Puissent tous les êtres mes mères échapper à la souffrance et aux causes de souffrance !
Puissent-elles accéder au bonheur et aux causes de bonheur !
Le blog de MSB. Indications historiques, anecdotiques voire doctrinales sur le bouddhisme.
Puissent tous les êtres mes mères échapper à la souffrance et aux causes de souffrance !
Puissent-elles accéder au bonheur et aux causes de bonheur !
Une cérémonie pour la longue vie du Vénérable Dagpo Rinpoche (94 ans) a été célébrée le mercredi 27 mai 2026, à l'Institut Gandenling (Veneux- les Sablopns) à la demande de jeunes Tibétains en lien avec le monastère de Dagpo Datsang.
"La Pleine conscience du bonheur, un voyage avec le Dalaï-Lama”
Documentaire réalisé par Barbara Miller et coproduit par Richard Gere
Au cinéma le 1er octobre 2025
Et si le bonheur n’était pas un but, mais un chemin ? Partez pour un voyage unique aux côtés du Dalaï-Lama, figure spirituelle universelle, pour explorer les clés de la pleine conscience, de la compassion, et de la joie intérieure.
Message du Secrétaire Général des Nations Unies
En ce jour du Vesak, je présente mes meilleurs vœux aux bouddhistes du monde entier qui commémorent la naissance, l’éveil et la disparition du Bouddha.
Les enseignements du Bouddha sur la compassion, la tolérance et l’altruisme font parfaitement écho aux valeurs de l’Organisation des Nations Unies.
À une époque marquée par de graves problèmes mondiaux, ces principes intemporels nous montrent la voie que nous devons suivre ensemble.
Que ce jour sacré nous incite à jeter des ponts, à favoriser la solidarité et à œuvrer de concert à la création d’un monde plus pacifique, plus durable et plus harmonieux.
Bonne Journée du Vesak à toutes et tous.
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=-khSrEw0-1A
Gratitude et respect envers le Pape François qui a tant œuvré pour la paix et les êtres vulnérables, et qui a admirablement assumé ses fonctions avec courage et bienveillance jusqu'au bout. Partir un lendemain de Pâques est un ultime exemple symbolique ô combien inspirant.
Je formule des vœux pour le plein accomplissement des souhaits du Pape François et la réussite de ses activités, pour le bien des êtres.
Émission Sagesses bouddhistes du 29 décembre 2024
Toute l’équipe de Sagesses Bouddhistes vous souhaite de belles fêtes de fin d’année dans la joie et la sérénité, et consacre sa dernière émission 2024 à la bonté. En effet, en cette fin d’année marquée d’évènements douloureux, Sagesses Bouddhistes parlera de bonté, ce bien commun à l’humanité qui fait bien souvent cruellement défaut et qui pourtant devrait être un lien puissant entre tous les êtres. Aussi quel est le sens de la bonté ? Quelle est sa portée lorsqu’elle est incarnée pour les bouddhistes par la pratique des bodhisattvas ?, ces êtres qui œuvrent pour le bien des autres. Réponses avec Marie Stella Boussemart, invitée en ce matin du 29 décembre.
Réalisation : Christophe Coutens /
Présentation : Sandrine Colombo
Le Pandit Atisha est pour nous une référence constante ; c'est pourquoi je vais condenser quelques points essentiels de sa vie. Pas relater sa
vie entière : d'une part, ce serait trop long ici ; d'autre part, d'excellentes biographies de lui sont disponibles en
beaucoup de langues, y compris le français.
Son nom est Dipamkara
Shrijnana, "Celui qui fait la lumière grâce à sa glorieuse sagesse
suprême". Atisha est en fait un titre, extrêmement honorifique, que
faute de mieux l'on rend en français par "seigneur". L'équivalent
tibétain est "jowo" (ཇོ་བོ་), de sorte que les nombreux Tibétains qui,
soucieux de marquer leur vénération vis-à-vis du Maître, l'appellent
Jowo Atisha, disent - j'imagine sans trop s'en rendre compte - :
"Seigneur Seigneur" .
Après tout, pourquoi pas ? Mais cela
démontre ô combien le roi du Tibet Rälpacän (629–877) avait raison quand il interdisait de
traduire les noms propres (cf. article Les Lotsawa de jadis n° 2) : non
seulement on ne sait plus de qui on parle, mais tel nom magnifique dans
une langue frise le ridicule dans une autre. Ainsi, moi qui savoure
les consonances du nom "Ganden" n'apprécierait guère qu'on me
parle du "Monastère Joyeux", ou "Monastères des Joyeux", voire
"Joyeux Monastère", ou encore "Monastère des Ravis", tant qu'on y est.
Vous admettrez que cela n'a pas le même écho !
Le lien avec
Atisha ? C'est que la Terre pure de Ganden (en sanskrit Tushita) est, dit-on, sa résidence
actuelle, en présence du Bouddha Maitreya et en compagnie de tant
d'autres personnages prestigieux.
Lors de l'existence humaine qui
nous intéresse, Atisha est un Bengali de souche royale qui, très jeune,
renonce aux apanages de son rang pour s'adonner à la pratique
spirituelle. Après avoir pratiqué les tantras en tant que yogi dans des
lieux écartés et sauvages, il devient moine relativement tard, vers la
trentaine. N'oublions pas que nous sommes au XIe siècle ; à l'aune de
l'espérance de vie européenne de l'époque, c'aurait déjà été un
vieillard. Apparemment pas en Inde, car il entame à peine une longue
carrière bien remplie.
Ce grand penseur n'a rien d'un sédentaire.
Lors de la périlleuse traversée de 12 mois qui le mène vers son Maître
principal Serlingpa, il fait escale dans de nombreuses îles avant
d'atteindre sa destination, soit Java soit Sumatra – la question reste à
trancher. Ce n'était pas tout d'y aller ; encore faut-il revenir. Il y
réussit. Il est désormais le dépositaire des précieuses instructions
relatives à l'esprit d'Éveil, et sa réputation s'amplifie au Pays des
Aryas. Il a dû retraverser toute la péninsule avec le confort que vous
imaginez (encore aujourd'hui c'est long et fatigant) pour regagner les
grandes universités monastiques du nord et se voit confier des fonctions
élevées à Nalanda, Odantapuri et surtout Vikramashila. C'est là qu'il
reçoit des visiteurs qui ont franchi l'Himalaya pour le prier de bien
vouloir venir dans leur Tibet natal, afin d'y restaurer l'Enseignement
du Bouddha quelque peu malmené depuis un bon demi-siècle.
Je
passerai sur les péripéties et autres rebondissements qui aboutissent en
1042 à l'arrivée d'Atisha dans le Ngari. Si je calcule bien, le Pandit a
donc 60 ans révolus ! Il sait que l'expédition tibétaine va écourter sa
vie – Tara l'en a prévenu, et c'est de toute façon prévisible. Voyages
éreintants. Chocs climatiques. Changement radical d'altitude, en
passant de la plaine aux montagnes les plus hautes. Régimes alimentaires
totalement différents. Quant aux mœurs et coutumes…
Pour
accomplir le bien des être, Atisha accepte tout. Il supporte tout. Le
prince raffiné cohabite de bonne grâce avec les rudes (rustres ?)
montagnards. Il va jusqu'à apprendre leur langue. Mais il n'adopte pas
toutes leurs habitudes. Il demeure doux et conciliant, toujours
disponible pour tous, animaux y compris. Cela surprend. Cela choque même
certains. Le fier Seigneur Kutön lui remontre que, si en Inde on
condescend à parler à tout le monde avec aménité, ici ce n'est pas
l'usage. Il faudrait quand même que le Maître tienne son rang. Le Maître
écoute, sourit et … persiste. Il va jusqu'à caresser avec tendresse les
bêtes qu'il a récupérées pour les sauver du couteau. Pire, il leur
parle ! Et il s'adresse à elles en les appelant "mes vieilles mères".
C'est
qu'Atisha a les plus hautes réalisations. Il sait que chaque être lui a
servi de mères un nombre incalculable de fois dans le passé, sous
toutes les formes, dans toutes les sphères. Il sait qu'alors et en bien
d'autres circonstances chaque être a été pour lui d'une infinie
bienveillance. Éperdu de gratitude, il mesure la souffrance de ses
proches enlisés dans leurs passions et leurs certitudes fallacieuses.
Il sait aussi qu'heureusement tous ont potentiellement la faculté
d'évoluer jusqu'à obtenir la libération du samsara et même l'omniscience
de Bouddha. Comment n'éprouverait-il pas le plus grand respect pour
toutes les créatures ? Pourquoi ferait-il une différence entre elles,
qui montrent sans doute ponctuellement des aspects divers, mais sont au
fond soumises aux mêmes obstacles et porteuses des mêmes espérances ?
Aujourd'hui l'un est roi, l'autre esclave ; demain ce sera le contraire.
Mais un jour les deux seront enfin boudddhas.
Le sage versé tant
en philosophie qu'en tantra ne cesse, au Tibet, d'enseigner … la prise
de refuge et la loi de causalité, ce qui lui vaudra deux surnoms.
D'être ainsi appelé (avec un certain dépit de la part de certains qui
réclament des instructions "profondes") ravit Atisha : comme cela,
dit-il, rien qu'en entendant parler de moi, "le lama de la prise de
refuge" ou "le lama de la causalité", les gens acquerront de bonnes
empreintes. Et cela leur indiquera l'essentiel." En réalité, bien
comprise, toute facette de la voie inclut la totalité. Ce n'est pas une
excuse pour vouloir dès le début viser les pratiques les plus élevées :
elles sont alors inaccessibles et donc infructueuses, tandis que si,
avec humilité, on commence par la base, on peut ensuite l'élargir
jusqu'à y intégrer l'ensemble.
Voilà qui était Atisha : un
authentique Seigneur, aimable et courageux ; doux et endurant ; modeste
et sûr de lui ; érudit et simple, la liste de ses qualités se déroulant à
l'infini : logique, quand on sait qu'il est aussi considéré comme une émanation du Bouddha Amitabha.
Une nouvelle édition papier, revue et corrigée, vient de paraître aux Éditions Guépèle.
Contact : guepele.projets@gandenling.org
Nouveau
Une version numérique est également disponible sur Amazon (kindle) et sur Publishdrive (epub).
Une consultation de la Commission européenne est en cours jusqu’au 7 août pour recueillir l’avis des citoyens de l’Union sur une éventuelle reprise de l’importation en UE des produits dérivés du phoque, incluant les peaux de bébés phoques.
Voici le lien de cette consultation :
Kyabjé Dorjéchang, l'ami des animaux, un exemple unique parmi les dignitaires bouddhistes ?
Certes non.
Rappelons-nous Atisha qui, après son arrivée au Tibet en 1042, se fait -
mais oui - morigéner par son disciple Kutön. L'altier seigneur lui
reproche de caresser les animaux qu'il a, lui aussi, sauvés du boucher.
Franchement, ce ne sont pas des choses qui se font chez les nobles
Tibétains.
Atisha n'en a cure et rétorque qu'il n'est pas un noble tibétain...
Pire ! Atisha leur parle, et leur dit des mots doux. Il les appelle
tendrement "ses vieilles mères" et leur demande : "Mais qu'as-tu donc
fait pour te retrouver dans un état pareil ?" Puis il leur murmure des
prières à l'oreille. Pour que leur prochaine naissance soit meilleure.
Et ça peut marcher ! Le Pandit Sthiramati en a fait la preuve.
Sthiramati, disciple de Vasubandhu, est réputé pour avoir surpassé les
connaissances de son Maître dans le domaine de l'Abhidharma. Ce qui
n'est pas peu dire. Mais comment en est-il arrivé à un tel niveau ?
Selon les chroniques, dans sa vie précédente, il était un pigeon, lequel
avait élu domicile dans la frondaison d'un arbre. Rien d'étonnant, me
direz-vous. Oui, sauf que c'était l'arbre à l'abri sous lequel
Vasubandhu avait coutume de s'installer - dans une baignoire pleine
d'huile, pour éviter les tensions nerveuses ! - quand il récitait les
innombrables textes qu'il avait mémorisés.
Un jour, le pigeon meurt et renaît dans une famille à l'autre bout de
l'Inde. Sitôt né, le bébé lance à son père : "Où est mon Maître ? - Qui
est ce Maître ?, demande en retour Cudra, pas plus étonné que cela (mais
c'est un Indien, pour qui la réincarnation est une évidence). -
Vasubandhu."
En père attentionné, Cudra se renseigne auprès de commerçants et finit
par découvrir que Vasubandhu réside dans le Centre du pays. Et dès que
son fils est assez grand pour entreprendre le long voyage, il l'amène à
son Maître ! Exemple d'amour paternel, totalement désintéressé...
Non, ce n'est pas une fable que je m'apprête à vous narrer. Juste un
épisode de la vie de l'un des plus grands Maîtres tibétains du XXème
siècle : Kyabjé Ling Dorjéchang, qui fut le Tuteur Senior de S.S. le
14ème Dalaï Lama et aussi Ganden Tripa - chef suprême de l'école des
gélugpa, les "vertueux", très à cheval sur l'observance des règles du
vinaya.
À propos de cheval, aujourd'hui, ce n'est pas de la monture du hiérarque
dont je souhaite vous entretenir - il y aurait pourtant bien des
anecdotes à vous narrer, car Kyabjé Dorjéchang avait un lien très fort
avec sa jument également.
Je viens vous parler de Tsering, "Longue Vie", le mouton apprivoisé du
Maître qui le suivait dans les ruelles de Lhasa comme un chien fidèle.
A l'époque, le jeune Lama dirige d'une poigne de fer le collège
tantrique de Gyutö. Un jour qu'il se trouve sur le toit du temple - du
fait du climat, les toitures tibétaines sont traditionnellement plates
et servent de terrasses -, il jette un coup d'œil au spectacle des rues
en contre-bas, et horreur ! il aperçoit près de l'étal d'un boucher un
malheureux mouton déjà tout ficelé, prêt à être égorgé. Sans perdre de
temps, il expédie un de ses assistants pour racheter l'animal, avant
immolation bien sûr. C'est une pratique courante en société bouddhiste
que de sauver des bêtes de boucherie : en protégeant ainsi la vie
d'autrui, on acquiert d'excellents karma, gages de longévité et de santé
pour l'avenir.
In extremis, le mouton échappe au couteau et se retrouve au monastère
pour quelques jours, puis Kyabjé Dorjéchang l'emmène chez lui, dans son
ermitage, où il a déjà tout un cheptel sous sa protection diligente, et
affectueuse. Il noue une relation de confiance avec Tsering, qui bientôt
le suit partout comme un toutou. Les jours de congé et de beau temps,
le Maître attache un petit ballot sur le dos de son compagnon, et les
voilà partis tous les deux au bord de la rivière. Tandis que l'un lit ou
écrit installé sur le petit tapis porté par Tsering, l'autre paisse
tranquillement sans jamais s'éloigner.
Kyabjé Dorjéchang, qui connaissait bien ses compatriotes, n'avait de
cesse de les inciter à bien traiter les animaux. Tous les animaux. Et il
donnait l'exemple.
Ainsi, devenu professeur du tout jeune Dalaï Lama, quand il se rend pour
la leçon quotidienne au Norbu Lingka, il a toujours, dans les plis de
ses vêtements, des friandises destinées à la population animale du
Palais d'été. Les singes le savent bien , et ils se précipitent vers
lui, fouillant ses poches sans aucune considération pour son rang, mais
avec une confiance touchante.
Dans les traces d'Atisha, Lochen Rinpoche, qui caresse sur cette photo un chien de garde d'origine "tibétaine", recueille souvent des animaux errants.
Actuellement, Lochen Rinpoche séjourne en France pour quelques semaines et le gros chien qu'il a récemment adopté l'attend avec impatience au monastère de Dagpo Datsang, à Kaïs.
Lochen Rinpoche m'a un jour raconté que, lorsqu'il
était astreint au travail obligatoire au Tibet, plutôt que de passer la
nuit dans la promiscuité du baraquement, il avait obtenu la permission
des gardes de se construire dehors un petit abri, ouvert à tous les
vents - trois planches pour les murs et un bout de tôle ondulée en guise
de toit. Trois chats lui tenaient compagnie à l'époque.
En Inde, je ne l'ai jamais vu sans au moins un chien, et souvent plusieurs. Sans oublier les oiseaux nourris régulièrement.
Dans les années 1045, le Pandit
indien Atisha étonnait, et même choquait certains de ses disciples
tibétains, de rudes nomades, en se
montrant doux et affectueux avec les animaux. Il les caressait tout en
leur parlant : tantôt il leur disait à l'oreille des soutras ou des
mantras, de manière à déposer en eux des empreintes positives pour leur
avenir, tantôt il leur demandait avec amour et compassion : "Mais
qu'as-tu donc fait pour te retrouver dans cet état, ma vieille mère ?"
Atisha sauva des centaines et des centaines d'animaux auxquels il permit de mourir de "leur belle mort", comme l'on dit.
L'époque est morose.
Comment renforcer le bon sens et surmonter la susceptibilité ?
C'est sûrement possible. Même de nos jours !
Si on cherche dans les outils du bouddhisme, sans doute que des réflexions et méditations portant - par exemple (liste non exhaustive) - sur l'impermanence, la loi de causalité, ou encore le non-soi, ou l'autochérissement, la bienveillance des autres êtres à notre égard, la gratitude envers eux, cela pourrait aider un peu.
La patience aussi, sans doute.
Ces symboles de bon augure sont des facteurs de l'interdépendance censés avoir la capacité de favoriser le bonheur dans la vie présente et une heureuse destinée dans le futur.
L'origine de ces symboles n'est pas très claire, mais on les retrouve dans des textes très anciens de l'Inde.
Les bouddhistes établissent ce parallèle avec le Bouddha :
la parole du Bouddha est comparable à la
conque,
sa tête au parasol,
son corps à la bannière de la victoire,
ses yeux aux poissons d'or,
son cou au vase au trésor,
sa langue au lotus,
son esprit au nœud sans fin,
la plante de ses pieds est marquée par une
roue.
Plus généralement :
La conque blanche dextrogyre (sanskrit : sankha ; tibétain : dung-kar), c'est-à-dire dont la spirale s'enroule vers la droite, symbolise le son de l'enseignement (Dharma) qui éveille les êtres du sommeil de l'ignorance et les incite à œuvrer pour le bien de tous les êtres - autrui et eux-mêmes.
La bannière de la victoire (skt dhvaja ; tib gyaltsèn) représente un drapeau enroulé qui atteste la victoire sur les négativités et les obstacles grâce aux actes accomplis par le corps, la parole et l'esprit. Elle témoigne aussi de la puissance de l'enseignement (Dharma).
Le précieux parasol (skt chatra ; tib rinchén dug), symbolise l'activité que protège les êtres. Dans cette vie, il les protège des maladies, des obstacles, des accidents, etc. Dans leur vie à venir, il les protège des trois renaissances inférieures (enfers, esprits avides et animaux. Il est aussi signe de la dignité royale.
La roue d'or (skt chakra ; tib khorlo) est ici la roue du Dharma, sur le modèle de la roue précédant les empereurs universels (culture indienne). La roue représente l'unité de toutes les choses.
Les deux poissons d'or (skt matsya ; tib sér gyi nya) symbolisent la libération des êtres lorsqu'ils sont délivrés du danger de se noyer dans l'océan de souffrance du samsara et qu'ils ont désormais la capacité de se mouvoir librement, comme un poisson dans l'eau.
Le nœud sans fin (skt srivista ; tib pal bè) représente l'interdépendance de toutes choses. Il symbolise l'union des moyens (amour, compassion) et de la sagesse, l'inséparabilité de la vacuité et de la production interdépendante. Du point de vue de l'éveil, il symbolise l'union de la sagesse et de la compassion.
La fleur de lotus (skt padma ; tib péma) représente la purification du corps, de la parole et de l'esprit.
Le vase au trésor (skt kalasha ; tib boumpa) contient les joyaux spirituels tels les nectars d'immortalité, des richesses, de la prospérité, tout ce qui est bon pour les êtres dans le domaine temporel et dans le domaine spirituel.