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vendredi 14 février 2025

Départ du 101e Ganden Tripa

 S.S. Trizur Rinpoché Lungri Namgyel, disciple proche de Kyabjé Trijang Dorjéchang, est décédé en France le 14 février 2025. Il était dans sa 99e année.

Originaire du Kham, il a d'abord étudié dans sa région. À son arrivée dans le Centre du Tibet, il est entré au monastère philosophique de Ganden, fondé par Je Tsongkhapa en 1409, et s'y est affilié au collège de Shartsé. 

Après l'exil en Inde en 1959, il est devenu geshe lharampa en 1971, puis a joint le collège tantrique de Gyutö dont il est devenu abbé en 1983. C'est en 2003 qu'il est devenu le 101e Ganden Tripa, chef de l'école gelugpa.

 S.S. Trizur Rinpoché Lungri Namgyel parlait très bien français, ce qui lui avait permis d'acquérir la nationalité française. Invité en France en 1978, il a fondé l’association bouddhiste Thar Deu Ling dès 1979. Après l'avoir dirigé plusieurs années, en 2002, il l'a confié à son disciple Geshe Losang Yeshe pour assumer les hautes fonctions auxquelles il était appelé en Inde, puis pour enseigner dans de nombreux pays d'Asie, mais il revenait régulièrement, puis définitivement dans son pays d'adoption, où il a rendu son dernier souffle au terme d'une longue vie consacrée à l'étude, la pratique et l'enseignement.



 

 

lundi 16 mai 2022

La Libération dans la paume de la main Fascicule 3

 Vient de paraître

La Libération dans la paume de la main, par Kyabjé Pabongka Rinpoche (1878-1941) Traduction de Marie-Stella Boussemart, Détchène Eusel Ling Publications

Fascicule 3  La façon de suivre le Maître

En 1921, Kyabjé Pabongka Rinpoche donna pendant vingt-quatre jours des explications sur les Degrés de la Voie menant à l’Eveil (Lamrim) dans un ermitage de la région de Lhasa.
À sa demande, son disciple Kyabjé Trijang Rinpoche (1901-1981), qui devint l’un des Tuteurs de Sa Sainteté le XIVe Dalaï Lama, prit des notes minutieuses de ces enseignements.

L'ouvrage de 89 pages (format A5) est disponible au prix de 12 euros. 

Pour plus d’informations ou commander un exemplaire, contacter dechen.publication@gmail.com 

 


 

mardi 2 novembre 2021

La Libération dans la paume de la main Fascicule 2

Vient de paraître

La Libération dans la paume de la main, par Kyabjé Pabongka Rinpoche (1878-1941) Traduction de Françoise Wang Toutain, Détchène Eusel Ling Publications

Fascicule 2

En 1921, Kyabjé Pabongka Rinpoche donna pendant vingt-quatre jours des explications sur les Degrés de la Voie menant à l’Eveil (Lamrim) dans un ermitage de la région de Lhasa.
À sa demande, son disciple Kyabjé Trijang Rinpoche (1901-1981), qui devint l’un des Tuteurs de Sa Sainteté le XIVe Dalaï Lama, prit des notes minutieuses de ces enseignements.

L'ouvrage de 184 pages (format A5) est disponible au prix de 15 euros. 

Pour plus d’informations ou commander un exemplaire, contacter dechen.publication@gmail.com 

 


 


dimanche 17 octobre 2021

Gomang Khensour Rinpoche Ngawang Nyima


Par rapport aux amis qui nous rejoignent maintenant à l'Institut, les "vieux" comme moi ont eu la chance de rencontrer plusieurs Maîtres de Rinpoche. En ce qui me concerne, c'est en Suisse que j'ai eu l'honneur de faire la connaissance de "Genlags" : Geshe Ngawang Nyima-lags, devenu plus tard Gomang Khensur Rinpoche (abbé, puis abbé retiré du collège de Drepung Gomang). Comme chaque été, nous étions tout un groupe des Langues'O à avoir suivi Rinpoche à Rikon (non loin de Winterthur), pour la célébration de l'anniversaire de Sa Sainteté le Dalaï Lama, le 6 juillet – par souci d'exactitude, je précise que ce n'est pas la vraie date de naissance de Sa Sainteté, mais cela n'a au fond aucune importance.

C'était en 1974. J'étais venue passer trois ou quatre semaines dans ce petit village" tibétanisé" de Suisse "allemande". Grâce à Geshelags, je logeais dans le grenier d'une sympathique famille très accueillante et très traditionnelle, qui pratiquait sereinement la polyandrie à la mode tibétaine – la dame avait épousé des frères et si les enfants appelaient "Papa" l'aîné des frères, cela ne correspondaient pas forcément à la réalité biologique. La question n'est pas là. Pour en revenir à notre sujet, c'est François et Marie-Thérèse qui m'ont parlé du "Maître mongol de Rinpoche", comme nous disions, et d'ailleurs disons encore. Et ils m'ont proposé d'aller le rencontrer chez lui, à Zelle, une fois les festivités achevées. Pour être franche, je n'ai pas de souvenir très net de cette première rencontre, car j'étais beaucoup trop intimidée. Tout ce dont je suis sûre est que nous avons été très bien reçus, avec force thé et petits gâteaux, par un très vieux moine tout ridé et très souriant. On m'a raconté par la suite que ce Maître sévère n'avait pas toujours été d'un abord aussi facile…

 Né en 1906 en Bouriatie, du côté du lac Baïkal, Genlags ("Professeur") avait tout de suite stupéfié son monde en naissant tout enveloppé dans la poche placentaire demeurée intacte. C'est considéré comme très bon présage chez les bouddhistes (pas seulement d'après ma propre mère), et à en croire les biographies de maîtres du passé, c'est un phénomène relativement fréquent chez les lamas de haut rang. Tout enfant, le futur abbé de Gomang entre au monastère où il entame avec ardeur ses études religieuses. Las ! La révolution bolchevique frappe la Bouriatie, et les persécutions se multiplient. Il en est témoin mais aussi victime. C'est donc instruit par l'expérience que dès le début de l’occupation du Tibet par les communistes chinois, il alertera ses disciples, à commencer par Rinpoché, et les pressera de fuir avant qu’il ne soit trop tard. Les bolcheviques contraignent les moines à quitter leurs établissements et à suivre les cours de l’école communiste. Mais le père de Genlags lui enjoint de partir : tant qu’à risquer sa vie, autant que ce soit pour une cause utile. Et voilà le jeune homme de seize ans sur des routes ô combien périlleuses. Il est même emprisonné à Oulan bator et affronte maints dangers. 

Un an plus tard, il arrive enfin au Tibet. Sans hésiter, il gagne directement le collège de Gomang Datsang à Drepung qui accueille traditionnellement beaucoup de Mongols. C’est le début d’une carrière brillante. L’abbé du collège remarque vite ses capacités hors du commun et lui propose la fonction de « récitant » - karam kyorpön -, qui inclut les obligations de chef de classe et mène aux examens de geshe lharampa, en quelque sorte docteur d’état en philosophie bouddhiste. Genlags accepte, mais l’un de ses Maîtres, Kangsar Dorjechang, lui conseille expressément de n’en rien faire. Sans doute a-t-il perçu que cela entraînerait des obstacles pour son pupille. Celui-ci ne manque pas de suivre les recommandations de son Maître et ne passera en conséquence qu’un diplôme plus ordinaire de geshe. Quand le frère aîné de Sa Sainteté le 14ème Dalaï-lama, Tagtse Rinpoche (réincarnation d'un grand méditant de Tagtse), arrive de Kumbum – lieu de naissance de Je Tsongkhapa – pour étudier à Gomang, c’est néanmoins Genlags qui est choisi comme tuteur. Il devient ainsi un proche de la famille de Sa Sainteté, et en particulier noue des liens privilégiés avec "Amalags", mère attentive qui dirige sa maison avec douceur et fermeté. Et en 1957, Genlags devient aussi tuteur de Ngari Rinpoche (réincarnation de Dulzin Takpa Gyaltsen), le frère cadet du groupe. En parallèle, il continue à enseigner la philosophie aux nombreux autres élèves que sa réputation lui attire. Pourtant il est sévère, très sévère, et terriblement exigeant. Et il faut aux Tibétains quelques jours pour s’habituer à son accent, qui devient plus prononcé quand il s’emporte – ce qui arrive moins souvent au fil des années, mais quand même.

Rinpoche nous a souvent décrit les premiers cours, quand il ne comprenait strictement rien des explications de ce Maître à l’accent rocailleux, ce Maître qui jamais ne souriait ni ne plaisantait. Rinpoche raconte qu’il l’a vu pour la première fois détendu et affable … en 1967 ou 1968, après son arrivée en Hollande ! Car en fait Genlags cache sous un aspect bourru un cœur d’or et un sens de l’humour percutant comme sa vive intelligence alliée à une mémoire infaillible. Mais en 1958, l’heure n’est pas à la plaisanterie. Le territoire tibétain est désormais totalement envahi par les troupes communistes chinoises. Genlags connaît trop bien et de trop près la situation pour s’y résigner et après avoir averti ses élèves des probables exactions à venir, il décide de fuir à nouveau et gagne l’Inde. Il connaît bien la route qu’il a déjà parcourue plusieurs fois. Comme il ne supportait guère les glacials hivers tibétains, il a effectué les pèlerinages conseillés jadis par le Bouddha lui-même. En 1960, l’université de Varanasi lui offre un poste aux côtés du tibétologue Herbert Guenther. Il y enseigne jusqu’en 1967, année lors de laquelle il est invité à l’université de Leyden, aux Pays-Bas, par le professeur Ruegg. Tout en participant aux travaux de recherche, il compose plusieurs commentaires.  

Ses œuvres complètes, en cinq gros volumes, portent essentiellement sur des sujets philosophiques. N’allez pas y chercher des éclaircissements pour simplifier votre compréhension. Non ! Dans ses traités comme lors de ses cours, Genlags va au-delà de l’éventuelle facilité apparente des thèmes abordés et met en évidence les points délicats ou litigieux, tout en se refusant à trancher. Loin de mâcher le travail, il invite à la réflexion et à l’approfondissement. N’étant pas Tibétain d’origine, il est d’autant plus curieux de cette langue et de cette culture qu’il a si bien adoptées, et dans son encyclopédie, il se livre à un véritable travail ethnographique, admirable trésor pour les nouvelles générations tibétaines chahutées par l'histoire comme pour les curieux ou sympathisants d’autres origines. En revanche, dans son autobiographie, il se montre peu prolixe et ne cite que les faits. 

En 1972, ayant atteint l’âge de la retraite fixé par les Hollandais, Genlags se fixe en Suisse avec son fidèle assistant, Chöjelags, ancien moine de tradition kagyupa – quand à Varanasi, son choix s’était porté sur un défroqué appartenant à une autre école, d’aucuns lui avaient manifesté un certain étonnement, ce à quoi il avait rétorqué de sa manière abrupte que ce n’était pas un méditant qu’il cherchait, mais un compagnon dévoué qui le déchargerait de tout souci matériel, ce qui se vérifia. 

En 1978, à 72 ans, Genlags est élu abbé du collège de Gomang reconstitué à Mundgod, en Inde. Il assume cette lourde charge jusqu’en 1982 et s’implique dans tous les secteurs de la vie de la communauté, de l’école aux cuisines. Si cela n'avait tenu qu'à lui, d'ailleurs, il n'y aurait pas eu d'"école" créée au sein des collèges monastiques. Il aurait préféré que la formation d'antan soit maintenue, avec la précieuse relation entre le maître et le disciple, relation qui n'existe pas dans un cadre scolaire ordinaire. Toujours est-il qu'à Mundgod, il dispense certes énormément d’enseignements mais reçoit aussi nombre de laïcs qui viennent l’entretenir de leurs problèmes ou tout simplement de leur quotidien. Désormais, il se montre accessible, réservant à chacun un accueil chaleureux, quasiment paternel, au grand étonnement des aînés parmi ses disciples, dont Gomang Khensur Rinpoché Tenpa Tenzin (décédé en 2007), qui se rappelait de cuisantes corrections...

De retour en Occident où le bouddhisme commence à être un peu mieux connu, Khensour Rinpoche est invité en France comme en Italie, et prodigue ses précieuses instructions sans jamais faire montre de la moindre lassitude. En septembre 1986, il s’installe définitivement en Inde et ne cessera pas de dispenser des enseignements jusqu’à sa disparition en février 1990. Khensour Rimpoché suivit de nombreux Maîtres, dont Kyabjé Kangsar Dorjechang, Mochog Rinpoche, Kyabje Ling Dorjechang et surtout Kyabje Trijang Dorjechang. Genlags était un véritable maître kadampa. Il vivait on ne peut plus simplement et dans la plus grande discrétion, n’étalant ni ses connaissances, ni sa pratique. Parfaite était sa façon de suivre le Maître, nous a bien souvent dit Rinpoche. Que ce soit lors de sessions d’enseignement ou lors de conversations – apparemment – anodines, il instruisait avec peu de mots mais des mots qui faisaient mouche. Il était particulièrement strict en ce qui concerne la règle monastique et, plus généralement, l’éthique. 

 En résumé, pour reprendre les mots mêmes de son disciple - Rinpoche -, c'était un Maître du lamrim.

vendredi 21 mai 2021

Le Lodjong en 7 points et l'histoire de Maitrakanyaka

 Dans son commentaire de L'Entraînement de l'esprit en 7 points བློ་སྦྱོང་དོན་མདུན་མ་ (de Chekawa འཆད་ཁ་བ་ཡེ་ཤེས་རྡོ་རྗེ་, 1101-1175), Kyabje Trijang Dorjechang indique qu'une source de cette précieuse instruction est l'histoire de Maitrakanyaka (en pali Mittavindaka ; en tibétain མཛའ་བོའོ་བུ་མོ་).

La voici en très résumé :

Autrefois, dans la ville de Varanasi, vivait un riche chef de la caste des marchands maritimes, dénommé Maitra (mdza' bo), " Ami ". Comme ses collègues, son travail consistait à mener de périlleux voyages en mer pour aller chercher des pierres précieuses dans les îles.

Lorsque naquit un fils, dans l’espoir de le détourner de la dangereuse profession paternelle, les parents lui donnèrent le nom de Kanyaka, "Fille », d’où le surnom Maitrakanyaka, "Fille de Maitra".

Peu de temps après, Maitra mourut en mer. La mère éplorée fit tout ce qu'elle pouvait pour empêcher son fils de devenir à son tour capitaine, mais en vain. Maitrakanyaka ressentait l’appel du large et fermement décidé à prendre la mer, il fit secrètement des préparatifs. Alors qu’il était sur le point de quitter la maison, sa mère le surprit et elle s’agrippa à lui pour le retenir. Pour se dégager, Maitrakanyaka la bouscula, la fit chuter et il lui assena un violent coup de pied à la tête.

Quand il mourut, en résultat de ce karma noir, il chuta dans les royaumes des enfers, avec une roue de fer fichée dans sa tête qui tournoyait en lui causant d’atroces souffrances. Mais au cours de ses vies antérieures, Maitrakanyaka avait également accumulé de puissants mérites, tant et si bien qu’au lieu de le mettre en rage, la torture infligée par la roue suscita en lui une intense compassion quand il songea : « Dans les sphères du samsara, d’innombrables êtres souffrent comme moi pour avoir donné des coups de pied à la tête de leur mère. Que toutes leurs souffrances mûrissent sur moi et que je sois le seul à les supporter pour eux tous ! Que plus aucun être n'éprouve plus jamais une telle douleur dans aucune de ses vies ! »

Par la force de sa grande compassion et de ses vœux éminemment altruistes, instantanément la roue s'envola, il mourut en enfer et reprit naissance chez les devas.

Sources de l'histoire de Maitrakanyaka :

Avadana n° 36, qui  illustre les conséquences du manque de respect envers les parents, et plus généralement des karma négatifs.

En tibétain, l’histoire de Maitrakanyaka est relatée dans le chapitre 92, intitulé Maitrakanyakāvanāna མཛའ་བོའོ་བུ་མོའི་རྟོགས་པར་བརྗོད་པ་་་་mdza' bo'i bu mo'i rtogs par brjod pa), dans Kalpalatā དཔག་བསམ་འཁྲི་ཤིང་, composé par Kṣemendra དགེ་བའི་དབང་པོ་ et traduit dans différentes langues occidentales.

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Autres sources de L'Entraînement de l'esprit en 7 points 
 
À propos de la maturation des karmas  
Gandavyuhasutra
Manjushri vikridita sutra
Ratnavali ( de Nagarjuna)

À propos de la pratique d'échange entre soi et autrui
Sutralamkara (de Maitreya)
Bodhisattvabhumi (d'Asanga)
Bodhicaryavatara (de Shantideva) 

mercredi 28 novembre 2018

Kyabje Ling Rinpoche & Kyabje Trijang Rinpoche - biographies en anglais

The Life of My Teacher: A Biography of Kyabjé Ling Rinpoché
Wisdom Publications (11 juillet 2017)

"Au Tibet, la tradition voulait que les disciples écrivent des biographies de leurs maîtres. Ici le disciple est le Dalaï-lama et le maître est Ling Rinpoché, l'un des fleurons du bouddhisme tibétain au vingtième siècle. C'est un portrait fascinant qui retrace l'éducation et la carrière d'un tulku légendaire ainsi que les événements historiques dont il fut le témoin." (Donald S. Lopez, Jr., Arthur E. Link, Professeur émérite d'études bouddhistes et tibétaines à l'Université du Michigan).
"La vie de mon Maître est un récit touchant, respectueux et méticuleux qui nous permet de mieux comprendre les domaines d'intérêt, les priorités et le caractère de Sa Sainteté, bien mieux que n'importe quel autre texte écrit par lui-même ou par d'autres." (Alexander Norman,  éditeur de Freedom from Exile: The Autobiography of the Dalai Lama).
"Bien qu'elle soit rédigée dans le style traditionnel d'une biographie spirituelle tibétaine (rnam thar), cette biographie particulière de Kyabjé Ling Rinpoché, grand tuteur senior de Sa Sainteté le Dalaï-lama, est unique à bien des égards. Tout d'abord l'auteur et son sujet sont tous deux des êtres extraordinaires. Ensuite c'est l'unique biographie de ce genre écrite par le Dalaï-lama lui-même; elle se concentre sur celui que Sa Sainteté décrit comme "celui qui a exercé la plus grande influence sur ma vie", et comme son véritable "point d'ancrage" tout au long des événements tumultueux dont le Dalaï-lama et son peuple ont fait l'expérience lorsqu'ils furent contraints à l'exil dans notre monde moderne. Ensuite ce récit détaille les nombreuses activités spirituelles exercées sans relâche par ce précieux tuteur, Ling Rinpoché. Enfin cet ouvrage nous présente un portrait touchant des interactions en coulisse entre un maître respecté et son élève très spécial, alors que ce dernier progressait pour devenir un leader religieux courageux sur la scène internationale. Ce récit rare et souvent empreint de tendresse est un véritable cadeau qui nous est offert. Réjouissons-nous de sa publication."  (Jan Willis, auteur de Enlightened Beings et Dreaming Me).



The Magical Play of Illusion: The Autobiography of Trijang Rinpoche
Wisdom Publications (2 octobre 2018)

"Kyabjé Trijang Rinpoché (1901–1981) fut non seulement l'un des tuteurs de Sa Sainteté le quatorzième Dalaï-lama, il fut également le maître racine d'un grand nombre de lamas qui ont introduit le bouddhisme en occident dans les années soixante. Cette autobiographie documente ses études poussées ainsi que ses efforts incessants pour diffuser les enseignements dont il s'était rendu maître; elle sera une précieuse source d'inspiration pour tous ceux qui ont bénéficié de cette transmission éclairée, directement ou indirectement. Ce récit est également vivement recommandé car il retrace la toile de fond de cette période de bouleversements dans l'histoire du vingtième siècle." (Jonathan Landaw, éditeur de Introduction to Tantra).

“Kyabjé Trijang Rinpoché, l'un des rares maîtres à maîtriser l'ensemble des enseignements du bouddhisme tibétain, fut l'un des lamas les plus influents du vingtième siècle. Cette biographie magnifiquement écrite et traduite avec élégance nous révèle la vaste étendue de ses activités spirituelles ainsi que leur contexte historique." (Alexander Berzin, fondateur et auteur, Berzin Archives, studybuddhism.com)

Kyabjé Trijang Rinpoché, tuteur junior du Dalaï-lama, fut unanimement reconnu comme l'un des plus grands maîtres du bouddhisme tantrique, réfugié en Inde après l'invasion du Tibet par la Chine communiste dans les années cinquante. Il fut également étonnamment humble et terre-à-terre. Son récit est bien plus qu'une simple autobiographie car il nous dévoile la beauté et les merveilles du Tibet disparu. Cette histoire fourmille de pics émotionnels aussi hauts que l'Himalaya et de moments de profonde détresse après la perte de la mère patrie et lors des destructions qui ont suivi. C'est une lecture indispensable conseillée à tous ceux qui s'intéressent à la culture tibétaine, à son histoire et à sa vie spirituelle. (Glenn Mullin, auteur de The Fourteen Dalai Lamas: A Sacred Legacy of Reincarnation).

lundi 19 novembre 2018

Biographies des deux Tuteurs de SS le Dalaï Lama

The Life of My Teacher: A Biography of Kyabjé Ling Rinpoché
Wisdom Publications (11 juillet 2017)

“In Tibet, it was traditional for disciples to write biographies of their teachers. In this case, the student is the Dalai Lama and the teacher is Ling Rinpoche, one of the giants of Tibetan Buddhism in the twentieth century. It is a fascinating portrait, both of the education and career of a legendary tulku and of the epochal events that he witnessed.” (Donald S. Lopez, Jr., Arthur E. Link Distinguished University Professor of Buddhist and Tibetan Studies, University of Michigan)

“Touching, reverent and a meticulous record, The Life of My Teacher gives the reader a better insight into His Holiness's interests, priorities and character than anything else written by or about him.” (Alexander Norman, editor of Freedom from Exile: The Autobiography of the Dalai Lama)

“Though written in the traditional style of a Tibetan spiritual biography (or rnam thar), this particular biography of the great senior tutor of His Holiness the Dalai Lama, Kyabje Ling Rinpoche, is unique in many respects. First, the subject of the biography as well as its author are both extraordinary beings. Second, it is the only such biography that the Dalai Lama himself has written, and it focuses on the teacher whom His Holiness describes as the “greatest influence on my life” and as his one true “rock” throughout the tumultuous historical times experienced both by the Dalai Lama and his people as they were forced to become refugees in the modern world. Third, the book provides a detailed accounting of the vast and continuous spiritual activities of the precious tutor, Ling Rinpoche. And fourth, it offers a touching portrayal of the behind-the-scenes interactions between a revered teacher on the one hand and his very special student on the other as the latter develops into a courageous religious leader on the world stage. This rare and oftentimes tender life story is a gift to us all. Its publication should be greeted with much rejoicing.” (Jan Willis, author of Enlightened Beings and Dreaming Me)



The Magical Play of Illusion: The Autobiography of Trijang Rinpoche
Wisdom Publications (2 octobre 2018)

"Not only was Kyabjé Trijang Rinpoché (1901–81) a tutor to His Holiness the Fourteenth Dalai Lama, he was also the root guru of a great many of the lamas responsible for introducing Tibetan Buddhism to Westerners beginning in the 1960s. This autobiography—documenting his extensive learning and his tireless deeds disseminating the teachings he had mastered—will therefore prove inspiring and invaluable to those who have benefited, both directly and indirectly, from this transmission of insight. It is also highly recommended for the background it gives to this transformative period of twentieth-century history." (Jonathan Landaw, editor of Introduction to Tantra)

“Kyabjé Trijang Rinpoché, a rare master of all fields of Tibetan Buddhist learning, was one of the most influential lamas of the twentieth century. This beautifully written and elegantly translated autobiography reveals not only the vast scope of his enlightening activities but also the historical context in which they took place.” (Alexander Berzin, founder and author, Berzin Archives, studybuddhism.com)

"Kyabjé Trijang Rinpoché, the junior of the two great gurus of the Dalai Lama, was universally recognized as one of the greatest Buddhist tantric masters to escape to India following the Chinese Communist invasion of Tibet in the 1950s. He was also amazingly humble and down to earth. His story is not only a personal autobiography but a glimpse into the beauty and wonder that was Tibet. It is a story filled with emotional peaks as high as the Himalayas and the emotional lows that came with the loss of homeland and subsequent destruction. A must read for anyone interested in Tibetan culture, history, and spiritual life." (Glenn Mullin, author of The Fourteen Dalai Lamas: A Sacred Legacy of Reincarnation)

vendredi 19 janvier 2018

Tibétaine, nonne et grande méditante

Un de mes Maîtres, Gyudmed Khensur Rinpoche Sonam Gyaltsen - Gen Tati pour ses co-religionnaires - (1926-2018) me parlait souvent de l'une de ses Maîtres, exilée en Inde puis rentrée au Tibet vers 1982.

Non, les "e" ci-dessus ne sont pas des fautes d'accord : si j'ai mis le féminin, c'est parce que Gyaltsen Lhamo (rGyal mtshan lha mo) est une femme ; une nonne même. Qui a beaucoup de disciples, hommes et femmes, religieux et laïcs. Et pas au Moyen-Âge ; de nos jours : elle est née dans le centre du Tibet dans les années 1920, mais comme on n'a pas eu de ses nouvelles depuis son retour au Tibet, on ne sait pas si elle vit encore ou pas.

D'abord mariée contre son gré, elle a eu un bébé, mort en bas âge, après quoi elle a été alitée des années durant par une maladie dont aucun remède ni aucun rituel ne venait à bout. Jusqu'au jour de cette visite de Kangyur Rinpoche, lama respecté de Drepung Loseling.

Toute la maisonnée s'inclinait pour recevoir par apposition des mains sur la tête la bénédiction du Maître encore assis sur son cheval, quand à la surprise générale, la jeune Gyaltsen Lhamo survint, cheveux en bataille et robe de travers, le teint grisâtre : c'était la première fois qu'elle se levait depuis des mois. La stupéfaction fut à son comble quand on vit le grand lama ôter son chapeau et se pencher pour toucher du front le front de la malade, d'égal à égal.

La mère de l'intéressée fut particulièrement impressionnée par ce geste, tant et si bien que, quand sa fille lui annonça sa décision de se retirer dans une grotte de montagne pour méditer, elle quitta la maison et l'accompagna pour la servir.
Dès lors, notre yogi tibétaine se consacra à la pratique sans jamais accorder la moindre importance au côté matériel : Zong Rinpoche (qui fut abbé de Ganden Shartse) fit un jour la remarque que sa jupe était tellement rafistolée qu'il en devenait impossible de distinguer ce qui avait été le tissu d'origine par rapport aux multiples pièces rapportées.

Assez curieusement (à nos yeux d'Occidentaux pas toujours bien informés), ce n'est qu'après avoir affectué la longue retraite de Vajrabhairava de trois ans que Gyaltsen Lhamo reçut l'Enseignement du lamrim d'un Geshe érudit de Ganden Jangtse : Geshe Nyima, professeur de philosophie de Gyudmed Khensur Rinpoche (le mien, de professeur, que j'appelle donc "Genlags").

Pour l'occasion, Gyaltsen Lhamo avait invité Geshe Nyima "chez elle" - une grotte dans le Phenpo. Comme c'était une période d'intersession au collège, Genlags avait accompagné son maître : pendant que celui-ci exposait le lamrim à leur hôtesse, Genlags mémorisait les traités philosophiques au programme de l'année. Un jour, il demanda à Geshe Nyima la transmission d'un texte de pratique, et s'entendit répondre qu'il ferait beaucoup mieux de demander cette transmission à Gyaltsen Lhamo. Ce qu'il fit, établissant ainsi avec elle un lien de maître à disciple.

Notez que, dans cette relation, "le" maître est une nonne tibétaine, qui a donc au maximum l'ordination mineure de getsulma (shramanerika) puisque l'ordination majeure de gelongma (bhikshuni) n'a jamais été introduite au Tibet. Le disciple est un gelong (bhikshu), qui plus est plus très loin du rang de geshe lharampa, et qui agit sur les conseils de son professeur, lui-même gelong et geshe lharampa. Le tout dans les années 1954-1955.

Au Tibet comme en Inde, Gyaltsen Lhamo était souvent sollicitée pour effectuer des divinations, et beaucoup de personnes la "soupçonnaient" d'avoir réalisé les pouvoirs de clairvoyance, au moins (consécutifs à l'obtention du calme mental - shamatha), tellement les réponses qu'elle donnait tombaient juste.

Vivant de rien, elle utilisait les offrandes qu'elle recevait pour faire le don sous ses différentes formes, surtout le don du Dharma (de l'Enseignement) : aux débuts de l'exil en Inde, quand les réfugiés manquaient de tout, c'est elle qui invita pour la première fois au camp de Bylakuppe, où elle habitait, Kyabje Trijang Dorjechang, prenant en charge les frais pour organiser l'Enseignement du Grand Lamrim qu'il dispensa alors. Elle invita aussi à Bylakuppe Zong Rinpoche, pour enseigner bien sûr. Par ailleurs, elle fit ériger de grandes statues, qu'elle offrit à des monastères.

Chaleureuse et disponible, elle était d'une extrême humilité, mais ses qualités étaient telles qu'elles ne pouvaient échapper à ceux qui avaient la chance de la rencontrer. Un grand lama gelugpa laissa un jour échapper une petite phrase qui laissait à entendre qu'elle était une émanation de Dulzin Takpa Gyaltsen - celui des disciples de Je Tsongkhapa qui est considéré comme le détenteur du Vinaya !

samedi 3 décembre 2016

Le 103e Ganden Tripa, chef de l'école gélugpa


Depuis le 5 novembre 2016, l'école gélugpa a un nouveau chef, le 103e, en la personne de S.S. Tri Rinpoche Lobsang Tenzin, naguère connu sous le nom de Kousho Sérsha ("chapeau jaune"), qui remplace Trizur Rinpoche Rizong Sey Thubten Nyima Lungtok Tenzin Norbu.

Depuis le XVIe siècle, ce sont en alternance les plus anciens des abbés retirés des collèges tantriques de Gyumed et Gyutö qui tous les six à sept ans se relaient sur le trône de Ganden, à la suite de Jé Tsongkhapa.

S.S. Tri Rinpoche Lobsang Tenzin, né en 1937 dans le Khams, est un géshé érudit de Drepung Loseling, disciple de Khensur Pema Gyaltsen, Shakor Khen Rinpoche Nyima Gyaltsen, Kyabje Denma Lochoe Rinpoche, Tehor Gen Lobsang Dhondup, et bien sûr Kyabjé Ling Dorjechang, Kyabje Trijang Dorje chang et SS le XIVe Dalaï Lama.

Alors qu'il était abbé de Gyutö, fin 1995, S.E. Tri Rinpoche Lobsang Tenzin est venu en France à la tête d'un groupe de moines invités pour une série de prestations, les voix diphoniques des collèges tantriques étant fort célèbres. A cette occasion, l'Institut Guépèle a eu la joie et l'honneur de les accueillir à Veneux-les-Sablons lors d'une grande fête bouddhiste. Ce n'était pas officiellement prévu, mais le "hasard" est parfois étonnant...
Il s'est trouvé que cette année là, le séjour des moines de Gyutö a coïncidé avec de grandes grèves des transports publics. Faute de métros et de bus et par un temps glacial, les salles de spectacles parisiennes étaient tristement vides...
La foi soulevant les montagnes, avec la bénédiction de Dagpo Rinpoche et le concours de partenaires altruistes, en l'espace de deux ou trois jours, quelques bénévoles de l'Institut Guépèle (dont notamment Jenny F., Antony B. et moi qui avons bien pataugé dans la neige) ont réussi à organiser trois événements qui ont fait salle comble, respectivement au gymnase de Bois-le-Roi (merci V. B.), en l'église de Samois (merci, Monsieur le Curé) et bien sûr à l'Institut, à Veneux-Les Sablons.
De beaux souvenirs de moments rares et privilégiés.

samedi 2 avril 2016

S.S. le Dalaï Lama et l'hymne national tibétain

Histoire :  L'Hymne tibétain fut composé par Kyabje Trijang Dorjechang (Tuteur de Sa Sainteté) dans les années 50

Vidéo postée le 4 janvier 2012 par Lugnyi Phuntsok Khang



This performance of the Tibetan National Anthem took place in the presence of His Holiness the 14th Dalai Lama, during His visit to Minnesota in May, 2011.
The English translation is from the official website of the Central Tibetan Administration.

mardi 25 novembre 2014

Le message des Tibétains d'Arnaud Desjardins




Un film classique sur les Tibétains en exil dans les années 60

Par Arnaud Desjardins

mardi 26 juin 2012

Hiver 2012 : Lamrim transmis par SS le Dalaï Lama

 
The Jangchup Lamrim Teaching Organizing Committee is extremely pleased to announce

Jangchup Lamrim Teachings
by His Holiness the 14th Dalai Lama of Tibet
30 November – approx. 14 December 2012
at Gaden Monastery and Drepung Monastery
continuing in Sera Monastery in late 2013


Merci à CP pour ce lien

jeudi 14 juillet 2011

Hymne tibétain



En ce jour de fête nationale en France, voici une interprétation de l'Hymne tibétain, par Kelsang Chuki Tenthong.

Cet hymne, en réalité cette prière, est l'oeuvre de Kyabje Trijang Dorjechang, Tuteur junior du 14ème Dalaï Lama.

lundi 9 mars 2009

Geshe Sonam Jangchub

Certains d'entre vous ont eu l'occasion de rencontrer Geshe Sonam Jangchub (1928-2009), l'un des frères de Genlags, car il a longtemps résidé à Rome, à l'Institut Samathabhadra, suite à un "mo" - une divination - effectué par Kyabje Trijang Dorjechang à la demande de Rinpoche.

Geshelags nous a quitté paisiblement ce dimanche vers 18 heures - heure indienne : il avait regagné son monastère - Ganden Jangtse Datsang - il y a une dizaine de mois, contre l'avis de son frère aîné et par ailleurs Maître, qui lui avait conseillé de rester en Italie. Mais ...

Geshelags venait de "fêter" ses 82 ans à la mode asiatique - il était donc pour nous dans sa 81ème année.

Je l'ai connu quasiment en même temps que Genlags. C'était en 1978, et je venais d'arriver à Mundgod où j'allais passer les plus beaux mois de ma vie : rien d'autre à faire que d'étudier dans un cadre approprié. Le rêve !

Bref, je venais à peine de faire la connaissance de celui qui allait devenir l'un de mes Maîtres principaux (Genlags , bien sûr) et je marchais dans les ruelles du monastères quand je fus accostée par un moine de haute taille et de belle allure, qui se présenta - mais sans que j'arrive trop à comprendre ce qu'il me racontait-, après quoi il se mit à me prodiguer force conseils.
Interloquée, j'avoue m'être alors demandée de quoi cet inconnu se mêlait...

Cétait Gen Peltsé, comme on l'appelait au Collège, le second d'une fratrie de sept enfants dont les trois rescapés sont éparpillés de par le monde : l'aîné en France, l'ex-troisième (désormais second) en Inde, et le n° 4 au Tibet.

Puisse Gen Peltsé renaître à ... Ganden / Tushita, où résident Je Rinpoche et nombre de Maîtres Kadampa.

vendredi 23 janvier 2009

Impermanence








Avant (au Tibet)
De gauche à droite :
Kyabje Ling Dorjechang
Sa Sainteté le XIVème Dalaï Lama
Kyabje Trijang Dorjechang

Après (en Inde, dans les années 90)
Ling Chogtrul Rinpoche et
Trijang Chogtrul Rinpoche, il n'y a pas si longtemps que ça !

lundi 1 décembre 2008

Maîtres et disciple


Sa Sainteté le XIVème Dalaï Lama, entourés de ses deux Maîtres :
Kyabje Ling Dorjechang et Kyabje Trijang Dorjechang (dont vous pouvez télécharger les biographies résumées ).

jeudi 27 novembre 2008

Kyabje Trijang Dorjechang

Statue de Kyabje Trijang Rinpoche, Tuteur de S.S. le XIVème Dalai Lama, Monastère de Sera Mey, Bylakuppe, Inde

mercredi 1 octobre 2008

Le Premier Ministre à Ganden

Non, ce n'est de Monsieur Fillon que je parle, mais de Samdong Rinpoche - Premier Ministre du Gouvernement tibétain en exil, qui siège à Dharamsala.
Et par Ganden, j'entends ici le monastère de Ganden reconstitué à Mundgod, dans le Sud de l'Inde ; pas la Terre pure de Maitreya.

Donc, en déplacement à Mundgod où il était venu discuter agriculture avec les villageois (qui rencontrent bien des problèmes, les malheureux), Katri (Bka' tri) Rinpoche, pour reprendre le titre en vigueur a fait un détour par Ganden, plus exactement Ganden Shartse, et plus précisément encore par Trijang Labrang : la Demeure de Kyabje Trijang Dorjechang.
Le Premier Ministre en exercice s'est prosterné devant la satue du Tuteur junior de Sa Sainteté le Dalaï Lama, a offert une khata de cérémonie, puis s'en est retourné à Dharamsala.

Pour ceux qui ne le connaissent pas bien, Samdong Rinpoche est originaire du Kham. Il a fait ses études de philosophie à Drepung Loseling, sous la houlette de son bien-aimé professeur, Gyalrong Khensur Rinpoche.
Avant de devenir le premier Premier Ministre, Samdong Rinpoche a été plusieurs années Directeur de l'Institut de Hautes Etudes tibétaines de Varanasi (aprsè Gomang Khensur Rinpoche Nagwang Nyimalags ou encore Jangtse Khensur Rinpoche Gedun Sangpo).