Le blog de MSB. Indications historiques, anecdotiques voire doctrinales sur le bouddhisme.
mardi 15 septembre 2026
mardi 24 février 2026
Mönlam "Grande Prière" - 2026
Du 20 février au 3 mars 2026
À partir du 3ème jour du 1er mois lunaire, les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui se termine en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན་, cette année le 3 mars.
Cette
période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent
autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres
hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur.
Depuis
son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une
des plus grandes fêtes tibétaines.
Jusqu'aux heures noires de l'histoire
récente (révolution culturelle notamment), la seule interruption avait
duré une vingtaine d'années, au début du XVIème siècle, suite à des
luttes de pouvoir - politique - entre
des dirigeants karma-kagyu et gelugpa.
Traditionnellement,
c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le
chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux
des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits
gelugpa.
Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka
: épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il
était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la
générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et
la sagesse.
lundi 2 juin 2025
dimanche 1 juin 2025
Vesak 2025 selon le calendrier lunaire tibétain
Selon le calendrier lunaire tibétain
(N.B. dans d'autres pays d'Asie, les calculs sont différents)
En 2025, la 4ème lunaison, dénommée "Sagadawa" en tibétain, et Vesak en sanskrit et en pali,
coïncide à la période qui va
du 28 mai au 25 juin,
avec pour point culminant
le 15ème jour de la 4ème lunaison,
soit le 11juin 2025.
Le mois de Vesak est le mois le plus important du calendrier bouddhiste, car
Vesak est le temps où la plupart des bouddhistes commémorent à la fois la
naissance, l'Éveil et le parinirvana du Bouddha Shakyamouni.
La première
moitié du mois de Vesak est considéré comme particulièrement bénéfique. Comme
il est notoire que toutes les actions alors accomplies sont d'une extrême
puissance, nombreuses sont les personnes qui multiplient les pratiques
verteuses, comme de racheter et libérer des animaux sinon voués à une mort
imminente (tshe thar), s'abstenir de viande, font des retraites, etc.,
etc.
En société tibétaine, pendant cette période, les bouddhistes organisent des processions de prières, des cérémonies de chant, de danse, de méditation et de dons. Les fidèles se rassemblent dans les temples et les sanctuaires pour prier et allumer des lampes à beurre. Des drapeaux de prière colorés sont suspendus dans les temples, les villages et les collines, symbolisant les prières pour la paix et le bien-être.
lundi 19 mai 2025
JPO Veneux 15 juin 2025
lundi 12 mai 2025
Vesak Message du Secrétaire Général de l'ONU
Message du Secrétaire Général des Nations Unies
En ce jour du Vesak, je présente mes meilleurs vœux aux bouddhistes du monde entier qui commémorent la naissance, l’éveil et la disparition du Bouddha.
Les enseignements du Bouddha sur la compassion, la tolérance et l’altruisme font parfaitement écho aux valeurs de l’Organisation des Nations Unies.
À une époque marquée par de graves problèmes mondiaux, ces principes intemporels nous montrent la voie que nous devons suivre ensemble.
Que ce jour sacré nous incite à jeter des ponts, à favoriser la solidarité et à œuvrer de concert à la création d’un monde plus pacifique, plus durable et plus harmonieux.
Bonne Journée du Vesak à toutes et tous.
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=-khSrEw0-1A
Vesak "jour férié"
Vesak "ONU"
Quand l'ONU a décidé d'ajouter le Vesak au calendrier international des fêtes religieuses, une question épineuse s'est présentée, car chaque pays d'Asie établit son propre calendrier lunaire (parfois plusieurs) chaque année.
Pour simplifier, il a été décidé que le jour "officiel" du Vesak serait chaque annnée la pleine lune du mois de mai, c'est-à-dire ce lundi 12 mai en 2025.
RÉSOLUTION
ADOPTÉE PAR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES
Célébration internationale de la Journée du Vesak au Siège de l’Organisation
des Nations Unies et dans d’autres bureaux des Nations Unies
L’Assemblée générale,
Considérant que la Conférence bouddhiste internationale tenue à Sri Lanka en
novembre 1998 a exprimé l’espoir que la Journée du Vesak, jour de la pleine
lune du mois de mai chaque année, serait célébrée sur le plan international, en
particulier au Siège de l’Organisation des Nations Unies et dans d’autres
bureaux des Nations Unies,Sachant que le jour de la pleine lune du mois de mai chaque année est le
jour sacré le plus important pour les bouddhistes,
qui marquent ce jour-là la naissance du Bouddha, son illumination et son décès,
Considérant que, en célébrant cette journée sur le plan international au Siège
de l’Organisation des Nations Unies et dans d’autres bureaux des Nations Unies,
l’Organisation saluerait la contribution que le bouddhisme, l’une des plus
vieilles religions du monde, apporte depuis plus de 2 500 ans et continue
d’apporter à la spiritualité de l’humanité,
Décide que, sans qu’il en coûte quoi que ce soit à l’Organisation des Nations
Unies, des dispositions appropriées seront prises pour que la Journée du Vesak
soit célébrée sur le plan international au Siège de l’Organisation des Nations
Unies et dans d’autres bureaux des Nations Unies, en consultation avec les
bureaux pertinents des Nations Unies et avec les missions permanentes qui
souhaiteraient également être consultées.
79e séance plénière 15
décembre 1999
mardi 22 avril 2025
RIP Pape François
Sincères condoléances à toute la communauté catholique en deuil.
Gratitude et respect envers le Pape François qui a tant œuvré pour la paix et les êtres vulnérables, et qui a admirablement assumé ses fonctions avec courage et bienveillance jusqu'au bout. Partir un lendemain de Pâques est un ultime exemple symbolique ô combien inspirant.
Je formule des vœux pour le plein accomplissement des souhaits du Pape François et la réussite de ses activités, pour le bien des êtres.
vendredi 28 février 2025
Bonté n'est pas faiblesse
Émission Sagesses bouddhistes du 29 décembre 2024
La bonté n’est pas faiblesse
Toute l’équipe de Sagesses Bouddhistes vous souhaite de belles fêtes de fin d’année dans la joie et la sérénité, et consacre sa dernière émission 2024 à la bonté. En effet, en cette fin d’année marquée d’évènements douloureux, Sagesses Bouddhistes parlera de bonté, ce bien commun à l’humanité qui fait bien souvent cruellement défaut et qui pourtant devrait être un lien puissant entre tous les êtres. Aussi quel est le sens de la bonté ? Quelle est sa portée lorsqu’elle est incarnée pour les bouddhistes par la pratique des bodhisattvas ?, ces êtres qui œuvrent pour le bien des autres. Réponses avec Marie Stella Boussemart, invitée en ce matin du 29 décembre.
Réalisation : Christophe Coutens /
Présentation : Sandrine Colombo
dimanche 23 février 2025
Mönlam 2025 - "Grande Prière"
Cette
période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent
autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres
hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur.
Depuis
son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une
des plus grandes fêtes tibétaines.
Traditionnellement,
c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le
chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux
des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits
gelugpa.
Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka
: épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il
était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la
générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et
la sagesse.
jeudi 19 décembre 2024
Ganden Ngamchö 2024 : le 25 décembre
Le 25 décembre 2024 coïncidera avec le 25ème jour du 10ème mois lunaire.
Ce jour-là sera célébré le Ganden Namchö དགའ་ལྡན་ལྔ་མཆོད་, la commémoration du
paranirvana de Je Rinpoche, fondateur du monastère Ganden et de l'école
gelugpa.
Que ce soit au Tibet ou en Mongolie, autrefois, tout le
monde faisait force offrandes ce jour là, avec des lumières allumées
partout. Pas seulement les gelugpa. Les autres bouddhistes, et même les
non-bouddhistes. C'est au point que les Mongols avaient retenu cette
date comme Jour de l'An ! Et tous de se congratuler, et de se souhaiter
"Joyeux Anniversaire", car il n'était pas coutume de noter les jours de
naissance des uns et des autres : tout le monde prenait une année de
plus en même temps.
Que peut-on faire ? Par exemple :
- allumer des lumières (sous n'importe quelle forme) ;
- réciter le "miktséma" - dmigs brtse ma -, en hommage à Jé Rinpoche ;
- réciter le Ganden lhagyama (dGa' ldan lha brgya ma), guruyoga invoquant Jé Rinpoche ;
- lire une biographie de Jé Rinpoche et formuler des voeux pour suivre ses traces ;
- accomplir toute action bénéfique qu'il serait possible de faire.
mardi 17 décembre 2024
Atisha (982-1054)
Le Pandit Atisha est pour nous une référence constante ; c'est pourquoi je vais condenser quelques points essentiels de sa vie. Pas relater sa
vie entière : d'une part, ce serait trop long ici ; d'autre part, d'excellentes biographies de lui sont disponibles en
beaucoup de langues, y compris le français.
Son nom est Dipamkara
Shrijnana, "Celui qui fait la lumière grâce à sa glorieuse sagesse
suprême". Atisha est en fait un titre, extrêmement honorifique, que
faute de mieux l'on rend en français par "seigneur". L'équivalent
tibétain est "jowo" (ཇོ་བོ་), de sorte que les nombreux Tibétains qui,
soucieux de marquer leur vénération vis-à-vis du Maître, l'appellent
Jowo Atisha, disent - j'imagine sans trop s'en rendre compte - :
"Seigneur Seigneur" .
Après tout, pourquoi pas ? Mais cela
démontre ô combien le roi du Tibet Rälpacän (629–877) avait raison quand il interdisait de
traduire les noms propres (cf. article Les Lotsawa de jadis n° 2) : non
seulement on ne sait plus de qui on parle, mais tel nom magnifique dans
une langue frise le ridicule dans une autre. Ainsi, moi qui savoure
les consonances du nom "Ganden" n'apprécierait guère qu'on me
parle du "Monastère Joyeux", ou "Monastères des Joyeux", voire
"Joyeux Monastère", ou encore "Monastère des Ravis", tant qu'on y est.
Vous admettrez que cela n'a pas le même écho !
Le lien avec
Atisha ? C'est que la Terre pure de Ganden (en sanskrit Tushita) est, dit-on, sa résidence
actuelle, en présence du Bouddha Maitreya et en compagnie de tant
d'autres personnages prestigieux.
Lors de l'existence humaine qui
nous intéresse, Atisha est un Bengali de souche royale qui, très jeune,
renonce aux apanages de son rang pour s'adonner à la pratique
spirituelle. Après avoir pratiqué les tantras en tant que yogi dans des
lieux écartés et sauvages, il devient moine relativement tard, vers la
trentaine. N'oublions pas que nous sommes au XIe siècle ; à l'aune de
l'espérance de vie européenne de l'époque, c'aurait déjà été un
vieillard. Apparemment pas en Inde, car il entame à peine une longue
carrière bien remplie.
Ce grand penseur n'a rien d'un sédentaire.
Lors de la périlleuse traversée de 12 mois qui le mène vers son Maître
principal Serlingpa, il fait escale dans de nombreuses îles avant
d'atteindre sa destination, soit Java soit Sumatra – la question reste à
trancher. Ce n'était pas tout d'y aller ; encore faut-il revenir. Il y
réussit. Il est désormais le dépositaire des précieuses instructions
relatives à l'esprit d'Éveil, et sa réputation s'amplifie au Pays des
Aryas. Il a dû retraverser toute la péninsule avec le confort que vous
imaginez (encore aujourd'hui c'est long et fatigant) pour regagner les
grandes universités monastiques du nord et se voit confier des fonctions
élevées à Nalanda, Odantapuri et surtout Vikramashila. C'est là qu'il
reçoit des visiteurs qui ont franchi l'Himalaya pour le prier de bien
vouloir venir dans leur Tibet natal, afin d'y restaurer l'Enseignement
du Bouddha quelque peu malmené depuis un bon demi-siècle.
Je
passerai sur les péripéties et autres rebondissements qui aboutissent en
1042 à l'arrivée d'Atisha dans le Ngari. Si je calcule bien, le Pandit a
donc 60 ans révolus ! Il sait que l'expédition tibétaine va écourter sa
vie – Tara l'en a prévenu, et c'est de toute façon prévisible. Voyages
éreintants. Chocs climatiques. Changement radical d'altitude, en
passant de la plaine aux montagnes les plus hautes. Régimes alimentaires
totalement différents. Quant aux mœurs et coutumes…
Pour
accomplir le bien des être, Atisha accepte tout. Il supporte tout. Le
prince raffiné cohabite de bonne grâce avec les rudes (rustres ?)
montagnards. Il va jusqu'à apprendre leur langue. Mais il n'adopte pas
toutes leurs habitudes. Il demeure doux et conciliant, toujours
disponible pour tous, animaux y compris. Cela surprend. Cela choque même
certains. Le fier Seigneur Kutön lui remontre que, si en Inde on
condescend à parler à tout le monde avec aménité, ici ce n'est pas
l'usage. Il faudrait quand même que le Maître tienne son rang. Le Maître
écoute, sourit et … persiste. Il va jusqu'à caresser avec tendresse les
bêtes qu'il a récupérées pour les sauver du couteau. Pire, il leur
parle ! Et il s'adresse à elles en les appelant "mes vieilles mères".
C'est
qu'Atisha a les plus hautes réalisations. Il sait que chaque être lui a
servi de mères un nombre incalculable de fois dans le passé, sous
toutes les formes, dans toutes les sphères. Il sait qu'alors et en bien
d'autres circonstances chaque être a été pour lui d'une infinie
bienveillance. Éperdu de gratitude, il mesure la souffrance de ses
proches enlisés dans leurs passions et leurs certitudes fallacieuses.
Il sait aussi qu'heureusement tous ont potentiellement la faculté
d'évoluer jusqu'à obtenir la libération du samsara et même l'omniscience
de Bouddha. Comment n'éprouverait-il pas le plus grand respect pour
toutes les créatures ? Pourquoi ferait-il une différence entre elles,
qui montrent sans doute ponctuellement des aspects divers, mais sont au
fond soumises aux mêmes obstacles et porteuses des mêmes espérances ?
Aujourd'hui l'un est roi, l'autre esclave ; demain ce sera le contraire.
Mais un jour les deux seront enfin boudddhas.
Le sage versé tant
en philosophie qu'en tantra ne cesse, au Tibet, d'enseigner … la prise
de refuge et la loi de causalité, ce qui lui vaudra deux surnoms.
D'être ainsi appelé (avec un certain dépit de la part de certains qui
réclament des instructions "profondes") ravit Atisha : comme cela,
dit-il, rien qu'en entendant parler de moi, "le lama de la prise de
refuge" ou "le lama de la causalité", les gens acquerront de bonnes
empreintes. Et cela leur indiquera l'essentiel." En réalité, bien
comprise, toute facette de la voie inclut la totalité. Ce n'est pas une
excuse pour vouloir dès le début viser les pratiques les plus élevées :
elles sont alors inaccessibles et donc infructueuses, tandis que si,
avec humilité, on commence par la base, on peut ensuite l'élargir
jusqu'à y intégrer l'ensemble.
Voilà qui était Atisha : un
authentique Seigneur, aimable et courageux ; doux et endurant ; modeste
et sûr de lui ; érudit et simple, la liste de ses qualités se déroulant à
l'infini : logique, quand on sait qu'il est aussi considéré comme une émanation du Bouddha Amitabha.
samedi 23 novembre 2024
Enseignements de Dagpo Rinpoche en français
Les plus récents parus aux Éditions Guépèle, en langue française
samedi 16 novembre 2024
La causalité
En résumé, rien (aucun phénomène composé) n'est sans cause et rien n'est sa propre cause.
* Tout phénomène composé naît de causes et de conditions, qui lui sont antérieures.
* Une cause unique ne produit pas de fruit.
* Quand les causes et conditions sont réunies, le fruit apparaît nécessairement.
* Quand les causes et conditions ne sont pas réunies, le fruit n'apparaît pas.
La pratique du Dharma concourt donc notamment à s'entraîner à éviter la réunion des causes et conditions de souffrance (principalement les facteurs mentaux perturbateurs) et à favoriser la réunion des causes et conditions de bonheur (principalement les facteurs mentaux vertueux, associés aux facteurs mentaux à objets déterminés).
Jinpa - conte tibétain
Je n'ai pas eu le temps de visionner ce film tibétain, mais je vous le poste, car il est accessible sur youtube jusqu'au 5 janvier 2025.
Vidéo en langue tibétaine, sous-titrée en français.
6 nov. 2024 #artecinema #filmcomplet #cinéma
Film complet disponible jusqu'au 05/01/2025
Dans un haut plateau tibétain désertique, une parabole sur la destinée et le double en forme de road movie drolatique, porté sur les larges épaules d'un irrésistible acteur nommé Jinpa, comme les deux personnages principaux.
Sur le haut plateau tibétain du Kekexili, vaste contrée désertique et glaciale à 5 000 mètres d'altitude, le routier Jinpa, distrait par le vol d'un vautour, percute un mouton et le tue sur le coup. Tourmenté d'avoir ôté, même par accident, la vie d'une créature appartenant comme lui au cercle des réincarnations, il charge le cadavre à bord de son camion dans le but de faire dire une prière pour la paix de leurs âmes respectives. Un peu plus tard, il embarque un marcheur déguenillé, qui dit s'appeler également Jinpa. Celui-ci révèle qu'il se rend dans un village précis pour y tuer le meurtrier de son père, qu'il poursuit depuis dix ans. Sans faire de commentaires, Jinpa 1 n'en dépose pas moins Jinpa 2 à l'embranchement voulu, alors que la nuit tombe dans des tourbillons de neige.
Largement reconnues au-delà des frontières, les histoires de l'écrivain et cinéaste tibétain Pema Tseden (dont Le léopard des neiges est sorti en salle en septembre) s'ancrent dans la réalité méconnue de son pays sous tutelle. Road movie infusé d'humour à froid et de suspense minimaliste, cette fable aux faux airs de parabole sur le double et la destinée joue doublement sur le velours : un exotisme radical, entre paysages grandioses et instantanés de vie villageoise, et l'extraordinaire présence de l'acteur principal, lui aussi nommé Jinpa. Grâce à son art consommé d'exprimer beaucoup en peu de mots, en osmose avec le rythme méditatif du récit, le cinéaste s'amuse à brouiller les pistes dans le blizzard tibétain, pour notre plus grand plaisir.
Film de Pema Tseden (Chine, 2018, 1h24mn)
Les étapes de la voie - lamrim
samedi 19 octobre 2024
Les terres et les chemins
Enseignement du Vénérable Dagpo Rinpoche paru aux Éditions Guépèle
Concentration et calme mental
Enseignement du Vénérable Dagpo Rinpoche paru aux Éditions Guépèle
Le Lamrim de la lignée du Sud
Une nouvelle édition papier, revue et corrigée, vient de paraître aux Éditions Guépèle.
Contact : guepele.projets@gandenling.org
Nouveau
Une version numérique est également disponible sur Amazon (kindle) et sur Publishdrive (epub).
vendredi 20 septembre 2024
Le Lamrim de la Lignée du Sud
Une nouvelle édition papier, revue et corrigée, vient de paraître aux Éditions Guépèle.
Contact : guepele.projets@gandenling.org
Nouveau
Une version numérique est également disponible sur Amazon (kindle) et prochainement sur Publishdrive (epub).








