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jeudi 14 mars 2024

L'aumônerie carcérale bouddhiste

 Émission Sagesses bouddhistes du 10 mars 2024

 


Thème : L’aumônerie carcérale au sein de l’Union Bouddhiste de France 

 Invitée : Lama Droupgyu 

Regards sur l’aumônerie carcérale, une des principales actions de l’Union Bouddhiste de France, fédération qui assure les liens entre les centres et associations bouddhistes de France et les Pouvoirs Publics. 

Créé il y a de nombreuses années, sous l’égide du Ministère de la justice et du Ministère de l’Intérieur, cette aumônerie répond aux nombreux questionnements posés par les détenus et tente ainsi d’apporter par sa présence, quelques bienfaits et réconfort. 

Réalisation : Christophe Coutens 

Présentation : Aurélie Godefroy

Prix des femmes exceptionnelles dans le bouddhisme

 Toutes mes félicitations à mon amie Lama Droupgyu, 

premier aumônier national bouddhiste en milieu carcéral

récipiendaire 2024

 


La Fondation du Centre international de méditation des femmes (IWMCF) a sélectionné 31 récipiendaires pour son prix des femmes exceptionnelles dans le bouddhisme pour 2024, qui a coïncidé avec la Journée internationale de la femme vendredi.

Initiative de deux moines bouddhistes, Bhikkhuni Rattanavali de Thaïlande et Bhikkhuni Dr. Lee des États-Unis, l’IWMCF a commencé à décerner le Prix des femmes exceptionnelles dans le bouddhisme aux femmes bouddhistes en 2002, à l’occasion de la Journée internationale de la femme des Nations Unies, afin de reconnaître et mettre en valeur leurs contributions mondiales. Le prix IWMCF récompense les réalisations et l’excellence dans quatre catégories : pratique méditative ; Travail social et développement communautaire ; Propagation du Dharma ; et l’activisme pour la paix.

Les récipiendaires du Prix des femmes exceptionnelles dans le bouddhisme de cette année sont :

1. Bhikkhuni Bharmmasara de Thaïlande
2. Bhikkhuni Dhamma Khema de Thaïlande
3. Bhikkhuni Gautami du Bangladesh
4. Bhikshuni Chang-An Shih de Taïwan
5. Bhikshuni Dr. Bich Lien des États-Unis
6. Bhikshuni Lama Karma Droupgyu Wangmo de France
7. Chanyanat Sanpakdithai du Cambodge/Thaïlande
8. Ching Wi Yap de Singapour
9. Mei-Ru Huang de Taïwan
10. Ursula Lyon d’Autriche
11. Bhikkhuni Khamesi Guruma du Népal
12. Bhikkhuni Sumangala de Malaisie
13. Bhikshuni Clear Grace Dayananda des États-Unis
14. Bhikshuni Shik Chuan Wen de Malaisie
15. Bhikshuni Tian-De Shih de Taïwan
16. Bhikshuni Yi Xin de Taïwan
17. Dr Ching-Chin Lin Wang de Taïwan
18. Dr Sirikarn Techa-apichok de Thaïlande
19.
Katharina Kobel-Shepherd de Suisse
20. Khine Hnin Wai du Myanmar
21. Maechee Dr Bunrueng Bunpanya de Thaïlande
22. Maechee Dr Srisuda Tuamsomboon de Thaïlande
23. Maechee Dr Subin Phonlamai de Thaïlande
24. Très Vénérable Bhikkhuni Abhinanda Riditohtuwee Maha Theri du Sri Lanka
25. Très Vénérable Bhikkhuni Dhammawati Guruma du Népal
26. Très vénérable Bhikshuni Gwang Yong de Corée du Sud
27. Très vénérable Bhikshuni Xiu-Neng Shih de Taiwan
28. Très vénérable Bhikshuni Zhang-Xin Shih de Taiwan
29. Saskia Graf d’Allemagne
30. Vén. Dr Pooja Dabral d’Inde
31. Zhou Xiupen de Taïwan

 

mardi 7 juin 2022

Tibet, le chemin des vents


Au pays des nuages blancs, Ani Rigsang a choisi une vie nomade. Se sentant prisonnière à Lhassa, la nonne bouddhiste prend la route pour renouer avec les traditions spirituelles de son pays, aujourd’hui menacées par la rapide modernisation et le durcissement du contrôle des autorités chinoises sur la région. 
 
Des montagnes enneigées aux vallées verdoyantes, de monastère en monastère, ce documentaire accompagne la marche d’Ani sur le sol tibétain. Témoignage émouvant mêlant traditions et légendes millénaires, ce film nous plonge dans des paysages époustouflants et nous dévoile un Tibet contrasté, chahuté par la modernité et les soubresauts de sa géographie sacrée. 
 
Documentaire : “Tibet, le chemin des vents” 
Réalisation : Hamid Sardar 
Production : DreamCatcherMotionProductions, les gens bien productions pour France Télévisions & Ushuaïa TV
 

 

 

vendredi 1 mars 2019

Shuksép Jetsun : femme et grand maître du XXe siècle

A lire sur le site de Bouddha News

ཤུག་གསེབ་རྗེ་བཙུན་བློ་ཆེན་རིན་པོ་ཆེའམ་རྗེ་བཙུན་རིག་འཛིན་མ་ཆོས་ཉིད་བཟང་མོ་མཆོག་
Une courte biographie de Shuksép Jetsun (1852-1953), rédigée par Antony Boussemart. :-)

Bouddha News un nouveau magazine numérique et gratuit


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vendredi 19 janvier 2018

Tibétaine, nonne et grande méditante

Un de mes Maîtres, Gyudmed Khensur Rinpoche Sonam Gyaltsen - Gen Tati pour ses co-religionnaires - (1926-2018) me parlait souvent de l'une de ses Maîtres, exilée en Inde puis rentrée au Tibet vers 1982.

Non, les "e" ci-dessus ne sont pas des fautes d'accord : si j'ai mis le féminin, c'est parce que Gyaltsen Lhamo (rGyal mtshan lha mo) est une femme ; une nonne même. Qui a beaucoup de disciples, hommes et femmes, religieux et laïcs. Et pas au Moyen-Âge ; de nos jours : elle est née dans le centre du Tibet dans les années 1920, mais comme on n'a pas eu de ses nouvelles depuis son retour au Tibet, on ne sait pas si elle vit encore ou pas.

D'abord mariée contre son gré, elle a eu un bébé, mort en bas âge, après quoi elle a été alitée des années durant par une maladie dont aucun remède ni aucun rituel ne venait à bout. Jusqu'au jour de cette visite de Kangyur Rinpoche, lama respecté de Drepung Loseling.

Toute la maisonnée s'inclinait pour recevoir par apposition des mains sur la tête la bénédiction du Maître encore assis sur son cheval, quand à la surprise générale, la jeune Gyaltsen Lhamo survint, cheveux en bataille et robe de travers, le teint grisâtre : c'était la première fois qu'elle se levait depuis des mois. La stupéfaction fut à son comble quand on vit le grand lama ôter son chapeau et se pencher pour toucher du front le front de la malade, d'égal à égal.

La mère de l'intéressée fut particulièrement impressionnée par ce geste, tant et si bien que, quand sa fille lui annonça sa décision de se retirer dans une grotte de montagne pour méditer, elle quitta la maison et l'accompagna pour la servir.
Dès lors, notre yogi tibétaine se consacra à la pratique sans jamais accorder la moindre importance au côté matériel : Zong Rinpoche (qui fut abbé de Ganden Shartse) fit un jour la remarque que sa jupe était tellement rafistolée qu'il en devenait impossible de distinguer ce qui avait été le tissu d'origine par rapport aux multiples pièces rapportées.

Assez curieusement (à nos yeux d'Occidentaux pas toujours bien informés), ce n'est qu'après avoir affectué la longue retraite de Vajrabhairava de trois ans que Gyaltsen Lhamo reçut l'Enseignement du lamrim d'un Geshe érudit de Ganden Jangtse : Geshe Nyima, professeur de philosophie de Gyudmed Khensur Rinpoche (le mien, de professeur, que j'appelle donc "Genlags").

Pour l'occasion, Gyaltsen Lhamo avait invité Geshe Nyima "chez elle" - une grotte dans le Phenpo. Comme c'était une période d'intersession au collège, Genlags avait accompagné son maître : pendant que celui-ci exposait le lamrim à leur hôtesse, Genlags mémorisait les traités philosophiques au programme de l'année. Un jour, il demanda à Geshe Nyima la transmission d'un texte de pratique, et s'entendit répondre qu'il ferait beaucoup mieux de demander cette transmission à Gyaltsen Lhamo. Ce qu'il fit, établissant ainsi avec elle un lien de maître à disciple.

Notez que, dans cette relation, "le" maître est une nonne tibétaine, qui a donc au maximum l'ordination mineure de getsulma (shramanerika) puisque l'ordination majeure de gelongma (bhikshuni) n'a jamais été introduite au Tibet. Le disciple est un gelong (bhikshu), qui plus est plus très loin du rang de geshe lharampa, et qui agit sur les conseils de son professeur, lui-même gelong et geshe lharampa. Le tout dans les années 1954-1955.

Au Tibet comme en Inde, Gyaltsen Lhamo était souvent sollicitée pour effectuer des divinations, et beaucoup de personnes la "soupçonnaient" d'avoir réalisé les pouvoirs de clairvoyance, au moins (consécutifs à l'obtention du calme mental - shamatha), tellement les réponses qu'elle donnait tombaient juste.

Vivant de rien, elle utilisait les offrandes qu'elle recevait pour faire le don sous ses différentes formes, surtout le don du Dharma (de l'Enseignement) : aux débuts de l'exil en Inde, quand les réfugiés manquaient de tout, c'est elle qui invita pour la première fois au camp de Bylakuppe, où elle habitait, Kyabje Trijang Dorjechang, prenant en charge les frais pour organiser l'Enseignement du Grand Lamrim qu'il dispensa alors. Elle invita aussi à Bylakuppe Zong Rinpoche, pour enseigner bien sûr. Par ailleurs, elle fit ériger de grandes statues, qu'elle offrit à des monastères.

Chaleureuse et disponible, elle était d'une extrême humilité, mais ses qualités étaient telles qu'elles ne pouvaient échapper à ceux qui avaient la chance de la rencontrer. Un grand lama gelugpa laissa un jour échapper une petite phrase qui laissait à entendre qu'elle était une émanation de Dulzin Takpa Gyaltsen - celui des disciples de Je Tsongkhapa qui est considéré comme le détenteur du Vinaya !

lundi 4 janvier 2016

samedi 7 mars 2015

Journée internationale des Femmes - Quid du bouddhisme ?

Le 8 mars est "la Journée internationale de la femme", sous l'égide de l'ONU.

Bonne occasion pour évoquer la situation des femmes hier et aujourd'hui.

1 - En général

11 - Sur le plan international 
Lapidations, rapts, esclavage sexuel, etc., en hausse dans diverses parties du monde, ... pas si éloignées que ça de chez notre cher pays.
Inquiétant.

12 - En France
Zone privilégiée, indiscutablement, mais pas parfaite.
Exemple : la disparité des salaires.
En progrès, mais peut mieux faire. 

2 - Dans le bouddhisme

21 - Dans l'Enseignement du Bouddha
Le Bouddha a souligné la valeur de "la précieuse renaissance humaine", dotée de 8 libertés et 10 attributs.
Sur le plan spirituel, il est admis que les femmes comme les hommes peuvent progresser sur la voie et atteindre les plus hautes réalisations.
Sur le plan social, contrairement à ce d'aucuns prétendent, le Bouddha n'a pas dit que les femmes étaient inférieures. Il a en revanche fait le constat qu'elles sont défavorisées par rapport aux hommes, et qu'elles rencontrent plus d'obstacles. 

22 - Dans les pays dits de culture bouddhiste (Asie)
Les hommes étant partout pareils, la place de la femme dans la société est traditionnellement quelque peu subalterne...
Comme - hélas - un partout dans le monde, toutes croyances ou non croyances mises à part. Ce qui montre que cela ne vient pas de la religion, même si fondamentalistes, intégristes et autres extrémistes n'hésitent à utiliser la religion pour opprimer x ou y.

23 - En France
La situation est largement supérieure à la moyenne internationale.

A titre d'exemples,
* l'Union Bouddhiste de France (UBF) aura eu une présidente durant 3 ans (mai 2013 - mars 2015)  ;
* "le" premier aumônier national bouddhiste des prisons est une femme, Lama Droupgyu ;
* la personne en charge du site de la Grande Pagode est une femme ;
* l'équipe France 2 des émissions Sagesses bouddhistes comporte 4 femmes sur 6 membres ;
* de nombreux centres bouddhistes de France sont animés par des femmes.

La situation n'est évidemment pas parfaite pour autant, et les habitudes sont difficiles à modifier.
Cela va prendre du temps, même si on instaure des quotas ici et là.

A titre d'anecdote, très récemment, j'ai reçu de la part d'un monsieur le message suivant, qui se voulait gentil :
"Le bulletin de l'UBF m'est bien parvenu. J'ai pu constater que toi-même, Lama Droupgyu et MT V., vous êtes toutes trois vraiment sur la brèche des nombreuses commémorations et entrevues officielles ; et pas un seul homme pour partager le boulot !?..."
Franchement, quelqu'un aurait-il l'idée d'adresser un tel message à UN responsable des cultes normal, cad masculin, en  disant : "et pas une seule femme pour partager le boulot ?" :-)




mardi 20 janvier 2015

Egalité femmes / hommes

La République française, qui comme chacun sait (en France) a pour devise Liberté, Egalité, Fraternité, garantit entre autres l'égalité entre les femmes et les homme.
Notons en passant que cela concerne toutes les personnes qui résident sur le territoire national, et pas seulement "les citoyennes et citoyens". Mais là n'est pas mon propos aujourd'hui.

Cela fait une dizaine d'années que je travaille au sein au Conseil d'administration de l'Union Bouddhiste de France, et après avoir été secrétaire générale et vice-présidente, depuis bientôt trois ans, j'assume tant bien que mal la fonction de présidente.

L'impermanence étant ce qu'elle est, j'ai décidé en octobre de ne pas me représenter et je l'ai bien évidemment annoncé ici et là pour préparer la relève et assurer la continuité.
Cela a plusieurs fois donné lieu à un dialogue de ce genre :
"A propos, je voulais vous informer qu'à partir de mars prochain, je ne serai plus présidente de l'UBF.
- Ah bon ? Et qui va vous remplacer ? Un  homme ?
- Rien n'est encore décidé à ce sujet. Peut-être une femme.
- Il n'y a donc pas d'hommes dans votre mouvement ?"

Il semblerait que la notion d'égalité ne soit pas encore pleinement assimilée, y compris par d'ardents défenseurs de la laïcité. :-)

Egalité femmes / hommes

Dans l'Enseignement du Bouddha, la question est relativement simple : sur le plan de la nature ultime, les phénomènes, y compris les femmes et les hommes, sont sur un plan de parfaite égalité.

Bien sûr, quand on redescend au plan de la nature conventionnelle, le "naturel" du samsara revient au galop, et dans les sociétés bouddhistes comme dans les autres, les humains de sexe féminin ont pu être dépréciées et continuent souvent à l'être. Mais ce sont là des vues du monde, dictées par l'ignorance et autres klesha.

Dimanche dernier, la secrétaire générale de l'UBF et moi-même en tant que présidente de la fédération, nous nous sommes retrouvées dans le cortège officiel lors de la marche républicaine. Dans ce milieu, tout le monde se connaît plus ou moins. Au bout d'un moment, poussée par la curiosité et aussi pour passer le temps, car en fait de marche, on a surtout fait du sur place, une dame au demeurant fort sympathique nous a demandé qui nous étions.
A notre réponse : nous sommes là pour représenter la communauté bouddhiste de France, la dame s'est haussée sur la pointe des pieds pour mieux voir les trois premiers rangs devant nous en disant : "Ah ! vous êtes avec les responsables bouddhistes ? Où sont-ils ? Je voudrais les voir.
- C'est que, Chère Madame, c'est ... nous."
 - Ah bon ! Il n'y a donc pas d'hommes dans votre mouvement ?"

... :-)

lundi 5 janvier 2015

La Cavimac


La Cavimac est un organisme de Sécurité sociale dédié aux cultes religieux instauré par la loi n°78-4 du 2 janvier 1978.
L'organisation de la sécurité sociale est fondée sur le principe de solidarité nationale.

La Cavimac assure la gestion du régime général de Sécurité sociale des ministres des cultes et des membres des congrégations et des collectivités religieuses.
La Cavimac est un organisme sous tutelle de l'Etat à compétence nationale au service de tous les cultes exerçant en France.

La gestion de la Cavimac est assurée par un Conseil d'Administration composé de 27 administrateurs. Les membres du Conseil d'Administration relèvent tous de la Cavimac et sont nommés pour quatre ans. Leur mandat est renouvelable.
Pour aider le travail au quotidien du Conseil d'administration, 6 Commissions réglementaires ont été installées : Commission de recours amiable, Commission des marchés, Commission des pénalités financières, Commission de l'affiliation, Commission du fonds d'action sanitaire et sociale, Commission de répartition des cotisations.

1. Qui doit être affilié à la Cavimac ?

La Cavimac est un régime de Sécurité sociale obligatoire pour tout ministre du culte ou membre de congrégation ou de collectivité religieuse exerçant en France
-        s’il n'est pas déjà obligatoirement couvert au titre d'une autre activité professionnelle par un autre régime de Sécurité sociale (salarié, agricole, travailleur non salarié ou profession libérale).
-        ou s’il n’est pas suffisamment couvert : revenus de moins de 800 Smic horaires par an
En ce cas, affiliation à la Cavimac pour la partie retraite uniquement (pour faire le complément)
-        NB Quand un ministre du culte ou un membre de congrégation ou de collectivité religieuse qui était de par ses activités professionnelles assujetti à un autre régime de Sécurité sociale prend sa retraite, une fois sa retraite professionnelle liquidée, il doit être affilié à la Cavimac => versement des cotisations vieillesse durant 3 mois, puis liquidation de la retraite Cavimac
Pourquoi ? Parce que c’est comme s’il avait eu deux activités de natures diverses en parallèle, d’où l’obligation de cotiser à deux caisses
Montant de la cotisation pour la retraite : 240.96 euros (janvier 2013) x 3 mois  = 722.88 euros

Important : Ce sont les collectivités religieuses qui adhèrent à la Cavimac, puis y affilient leurs membres correspondant aux 3 critères suivants :
* critère de la « qualité cultuelle » : ministres du culte et/ou membres des collectivités religieuses (monastères, congrégations, associations cultuelles, autres)
* critère de résidence : séjour en France supérieur à trois mois
* critère de subsidiarité : pas d’affiliation à un autre régime obligatoire (salariés, retraités, travailleurs indépendants, professions libérales, étudiants - 28 ans, etc.). Pour les étudiants jusqu’à 28 ans déjà inscrits au régime étudiant maladie avant d’avoir acquis la qualité religieuse, ils doivent cotiser uniquement pour le risque vieillesse à la CAVIMAC à la date d’entrée dans la vie religieuse.
*
NB1 La Cavimac laisse à chaque culte le soin de définir le statut cultuel de ses membres, et lui demande les normes à appliquer, éventuellement différentes selon les courants.

NB2 Si vous exercez votre culte en dehors de toute structure juridique
Vous devez vous-même procéder à la déclaration et au paiement des cotisations obligatoires de Sécurité sociale.
Vous n'êtes redevable ni de la contribution sociale généralisée (CSG) ni de la contribution de remboursement de la dette sociale (CRDS) ni des cotisations de retraite complémentaire si vous ne percevez pas de traitement personnel au titre de votre activité cultuelle.

NB3 Une fois retraité, devenir ministre du culte ou membre de congrégation ou de collectivité religieuse est considéré comme une reprise d’activité -> affiliation obligatoire à la Cavimac puis versement des cotisations vieillesse durant 3 mois, puis liquidation de la retraite Cavimac
Montant de la cotisation pour la retraite : 240.96 euros (janvier 2013) x 3 mois  = 722.88 euros


2. Délais de déclaration
Les collectivités religieuses ont l’obligation légale de déclarer à la CAVIMAC ceux de leurs membres qui ont un statut cultuel (ministres du culte, moines, moniales, etc.), dans un délai d’un mois à compter de la date à laquelle les conditions d’affiliation sont remplies.
Les dossiers sont à demander au siège de la Cavimac.

Quand un cas de non affiliation est découvert, la Cavimac peut réclamer 3 années d'arriérés (maladie + vieillesse) + d'éventuelles pénalités.

Quand une collectivité affilie un religieux et/ou un ministre du culte dans les temps légaux, mais qu'il s'avère que la personne concernée remplissait les critères depuis plus longtemps et n'avait pas été affiliée, en fonction des dates, la Cavimac peut demander jusqu'à 3 années  d'arriérés vieillesse  (sans la maladie, et sans pénalités) et propose à la collectivité de racheter les  éventuelles années précédentes - le but étant de ne pas pénaliser la personne et de lui assurer une retraite maximale.

NB La Cavimac a un budget pour aider les collectivités connaissant des difficultés financières, et le CA a voté en décembre 2012 la possibilité que la Cavimac prenne en charge les arriérés + fournisse une aide dégressive sur 5 ans aux primo-adhérents, le temps qu'ils s'organisent.

Le cas des personnes en invalidité est assez compliqué et se règle sur dossier.

3. A propos de la CMU (Couverture Maladie Universelle)
* Les personnes qui sont ministres du culte ou membres de collectivités n’ont pas droit à la CMU , car elle est strictement destinée aux personnes nécessiteuses.
Toutes les CPAM de France ont reçu en 2010 des directives pour vérifier le statut des demandeurs de CMU et leur adresse. A la moindre suspicion du statut cultuel (adresse d’un monastère, mention du statut de moine ou nonne), le dossier est désormais transmis à la Cavimac, qui lance une procédure de contrôle.
* En revanche, les personnes affiliées à la Cavimac peuvent déposer des demandes de CMU complémentaire (en tant que mutuelle).


3. Tarifs janvier 2013 - calculés sur la base du Smic
(Je regrette de donner les chiffres de 2013, mais ce sont ceux qui figurent sur le site, qui n'a pas été mis à jour. Je peux cependant assurer que, loin de baisser, les montants ont augmenté depuis.)
A taux plein  439,02 € par personne et par mois : Santé : 198,06 € Retraite : 240.96 €
Régime particulier (couverture maladie limitée aux gros risques, cad aux frais d’hospitalisation)  361,94 € par personne et par mois : Santé :120,98 € + Retraite 240.96 € 

4. Quelques avantages de la CAVIMAC
* couverture maladie
* droits à la retraite exportables : les pensions sont versées à tous assurés parvenus à l’âge de la retraite, qu’ils résident en France ou à l’étranger
* la pension de retraite est versée au choix du retraité sur son compte personnel ou sur le compte de la collectivité religieuse dont il relève
* diverses aides sociales (par ex, prise en charge partielle ou totale des frais d’aménagement de l’habitat en cas de handicap, ou d’acquisition de petits matériels médicaux rendus nécessaires par l’âge ou la maladie, etc.)
* aides aux collectivités rencontrant des difficultés financières et/ou économiques, avec prise en charge partielle ou totale des cotisations (et parfois des arriérés) 

CAVIMAC
Tél : 01 41 58 45 45 Fax : 01 41 58 45 90
Site www.cavimac.fr
Immeuble Le Tryalis
9 Rue de Rosny
93100 Montreuil Sous Bois


Etre religieux bouddhiste en France

Je suis parfois contactée par des personnes, bouddhistes ou attirées par le Dharma, qui souhaiteraient entrer en religion.

Seulement voilà, la carrière n'est pas facile, et à ce jour les conditions ne sont pas des plus favorables, à de nombreux points de vue.

Entre autres, la société française actuelle est de moins en moins ouverte au fait religieux. Il suffit de repenser aux récentes, et regrettables, batailles anti-crèches. De la trêve de Noël ne subsiste hélas que la trêve des confiseurs, et encore...

Sur le plan matériel, il y a en France très peu de monastères ou pagodes en mesure d'accueillir une communauté monastique, et les quelques établissements qui existent n'ont pas  les moyens de prendre leurs membres totalement en charge. 
En grande majorité, les religieux bouddhistes de France d'origine occidentale doivent soit travailler pour assurer eux-mêmes leurs moyens de subsistance, soit trouver des mécènes, ce qui est aléatoire.

On pourrait penser que des religieux bouddhistes, étant des renonçants, n'ont guère de besoins.

Oui, mais ... en France, toutes les personnes résidentes doivent cotiser à un régime de sécurité sociale. Les religieux qui ne sont pas à un autre régime obligatoire du fait d'activités professionnelles doivent être affiliés par leur communauté à la Cavimac : la caisse de santé et de vieillesse des cultes.
Et ça coûte cher, très cher !  Dans les 440 € par mois par personne.

Prenons l'exemple d'un petit monastère avec dix religieux/ses. Je vous laisse calculer le budget annuel à provisionner...

Bref, on n'est pas près d'avoir en France l'équivalent des grands monastères tibétains, qui pouvaient compter plus de dix mille moines.

Comme le disait un moine chrétien - qui a émigré dans un autre pays d'Europe : "En France, il faut être très riche pour choisir de vivre dans la pauvreté !" :-)

Bouddha Shakyamouni


Le Bouddha Shakyamouni vécut il y a environ 2600 ans. L’histoire – d’aucuns diraient la légende, mais peu importe, car cela n’altère pas le sens – rapporte qu’à la naissance du jeune prince Siddharta, les astrologues prédisent à l’enfant une carrière exceptionnelle, soit en tant qu’empereur universel (cakravartin), soit en tant qu’Eveillé, cad bouddha. Le roi Suddhodana qui tient à assurer sa succession s’ingénie à faire de son fils un souverain éclairé, mais à 29 ans, juste après la naissance de son fils Rahula, Siddharta ayant prouvé sa virilité et rempli son devoir en assurant la descendance, quitte nuitamment le palais. Pour marquer symboliquement son départ du monde profane et de ses objets de jouissance, dont le pouvoir et ses attributs, il coupe sa longue chevelure. Après six années de recherche spirituelle et de rudes ascèses, il acquiert la conviction qu’il faut suivre la voie du milieu, en rejetant les vues et les conduites extrêmes, et il obtient l’Eveil.

Gautama Bouddha, également connu sous le nom de Shakyamouni, consacre désormais sa vie, qui durera encore 45 ans, à dispenser son Enseignement, qui n’est pas une religion révélée, mais une voie spirituelle fondée sur l’éthique (y compris le respect de soi, d’autrui, de l’environnement) et la notion de karma. C’est une méthode qui vise à se délivrer de la souffrance en en éliminant les causes, à commencer par l’ignorance flanquée de l’attachement et de l’aversion, et à atteindre le bonheur en en établissant les causes, telles que l’éthique, la sagesse, l’amour et la compassion.

Le Bouddha invite ses disciples à suivre son exemple et à se défaire de toute forme d’attachement et d’avidité pour les objets de jouissance de cette vie, en vue d’atteindre l’Eveil. Il prône l’esprit critique et exhorte ses disciples à ne pas le croire pour la seule raison qu’il serait le Bouddha, mais à réfléchir, vérifier et comprendre par eux-mêmes :
Ô moines, n'acceptez pas ma parole  
Par simple respect, mais après l'avoir examinée      
Comme on éprouve l'or
En le chauffant, le coupant et le frottant. 
(Cf. divers sutras)

N’accordez pas votre confiance à l’individu mais à son enseignement.
N’accordez pas votre confiance aux mots mais à leur signification.
N’accordez pas votre confiance au sens provisoire (qui doit être interprété) mais au sens certain.
N’accordez pas votre confiance à la conscience ordinaire mais à la sagesse.
 (Cf. Catuh-pratisarana énoncés dans le  Sutra du Mahaparanirvana)

Le Bouddha organise la communauté religieuse selon le critère d’ancienneté, sans tenir compte de l’origine sociale ni de la caste. Les  décisions sont prises de préférence à l’unanimité, sinon à la majorité. A peine six ans après sa fondation, le Bouddha y admet des femmes, à peu près en même temps que le jaïnisme. Outre les moines et nonnes, il a également de nombreux disciples laïques, dont des rois et des ministres.

vendredi 5 décembre 2014

Le Vinaya

A l'origine, c'est à dire du temps du Bouddha, il n'y avait qu'un seul Vinaya, puis dix-huit branches sont apparues, selon les textes anciens. De nos jours, sur les dix-huit, il n'en reste que trois.

En résumé, subsistent à ce jour
- le Vinaya appliqué dans les pays de Sud-Est asiatique (Thaïlande, Cambodge, etc.) 

(NB Dans ces pays, les lignées d'ordination féminine ont disparu depuis très longtemps) ;
 
- le Vinaya qui s'est propagé en Chine, en Corée, au Vietnam ou encore au Japon (mais au Pays du soleil levant, il a été aboli au XIXème siècle, lors de la persécution anti-bouddhiste) ;

 
- le Vinaya qui a été implanté au Tibet par Shantarakshita et s'est répandu dans des régions limitrophes, dont la Mongolie, le Bhoutan, etc.

Il s'agit toujours de la Règle monastique, avec un même fonds, et une même finalité.
Pad ma 'Byung gnas, alias Padmasambhava, dit cependant : "Très grandes sont les différences" entre les écoles de Vinaya (shin tu tha dad).
Atisha (cité par Buton Rinpoche dans 'Dul ba spyi rnam) précise : "Prenez garde à ne pas mêler les Vinaya. Sinon, cela créerait de tels obstacles qu'il en deviendrait impossible d'obtenir l'état d'arhat" (et a fortiori l'état de Bouddha).

jeudi 4 décembre 2014

La communauté des nonnes


Selon le Dr. Hajime Nakamura, universitaire japonais renommé, "l'apparition d'un ordre de nonnes fut un développement étonnant dans l'histoire religieuse mondiale. Il n'existait, à la même époque, aucun ordre religieux pour femmes, ni en Europe, ni en Afrique du nord, ni en Asie occidentale ou orientale. Le bouddhisme fut la première religion à en produire un."

mercredi 28 mai 2014

Les femmes et le bouddhisme à l'époque du Bouddha




Vidéo postée le 18 mai 2014 par Maurice Gaultier

Sagesses Bouddhistes reçoit Danièle Masset, qui parle du statut et du rôle des femmes dans le bouddhisme au temps du Bouddha, ainsi que des actions prises envers celles-ci lorsque l'ordre monachisme masculin fut élaboré.

mercredi 22 août 2012

Sagesses Bouddhistes - Shundô Aoyama, nonne zen sôtô

Vidéos postées par vchristophe

Sagesses bouddhistes

1) Émission du 12 décembre 2010
Shundô Aoyama, portrait d’une nonne zen sôtô, Abbesse à Nagoya et à Nagano - Japon
Documentaire. Réalisé par Nina Barbier.


Sagesses Bouddhistes - Shundô Aoyama, nonne zen... par vchristophe

2)  Émission du 19 décembre 2010
"Aichi Senmon Nisodo ou l’enseignement aux moniales dans la tradition zen sôtô au Japon"
Documentaire. Réalisé par Nina Barbier pour Sagesses bouddhistes.


Sagesses Bouddhistes - Shundô Aoyama, nonne zen... par vchristophe

Souvenir, souvenir !

Quand je préparais mon mémoire de maîtrise de japonais, à propos des moniales bouddhistes au Pays du soleil levant, Shundô Aoyama avait eu l'extrême gentillesse de répondre au questionnaire que j'avais adressé un peu partout, sans grand succès.

vendredi 24 juin 2011

The Buddhist Nun of Emei Mountain



Vidéo postée par le 13 févr. 2009

A film by Liang Bibo. The credits are at the end of the film. The film is put up by kind permission of Liang Bibo, a distinguished Chinese documentary film maker who works for Chengdu Television. Made in the later 1990s.

There are twenty nuns living in the Fuhu temple practising Buddhism.

For further information, please contact Alan Macfarlane at am12@cam.ac.uk