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mercredi 7 mai 2025

Khen-Rinpoche Jigmey Gyatso Paris 31 mai


 

Communiqué 

Kyabje Khen-Rinpoche, Son Éminence Jigmey Gyatso, abbé du monastère de Drepung Gomang en Inde du sud, a accepté de prodiguer un enseignement sur les trois principes du chemin vers l’Éveil complet.
 
Samedi 31 mai à la Grande Pagode du bois de Vincennes. 
 
Horaires : 10h30 à 12h30 - 14h30 à 16h30 
 
Entrée libre sans inscription 

Accès en métro : ligne 8
Station: Porte Dorée


lundi 21 décembre 2020

Les études dans un monastère philosophique 1

Le socle commun avec les autres monastères est composé par l'apprentissage de la lecture et désormais de l'écriture (dans le Tibet d'autrefois, il était fréquent de savoir lire, mais pas écrire, le papier étant très rare), puis de la mémorisation des prières et rituels quotidiens.
Le programme de philosophie couvre 5 domaines, connus sous la dénomination trompeuse de les cinq Grands Traités :
– La logique, parfois appelée en français « la connaissance valide » - pramana. Texte racine : Pramanavarttika de Dharmakirti ; etc.. ;
– La perfection de la sagesse – paramita
. Texte racine : Abhisamayalamkara transmis par Maitreya et Asanga et ses commentaires ;
– La voie du milieu – madhyamika
. Texte racine : Madhyamakavatara de Candrakirti, etc. ;
– La phénoménologie – abhidharma
. Texte racine : Abhidharmakoska » Vasoubandhu, etc. ;
– La règle monastique – vinaya
. Texte racine : Vinayasoutra Gunaprabha, etc. 
Bien que tous les collèges philosophiques étudient pareillement les cinq Grands Traités, ils ne les répartissent pas exactement de la même manière et peuvent avoir un sujet de prédilection. Ainsi, Ganden Jangtsé brille-t-il particulièrement dans le domaine du madhyamika, tandis que Gomang est réputé pour son étude des paramita, etc.

      Ganden Jangtsé comporte treize classes : 
trois pour la logique élémentaire, bsdus grva (sur une durée de trois ans) ; 
six pour les paramita (six ans) ; 
deux pour le madhyamika (un an dans la première classe ; 
de trois à dix ans dans la seconde) ; 
une pour l’Abhidharma (au moins trois ans) ; 
une classe pour le Vinaya (environ 5 ans).

      Il est dit que le parcours le plus rapide pour un moine qui n’est pas un tülku (lequel bénéficie en général de privilèges - mais guère à Dagpo Datsang) est de dix-sept ans, mais il est extrêmement rare d’aller aussi vite du fait des quotas annuels instaurés : une fois dans l’ultime classe, il faut attendre son tour, et si les promotions précédentes étaient nombreuses, l’attente peut être très longue, mais c’est considéré comme bénéfique pour bien assimiler.

      Par comparaison, à Séra Jé, il y a trois classes de logique élémentaire (trois ans), cinq de paramita (cinq ans) ; deux de madhyamika (deux ans chaque, soit quatre ans) ; deux d’Abhidharma (quatre ans) ; une de Vinaya (durée variable). 
À Séra Med, une classe de logique, six de paramita, deux de madhyamika, deux de vinaya et deux d’Abhidharma.

     
À Gomang, il y a cinq classes de logique élémentaire, quatre de paramita, deux de madhyamika, deux de vinaya et deux d’Abhidharma.

      Les moines qui accomplissent le cursus complet se voient décerner un titre : Géshé au Tibet central ; Kachèn à Tashi Lhunpo ; Rabchampa à Dagpo Datsang. 
    La tradition date de bien avant Djé Rimpotché. Elle remonte au 12ème siècle et a été instaurée par le sixième abbé de Sangpu, Chapa Chökyi Sanggé (1109-1161). Fin du 14ème siècle, trois titres étaient décernés à ceux qui accomplissaient un véritable circuit dialectique, soutenant des débats dans les monastères réputés de l’époque, d’obédience sakyapa ou kadampa. S’ils n’avaient discuté que des paramitas, ils devenaient Rabchampa ; s’ils avaient abordé quatre domaines hormis pramana, ils étaient appelés "Ka zhipa", et s’ils avaient débattu des cinq au complet, "Ka chupa". L’expression de Ka chupa date apparemment de l’époque de Gyèltsap Djé. 

      Les géshé du Tibet central comportent en fait toutes sortes de niveaux, dont les plus connus sont les suivants : géshé lharampa ; géshé tsok-rampa ; géshé lingsé ; géshé rik-rampa et géshé dorampa, par ordre décroissant.
      « Lharampa » est la contraction de « Lhadèn rabchampa », « docteur de Lhasa ». La tradition remonte au 1er Panchen lama, Losang Chökyi Gyèltsèn (1570-1662), réincarnation du fameux Énsapa Losang Döndrup et tuteur du 5ème Dalaï-lama qu’il reconnut en 1622. Lors d’une période de conflit entre le Tsang et le Tibet central, de 1613 à 1618, le
1er Panchen lama remplaça le Ganden Tripa et dirigea donc la Grande Prière. A cette occasion, en vue d’inciter à l’étude des cinq domaines, il fit soutenir des débats par les candidats les plus brillants des grands monastères.

      Jusqu’en 1959, pour présenter les ultimes examens au Jokhang au milieu des milliers et milliers de moines rassemblés, seize candidats étaient chaque année sélectionnés par les abbés des sept collèges philosophiques : les deux de Ganden, les deux de Séra, les trois de Drépung ainsi que Ratö, à raison d’un candidat pour Ratö, deux pour chacun des autres, le dernier par l’un des six collèges des trois piliers, à tout de rôle. Prévenus au moins un an à l’avance, ils étaient astreints à une préparation intense avec obligation de présence et de participation active à tous les débats internes et externes douze mois durant. L’enjeu n’était plus le titre de géshé lharampa, d’ores et déjà acquis, mais le rang décerné, de premier à septième, qui n’était pas un classement des candidats de l’année entre eux, mais avait une portée plus générale, tant et si bien qu’il pouvait y avoir plusieurs ex æquo ou au contraire des rangs non pourvus : aucune premier mais trois deuxième, ou le contraire, etc.

 

vendredi 9 octobre 2020

The Buxa Lama documentaire

 This documentary is about those 1500 Tibetan Monks from Drepung Monastery who escaped from Tibet from the Chinese occupation and their initial struggle to reestablish the monastic institutes and learning centers during the early days of exile at a place called Buxa Fort, on the grounds of the jungle-bound former prison camp located in West Bengal near Bhutan.

 

Un grand merci à M. N. pour le lien !

 


Documentaire sur l'implantation des moines tibétains érudits à Buxa, dans le Bengale occidental, sur le site d'une ancienne prison britannique de haute sécurité, dans une région au climat très malsain.

Ce fut une hécatombe. De nombreux réfugiés attrapèrent la tuberculose et beaucoup en moururent...

Certains moines lettrés furent ensuite redirigés vers Kalimpong, au climat beaucoup plus adapté aux Tibétains. 

En 1970, lors de l'installation de plusieurs camps de réfugiés tibétains dans le Kanartaka,  à Mundgod, dans l'état du Karnataka, outre les villages de laïcs, se constituèrent plusieurs villages monastiques. Les moines comme les laïcs travaillèrent dur au défrichement et à la mise en culture des parcelles de terre allouées.
Les parcelles des moines étaient plus petites, du fait de leur célibat - mais cela posa rapidement des problèmes, car à l'époque, les monastères jouèrent le rôle d'orphelinat.


À Mundgog :
Lama Camp n° 1 : monastère de Ganden + un monastère nyingma

Lama Camp n° 2 : monastère de Drepung + un monastère sakya

+ À date plus récente, le monastère de Ratö s'est établi non loin de celui de Drepung.) 

 

À Bylakuppe, plus au Sud :

Monastère de Sera + un monastère kagyu.

+ À date plus récente, le monastère de Tashilhunpo.

+ à Hunsur (non loin de Mysore), le monastère de Gyudmed.


samedi 7 septembre 2019

Amour et compassion

Vidéo INA

Voix bouddhistes
Catherine Barry reçoit Guéshé Yonten Gyatso, lama tibétain, pour définir et évoquer les notions d'amour et de compassion dans le bouddhisme.
Traduction Marie-Stella Boussemart

mardi 12 février 2019

Mönlam chén-mo 19 février 2019

Depuis le 3ème jour du 1er mois lunaire, les gélugpa mais pas seulement eux célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière".
Le jour culminant est la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན་, le jour de la pleine lune - cette année,  le 19 février.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux (et aussi dialectiques), qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur.

Depuis que Jé Tsongkhapa institua le Mönlam à Lhasa, en 1409, c'est sans doute l'une des plus grandes fêtes tibétaines. Jusqu'aux heures noires de l'histoire récente (révolution culturelle notamment), la seule interruption avait duré une vingtaine d'années, au début du XVIème siècle, suite à des luttes de pouvoir - politique - entre des dirigeants karma-kagyu et gélugpa.

Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa, le chef suprême de l'école gélugpa, que se déroulaient les examens finaux des géshé lharampa - "géshé de Lhasa" - sélectionnés parmi les plus brillants étudiants des "trois piliers" : Drépung, Séra et Ganden.

mercredi 28 novembre 2018

Kyabje Ling Rinpoche & Kyabje Trijang Rinpoche - biographies en anglais

The Life of My Teacher: A Biography of Kyabjé Ling Rinpoché
Wisdom Publications (11 juillet 2017)

"Au Tibet, la tradition voulait que les disciples écrivent des biographies de leurs maîtres. Ici le disciple est le Dalaï-lama et le maître est Ling Rinpoché, l'un des fleurons du bouddhisme tibétain au vingtième siècle. C'est un portrait fascinant qui retrace l'éducation et la carrière d'un tulku légendaire ainsi que les événements historiques dont il fut le témoin." (Donald S. Lopez, Jr., Arthur E. Link, Professeur émérite d'études bouddhistes et tibétaines à l'Université du Michigan).
"La vie de mon Maître est un récit touchant, respectueux et méticuleux qui nous permet de mieux comprendre les domaines d'intérêt, les priorités et le caractère de Sa Sainteté, bien mieux que n'importe quel autre texte écrit par lui-même ou par d'autres." (Alexander Norman,  éditeur de Freedom from Exile: The Autobiography of the Dalai Lama).
"Bien qu'elle soit rédigée dans le style traditionnel d'une biographie spirituelle tibétaine (rnam thar), cette biographie particulière de Kyabjé Ling Rinpoché, grand tuteur senior de Sa Sainteté le Dalaï-lama, est unique à bien des égards. Tout d'abord l'auteur et son sujet sont tous deux des êtres extraordinaires. Ensuite c'est l'unique biographie de ce genre écrite par le Dalaï-lama lui-même; elle se concentre sur celui que Sa Sainteté décrit comme "celui qui a exercé la plus grande influence sur ma vie", et comme son véritable "point d'ancrage" tout au long des événements tumultueux dont le Dalaï-lama et son peuple ont fait l'expérience lorsqu'ils furent contraints à l'exil dans notre monde moderne. Ensuite ce récit détaille les nombreuses activités spirituelles exercées sans relâche par ce précieux tuteur, Ling Rinpoché. Enfin cet ouvrage nous présente un portrait touchant des interactions en coulisse entre un maître respecté et son élève très spécial, alors que ce dernier progressait pour devenir un leader religieux courageux sur la scène internationale. Ce récit rare et souvent empreint de tendresse est un véritable cadeau qui nous est offert. Réjouissons-nous de sa publication."  (Jan Willis, auteur de Enlightened Beings et Dreaming Me).



The Magical Play of Illusion: The Autobiography of Trijang Rinpoche
Wisdom Publications (2 octobre 2018)

"Kyabjé Trijang Rinpoché (1901–1981) fut non seulement l'un des tuteurs de Sa Sainteté le quatorzième Dalaï-lama, il fut également le maître racine d'un grand nombre de lamas qui ont introduit le bouddhisme en occident dans les années soixante. Cette autobiographie documente ses études poussées ainsi que ses efforts incessants pour diffuser les enseignements dont il s'était rendu maître; elle sera une précieuse source d'inspiration pour tous ceux qui ont bénéficié de cette transmission éclairée, directement ou indirectement. Ce récit est également vivement recommandé car il retrace la toile de fond de cette période de bouleversements dans l'histoire du vingtième siècle." (Jonathan Landaw, éditeur de Introduction to Tantra).

“Kyabjé Trijang Rinpoché, l'un des rares maîtres à maîtriser l'ensemble des enseignements du bouddhisme tibétain, fut l'un des lamas les plus influents du vingtième siècle. Cette biographie magnifiquement écrite et traduite avec élégance nous révèle la vaste étendue de ses activités spirituelles ainsi que leur contexte historique." (Alexander Berzin, fondateur et auteur, Berzin Archives, studybuddhism.com)

Kyabjé Trijang Rinpoché, tuteur junior du Dalaï-lama, fut unanimement reconnu comme l'un des plus grands maîtres du bouddhisme tantrique, réfugié en Inde après l'invasion du Tibet par la Chine communiste dans les années cinquante. Il fut également étonnamment humble et terre-à-terre. Son récit est bien plus qu'une simple autobiographie car il nous dévoile la beauté et les merveilles du Tibet disparu. Cette histoire fourmille de pics émotionnels aussi hauts que l'Himalaya et de moments de profonde détresse après la perte de la mère patrie et lors des destructions qui ont suivi. C'est une lecture indispensable conseillée à tous ceux qui s'intéressent à la culture tibétaine, à son histoire et à sa vie spirituelle. (Glenn Mullin, auteur de The Fourteen Dalai Lamas: A Sacred Legacy of Reincarnation).

mardi 13 novembre 2018

Mandala et pratique du Dharma

Enseignement du Vénérable Othok Rimpoché

Mardi 13 Novembre à 19h15
Institut Kadam Tcheuling
30-34 Rue la Mothe, 33800 Bordeaux

Enseignement diffusé en direct 
sur la page Facebook 
de l'Institut Kadama Tcheuling Bordeaux

Le vénérable Othok Rimpoché Tenzin Damchö est né au Tibet, en juillet 1975, aux alentours de Lithang, dans une région du nom de Othok.
En 1982, Il a quitté le Tibet pour Drepung Gomang en Inde afin d’y faire ses étude monastique. L’année suivante, le Dalaï Lama le reconnaît comme la réincarnation d’un dignitaire. En 2007, alors âgé de 32 ans, il obtint le titre de Gueshé Lharampa (le plus haut grade de docteur en philosophie). Il a par la suite, selon la tradition, intégré le collège de Gyudmed pour parfaire sa formation en tantras.
Il a effectué de nombreux voyages les pays occidentaux comme représentant de son monastère (Drepung Gomang) : en Russie, aux Etats-Unis, en France où il a séjourné 2 ans au mont Salève et en Italie.
Il possède une fondation en Mongolie. Le monastère qui porte son nom comporte actuellement environ 500 moines, selon la tradition ils étudient la philosophie bouddhiste.

lundi 12 novembre 2018

Table ronde Tibet, patrimoine vivant en péril


Cour Mably · Bordeaux

19h : table ronde : « Tibet, patrimoine vivant en péril », animée par Christophe Lucet, grand reporter et éditorialiste à Sud-Ouest
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Intervenants :
Mr Anziani, maire de Mérignac et membre de la commission sénatoriale France Tibet
Marie-Stella Boussemart, ancienne présidente de l’Union Bouddhiste de France
Othok Rinpoché, Lama tibétain réfugié en Inde, docteur en philosophie bouddhiste


mardi 30 octobre 2018

Gomang Tour à Paris et Veneux cette semaine


Les moines du DREPOUNG GOMANG MONASTERY TOUR 2018 commenceront les activités prévues :
- mardi matin à Paris, Forum 104, 104 rue de Vaugirard jusque jeudi soir (jour férié !),
- vendredi 14h à Veneux au temple de Yiga Tcheudzine jusque dimanche fin d’après-midi.
Voici le programme détaillé de ces 2 évènements :
à PARIS :  Forum 104 salle Glycines
- de mardi à jeudi, 10h-12h puis 13h30-~18h réalisation d’un mandala de sables de la paix universelle, vente d’artisanat et exposition sur les mandalas.
- mardi soir de 19h à 20h, Othok Rimpotché donnera une conférence sur « Bouddhisme et vie quotidienne ». 
- jeudi soir de 19h à 20h30, représentation d’Art Sacré (participation demandée de 10 € par pers., gratuit pour les moins de 12 ans).
- mardi soir et jeudi soir : vente de momos tibétains (17h-21h) dans la verrière.
 
à VENEUX :
- de vendredi 14h à dimanche 14h30 réalisation d’un mandala de sables de la paix universelle, vente d’artisanat et exposition sur les mandalas, à YTD.
- samedi soir de 18h30 à 20h, représentation d’Art Sacré - grande salle des Fête de Moret (participation demandée de 7 € par pers., gratuit pour les moins de 12 ans). 
- dimanche de 14h30 à 15h45, Othok Rimpotché donnera une conférence sur les mandalas, suivie de la dissolution du mandala puis de 16h à 17h d’une procession depuis YTD jusqu’au Loing pour y déverser les sables