Puissent tous les êtres mes mères échapper à la souffrance et aux causes de souffrance !
Puissent-elles accéder au bonheur et aux causes de bonheur !
Le blog de MSB. Indications historiques, anecdotiques voire doctrinales sur le bouddhisme.
Puissent tous les êtres mes mères échapper à la souffrance et aux causes de souffrance !
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Émission Sagesses bouddhistes du 10 mars 2024
Thème : L’aumônerie carcérale au sein de l’Union Bouddhiste de France
Invitée : Lama Droupgyu
Regards sur l’aumônerie carcérale, une des principales actions de l’Union Bouddhiste de France, fédération qui assure les liens entre les centres et associations bouddhistes de France et les Pouvoirs Publics.
Créé il y a de nombreuses années, sous l’égide du Ministère de la justice et du Ministère de l’Intérieur, cette aumônerie répond aux nombreux questionnements posés par les détenus et tente ainsi d’apporter par sa présence, quelques bienfaits et réconfort.
Réalisation : Christophe Coutens
Présentation : Aurélie Godefroy
Toutes mes félicitations à mon amie Lama Droupgyu,
premier aumônier national bouddhiste en milieu carcéral
récipiendaire 2024
La Fondation du Centre international de méditation des femmes (IWMCF) a sélectionné 31 récipiendaires pour son prix des femmes exceptionnelles dans le bouddhisme pour 2024, qui a coïncidé avec la Journée internationale de la femme vendredi.
Initiative de deux moines bouddhistes, Bhikkhuni Rattanavali de Thaïlande et Bhikkhuni Dr. Lee des États-Unis, l’IWMCF a commencé à décerner le Prix des femmes exceptionnelles dans le bouddhisme aux femmes bouddhistes en 2002, à l’occasion de la Journée internationale de la femme des Nations Unies, afin de reconnaître et mettre en valeur leurs contributions mondiales. Le prix IWMCF récompense les réalisations et l’excellence dans quatre catégories : pratique méditative ; Travail social et développement communautaire ; Propagation du Dharma ; et l’activisme pour la paix.
Les récipiendaires du Prix des femmes exceptionnelles dans le bouddhisme de cette année sont :
1. Bhikkhuni Bharmmasara de Thaïlande
2. Bhikkhuni Dhamma Khema de Thaïlande
3. Bhikkhuni Gautami du Bangladesh
4. Bhikshuni Chang-An Shih de Taïwan
5. Bhikshuni Dr. Bich Lien des États-Unis
6. Bhikshuni Lama Karma Droupgyu Wangmo de France
7. Chanyanat Sanpakdithai du Cambodge/Thaïlande
8. Ching Wi Yap de Singapour
9. Mei-Ru Huang de Taïwan
10. Ursula Lyon d’Autriche
11. Bhikkhuni Khamesi Guruma du Népal
12. Bhikkhuni Sumangala de Malaisie
13. Bhikshuni Clear Grace Dayananda des États-Unis
14. Bhikshuni Shik Chuan Wen de Malaisie
15. Bhikshuni Tian-De Shih de Taïwan
16. Bhikshuni Yi Xin de Taïwan
17. Dr Ching-Chin Lin Wang de
Taïwan
18. Dr Sirikarn Techa-apichok de Thaïlande
19. Katharina Kobel-Shepherd de Suisse
20. Khine Hnin Wai du Myanmar
21. Maechee Dr Bunrueng Bunpanya de Thaïlande
22. Maechee Dr Srisuda Tuamsomboon de Thaïlande
23. Maechee Dr Subin Phonlamai de Thaïlande
24. Très Vénérable Bhikkhuni Abhinanda Riditohtuwee Maha Theri du Sri Lanka
25. Très Vénérable Bhikkhuni Dhammawati Guruma du Népal
26. Très vénérable Bhikshuni Gwang Yong de Corée du Sud
27. Très vénérable Bhikshuni Xiu-Neng Shih de Taiwan
28. Très vénérable Bhikshuni Zhang-Xin Shih de Taiwan
29. Saskia Graf d’Allemagne
30. Vén. Dr Pooja Dabral d’Inde
31. Zhou Xiupen de Taïwan
Cf. Le Point 30 octobre 2021
J'adore (entre autres) la "profession de foi" du Père Guy Gilbert, 86 ans, l'infatigable prêtre des loubards, en conclusion de l'article :
Je m’en fous d’hier, je me tape de demain, je mets toutes mes forces dans les 24 heures du moment présent pour respirer l’amour, donner l’amour et le recevoir.
En cette période troublée, il est réconfortant d'écouter des jeunes gens qui illustrent à nouveau que la valeur n'attend pas le nombre des années.
Voici les prestations de deux lycéens du Lycée Pasteur, São Paulo (Brésil).
La logique impose de remonter à la source, c’est à dire à l’exemple fondateur donné par le Bouddha Shakyamouni il y a environ 2600 ans. L’histoire – d’aucuns diraient la légende, mais peu importe, car cela n’altère pas le sens, au contraire – rapporte qu’à la naissance du jeune prince Siddharta, les astrologues prédisent à l’enfant une carrière exceptionnelle, soit en tant qu’empereur universel (cakravartin), soit en tant qu’Eveillé, cad bouddha. Le roi Suddhodana qui tient à assurer sa succession s’ingénie à faire de son fils un souverain éclairé, mais à 29 ans, juste après la naissance de son fils Rahula, Siddharta ayant prouvé sa virilité et rempli son devoir en assurant la descendance, quitte nuitamment le palais. Pour marquer symboliquement son départ du monde profane et de ses objets de jouissance, dont le pouvoir et ses attributs, il coupe sa longue chevelure. Après six années de recherche spirituelle et de rudes ascèses, il acquiert la conviction qu’il faut suivre la voie du milieu, en rejetant les vues et les conduites extrêmes, et il obtient l’Eveil.
Gautama Bouddha, également connu sous le nom de Shakyamouni, consacre désormais sa vie, qui durera encore 45 ans, à dispenser son Enseignement, qui n’est pas une religion révélée, mais une voie spirituelle fondée sur l’éthique (y compris le respect de soi, d’autrui, de l’environnement) et la notion de karma[1]. C’est une méthode qui vise à se délivrer de la souffrance en en éliminant les causes, à commencer par l’ignorance flanquée de l’attachement et de l’aversion, et à atteindre le bonheur en en établissant les causes, telles que l’éthique, la sagesse, l’amour et la compassion.
Le Bouddha invite ses disciples à suivre son exemple et à se défaire de toute forme d’attachement et d’avidité pour les objets de jouissance de cette vie, en vue d’atteindre l’Eveil. Il prône l’esprit critique et exhorte ses disciples à ne pas le croire pour la seule raison qu’il serait le Bouddha, mais à réfléchir, vérifier et comprendre par eux-mêmes :
Ô moines, n'acceptez pas ma parole
Par simple respect, mais après l'avoir examinée
Comme on éprouve l'or
En le chauffant, le coupant et le frottant.
N’accordez pas votre confiance à l’individu mais à son enseignement.
N’accordez pas votre confiance aux mots mais à leur signification.
N’accordez pas votre confiance au sens provisoire (qui doit être interprété) mais au sens certain.
N’accordez pas votre confiance à la conscience ordinaire mais à la sagesse.
(Catuh-pratisarana énoncés dans le Sutra du Mahaparanirvana.)
Le Bouddha organise la communauté religieuse selon le critère d’ancienneté, sans tenir compte de l’origine sociale ni de la caste. Les décisions sont prises de préférence à l’unanimité, sinon à la majorité. A peine six ans après sa fondation, le Bouddha y admet des femmes, à peu près en même temps que le jaïnisme. Outre les moines et nonnes, il a également de nombreux disciples laïques, dont des rois et des ministres.
[1] Le terme karma a plusieurs acceptions. En très résumé, selon le bouddhisme, tout ce que l’on fait, par le corps, la parole et l’esprit, comporte des karma de nature mentale qui au fur et à mesure imprègnent l’esprit de karma en tant que potentialités, susceptibles d’entraîner divers résultats dont les sensations, les renaissances, etc.
Quelques sources
Samyutta Nikaya, I, 5, 6
Seul importe le Véhicule.
Qu’on soit homme ou femme
Quiconque prend le Véhicule
Atteint le nirvâna.
Thérigâthâ : 73 poèmes, écrits par des femmes de l'époque du Bouddha, à propos de leur parcours religieux et leur libération spirituelle.
Les Grands Disciples du Bouddha, Nyanaponika Thera, H. Hecker, Ed. Claire Lumière
2 tomes : dans le 2ème, biographies de grandes disciples
Dans ses enseignements, le Bouddha a souligné la valeur de "la précieuse
renaissance humaine", dotée de 8 libertés et 10 attributs.
=>
Sur
le plan spirituel, il est admis que les femmes comme les hommes peuvent
progresser sur la voie et atteindre les plus hautes réalisations.
Sur le plan social, le Bouddha n'a pas dit que les femmes étaient inférieures,
mais il a fait le constat (encore vrai de nos jours) qu'elles sont défavorisées
par rapport aux hommes, et qu'elles rencontrent plus d'obstacles.
Historique de la communauté religieuse féminine
Cf. : Dr. Hajime Nakamura (universitaire japonais) : « L'apparition d'un ordre de nonnes fut un développement étonnant dans l'histoire religieuse mondiale. Il n'existait, à la même époque, aucun ordre religieux pour femmes, ni en Europe, ni en Afrique du nord, ni en Asie occidentale ou orientale. Le bouddhisme fut la première religion à en produire un. »
Le Bouddha ne refusa jamais d'enseigner aux femmes, il ne les rejeta pas comme inférieures, mais les textes rapportent qu’il aurait manifesté de la réticence avant de les recevoir dans la communauté monastique. Il aurait expliqué que l'admission des femmes dans la communauté (sangha) "aurait des résultats néfastes, de même que la mauvaise herbe dans un bon champ". Cela entraînerait une dégénérescence plus rapide de la doctrine, dont la durée d'existence serait écourtée de cinq cents ans.
Néanmoins, suite à la détermination inébranlable de Mahaprajñaparamati, tante et mère adoptive de Siddhartha, et aux talents de médiateur d'Ananda, cousin et fidèle servant du Bhagavat, celui-ci acceptaAu Japon, ce sont trois nonnes (dont Zenshin-ni) qui ont établi la première communauté bouddhiste (sangha) en 590, ont ordonné le premier moine (Tokusai) et ont instauré le posadha : la confession bi-mensuelle des transgressions.
En 624, d'après le Nihonshoki, il y aurait eu au Japon 816 moines, 569 moniales et 416 monastères (545 en 692).
Jusqu'à
la fin de Heian, il n'y avait pas d'inégalité entre les moines et les nonnes et
de nombreuses femmes japonaises avaient un haut niveau d’instruction, puis la situation s'est considérablement dégradée avec la montée en
puissance des guerriers (un peu comme en Europe au passage du Moyen Âge à la
Renaissance).
=> Les deux temples-refuges (kakekomidera ou enrikidera)
Tôkei-ji
A Kamakura, le temple du Tôkei-ji (Zen Rinzai), fondé en 1285 par Kakuzan, veuve du shogun Hôjô Takimune, est l'un des deux temples-refuges du Japon d'avant l'ère Meiji.
C’était un temple indépendant qui jouissait de
privilèges spéciaux par décret impérial et dont l'enceinte était interdite aux
hommes.
Auparavant, les hommes japonais avaient le droit unilatéral de divorcer.
Kakusan-ni obtint pour son temple un statut très particulier : si une femme
demeure trois ans au Tôkei-ji, au terme de cette période, le divorce est
considéré comme effectif.
Il est dit qu'entre 1603 et 1868, environ 2000 femmes se seraient réfugiées au
Tôkei-ji.
Mantoku-ji
L'autre
grand temple refuge, le Mantoku-ji, affilié quant à lui à l'école Zen Soto, est
situé à Serada dans la province de Kôzuke (Gunnma).
Son origine est moins claire que celle du Tôkei-ji. Il semblerait que ce temple
aurait été fondé soit par un descendant du shogun Minamoto, soit par Jônen-ni et
Jô.on-ni, de la famille des Tokugawa. Ce qui est sûr, c'est qu'il eut des
liens très étroits avec la famille Tokugawa, c'est à dire avec les dirigeants
de l'époque, au travers de nombreuses abbesses.
Le Mantoku-ji est moins connu que le Tôkei-ji. À cause de sa situation géographique défavorable, il est plus difficile à atteindre, si bien que ses effectifs seront toujours réduits : quatre moniales y résidaient en 1809, sept en 1861 et cinq en 1870.
Le
Mantoku-ji a été presque entièrement détruit en 1872 lors des mouvements
anti-bouddhistes ; il n'en reste aujourd'hui que des ruines.