Les Jatakas - le grand cerf d'or

Emission Sagesses bouddhistes de décembre 2017

Les Jatakas : des histoires qui retracent dans une grande originalité les vies passées du Bouddha. Enrichis d’images de l’Inde ancienne à la végétation luxuriante, mêlant sur une note presque féérique, animaux et pierres magiques, ces récits des vies antérieures de Bouddha sont également source d’enseignements sur l’Eveil, la réincarnation et le karma. Certaines sont pour les enfants et d’autres pour les adultes.

Mönlam 2020

Depuis le 3ème jour du 1er mois lunaire, les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན, cette année le 9 mars.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 


Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines. Jusqu'à l'invasion du Tibet, la seule interruption avait duré vingt ans, au début du  XVIème siècle, par décret pris par les dirigeants Tsangpa karma-kagyu.


Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa.
Par ailleurs, Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

dimanche 23 décembre 2018

Des dirigeants


Le Dasa-raja-dhamma, texte des Jataka (récits des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni),  énonce les dix devoirs d’un roi :
1. La générosité, qui suppose d’utiliser les biens et richesses au profit de la population, et non pour lui-même.
2. Une éthique élevée 
3. L’abnégation, qui consiste à accorder la priorité à l’intérêt de la population, 
4. L'honnêteté et l'intégrité
5. L’amabilité et la douceur
6. Un train de vie simple, sans luxe ni ostentation
7. L'absence de haine et de rancune
8. La non-violence
9. La patience, dont la capacité à supporter les critiques et insultes
10. Le souci de l’harmonie, en respectant la volonté populaire.

Insistant sur l'importance de la stabilité économique, le Bouddha estime que la politique d'un Etat doit concourir à quatre objectifs :
1. La sécurité économique
2. La prospérité économique
3. L’absence de dettes
4. La moralité des moeurs et coutumes