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mercredi 8 février 2023

Le Monde - Tribune UBF à propos de la fin de vie

 Tribune au nom de l'Union Bouddhiste de France, parue le lundi 7 février 2023 dans le Monde 
à propos des projets de loi relatifs à la fin de vie
 
« Pour nous, bouddhistes, vouloir remédier à la souffrance en ...https://www.lemonde.fr › Débats › Fin de vie
« Pour nous, bouddhistes, vouloir remédier à la souffrance en mettant fin à la vie revient à se tromper de combat ». Tribune. Antony Boussemart.


 

mardi 6 avril 2021

L'euthanasie : une fausse "bonne" solution

Le bouddhisme considère que, pour tout être, y compris le plus petit insecte, la vie constitue le bien le plus précieux, et que de tous les supports d’existence, le plus favorable pour évoluer et progresser est la condition humaine.
Se fondant sur la loi de causalité, il pose que ce qui arrive à un individu est forcément le résultat de ses propres karma, c’est-à-dire de ce qu’il a fait, dit ou surtout pensé.
Comparant les différents types d’êtres du samsara, il observe que les souffrances endurées par les humains sont bien moindres que celles que subissent la plupart des autres êtres animés : moins intenses et moins longues.

Par conséquent, dès lors qu'on admet la réincarnation, on ne peut que formellement déconseiller l’euthanasie et le suicide assisté, notamment pour les humains mais aussi pour les animaux : loin de lui apporter le soulagement espéré, il est probable que cela ne fasse que notablement empirer la situation du patient.

A noter : Il n'est pas question de porter un jugement "moral".
Nous ne condamnons ni celui qui demande l’euthanasie ni celui qui l’effectue - s'il agit par bienveillance -, mais nous exhortons à ne pas recourir à des moyens contre-productifs.

Par ailleurs, nous attirons l'attention sur les pressions ainsi exercées tant sur le patient que sur sa famille ou encore sur l'équipe médicale, pour des raisons éventuellement financières, souvent égocentriques (incapacité à supporter la vision de la souffrance de l'autre, surtout d'un proche, et le sentiment d'impuissance), et plus rarement humanistes.

Prétendre qu'il est moralement nécessaire d'abréger la vie d'une personne pour préserver sa dignité, revient à dire que souffrir et vieillir font perdre la dignité !

Avant, il valait mieux être "jeune, beau, riche et en bonne santé".
Maintenant, il faut impérativement être "jeune, beau, riche et en bonne santé" pour avoir le droit de vivre "dignement".

vendredi 24 janvier 2014

La vie, selon J.-J. Rousseau


« Le droit de propriété n’étant que de convention et d’institution humaine, tout homme peut à son gré disposer de ce qu’il possède : mais il n’en est pas de même des dons essentiels de la nature, tels que la vie et la liberté, dont il est permis à chacun de jouir et dont il est au moins douteux qu’on ait droit de se dépouiller. En s’ôtant l’une on dégrade son être; en s’ôtant l’autre on l’anéantit autant qu’il est en soi; et comme nul bien temporel ne peut dédommager de l’une et de l’autre, ce serait offenser à la fois la nature et la raison que d’y renoncer à quelque prix que ce fût. »Discours sur l’inégalité de Jean-Jacques Rousseau

Et au Canada ?
  

jeudi 23 janvier 2014

Euthanasie, suicide assisté et sédation terminale : définitions


Des projets de loi vitaux, au sens propre comme au sens figuré, sont en cours de discussion en France. 

Les sondages indiquent qu'une majorité de personnes interrogées y sont favorables.

Seulement, voilà. Au détours des conversations, il apparaît que les termes ne sont pas toujours bien compris. 
Il y a souvent confusion entre "euthanasie" (par définition active, qui consiste à donner la mort) et "euthanasie passive", à savoir interruption de soins.

A noter : l'interruption de soins, sous-entendu "curatifs" n'est pas concernée par les débats actuels car elle est déjà autorisée et encadrée par la loi, qui distingue trois phases :
la phase curative (soins médicaux en vue de soigner, et si possible de guérir, sinon de maintenir)
la phase palliative
la phase terminale 


Dans un souci citoyen de contribuer à des réflexions plus précises, voici les définitions liminaires à propos des protocoles susceptibles de devenir prochainement légaux en France si les parlements en décident ainsi (contre l'avis de toutes les religions et d'une majorité de médecins).

- Euthanasie : mort donnée par un soignant ou par un proche pour soulager une vie déclarée insupportable par le malade.

- Suicide médicalement assisté : mort que se donne un malade en prenant par voie buccale ou intraveineuse des médicaments prescrits et mis à disposition par un médecin.

- Sédation terminale : administration de sédatifs à des doses très élevées qui font perdre la lucidité et qui apaisent le malade en fin de vie souffrant d’une détresse respiratoire ou de douleurs incontrôlables, ou encore d’une très grande anxiété, en courant le risque d’abréger involontairement la vie de ce patient.



dimanche 6 janvier 2013

Soins palliatifs

Emission "Voix bouddhistes" du 7 février 1999, avec le Docteur Chevassut



Vidéo postée le 12 juin 2012 par GyobutsuJi

mardi 4 septembre 2012

« La fin de vie en questions … autres regards »

Pour info :


La Conférence publique sera présidée par Jacques SAMOUELIAN, président du Conseil National du Droit Humain.
Les intervenants seront :
- Anne-Marie DICKELE, Psychologue à l’unité Mobile de soins palliatifs du CHRU de Montpellier. Elle est membre du CCNE.
 - Pierre MATHIOT, Directeur de l’Institut d’études politiques  de Lille/ Sciences Po Lille. Professeur des Universités en Science  Politique. Chercheur au CERAPS.
- Jean-Luc ROMERO, Président de l’association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.
 
° La Conférence Publique :
Samedi 13 octobre 2012 à 14H00
Fédération Française du Droit Humain.
9 rue Pinel -75013 PARIS
Contact : co ntact@apfdh.org
Téléphone: 01 44 08 62 62