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dimanche 10 décembre 2023

Priorité à autrui

Accorder la préséance à autrui constitue le cœur du mahayana, toutes branches, écoles et lignées confondues.

Exemple de ce conseil émanant du maître japonais Dogen (1200-1253, figure de proue du Zen Soto :

Il est bon de s'établir à l'extérieur de soi.

S'oublier, c'est s'ouvrir à toutes choses.

jeudi 13 octobre 2022

Inalcuturelle 2022

 Inalculturelle 2022, samedi 15 octobre dès 11h

 

Les associations étudiantes de l'Inalco proposent un événement festif, moment fort de l'année universitaire qui met à l'honneur, à travers diverses activités, la richesse culturelle de l'Institut.

 

Qu’est-ce que l’Inalculturelle ?

 

L’Inalculturelle est un moment fort de l’année universitaire et la promesse d’une rentrée réussie. Cet événement festif est organisé par les associations étudiantes de l’Inalco et piloté par le service REVE (réussite et vie étudiante). Il combine ateliers découvertes, initiations (à la danse, à un instrument de musique, un art martial, etc.) démonstrations, cuisine du monde entier et jeux pour découvrir ou redécouvrir toute la richesse culturelle de l’Institut. L’Inalculturelle, un moment ludique d’intégration et d'ouverture pour les étudiants !

 

Edition 2022

Des repas et dégustations de cuisine du monde seront proposés de 11h30 à 13h30, Hall 2

  • Buffet chinois : brioches, raviolis et boissons chinoises par Chin’alco
  • Buffet japonais : curry végétarien, dango, thé vert, sômen, riz cuit, dorayaki, autres desserts possibles (japonais, au matcha, au yuzu, etc...) par Dejima
  • Mets libanais par le Cœur du Liban
  • Buffet russe : bœuf stroganov, roulés au pavot, crêpes farcies au tvorog et ricotta, harengs en fourrure, plats géorgiens et thé russe par Russinalco
  • Buffet thaï : nouilles thaï, fruit accompagné d'assaisonnement thaï et thé au citron par Dek Siam
  • Buffet arabe : plats et boissons traditionnels arabes, sucrés et salés par Al-Wissal
  • Thé coréen par Bulkkot
  • Momos et tchaï indien et tibétain par Confluences Tibétaines
  • Thé çay et saveurs anatoliennes avec Adet


La suite de la journée sera consacrée à différentes activités qui promettent une immersion totale en plein cœur des langues et des cultures du monde.

 

Confluences Tibétaines

-Dégustation de momos, tchaï indien et thé tibétain Hall 2 avec de 11h30 à 13h30
-Atelier Calligraphie en salle 4.06 13h à 14h (4è étage)
-Atelier Récitation de mantra avec Gazom Lhamo en salle 4.20 14h à 15h (4è étage)
-Récital de chants traditionnels du Kham par Gazom Lhamo à 15h20 dans l'auditorium au rez-de-chaussée

Toute la programmation ici :http://www.inalco.fr/actualite/inalculturelle-2022-samedi-15-octobre-11h

 

vendredi 18 juin 2021

Autrui est premier

 Avec qui que je sois où que ce soit,

Puissé-je me voir comme inférieur à tous,

Et aux tréfonds de mon cœur, les autres,

Puissé-je les chérir suprêmement !

 

Dans L’Entraînement de l'esprit en huit stances, le géshé kadampa Langri Thangpa Dorjé Séng-gé (1054–1123) exhorte à laisser la première place à autrui, en toutes circonstances.

Tel est l'exemple donné par tant de Maîtres dont l'humilité n'a d'égale que la simplicité. Pour n'en citer que quelques-uns : Domtönpa au XIème siècle, mes Maîtres aujourd'hui - Rinpoche, Genlags...

Exemple magnifique, mais ô combien difficile à suivre. 

 

Y parvenir requiert d'une part de bien réfléchir d'une part aux moult inconvénients millénaires de la tendance à se considérer (soi et les siens) comme sinon le centre du monde, du moins comme prioritaire, d'autre part aux multiples bienfaits de l'altruisme.

 

Les langues asiatiques aident à prendre du recul par rapport à "je" roi, en ce sens qu'elles comportent en général plusieurs niveaux de langage, de l'honorifique (envers autrui) au modeste (à propos de soi), en passant par le neutre (généralités, narrations objectives, etc.).

Ainsi, quand on s'adresse à ses Maîtres, à ses parents, à des aînés, etc., l'on est censé jongler entre les termes de politesse à leur propos, et les termes de modestie envers soi et assimilés.

 

Le Japon (et peut-être d'autres pays d'Asie ?) a la particularité de prôner les termes de modestie non seulement pour parler de soi, mais aussi des siens, y compris ses parents et autres proches - pas quand on s'adresse à eux, mais quand on parle d'eux.   

En revanche, au Tibet, si j'ai bien compris, on se doit d'utiliser à propos des parents des termes honorifiques dans les deux cas.

Deux cultures, deux sensibilités, deux visions des rapports entre les êtres.

 

dimanche 10 janvier 2021

Vinaya - code monastique

 

La vie des moines et moniales bouddhistes est réglementée par le code monastique, appelé le vinaya. Si à l'époque du Bouddha il n'avait qu'un code, par la suite cela s'est diversifié et on mentionne jusqu'à 18 vinaya

 

De nos jours, il n'en subsiste que trois.
À noter, selon tous les vinayas, lors de l’entrée en religion, les moines et les nonnes prennent les mêmes 10 engagements fondamentaux.

Lors de l’ordination mineure, en tant que shramana (h.) ou shramanerika (f.), ils prennent 36 engagements supplémentaires.

Les différences portent donc

·      sur les nombres respectifs d’engagements pris par les bhikshu (h.) et les bhikshuni (f.) – pour lesquelles des règles supplémentaires concernent par exemple des pièces de vêtements féminins, des précautions à prendre pour voyager, etc. - ,

·      ou encore sur la durée de la prise de vœux : à vie ou temporaire ;

·      ou sur la possibilité ou non de reprendre les vœux dans cette même vie selon qu’ils auraient été rendus ou brisés, etc.


1 - le Theravada-vinaya, appliqué dans les pays de Sud-Est asiatique (Thaïlande, Cambodge, etc.)

Nombre de vœux de bhikkhu     : 227

Nombre de vœux de bhikkhuni : 231

 

N.B. : Les lignées d'ordination majeure et mineure féminines y ont été interrompues très tôt. Les « nonnes » Theravada prennent donc en fait des vœux de laïques consacrées (upasika).

 

2 - le Dharmagupta-vinaya, implanté en Chine, et de là, en Corée, au Vietnam ou encore au Japon

Nombre de vœux de bhikshu     : 250

Nombre de vœux de bhikshuni : 348

 

N.B. : Au Japon, dès le XIIème siècle, le vinaya n’a plus guère été suivi dans certains courants tels que le Zen (Cf. Dogen) ou la Terre pure, et il a été aboli au XIXème siècle, lors de la persécution anti-bouddhiste (shinbutsu bunri et décrets de Meiji vers 1872).


3 - le
Mulasarvastivada-vinaya, implanté au Tibet par le pandit indien Shantarakshita et qui s'est répandu dans des régions limitrophes, dont la Mongolie, le Bhoutan, etc.

Nombre de vœux de bhikshu     : 253

Nombre de vœux de bhikshuni : 364

 

N.B. : La lignée d’ordination mineure féminine existe toujours, mais la lignée d’ordination majeure n’a jamais été introduite au Tibet et a fortiori dans les pays alentours, faute de la venue de bhikshuni sur place.

Temples-refuges Japon

 Au Japon, ce sont trois nonnes (dont Zenshin-ni) qui ont établi la première communauté bouddhiste (sangha) en 590, ont ordonné le premier moine (Tokusai) et ont instauré le posadha : la confession bi-mensuelle des transgressions.

 

En 624, d'après le Nihonshoki, il y aurait eu au Japon 816 moines, 569 moniales et 416 monastères (545 en 692).

 

Jusqu'à la fin de Heian, il n'y avait pas d'inégalité entre les moines et les nonnes et de nombreuses femmes japonaises avaient un haut niveau d’instruction, puis la situation s'est considérablement dégradée avec la montée en puissance des guerriers (un peu comme en Europe au passage du Moyen Âge à la Renaissance).

=> Les deux temples-refuges
(kakekomidera ou enrikidera)

 

Tôkei-ji

A Kamakura, le temple du Tôkei-ji  (Zen Rinzai), fondé en 1285 par Kakuzan, veuve du shogun Hôjô Takimune, est l'un des deux temples-refuges du Japon d'avant l'ère Meiji.

C’était un temple indépendant qui jouissait de privilèges spéciaux par décret impérial et dont l'enceinte était interdite aux hommes.

Auparavant, les hommes japonais avaient le droit unilatéral de divorcer.
Kakusan-ni obtint pour son temple un statut très particulier 
: si une femme demeure trois ans au Tôkei-ji, au terme de cette période, le divorce est considéré comme effectif.
Il est dit qu'entre 1603 et 1868, environ 2000 femmes se seraient réfugiées au Tôkei-ji.

 

Mantoku-ji

L'autre grand temple refuge, le Mantoku-ji, affilié quant à lui à l'école Zen Soto, est situé à Serada dans la province de Kôzuke (Gunnma).

Son origine est moins claire que celle du Tôkei-ji. Il semblerait que ce temple aurait été fondé soit par un descendant du shogun Minamoto, soit par
Jônen-ni et Jô.on-ni, de la famille des Tokugawa. Ce qui est sûr, c'est qu'il eut des liens très étroits avec la famille Tokugawa, c'est à dire avec les dirigeants de l'époque, au travers de nombreuses abbesses.

Le Mantoku-ji est moins connu que le Tôkei-ji. À cause de sa situation géographique défavorable, il est plus difficile à atteindre, si bien que ses effectifs seront toujours réduits : quatre moniales y résidaient en 1809, sept en 1861 et cinq en 1870.

Le Mantoku-ji a été presque entièrement détruit en 1872 lors des mouvements anti-bouddhistes ; il n'en reste aujourd'hui que des ruines.

mercredi 16 décembre 2020

Communauté bouddhiste

Joyau du Sangha : soit un arya, soit une communauté d’au moins 4 bhikshus.

Une communauté monastique bouddhiste est régie par le Vinaya.

À l'origine, c'est à dire du temps du Bouddha, il n'y avait qu'un seul Vinaya, puis dix- huit branches sont apparues, selon les textes anciens.

De nos jours, sur les dix-huit, il n'en reste que trois :

- Theravada Vinaya : pays de Sud-Est asiatique (Thaïlande, Cambodge, etc.) (NB Dans ces pays, les lignées d'ordination féminine ont disparu depuis très longtemps)

- Dharmaguptaka Vinaya : Chine, Corée, Vietnam (au Japon, il a été aboli au XIXème siècle, lors de la persécution anti-bouddhiste)

- Mūlasarvāstivāda Vinaya : Tibet et pays limitrophes, dont la Mongolie, le Bhoutan, etc.

samedi 24 octobre 2020

Samsara et nirvana sont en nous

L’Enseignement du Bouddha n’est pas loin, il est dans notre propre cœur, il est tout près. L'éveil n’existe pas en dehors de nous. Où donc pourrions-nous le trouver sinon à l’intérieur de nous-mêmes ! Qu’il s’agisse d’illusion ou d’illumination, c’est de l’illusion ou de l’illumination de notre propre cœur qu’il s’agit. 


Kūkai (774-835), également connu sous le nom de Kōbō-Daishi, est le  fondateur de l'école bouddhiste ésotérique Shingon au Japon.

mardi 25 août 2020

Une vie de moine


Vidéo ajouté le 2 juillet 2015 par Voyage Voyage
Immersion en compagnie d'un chef spirituel dans la vie d'un monastère bouddhiste zen au Japon.

Diffusé sur Arte le jeudi 2 juillet 2015 à 15:30 - Durée : 52 min.

Au coeur d'une vallée montagneuse au centre du Japon, se dresse Eiheiji, l'un des plus importants monastères du bouddhisme zen japonais. À sa tête, le chef spirituel centenaire Ekiho Miyazaki, (décédé depuis) partage sa vie quotidienne partagée entre la méditation, la lecture des sutras, la calligraphie et l'enseignement...

dimanche 10 mai 2020

Kukaï, fondateur de l'école shingon

Kukaï  (774-835), le moine au cinq pinceaux

Par Bénédicte Niogret et Annie Douel. 
Émission diffusée sur France Culture le 02.07.2006. 
Documentaire consacré au poète, peintre, sculpteur et calligraphe bouddhiste japonais Kukaï (783-835). 

Le documentaire fait alterner un commentaire, des extraits musicaux et les nombreuses interviews de spécialistes du bouddhisme, de la littérature et de la musique japonais. 

 Intervenants : 
- Robert Jean Noël (spécialiste du bouddhisme japonais) 
- Girard Frédéric (spécialiste du bouddhisme japonais) 
- Yukaï (médecin français devenu pratiquant Shingon et fondateur du seul temple Shingon) 
- Rambach Pierre (auteur de Le bouddha secret : du tantrisme japonais. Edition Skira) -
 Regnier Pierre (auteur d'un DEA sur la philosophie du bouddhisme ésotérique) 
- Boussemart Antony (pratiquant du bouddhisme tibétain, auteur d'un DEA sur le pèlerinage du Shikoku) 
- Tamba Akira (auteur de La musique japonaise. Actes Sud) 
- Verne Didier Leo (musicothérapeute)

vendredi 8 mai 2020

Vesak 2020 Message du Saint-Siège

Le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux a publié son Message aux bouddhistes pour la fête de Vesakh 2020, sur le thème « Chrétiens et bouddhistes : construire une culture de compassion et de fraternité ». Cette journée sainte bouddhiste souligne la naissance, l'édification et le décès de Gautama Buddha qui, selon la tradition, est né, a atteint l'édification, et est décédé pendant la pleine lune du mois de mai. La fête de Vesakh (aussi épelé Vesak ou Wesak en anglais) est normalement célébrée le jour de la pleine lune pendant le mois de mai, lequel tombe le 7 mai cette année 


Le 2 avril 2020, le cardinal Miguel Ángel Ayuso Guixot, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, s’est adressé aux bouddhistes, à l’occasion de la fête de Vesakh/Hanamatsuri qui sera célébrée en mai. Dans son message, le cardinal rappelle les vertus partagées par les bouddhistes et les chrétiens : «… la grande valeur que nos traditions religieuses respectives accordent à la compassion et à la fraternité dans notre quête spirituelle, dans notre témoignage et notre service à une humanité et à une terre, toutes deux blessées ». Il convie bouddhistes et chrétiens à s’unir : «… pour faire de notre interconnexion une source de bénédiction pour tout être sensible et pour la planète, notre maison commune ». Mgr Miguel Ángel Ayuso Guixot évoque ensuite la rencontre mondiale qui aura lieu à Rome, le 15 octobre 2020, sur le thème « Reconstruire le pacte éducatif mondial » et invite les bouddhistes à s’unir aux chrétiens afin de «… promouvoir cette initiative […] pour contribuer à un nouvel humanisme ». Enfin, le Conseil pontifical se tournant vers les victimes et soignants du coronavirus, incite : « …les croyants respectifs à vivre ce moment difficile avec espérance, compassion et charité ».

PONTIFICAL COUNCIL FOR INTERRELIGIOUS DIALOGUE

Buddhists and Christians : Constructing a Culture of Compassion and Fraternity

MESSAGE FOR THE FEAST OF VESAKH/HANAMATSURI 2020
Vatican City

Dear Buddhists Friends,
1. On behalf of the Pontifical Council for Interreligious Dialogue, we extend our heartfelt greetings and good wishes to you and to all Buddhist communities around the world as you celebrate the feast of Vesakh/Hanamatsuri. For the last twenty-four years, the Pontifical Council for Interreligious Dialogue has sent greetings to you on this happy occasion. Since this year marks the twenty-fifth anniversary of this traditional message, we would like to renew our bond of friendship and collaboration with the various traditions you represent.

2. This year, we would like to reflect with you on the theme “Buddhists and Christians: Constructing a Culture of Compassion and Fraternity”. We are mindful of the high value our respective religious traditions give to compassion and fraternity in our spiritual quest and in our witness and service to a wounded humanity and a wounded earth.

3. The Document on Human Fraternity for World Peace and Living Together states: “Authentic teachings of religions invite us to remain rooted in the values of peace; to defend the values of mutual understanding, human fraternity and harmonious coexistence”. Meeting the Supreme Buddhist Patriarch in Thailand last November, His Holiness Pope Francis expressed that “we can grow and live together as good “neighbors” and thus be able to promote among the followers of our religions the development of new charitable projects, capable of generating and multiplying practical initiatives on the path of fraternity, especially with regard to the poor and our much-abused common home. In this way, we will contribute to the formation of a culture of compassion, fraternity and encounter, both here and in other parts of the world” (cf. Visiting the Supreme Buddhist Patriarch, Bangkok, 21 November 2019).

4. The Feast of Vesakh/ Hanamatsuri prompts us to recall that Prince Siddhartha set out in search of wisdom by shaving his head and renouncing his princely status. He traded his garments of Benares silk for the simple robe of a monk. His noble gesture reminds us of Saint Francis of Assisi: he cut his hair and traded his fine clothes for the simple robe of a mendicant because he wanted to follow Jesus, who “emptied himself, taking the form of a slave” (Philippians 2:7) and had “nowhere to lay his head” (Matthew 8:20). Their example and that of their followers inspire us to a life of detachment in view of what is most important. Thus, in consequence, we may more freely devote ourselves to fostering a culture of compassion and fraternity for the alleviation of human and ecological suffering.

5. Everything is related. Interdependence brings us back to the theme of compassion and fraternity. In a spirit of gratitude for your friendship, we humbly ask you to accompany and support your Christian friends in fostering loving kindness and fraternity in the world today. As we, Buddhists and Christians, learn from one another how to become ever more mindful and compassionate, may we continue to look for ways to work together to make our interconnectedness a source of blessing for all sentient beings and for the planet, our common home.

6. We believe that to guarantee the continuity of our universal solidarity, our shared journey requires educational process. To this end, a global event will take place on 15 October 2020 on the theme “Reinventing the Global Compact on Education”. “This meeting will rekindle our dedication for and with young people, renewing our passion for a more open and inclusive education, including patient listening, constructive dialogue and better mutual understanding” (Pope Francis, Message for the Launch of the Global Compact on Education, 12 September 2019). We invite you to work together with all to promote this initiative, individually and within your communities, to nurture a new humanism. We are also happy to see that Buddhists and Christians are drawing on deeply held values and working together to uproot the causes of social ills in various parts of the world.

7. Let us pray for all those who are affected by the coronavirus pandemic and for those who are caregivers. Let us encourage our faithful to live this difficult moment with hope, compassion, and charity.
8. Dear Buddhist friends, in this spirit of friendship and collaboration, we wish you once again a peaceful and joyful feast of Vesakh/Hanamatsuri. 
Miguel Ángel Card. Ayuso Guixot, MCCJ
President

Msgr. Kodithuwakku K. Indunil J.
Secretary

jeudi 12 décembre 2019

Les centres bouddhistes en France


En France, en simplifiant, il existe trois types principaux de pagodes/monastères/centres/

·      Les pagodes d’Asie du Sud-Est, qui sont souvent « communautaristes » - avec des exceptions telles que le Village des Pruniers.
Elles se sont constituées de manière souvent informelle, pour permettre aux membres du groupe concerné de se rencontrer, de se réconforter, de célébrer ensemble les grandes étapes de la vie : naissance, mariage et mort et de perpétuer et transmettre traditions et valeurs culturelles et cultuelles. Quasiment tout se passe dans la langue d’origine, ou le dialecte (diverses provinces chinoises), tant et si bien que ces pagodes sont essentiellement fréquentées par des Asiatiques de la première génération – les nouvelles générations ne parlant que le français ne s’y sentent guère à l’aise et cessent d’y aller à l’adolescence.

Le Village des Pruniers, fondé par le moine Zen Thích Nhất Hạnh (réfugié politique en France depuis 1972), et ses filiales dans le monde entier (sauf au Vietnam) reçoivent en revanche des personnes de toutes origines, et utilisent en parallèle la langue vietnamienne et la langue locale : le français en France, l’allemand en Allemagne, etc.

·      Les centres Zen (Japon, Corée, Chine - mais pas Vietnam qui relève de la rubrique précédente) sont aux antipodes.
Japon : La figure de proue est Maître Deshimaru, qui est venu seul et qui est décédé assez rapidement. Le flambeau a donc été repris par ses disciples occidentaux, même si de temps à autre, un maître japonais est invité, pour de courts séjours.
Par ailleurs, dès le 12ème siècle, le Vinaya (code monastique) a été abandonné dans les monastères Zen du Japon. Les ordinations monastiques traditionnelles ont été remplacées par des « ordinations » d’upasaka et de bodhisattva - engagements qui dans les autres pays bouddhistes sont ouverts aux laïcs sans leur conférer le statut de « religieux ». Les « moines » et « nonnes » des traditions Zen du Japon (+ certains de Corée et de Chine) peuvent donc se marier et avoir des enfants, tant et si bien qu’ils travaillent pour subvenir aux besoins de la famille.

·      Les centres « tibétains » (Tibet, Mongolie, Bouthan, etc.)
Deux sources :
-       Tibétains arrivés en France à partir de 1960 avec le statut de réfugié politique ;
-       Occidentaux s’étant rendu en Inde ou au Népal et y ayant rencontré des réfugiés tibétains, ou ayant visité des monastères bouddhistes  dans l’Himalaya (Sikkim, Ladakh, Zangskar, Bhoutan)
Les centres « tibétains » sont en général en lien avec un Maître « tibétain » qui réside ou non en France, et ont souvent des liens privilégiés avec sa communauté d’origine (soit au pays, soit en exil en Inde ou au Népal). Les Enseignements et rituels sont traduits en français. Ces centres sont fréquentés principalement par des non bouddhistes d’origine occidentale, et aussi par quelques jeunes bouddhistes issus de familles d’origine d’Asie du Sud-Est (surtout du Vietnam).
Les Maîtres de la première génération étant maintenant très âgés ou disparus, pour assurer l’Enseignement, les centres invitent parfois des religieux issus de leur communauté d’origine en exil en Inde ou Népal (il est toujours impossible de les inviter du Tibet…), mais encore faut-il obtenir des visas...

lundi 1 avril 2019

Quelques gouttes de l'océan bouddhique


par le Vénérable Dagpo Rinpoche

Adaptation française par Marie-Stella Boussemart

En téléchargement sur Bouddha News


vendredi 8 mars 2019

Journée pour les droits de la femme

Lien vers une interview qui démontre à nouveau, s'il en est besoin, que la parole est d'argent, et le silence d'or. :-)

Bouddha News


mardi 5 mars 2019

Fruits de la persévérance



Manami Ito est une Japonaise de 38 ans. Il y a 14 ans, lors d'un accident de la circulation, elle a perdu l'usage de son bras droit. Mais elle a affronté cet handicap avec courage et succès.
Passionnée de musique, elle réussit à jouer du violon avec ... un bras articulé.
En 2008 et 2012, elle a également participé aux Jeux Paralympiques à Beijing et Londres, en natation.
Elle continue à exercer son métier d'infirmière.

Comme quoi la force mentale fait des prodiges !

samedi 2 mars 2019

Enseignement virtuel de la vacuité


Une version androïde du bodhisattva Kannon officie dans un Temple ...



1er mars 2019 - Le Japon est un pays fascinant de mélange entre tradition et modernisme. À Kyoto, capitale culturelle du Japon, le temple construit par sa ...

vendredi 1 mars 2019

mercredi 27 février 2019

Musée Guimet - Nara, trois trésors du bouddhisme japonais

Pour la première fois prêtés hors du Japon, sont présentés en France deux gardiens, trésors nationaux, et une effigie en bois du bodhisattva Jizô, classé « bien culturel important ».

Nara – Trois trésors du bouddhisme japonais – Guimet - Musée guimet



23 janv. 2019 - Un prêt exceptionnel est accordé par la préfecture de Nara au musée national des arts asiatiques – Guimet, dans le cadre de Japonismes ...



Exposition : Nara, trois trésors du bouddhisme japonais / Le principe ...



26 février 2019 -  Sophie Makariou vous parle de l'exposition "Nara, trois trésors du bouddhisme japonais", et Myriam Benraad de la visite du président irakien ...

vendredi 23 novembre 2018

Décès de Hubert Durt

Condoléances à la famille de Monsieur Durt et à ses collègues orientalistes.


EFEO - Ressources numériques - In Memoriam Hubert Durt


Hubert Durt (1936-2018)



Hubert Durt nous a quittés le 15 septembre 2018. Il a, durant plus d’un demi-siècle, été l’une des figures des études bouddhiques et, au-delà, des relations intellectuelles entre la France et le Japon.
Né en 1936 à Uccle en Belgique, Hubert Durt fut d'abord formé aux humanités gréco-latines, à l’archéologie et à l’histoire de l’art occidental. Il obtint une licence en philologie classique à l’université de Louvain (1958), puis un diplôme de langue japonaise à l’université de Gand (1960). Sans doute, cette double formation d’humaniste classique et de spécialiste d’études asiatiques – en l’occurrence du bouddhisme –est-elle à l’origine de son inlassable curiosité qui lui permit d’acquérir une érudition qu’il portait avec légèreté et humour, modestie et cordialité. De ces années de formation il faut retenir que si l’histoire de l’art amena Hubert Durt à s’intéresser au bouddhisme, c’est son admiration pour l’art bouddhique qui le conduisit à la philologie et l’étude des langues classiques de l’Inde de l’Extrême-Orient.

Hubert Durt fut l’élève de l’illustre savant Mgr Étienne Lamotte, auquel il voua toujours une immense admiration et qui fut son principal mentor. Son premier séjour au Japon, après l’obtention d’une bourse du gouvernement belge se déroule aux universités de Kyōto et de Tōkyō entre avril 1960 et mars 1963. Kyōto, l’ancienne capitale, exerça immédiatement sur lui une fascination qui correspondait à son goût pour l’histoire de l’art et à son intérêt pour le bouddhisme. Il arriva au Japon comme s’il avait lui-même suivi les routes et les traces du Bouddha en passant par l’Iran, le Pakistan, l’Inde et Sri Lanka.

En février 1964 il devient l’assistant d’Étienne Lamotte à l’Institut orientaliste de l’université de Louvain et enseigne en même temps la langue japonaise ; il est également collaborateur aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles et travaille comme bibliothécaire et secrétaire des publications de l’Institut belge des hautes études chinoises. Il revient au Japon en décembre 1965 où, contractuel à la Maison franco-japonaise de Tōkyō, il travaille jusqu’en décembre 1969 pour le Centre de Kyōto de l’École française d’Extrême-Orient – dont la principale activité est alors la rédaction du Hôbôgirin – encyclopédie de la terminologie bouddhique sino-japonaise entreprise en 1926 à Tōkyō puis continuée à partir de 1961 à Kyōto – pour laquelle il rédigera une vingtaine d’articles dont plusieurs constituent de courtes monographies. En janvier 1970, il est nommé membre de l’École française d’Extrême-Orient et affecté au Centre de Kyōto. En juin de la même année, il obtient un doctorat en philologie et histoire orientales de l’université de Louvain pour sa thèse intitulée La version chinoise de l’Introduction historique de la Samantapāsādikā : traduction du chapitre introductif du Chan Kien Liu P’i-P’o-Cha et notes sur les rapports entre ce texte et la tradition pāli concernant l’histoire du bouddhisme ancien en Inde et à Ceylan. En collaboration étroite et harmonieuse avec la grande sinologue Anna Seidel (1938-1991), qui avait intégré l’École française d’Extrême-Orient un an auparavant, en 1969, il allait, parallèlement à son activité scientifique, contribuer à faire du centre de Kyōto l’un des hauts lieux de la recherche sur le bouddhisme et les religions de l’Asie. La liste des spécialistes d’études sur l’Asie orientale et le bouddhisme que le centre a accueilli et formé est impressionnante. Le Centre de Kyōto se situait alors dans l’un des temples séparés du grand monastère zen du Shōkoku-ji qui, deux siècles plus tôt, avait déjà été l’un des lieux privilégiés où se rencontraient moines, artistes et lettrés à Kyōto.
En 1985 paraît le premier numéro du périodique Cahiers d’Extrême-Asie, consacré aux relations entre les religions et la société en Asie orientale (Chine, Japon, Corée, Tibet). Hubert Durt seconde Anna Seidel dans le travail de rédaction. Il devient rédacteur en chef en 1991 à la suite de la mort prématurée d’Anna Seidel. Cinq années plus tard, en avril 1996, il est nommé professeur à l’International College for Advanced Buddhist Studies de Tōkyō l’année de sa fondation par Hirakawa Akira (1915-2002) l’une des grandes figures des études bouddhiques japonaises. Le nombre de fonctions qu’Hubert Durt a occupé avec une égale compétence sans jamais ménager son temps ni ses forces est très important : ainsi membre associé de l'Istituto per il Medio ed Estremo Oriente (IsMEO), membre du comité de direction de l'International Association for Buddhist Studies, président en 1997 du comité directeur du Lumbini International Research Institute au Népal.
À l’extrême fin des années 1980, Hubert Durt donnait à l’Institut national des Langues et Civilisations orientales (INALCO) une conférence sur l’Inde du Bouddha telle qu’elle apparaissait dans les récits d’un célèbre recueil japonais médiéval d’anecdotes : les Histoires qui sont maintenant du passé dont les extraits traduits par Bernard Frank (1927-1996), l’introduction et l’annotation forment nous avaient attiré, après Lafcadio Hearn, vers les études japonaises. Un hasard heureux autant qu’inexpliqué fit qu’en l’espace d’une même année il fut donné à l’auteur de ces lignes de rencontrer ces deux grands orientalistes dont les leçons s’avérèrent déterminantes.
En mars 2001, Hubert Durt prend sa retraite de l’École française d’Extrême-Orient mais il continua à manifester un attachement indéfectible à celle-ci. Il devient vice-président de l’International College for Advanced Buddhist Studies.

À partir de Kyōto et vers tous les horizons du monde, Hubert Durt a su rassembler et unir autour de lui chercheurs et amis de tous âges et de toute condition, sensibles à son urbanité et charmés par la grâce sans égale de sa conversation et servir avec dévouement et passion l’École française d’Extrême-Orient. Les études bouddhiques furent pour lui un domaine de recherche presque naturel. Elles requièrent des connaissances profondes dans un grand nombre de domaines allant de la philologie à la littérature classique, de l’histoire de l’art à l’anthropologie, mais également un désir d’aller à la rencontre d’une véritable mosaïque de cultures, depuis l’Inde qui vit naître le bouddhisme jusqu’au Japon, en passant par la Chine, la Corée, l’Asie centrale, le Tibet sans oublier l’Europe ou les États-Unis.

Ayant été nommé à l’École française d’Extrême-Orient en 2000 puis affecté à Kyōto en mars 2001, ce fut un privilège pour nous, durant plus de six années, de bénéficier des conseils d’Hubert Durt et de cultiver en sa compagnie cet art de la conversation qu’il pratiquait avec un inégalé bonheur. Chaque rencontre devenait l’occasion d’entrevoir des horizons nouveaux, des pistes inexplorées, des rapprochements inédits. Mélomane et pacifiste, comme son cher Romain Rolland Hubert Durt fut aussi un homme d’engagements. Ainsi celui qu’il partageait avec sa femme, la vitrailliste Michiyo Durt-Morimoto, pour la défense du patrimoine – celui, toujours menacé, de l’architecture des maisons traditionnelles japonaises – mais également française, comme à l’église de Saint-Hilaire-La-Combe à Curemonte, dont les vitraux ont été offerts par Michiyo Durt-Morimoto, en ce village où sur les lignes de crête de l’extrémité méridionale de la Corrèze il aimait, entouré de collègues et d’amis, oublier un temps toujours trop compté les rigueurs de l’été japonais et les menaces croissantes qui pèsent sur la beauté du monde – en ces hauts lieux comme dans ses recès les plus simples– toujours soumise aux imprévisibles caprices de la nature, aux inexorables destructions du temps et à la constante incurie des hommes. Autant que ses recherches qui continuent d’inspirer les jeunes chercheurs, la personnalité unique d’Hubert Durt, par son dévouement, son sens de la loyauté, sa fidélité en amitié manqueront aux siens et à l’École française d’Extrême-Orient dont il a incarné à la perfection les idéaux de recherche et d’échanges entre les disciplines ayant trait aux civilisations de l’Asie et entre les femmes et les hommes qui s’y consacrent depuis l’Inde jusqu’au Japon.
Nos pensées vont à sa femme Michiyo, à sa fille Sara, à son fils Ali ainsi qu’à tous ses proches.

François Lachaud

dimanche 20 mai 2018

Le burn-out n'épargne pas les moines

Ne serait-on pas en période de dégénérescence, entre les bouddhistes occidentaux accusés de pervertir le vrai bouddhisme par ... des non-bouddhistes occidentaux - plus royalistes que le roi -, et des moines japonais en burn-out qui portent plainte pour harcèlement contre leurs "employeurs", cad, je suppose, les supérieurs du monastère ?

Ah ! si Jétsun Milarepa était notre contemporain, voilà qui lui aurait sans doute inspiré de percutants chants mystiques !

Au Japon, un moine en burn-out porte plainte contre ses employeurs ...

jeudi 8 février 2018

JPO Inalco 10 février

Journée Porte Ouverte 2018 | Inalco

www.inalco.fr/evenement/journee-porte-ouverte-2018
Vous souhaitez étudier à l'Inalco? Avoir des informations sur notre offre de formations ? 
Venez nous rencontrer lors de la JPO du samedi 10 février 2018 de 10h00 à 16h30 ! 
Cette journée se déroulera dans nos locaux au 65 rue des Grands Moulins – 75013 Paris. Enseignants et personnels administratifs seront présents ...