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lundi 6 octobre 2025

La notion de karma selon le bouddhisme

 

 

 

À noter

Le terme karma est presque passé dans le langage courant en français, mais avec des connotations hindouistes de destin ou encore fatalité.


Ici, les karmas sont vus comme dynamiques. De nature impermanente, ils sont changeants et donc modifiables (volontairement ou pas).

 

2 acceptions

 

admises par les 4 écoles philosophiques

bouddhistes

Karma en tant que "volition", facteur mental omniprésent (càd présent dans toute activité mentale) qui permet à l’esprit de se tourner vers un objet.

NB Par lui-même, le karma est neutre, mais influençable : il prend la tonalité des facteurs mentaux concomitants, bons, mauvais ou neutres.

Karma en tant qu'empreinte karmique laissée dans l'esprit par chaque volition qui prend fin : potentialité capable de produire de 1 à 3 types de résultats.

+ 3e acception vaibhashika et madhyamika-prasangika

 

Karma physique (ou oral), relevant de la forme et significatif de la pensée concomitante : 2 divisions, selon qu'il soit ou non visible de l'extérieur. Ex. 1. geste amical ; intonation   2. engagement pris.

 

 

 

 

 

4 propriétés des karmas en tant que potentialités

Les karmas sont certains :

- un karma bon donne un résultat bon (bonheur)

- un karma mauvais donne un résultat mauvais (souffrance)

Les karmas déposés dans l'esprit se développent de jour en jour - à moins d'être contrés par des forces opposées - jusqu'à ce qu'ils produisent leurs résultats.

Il est exclu de rencontrer des résultats issus de karma non accomplis.

Une cause qui n'aurait pas été établie ne pouvant pas donner de résultat, il n'est pas possible d'expérimenter le bonheur si on n'en établi pas les causes.

Un karma une fois établi est par lui-même inépuisable :

il prend fin soit quand il a donné son ou ses résultats, soit parce qu'il a été neutralisé par des forces opposées.
Ex. : La colère dévaste les karmas bénéfiques ; la compréhension du non-soi dévaste les karmas négatifs.

 

 

Résultats potentiels

Résultats à maturité : naissances favorables ou non ; sensations agréables, désagréables ou neutres, etc.

Résultats en concordance avec la cause :

1. Tendances (à la bonté ou à la méchanceté, etc.)

2. Expérimentations analogues (vie longue ou courte résultat d'avoir protégé ou écourté la vie d'autrui).

Résultats environnementaux : le cadre de vie.

samedi 3 août 2024

Six défauts des objets d'attachement

 Source : Shravabhoumi, d'Asanga

1. Impureté : les objets d'attachement sont souillés, car en lien (dirent ou indirect) avec les facteurs perturbateurs.  

2. Impermanence : les objets d'attachement sont temporaires et sujets au changement.

3. Nature de souffrance : les objets d'attachement ne comblent jamais et suscitent un désir croissant.

4. Vacuité : les objets d'attachement sont dénués de nature propre, ils n'ont pas d'existence réelle, ou encore absolue.

5. Non-soi : les objets d'attachement sont dénués d'un soi inhérent et indépendant.

6. Illusion : les objets d'attachement sont trompeurs et illusoires.

mardi 3 mai 2022

Les 4 systèmes philosophiques bouddhistes

Les 4  systèmes philosophiques bouddhistes tirent leur origine des 3 cycles d'Enseignements du Bouddha : les Trois Roues du Dharma.

1) Systèmes du hinayana  
 
Ils réfutent la conscience tréfonds (alayavijnana), la conscience souillée, le non-soi des phénomènes (la vacuité), les 10 terres de bodhisattva, les Trois Corps de Bouddha, etc.

Les « anciens » n’admettaient pas le mahayana en tant que Paroles du Bouddha.


a) Le système vaibhashika
Un vaibhashika est un philosophe du petit véhicule envisagé sous l’angle qu’il réfute l’auto-perception et admet que les phénomènes extérieurs sont réellement établis.

Branches :
Plusieurs classifications : en trois ; en deux ; en quatre ; en dix-huit (classification importante, car effectuée en fonction des Vinaya respectifs - dont il subsiste 3 à notre époque).


b) Le système sautrantika

Un sautrantika est un philosophe du petit véhicule envisagé sous l’angle qu’il admet que l’auto-perception et les phénomènes extérieurs sont des phénomènes réellement établis. 
 
Deux branches :
Sautrantika qui suivent les textes (soutras)
Sautrantika qui suivent les raisonnements


Systèmes du mahayana

La différence au sein des écoles du mahayana porte sur la manière de définir la vérité ultime. 
 
Toutes les écoles du mahayana admettent le non soi des phénomènes (vacuité) ; les deux vérités ; les 15 chemins et les 10 terres ; les 2 modes de production de l’esprit d’Éveil ; les 2 types de méditation ; les Trois Corps de Buddha, etc. 

a) Le système cittamatra
Un cittamatra est un philosophe du grand véhicule envisagé sous l’angle qu’il affirme que les trois mondes sont juste esprit (juste de la nature de l’esprit). 
 
Deux branches :
Cittamatra qui suivent les textes
Cittamatra qui suivent les raisonnements

b) Le système madhyamika
Un madhyamika est un philosophe du grand véhicule envisagé sous l’angle qu’il affirme qu’il n’est pas une particule qui existe réellement བདེན་གྲུབ་. 
 
Deux branches :
      Svatantrika (subdivisés en deux : ceux qui suivent les textes et ceux qui suivent les    raisonnements)
      Prasangika


vendredi 2 juillet 2021

Philosophie bouddhiste

L'Enseignement du Bouddha est riche et varié - c'est qu'il a été dispensé rien moins que 45 années durant. De plus, le Bouddha n'énonçait pas la "Vérité", au sens d'une Vérité absolue et unique à laquelle chacun serait tenu d'adhérer. Non, il exposait la voie que lui-même avait suivie, en adaptant la présentation aux capacités et aspirations des auditeurs.

Sur une base commune - la finalité est de surmonter la souffrance et d'accéder au bonheur -, le bouddhisme offre donc différentes branches.

Les "véhicules", yana en sanskrit, (grand et petit, ou encore des shravaka, pratyekabouddha et bodhisattva) se distinguent de par leur conception de la souffrance à rejeter et du bonheur à réaliser, et donc de l'objectif à atteindre et des conduites à adopter pour ce faire.

Les "systèmes philosophiques", siddhanta en skt ("qui est allé au bout de l'analyse") se démarquent par les vues professées, notamment à propos du non-soi.

Pour simplifier, il y a quatre systèmes principaux :
- Vaibhashika, établi par la Première Roue du Dharma, avec le Soutra des quatre nobles vérités ;
- Sautrantika, établi par la Première Roue du Dharma, avec le Soutra des quatre nobles vérités ;
- Cittamatra, établi par la Troisième Roue du Dharma, avec le Soutra commentant la Pensée ;
- Madhyamika, établi par la Deuxième Roue du Dharma, avec le Soutra de la Sagesse.

Le Bouddha, qui n'a d'ailleurs cessé d'enseigner la loi de causalité et l'interdépendance, a forcément tenu compte du contexte dans lequel il vivait : l'Inde d'il y a 2 500, 2 600 ans.
L'Inde dont la culture était d'ores et déjà ancienne et très raffinée.

Le Bouddha a donc repris bien des notions déjà connues et admises de ses contemporains, quitte à apporter un éclairage nouveau sur certains points, ou à introduire des nuances, ou des précisions : passage d'une naissance à l'autre ; samsara et libération ; karma bien sûr, sans oublier la logique et l'art du débat remarquablement maîtrisés.

Mais il est aussi arrivé que le Bouddha réfutât certaines vues pour en affirmer d'autres, en particulier à propos du soi (skt atman ; tib. bdag) et du non-soi.

Les écoles hindouistes étaient déjà à l'époque extrêmement nombreuses.
Toujours pour simplifier, on parle de 5 ou de 6 courants principaux.

Classification en 5 :
Vaishnava, Aishvara, Jaina, Kapila (Samkhya), Barhaspatya.

Classification en 6 :
Vaishesika, Naiyayika, Samkhya, Mimamsaka, Nirgrantha, Lokayata (Carvaka)
Il est dit que, parmi ces 6 écoles, les 5 admettaient un soi (atman) "éternel", tandis que le système Carvaka n'envisageait qu'une seule et unique vie : l'actuelle.

Par rapport à ces vues, le Bouddha a introduit la notion de "non-soi" : absence d'un "soi" qui serait à la fois "permanent, un et indépendant", ou encore qui serait "établi de manière autonome et auto-substantielle", MAIS avec en parallèle l'affirmation d'un soi qui existe sur un mode relatif, ou encore conventionnel, c'est à dire qui existe en dépendance de ses agrégats constitutifs, etc.
Rapporté à l'individu, c'est ce soi nominal qui passe d'une vie à la suivante, qui va et vient, mange et réfléchit, etc.
Entre autres propriétés, un tel soi est impermanent : il change d'instant en instant.


Il n'empêche que certains systèmes philosophiques hindouistes sont très proches de leurs homologues bouddhistes.
C'est au point, dit-on, que quand Atisha, au Tibet, a appris la mort en Inde de Shantipa, il s'est exclamé :
"Il n'y avait que lui et moi pour savoir distinguer entre les deux. Maintenant que Shantipa est mort, il n'y a plus personne en Inde !"

lundi 3 mai 2021

La vie de Hiuan-tsang, pèlerin chinois

 Film en anglais sur Xuanzang / Hiuan-tsang / T'ang Seng



Biographie de Hiuan-tsang

 Xuanzang / Hiuan-tsang / T'ang Seng Lama

Moine bouddhiste chinois de l'époque Tang (602-664).

En 629, il entreprit un long voyage vers les pays d'Occident. Traversant l'Asie centrale, il gagna l'Inde et ne revint dans son pays qu'en 645, rapportant de nombreux textes, qu'il traduisit ensuite en chinois. Le récit de son voyage est conservé dans les Mémoires sur les pays d'Occident (Xiyouji).

Sur les traces du Bouddha de René Grousset

"René Grousset était de ces savants qui sont capables de rédiger d'excellentes synthèses couvrant un vaste champ, et de mettre ainsi à la portée du public cultivé les connaissances qu'ils ont acquises au prix d'un long travail de recherches et de méditation", écrit André Bareau dans sa préface à l'édition 1991 de cet ouvrage (1° édition 1929) ... Et de fait, ce livre intemporel, qui conte les aventures incroyables des deux pèlerins chinois Hiuan-tsang et Yi-tsing partis au VII°s chercher en Inde les textes sacrés du bouddhisme, nous ravit et nous attache aujourd'hui comme hier.

Hiuan-tsang ... nous le suivons pas à pas à travers l'Asie centrale et l'Inde. Au mépris des interdits impériaux, l'indomptable pèlerin, animé par sa foi, quitte secrètement la Chine en 629. Quand il rentre en 645, après avoir affronté les déserts, les montagnes, les brigands, les bêtes fauves, les maladies, l'empereur T'ai-tsong non seulement lui pardonne, mais lui offre un poste de ministre qu'il refuse pour se consacrer à ses immenses travaux de traduction.  (Extrait de la 4° de couverture)

La rencontre de Hiun-tsang avec l'abbé de Nalanda  (extrait)

À ces mots, Çîlabhadra ne put retenir ses larmes. Et il fit raconter à Hiuan-tsang l’extraordinaire pressentiment qu’il avait eu de son arrivée : Quelque temps auparavant, souffrant d’une cruelle maladie, il avait désiré mourir. Une nuit, il vit en songe trois divinités. Leur taille était belle et leur figure pleine de dignité, ils étaient vêtus d’habits de cérémonie aussi légers que brillants. Le premier était couleur d’or, le second de lapis-lazuli, le troisième d’argent blanc. C’étaient les bodhisattva Mañjuçrî, Avalokiteçvara et Maitreya. Ils lui étaient apparus, lui ordonnant de vivre pour répandre au loin la Loi sainte avec la doctrine idéaliste, et d’attendre pour cela l’arrivée d’un religieux venu de Chine auquel il enseignerait la science. « Puisque mon arrivée, répondit Hiuan-tsang, est d’accord avec votre ancien songe, veuillez m’instruire et m’éclairer ; mettez le comble à ma joie en me permettant de vous montrer les sentiments d’un disciple docile et dévoué ! »
Le pèlerin chinois avait enfin trouvé le maître omniscient, le métaphysicien incomparable qui allait lui révéler les derniers secrets des systèmes idéalistes. Car, avec lui, Hiuan-tsang atteignait la pure tradition de l’École, transmise de maître à élève par une lignée de métaphysiciens de génie. Les fondateurs de l’idéalisme mahâyâniste, Asanga et Vasubandhu, dont la production, d’après MM. Sylvain Lévi et Takakusu, se place au Ve siècle de notre ère11, avaient eu pour disciple le logicien Dignaga ; Dignaga avait formé Dharmapâla, chef de l’École de Nâlandâ, mort vers 560, et Dharmapâla, à son tour, avait été le maître de Çîlabhadra.
C’était donc bien tout l’héritage de l’idéalisme bouddhique que Çîlabhadra allait assurer au monde sino-japonais, et la Siddhi, le grand traité philosophique de Hiuan-tsang dont nous parlerons tout à l’heure, n’est pas autre chose que la Somme de cette doctrine, l’aboutissement de sept siècles de pensée indienne.

mardi 24 novembre 2020

Existe-t-il une réalité extérieure à l'observateur ?

 Toujours dans le cadre du partage, un grand merci à D. B. qui m'a envoyé ce lien, 

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-emission-du-mardi-17-novembre-2020

Thème

La théorie quantique est-elle compatible avec l’existence d’une réalité objective, indépendante de l’observateur ? Quel est le problème entre la mesure et la réalité ? Comment la mesure de l’observateur influe-t-elle sur la réalité ? La réalité existe-elle en dehors de l’observation ?

 


mardi 28 janvier 2020

Les trois catégories d'existants selon le système cittamatra

Après avoir manifesté l'obtention de l'Eveil à Bodhgaya, le Bouddha a consacré le restant de sa vie - environ 45 ans - à dispenser ses précieux Enseignements, qui sont regroupés dans les trois Corbeilles (Tripitaka), les trois Instructions supérieures (éthique, concentration, sagesse) ou encore les trois Roues du Dharma, en fonction des critères utilisés - thèmes, chronologie, etc.

Le système philosophique cittamatra, qui professe des vues "idéalistes" (NB au sens philosophique du terme, bien évidemment) est issu de la troisième Roue, c'est-à-dire qu'il se fonde sur les soutras regroupés sous l'appellation "troisième Roue", à commencer par le Samdhinirmocanasutra.

Pourquoi qualifier les cittamatrin d'"idéalistes" ?
Parce qu'ils estiment que "les existants ne sont jamais que de la nature de l'esprit".
Attention ! Ils ne disent pas pour autant que tous les existant seraient en tout et pour tout de nature mentale.

Les cittamatrin admettent en effet trois catégories d'existants :
les existants (en tout et pour tout) nominaux (ou encore imputés) - kun brtags
les existants certains - yongs grub
les existants dépendants (dont l'esprit et ses composantes)

Un existant (en tout et pour tout) nominal (imputé) est un existant qui existe aux yeux d'une perception représentative mais qui n’existe pas de manière ultime ("ultime" au sens cittamatra du terme, cad "réelle").
Deux divisions :
  • phénomènes nominaux dénombrable. Par exemple, "les connaissables" (catégorie générale et abstraite incluant tous les existants, par définition objets de connaissance)
  • phénomènes nominaux dénués de toute caractéristique. Par exemple, le soi de l'individu, ou encore le soi des phénomènes. En clair : des choses qu'on s'imagine mais qui n'existent pas.
Un existant certain (littéralement "parfaitement établi") consiste en la vacuité, vide du soi de l'individu comme du soi des phénomènes.
Deux divisions
  • phénomènes certains exacts. Par exemple, les sagesses supérieures des arya absorbés en concentration (sur la vacuité)
  •  phénomènes certains immuables. Les sagesses supérieures de la concentration des aryas décrivent les premiers et la vacuité illustre les seconds.

Un existant dépendant  est un phénomène né sous le pouvoir d'autres phénomènes : causes et conditions, et il est support des phénomènes certains.
Deux divisions 
  • phénomènes dépendants purs. Par exemple, les sagesses supérieures des arya non absorbés en concentration, ou encore les qualités physiques des Aryabouddha (32 signes principaux et 80 marques secondaires), etc.
  • phénomènes dépendants impurs. Par exemple, les agrégats impurs. En clair, tous les phénomènes impermanents - forme, esprit, ni forme ni esprit - qui ne relèvent pas du continuum mental ou physique d'arya.
En autres particularités, les existants dépendants sont objets de perceptions sensorielles, tandis que les existants strictement nominaux ne peuvent être appréhendés que par des perceptions représentatives.
Par exemple, nous avons des perceptions visuelles de couleurs et de contours, des perceptions auditives de sons, des perceptions olfactives d'odeurs, des perceptions gustatives de saveurs, des perceptions tactiles de doux ou de rêche, etc.
En revanche, des objets tels que "les connaissables" ou encore "l"humanité" (notion abstraite), nous ne pouvons ni les voir ni les entendre, ni les sentir, etc., mais nous pouvons y penser, cad en avoir des perceptions représentatives.




jeudi 24 janvier 2019

Des perceptions et des karmas

 De manière générale, nous ne connaissons des êtres et des choses que les perceptions que nous  avons d'eux, lesquelles perceptions sont fortement conditionnées par nos karmas, plus précisément ceux qui viennent alors à maturité.
C'est bien pour cela que les cittamatrin nient toute réalité extérieure à l'individu qui perçoit !

Sans aller  jusque là, les madhyamika prasangika admettent qu'il existe des objets à l'extérieur de nous, les sujets percevant, mais aussi que nous ne savons pas grand chose d'eux, puisque nos perceptions sont fortement conditionnées par nos propres karmas.
Les perceptions que deux personnes ont d'un même objet comportent une frange commune - conditionnée par l'objet mais aussi par le support physique (organes des sens, etc.) - et une (grande) partie personnelle, conditionnée par leurs karmas.
Autrement dit, la frange commune est plus grande entre des êtres d'une même espèce, par exemple deux humains, qu'entre êtres d'espèces différentes, par exemple un humain et un cheval.

dimanche 25 septembre 2016

Samdhinirmocanasutra

Le Samdhinirmocanasutra, soutra principal de la 3e Roue du Dharma qui établit le système philosophique cittamatra, est accessible en anglais et en français.

Versions en anglais
Wisdom of Buddha The Samdhinirmocana Mahayana Sutra, Translated by John Powers, Edit. Dharma, 1995
Pdf en téléchargement sur Google  :
 Wisdom of Buddha: A Translation of the Samdhinirmocana Sutra, By ...
 
The Scripture on The Explication Of Underlying Meaning, Translated from the Chinese of Hsiian-tsang (Taisho Volume 16, Number 676) by John P. Keenan, Numata Center, 2000 / Pdf en téléchargement sur Google 


Versions en français
Soûtra du Dévoilement du sens profond, par Philippe Cornu, Fayard, 2005

Samdhinirmocana Sutra: L'explication des Mystères, par Etienne Lamotte, Presses universitaires de Louvain, 1935  /  Pdf en téléchargement sur Google