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dimanche 27 juillet 2025

Chökhor Düchen 2025 - 28 juillet

 La commémoration du premier Enseignement du Bouddha - chos 'khor dus chen ཆོས་འཁོར་དུས་ཆེན་ - coïncide cette année avec le lundi 28 juillet.

C'est à Sarnath, au Parc des gazelles, que jadis le Bouddha Shakyamouni mit en mouvement, pour la première fois, la Roue du Dharma,  en enseignant Le Sutra des Quatre Vérités des arya, socle et quintessence de l'Enseignement qu'il dispensa jusqu'à sa mort 45 ans plus tard.

"Ceci est la vérité de la souffrance des arya (cad telle que vue par les arya - les "nobles")."
"Ceci" désigne ici nos agrégats constitutifs, à nous êtres imparfaits, à savoir notre corps et notre esprit conditionnés par nos facteurs perturbateurs (ignorance en tête) et les karma que nous accumulons sous leur emprise.
-> Un corps et un esprit encore et toujours affectés par les facteurs perturbateurs ne peuvent qu'être "de la nature de la souffrance", cad soumis à la souffrance, sous ses différentes formes.
C'est la "vérité", ou encore la "réalité", que voient les arya, les êtres qui ne sont plus "ordinaires" car ils ont désormais la compréhension directe du non soi (absence de nature propre des choses).

"Ceci est la vérité de l'origine" de la souffrance."
"Ceci" désigne cette fois nos facteurs perturbateurs (alias klesha : ignorance, attachement, aversion, et leurs cohortes) + les karma accumulés sous leur coupe

"Ceci est la vérité de la cessation" de la souffrance."
 Si telle est la situation présente, ce n'est pas irrémédiable. On peut s'en sortir.

"Ceci est la vérité du chemin" menant à la cessation de la souffrance."
Comment se sortir du cercle vicieux du samsara ?
Grâce aux trois instructions (ou encore entraînements) supérieures - de l'éthique, de la concentration, de la sagesse.
Les trois s'entraident et se confortent mutuellement. Cependant, la base nécessaire consiste en l'éthique.

samedi 16 novembre 2024

La causalité

Dans Le Sūtra de la Pousse de riz, le Bouddha énonce :
Cela existant, ceci survient.
Cela étant né, ceci apparaît. 
Ainsi, l'ignorance conditionne les karma inducteurs. 
 
Cela cessant, ceci cesse (de naître). 

 

En résumé, rien (aucun phénomène composé) n'est sans cause et rien n'est sa propre cause.

*   Tout phénomène composé naît de causes et de conditions, qui lui sont antérieures.

*   Une cause unique ne produit pas de fruit.

*   Quand les causes et conditions sont réunies, le fruit apparaît nécessairement.

*   Quand les causes et conditions ne sont pas réunies, le fruit n'apparaît pas.

 

La pratique du Dharma concourt donc notamment à s'entraîner à éviter la réunion des causes et conditions de souffrance (principalement les facteurs mentaux perturbateurs) et à favoriser la réunion des causes et conditions de bonheur (principalement les facteurs mentaux vertueux, associés aux facteurs mentaux à objets déterminés).


Les quatre vérités vues par les arya

Sources :
Sutra des quatre vérités des arya
Enseignements du Vénérable Dagpo Rinpoche sur la base d’un traité de Gunthang Könchok Tenpai Drönmé.

 

Vérité de la souffrance : les phénomènes souillés qui naissent à partir de leurs causes, lesquelles causes étant les karma et les facteurs perturbateurs.

 

Vérité de l’origine : les karma et les facteurs perturbateurs qui génèrent la vérité de la souffrance, qui constitue leurs résultats

 

Vérité de la cessation : cessation issue de l’analyse qui élimine les voiles qui constituant les les objets d’abandon - le chemin ininterrompu que cela permet d’obtenir.

Cessation issue de l’analyse qui est susceptible de rejeter les voiles lui correspondant à ce stade du sentier ininterrompu[1] qu’il lui permet alors d’obtenir.

 

Vérité de la voie : la voie des arya qui inclut les moyens directs et indirects permettant d’obtenir ou encore d’actualiser la Vérité de la cessation. « Directe », cela désigne ce dont on vient de parler, c’est-à-dire le sentier sans obstacles qui stoppe le pan des voiles consistant en la saisie du soi acquise et manifeste. « Indirecte », c’est-à-dire tout ce qui n’étant pas forcément ce chemin sans obstacles va y contribuer d’une manière ou d’une autre. Donc, d’une manière plus générale, pour simplifier, on peut dire que ce que l’on entend par Vérité du chemin, ce sont toutes les connaissances et qualités du continuum mental des arya.

 

Première vérité, de la souffrance

  1. Impermanence
  2. Nature de souffrance
  3. Être vide

D’une part, vide d’un soi qui serait comme le créateur ou encore l’auteur du monde, etc.

D'autre part, vide d’une existence ne dépendant de rien, d’une existence en soi.

  1. Non-soi (anatta)

 

Deuxième vérité, de l'origine

  1. Cause
  2. Origine
  3. Source (production)
  4. Condition

 

Troisième vérité, de la cessation

  1. Cessation
  2. Apaisement (paix)
  3. Excellence
  4. (Libération/délivrance) irréversible (« renoncement » : se sortir à tout prix de…)

 

Quatrième vérité, du chemin

  1. Voie
  2. Connaissance
  3. Réalisation / accomplissement) ; « demeure » (sur l'objet : non-soi)
  4. Ce qui libère, ce qui délivre

Les 4 vues fausses ainsi contrées

 

Vérité de la souffrance

-       Voir comme propres des choses qui ne sont pas propres.

-       Voir comme étant bonheurs des choses qui ne sont pas bonheurs, qui sont souffrances.

-       Voir comme permanentes et éternelles des choses qui ne sont ni permanentes ni éternelles.

-       Saisie du soi.

 

Vérité de l’origine vues fausses[2]  :

- soit considérer qu’il n’y a pas du tout de causes,

- soit admettre des causes qui sont en fait insuffisantes ou incompatibles (pas valides).

  1. Estimer qu’il n’y a aucune cause à la souffrance.
  2. Estimer qu’il y aurait en tout et pour tout une seule cause, unique, permanente.
  3. Estimer que la cause serait fondamentalement permanente, mais que momentanément elle pourrait être changeante.
  4. Estimer que cela serait du ressort de la volonté, ou de la pensée, d’un dieu créateur tel qu’Ishvara.

 

Vérité de la cessation

1. Nier toute possibilité de libération.

2. Confondre la libération avec des phénomènes souillés, par ex imaginer la libération comme une sphère supérieure décrite comme un grand parasol blanc (un peu comme un paradis) (gSal byed pa).

3. Imaginer que la libération est atteinte une fois le soi (indépendant et permanent) isolé des reliquats de composantes grâce à la méditation (Samkhya).

4. Estimer qu'il est possible, grâce à la méditation, d'obtenir une libération momentanée (mais pas irréversible).

 

Vérité de la voie

1. Estimer qu’il n’existe pas de voie de libération ;

2. que la sagesse comprenant le non-soi, loin d’être une voie excellente, constitue une voie mauvaise ;

3. qu'il existe des voies de libérations supérieures à la sagesse comprenant directement le non-soi, comme par exemple entrer dans le mandala d'Ishvara et recevoir les instructions afférentes ; ou encore s’installer en méditation au milieu de cinq brasiers enflammés, etc. ;

4. que, même si l’on médite la sagesse comprenant le non-soi, en aucun cas cela ne pourrait permettre d’éliminer définitivement la souffrance.

 



[1] Cf. Chemins ininterrompus et de la délivrance qui se succèdent lors des chemins de la vision et de la méditation au fur et à mesure des éliminations des voiles à rejeter.

 

[2] gSal byed pa ; Rig pa can (Nayayika) ; rGyang 'phen pa (Carvaka) ; Grangs can pa (Samkhya)

dBang phyug (Ishvara)

mardi 22 octobre 2024

Les devoirs des gouvernants

Le Bouddha avait des disciples dans toutes les couches de la société, y compris parmi les rois et ministres. 
Il leur dispensait donc des conseils adaptés.

À titre d'exemple, voici les dix devoirs d'un roi ou plus généralement d'un gouvernant, selon le Dasarajadhamma, texte des Jataka ( récits des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni ) :

1. La générosité, qui suppose d’utiliser les biens et richesses au profit de la population, et non pour lui-même.

2. Une éthique élevée 

3. L’abnégation, qui consiste à accorder la priorité à l’intérêt de la population, 

4. L'honnêteté et l'intégrité

5. L’amabilité et la douceur

6. Un train de vie simple, sans luxe ni ostentation

7. L'absence de haine et de rancune

8. La non-violence

9. La patience, dont la capacité à supporter les critiques et insultes

10. Le souci de l’harmonie, en respectant la volonté populaire.

 

Insistant sur l'importance de la stabilité économique, le Bouddha estime que la politique d'un État doit concourir à quatre objectifs :

1. La sécurité économique
2. La prospérité économique
3. L’absence de dettes
 
4. La moralité des mœurs et coutumes

lundi 8 juillet 2024

Chökhor Düchen 2024 - 9 juillet

 La commémoration du premier Enseignement du Bouddha - chos 'khor dus chen ཆོས་འཁོར་དུས་ཆེན་ - coïncide cette année avec le mardi 9 juillet.

C'est à Sarnath, au Parc des gazelles, que jadis le Bouddha Shakyamouni mit en mouvement, pour la première fois, la Roue du Dharma,  en enseignant Le Sutra des Quatre Vérités des arya, socle et quintessence de l'Enseignement qu'il dispensa jusqu'à sa mort 45 ans plus tard.

"Ceci est la vérité de la souffrance des arya (cad telle que vue par les arya - les "nobles")."
"Ceci" désigne ici nos agrégats constitutifs, à nous êtres imparfaits, à savoir notre corps et notre esprit conditionnés par nos facteurs perturbateurs (ignorance en tête) et les karma que nous accumulons sous leur emprise.
-> Un corps et un esprit encore et toujours affectés par les facteurs perturbateurs ne peuvent qu'être "de la nature de la souffrance", cad soumis à la souffrance, sous ses différentes formes.
C'est la "vérité", ou encore la "réalité", que voient les arya, les êtres qui ne sont plus "ordinaires" car ils ont désormais la compréhension directe du non soi (absence de nature propre des choses).

"Ceci est la vérité de l'origine" de la souffrance."
"Ceci" désigne cette fois nos facteurs perturbateurs (alias klesha : ignorance, attachement, aversion, et leurs cohortes) + les karma accumulés sous leur coupe

"Ceci est la vérité de la cessation" de la souffrance."
 Si telle est la situation présente, ce n'est pas irrémédiable. On peut s'en sortir.

"Ceci est la vérité du chemin" menant à la cessation de la souffrance."
Comment se sortir du cercle vicieux du samsara ?
Grâce aux trois instructions (ou encore entraînements) supérieures - de l'éthique, de la concentration, de la sagesse.
Les trois s'entraident et se confortent mutuellement. Cependant, la base nécessaire consiste en l'éthique.

 

dimanche 24 décembre 2023

Sutra de l'amour

Karaniya Mettā Sutta - Hymne de l’amour universel   

Traduit par Jeanne Schut http://www.dhammadelaforet.org/

1. Voici comment devrait se comporter
Celui qui a développé des qualités de bonté
Et qui connaît la voie de la paix :
Qu'il soit appliqué, honnête et droit, direct et doux dans ses paroles.

2. Humble et sans prétention,
Satisfait et aisément contenté.
Qu'il ne se laisse pas submerger par les obligations
Et demeure frugal.

3. Qu’il soit paisible, maître de ses sens, naturellement discret, sans exigences.
Et qu'il ne fasse rien que les sages, plus tard, pourraient désapprouver.
Qu’il médite ainsi : « Prenant moi-même refuge dans le bonheur et dans la paix,
Je souhaite que tous les êtres soient heureux et en paix.

4. Que tous les êtres vivants, quels qu’ils soient -
Les faibles comme les forts, tous sans exception,
Les grands et les puissants,
Les moyens et les petits,

5. Visibles et invisibles,
Proches et lointains,
Nés et à naître -
Que tous les êtres soient heureux et en paix !

6. Que nul ne trompe autrui,
Ni ne méprise aucun être, quel qu’il soit.
Que nul, par colère ou aversion,
Ne souhaite de mal à autrui.

7. Comme une mère,
Au péril de sa vie,
Protège son enfant,
Son unique enfant,

8. Ainsi doit-on ouvrir son cœur à l’infini à tous les êtres vivants,
 Rayonner la bienveillance envers le monde entier :
Ouvrir son cœur dans toutes les directions -
En haut, en bas et tout autour, sans limites -
Libre de toute haine et de toute aversion.

9. Que l’on soit assis, debout, en marche ou couché,
Tant que l’on est éveillé, on doit toujours être fidèle à ce souhait.
C’est ce que l’on appelle
« Demeurer dans un état divin, ici et maintenant ».

10. Sans se laisser piéger par des croyances erronées
Celui qui a le cœur pur, qui voit la vérité ultime des choses
Et qui s’est libéré de tous les désirs sensoriels,
Ne reprendra plus jamais naissance dans ce monde.

Source : http://www.dhammadelaforet.org/sommaire/metta/karanya_metta_sutta.html

mercredi 18 octobre 2023

Sutralamkara de Maitreya

 Selon la tradition, Le Sutralamkra (Ornement des soutras du mahayana) est l'un des 5 Traités transmis par Maitreya à Asanga.

C'est un ouvrage fondamental du mahayana et il est donc fréquemment cité dans les lamrims, depuis la manière correcte de suivre le Maître jusqu'aux derniers chapitres, notamment à propos de l'entraînement au calme mental (shamatha).

J'ai pourtant l'impression qu'à ce jour, la seule traduction qui existe en français remonte à ... 1908. 

Merci à Monsieur Sylvain Levi de l'avoir effectuée, même si la terminologie utilisée est parfois un peu déroutante pour nous, plus d'un siècle plus tard.

 Elle est accessible en cliquant sur ce lien.

Si vous avez connaissance d'une traduction plus récente, merci par avance de bien vouloir nous en indiquer les références.

mardi 5 septembre 2023

Souhait de bodhisattva

Dans Le Sutra des Excellentes Conduites de bodhisattva, 
entre autres prières à la fin, il est énoncé :
 

De même que l’espace se déploie sans limites,

Les êtres se déploient également sans limites.

De même que leurs karmas et leurs kleshas se déploient sans limites,

Puissent mes vœux se déployer également sans limites !  

 

ནམ་མཁའི་མཐར་ཐུག་གྱུར་པ་ཇི་ཙམ་པར། 

སེམས་ཅན་མ་ལུས་མཐའ་ཡང་དེ་བཞིན་ཏེ། 

ཇི་ཙམ་ལས་དང་ཉོན་མོངས་མཐར་གྱུར་པ། 

བདག་གི་སྨོན་ལམ་མཐའ་ཡང་དེ་ཙམ་མོ། 

dimanche 13 août 2023

 Citation extraite du Sūtra du Diamant 

(Skt. Vajracchedika ; tib. ‘Phags pa shes rab kyi pha rol tu phyin pa rdo rje gcod pa


Voyez que tous les phénomènes composés sont

Tels les étoiles, les illusions d’optique, les lampes à beurre,

Les mirages, la rosée, les bulles d’eau,

Les rêves, les éclairs, les nuages,

 

 

འཕགས་པ་ཤེས་རབ་ཀྱི་ཕ་རོལ་ཏུ་ཕྱིན་པ་རྡོ་རྗེ་གཅོད་པ་ཞེས་བྱ་བ་ཐེག་པ་ཆེན་པོའི་མདོ་ལས།

སྐར་མ་རབ་རིབ་མར་མེ་དང་།

སྒྱུ་མ་ཟིལ་བ་ཆུ་བུར་དང་།   

རྨི་ལམ་གློག་དང་སྤྲིན་ལྟ་བུ།  

        འདུས་བྱས་ཆོས་རྣམས་དེ་ལྟར་བལྟ།  

 

vendredi 21 juillet 2023

Chökhor Düchen

 Premier tour de la Roue du Dharma Chökhor Düchen le 21 juillet 2023

C'est à Sarnath, au Parc des gazelles, qu'il y a environ 2600 ans le Bouddha Shakyamouni mit en mouvement, pour la première fois, la Roue du Dharma, en enseignant Le Soutra des Quatre Nobles Vérités, socle et quintessence de l'Enseignement qu'il dispensa jusqu'à sa mort 45 ans plus tard.

"Ceci est la vérité de la souffrance des aryas (cad telle que réalisée par les aryas - les "nobles")."
 
"Ceci" désigne ici nos agrégats constitutifs, à nous êtres imparfaits, à savoir notre corps et notre esprit conditionnés par nos facteurs perturbateurs (ignorance en tête) et les karmas que nous accumulons sous leur emprise. En d'autres termes, "ceci" désigne le samsara, qui consiste en notre mode d'être et non en un lieu géographique extérieur à nous.

Tout corps et tout esprit encore et toujours affectés par les facteurs perturbateurs ne peuvent qu'être "de la nature de la souffrance", cad soumis à la souffrance, sous ses différentes formes.
C'est la "vérité", ou encore la "réalité", que voient les aryas, les êtres qui ne sont plus "ordinaires", car ils ont désormais la compréhension directe du non-soi : absence de nature propre des choses.

"Ceci est la vérité de l'origine" de la souffrance.
 
"Ceci" désigne cette fois nos facteurs perturbateurs (alias klesha : ignorance, attachement, aversion, et leurs cohortes) + les karmas accumulés sous leur coupe

"Ceci est la vérité de la cessation" de la souffrance.
 
 Si telle est la situation présente, ce n'est pas irrémédiable. On peut se sortir du samsara.

"Ceci est la vérité du chemin" menant à la cessation de la souffrance.
 
 Comment s'en sortir ?
Grâce aux trois instructions (ou encore entraînements) supérieures - de l'éthique, de la concentration, de la sagesse.
Les trois s'entraident et se confortent mutuellement. Cependant, la base nécessaire consiste en l'éthique.

dimanche 9 octobre 2022

Les voies d'éveil

Socle commun à tous les bouddhistes : Les 3 entraînements supérieurs : éthique – concentration – sagesse, développés en le noble sentier octuple.

        Cf. Sutra des 4 vérités des arya (Soutra des 4 Nobles Vérités)

 

Mahayana : Union de la méthode et de la sagesse

        Cf. Sutra de la perfection de la sagesse

 

° La méthode : toutes les qualités à l’exception de la sagesse, principalement la grande compassion, cad la compassion portant sur tout être souffrant, et l'esprit d'éveil (bodhicitta).

 

° La sagesse : le discernement, principalement en tant que compréhension du non-soi, cad de l’absence de réalité intrinsèque (indépendante) de la personne et des choses.

 

mercredi 7 septembre 2022

Les 4 critères de fiabilité

Le Bouddha n'incite pas à la crédulité, loin de là, lui qui répétait à ses disciple :
 " Ô Moines lettrés, ô disciples d'aujourd'hui et de demain ! Examinez toujours mes paroles avec soin et ne les retenez que si, à l'analyse, elles vous paraissent fondées. Mais n'acceptez jamais aucun enseignement par simple respect pour moi !"

Comment faire la part des choses ?

La philosophie bouddhiste propose quatre instruments de mesure, quatre principes de fiabilité (rton pa bzhi) :
1 Gang zag la mi rton / chos la rton
2 Tshig la mi rton / don la rton
3 Drang don la mi rton / nges don la rton
4 Rnam shes la mi rton / ye shes la rton

En français, ça donne quelque chose du genre :
1 Ne pas se fier à l'individu ; se fier au dharma (à ce qu'il énonce).
2 Ne pas se fier aux mots (au style) ; se fier au sens.
3 Ne pas se fier au sens littéral ; se fier au sens réel.
4 Ne pas se fier aux consciences (ordinaires) ; se fier à la sagesse supérieure.

Ainsi, selon le bouddhisme, affirmer péremptoirement : "C'est vrai parce que c'est Untel qui l'a dit !" n'est pas pertinent. Il est plus judicieux de s'intéresser au contenu de son discours et de vérifier s'il est ou non exact et utile. Des paroles magnifiques s'avèrent parfois creuses.

En particulier, ce n'est pas parce quelqu'un est connu, très sympathique ou qu'il est d'une haute lignée qu'il faut forcément gober la moindre de ses paroles. Y compris s'il s'agit d'un lama renommé !

N'oublions pas que Bouddha a exhorté ses auditeurs à l'esprit critique même envers lui :

Ô moines et érudits, de même que l'orfèvre éprouve l'or
En le chauffant, le coupant et le frottant, 
N'acceptez pas ma parole  
Par simple respect, mais après l'avoir examinée.

Le suivre au moins sur ce point protégerait du fanatisme, du sectarisme, et plus simplement encore de la crédulité.

samedi 30 juillet 2022

Chökhor Düchen 2022 - 1 août

 

Premier tour de la Roue du Dharma Chökhor Düchen le 1er août 2022

C'est à Sarnath, au Parc des gazelles, que jadis le Bouddha Shakyamouni mit en mouvement, pour la première fois, la Roue du Dharma,  en enseignant Le Soutra des Quatre Nobles Vérités, socle et quintessence de l'Enseignement qu'il dispensa jusqu'à sa mort 45 ans plus tard.

"Ceci est la vérité de la souffrance des aryas (cad telle que vue par les aryas - les "nobles")."
"Ceci" désigne ici nos agrégats constitutifs, à nous êtres imparfaits, à savoir notre corps et notre esprit conditionnés par nos facteurs perturbateurs (ignorance en tête) et les karma que nous accumulons sous leur emprise.
-> un corps et un esprit encore et toujours affectés par les facteurs perturbateurs ne peuvent qu'être "de la nature de la souffrance", cad soumis à la souffrance, sous ses différentes formes.
C'est la "vérité", ou encore la "réalité", que voient les Arya, les êtres qui ne sont plus "ordinaires" car ils ont désormais la compréhension directe du non soi (absence de nature propre des choses).

"Ceci est la vérité de l'origine" de la souffrance des aryas."
"Ceci" désigne cette fois nos facteurs perturbateurs (alias klesha : ignorance, attachement, aversion, et leurs cohortes) + les karma accumulés sous leur coupe

"Ceci est la vérité de la cessation" de la souffrance des aryas."
 Si telle est la situation présente, ce n'est pas irrémédiable. On peut s'en sortir.

"Ceci est la vérité du chemin" menant à la cessation de la souffrance des aryas."
 Comment s'en sortir ?
Grâce aux trois instructions (ou encore entraînements) supérieures - de l'éthique, de la concentration, de la sagesse.
Les trois s'entraident et se confortent mutuellement. Cependant, la base nécessaire consiste en l'éthique.

lundi 16 mai 2022

La Libération dans la paume de la main Fascicule 3

 Vient de paraître

La Libération dans la paume de la main, par Kyabjé Pabongka Rinpoche (1878-1941) Traduction de Marie-Stella Boussemart, Détchène Eusel Ling Publications

Fascicule 3  La façon de suivre le Maître

En 1921, Kyabjé Pabongka Rinpoche donna pendant vingt-quatre jours des explications sur les Degrés de la Voie menant à l’Eveil (Lamrim) dans un ermitage de la région de Lhasa.
À sa demande, son disciple Kyabjé Trijang Rinpoche (1901-1981), qui devint l’un des Tuteurs de Sa Sainteté le XIVe Dalaï Lama, prit des notes minutieuses de ces enseignements.

L'ouvrage de 89 pages (format A5) est disponible au prix de 12 euros. 

Pour plus d’informations ou commander un exemplaire, contacter dechen.publication@gmail.com 

 


 

mercredi 6 avril 2022

La voie qui culmine en l'Éveil

 Le lamrim = les étapes de la voie qui culmine en l’Éveil

 

Nous ne voulons pas de la souffrance, et nous aspirons au bonheur.

Dans les faits, nous subissons souvent des souffrances et nous n’obtenons pas les bonheurs souhaités.

 

Est-il ou non possible de remédier à cette situation ?

Oui, selon le Bouddha – qui est parti de ces mêmes observations, a beaucoup pratiqué et accompli un chemin qui l’a mené à l’Éveil.

Ensuite, à la demande de certains, il a expliqué son expérience. Libre à chacun de lui emboîter ou non le pas.

 

Si nous sommes intéressés, que faire ?

 

1)    Vérifier que la méthode, ou encore l’instruction, envisagée, à savoir ici lamrim, trouve bien sa source en le Bouddha, puis qu’elle a été transmise de génération en génération jusqu’à nos jours, en permettant à bon nombre de pratiquants de progresser, voire de parvenir au but.

 

NB Le lamrim est une instruction du mahayana, qui explicite en fait le soutra de la sagesse. Il s’adresse donc à des pratiquants bouddhistes qui aspirent à l’Éveil.

 

2)    Quelles sont les spécificités de l’instruction du lamrim ? Elle comporte 4 grandeurs.

 

3)    Précautions à prendre pour qu’elle nous soit utile : 

Comment l’écouter, ou l’exposer. Ne pas oublier la dédicace.

 

4)    L’instruction elle-même

    a)     Premièrement, chercher et trouver un instructeur, un guide, bref un maître.

 

    b)    Vérifier si nous avons ou non les conditions voulues pour progresser.

 

    c)     Priorité : tout faire pour éviter d’éventuelles renaissances infortunées : étapes de la voie communes avec les pratiquants de motivation inférieure.

 

    d)    Pas suffisant, car le samsara est horrible => il faudrait plutôt viser la libération complète : étapes de la voie communes avec les pratiquants de motivation moyenne.

 

    e)    Oui, mais nous ne sommes pas seuls => abandonner les autres êtres du samsara serait faire montre de la pire ingratitude, pour de multiples raisons.

Il faut en fait viser l’Éveil de Bouddha, niveau indispensable pour accomplir le bien d’autrui et soi-même.

 

    f)      Comment faire ? Réaliser l’esprit d’Éveil, s’entraîner aux conduites de bodhisattva, et ainsi devenir Bouddha : étapes de la voie des pratiquants de motivation supérieure.