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samedi 18 janvier 2025

Cours de tibétain à distance

Dans le cadre de son engagement pour la promotion des langues et cultures d'Asie et plus largement du monde, l'Inalco lance à la rentrée 2025 un programme de cours à distance de tibétain dit "commun" ou "standard", destiné à tous ceux qui souhaitent débuter l'apprentissage de cette langue. 

Cette formation d’une durée d’un an, entièrement en ligne, est conçue pour les personnes sans connaissances préalables de la langue. Elle permet d’acquérir les bases  écrites et parlées du tibétain commun. Les cours sont dispensés par des enseignants qualifiés et expérimentés, diplômés en langue et civilisation tibétaines.
 

Un programme détaillé ainsi que les modalités d’inscription sont disponibles sur le site de l'Inalco : https://www.inalco.fr/diplome-distance-en-tibetain

 Brochure en téléchargement 

jeudi 10 octobre 2024

mardi 5 septembre 2023

Pour étudier la langue tibétaine

 Récente publication d'une méthode de langue intitulée :

« Le tibétain parlé : exercices pratiques : volume 1 » pour débutants

Auteurs : Françoise Robin, Nyima Dorjee et Camille Simon

Presses de l’Inalco 

Informations utiles dans le lien ci-dessous :

http://www.inalco.fr/publication/tibetain-parle-exercices-pratiques-volume-1 <http://www.inalco.fr/publication/tibetain-parle-exercices-pratiques-volume-1>

vendredi 30 décembre 2022

jeudi 13 octobre 2022

Inalcuturelle 2022

 Inalculturelle 2022, samedi 15 octobre dès 11h

 

Les associations étudiantes de l'Inalco proposent un événement festif, moment fort de l'année universitaire qui met à l'honneur, à travers diverses activités, la richesse culturelle de l'Institut.

 

Qu’est-ce que l’Inalculturelle ?

 

L’Inalculturelle est un moment fort de l’année universitaire et la promesse d’une rentrée réussie. Cet événement festif est organisé par les associations étudiantes de l’Inalco et piloté par le service REVE (réussite et vie étudiante). Il combine ateliers découvertes, initiations (à la danse, à un instrument de musique, un art martial, etc.) démonstrations, cuisine du monde entier et jeux pour découvrir ou redécouvrir toute la richesse culturelle de l’Institut. L’Inalculturelle, un moment ludique d’intégration et d'ouverture pour les étudiants !

 

Edition 2022

Des repas et dégustations de cuisine du monde seront proposés de 11h30 à 13h30, Hall 2

  • Buffet chinois : brioches, raviolis et boissons chinoises par Chin’alco
  • Buffet japonais : curry végétarien, dango, thé vert, sômen, riz cuit, dorayaki, autres desserts possibles (japonais, au matcha, au yuzu, etc...) par Dejima
  • Mets libanais par le Cœur du Liban
  • Buffet russe : bœuf stroganov, roulés au pavot, crêpes farcies au tvorog et ricotta, harengs en fourrure, plats géorgiens et thé russe par Russinalco
  • Buffet thaï : nouilles thaï, fruit accompagné d'assaisonnement thaï et thé au citron par Dek Siam
  • Buffet arabe : plats et boissons traditionnels arabes, sucrés et salés par Al-Wissal
  • Thé coréen par Bulkkot
  • Momos et tchaï indien et tibétain par Confluences Tibétaines
  • Thé çay et saveurs anatoliennes avec Adet


La suite de la journée sera consacrée à différentes activités qui promettent une immersion totale en plein cœur des langues et des cultures du monde.

 

Confluences Tibétaines

-Dégustation de momos, tchaï indien et thé tibétain Hall 2 avec de 11h30 à 13h30
-Atelier Calligraphie en salle 4.06 13h à 14h (4è étage)
-Atelier Récitation de mantra avec Gazom Lhamo en salle 4.20 14h à 15h (4è étage)
-Récital de chants traditionnels du Kham par Gazom Lhamo à 15h20 dans l'auditorium au rez-de-chaussée

Toute la programmation ici :http://www.inalco.fr/actualite/inalculturelle-2022-samedi-15-octobre-11h

 

vendredi 23 septembre 2022

Où étudier le tibétain ?

Il existe plus de possibilités qu'autrefois.

Quelques exemples (non exhaustifs) 

- Cursus universitaire de l'Inalco (débutant à doctorat)

TIBÉTAIN - Inalco

- Un cours d'initiation au tibétain 
 
INALCO le vendredi après-midi (15h-17h)

- Apprentissage du tibétain classique (niv. grands débutants et intermédiaires) 

Cours hebdomadaire (en présentiel ou distanciel) pour le mardi 16h-18h/16h30-18h30

@l'ILARA/EPHE dès le 11/10/2022.


- Apprentissage du tibétain standard (oral) (niv. débutant/intermédiaire/avancé)
Cours du soir par Khata Karpo en distanciel



mercredi 14 février 2018

La tibétologie est en deuil

Sincères condoléances aux familles et aux proches de deux spécialistes du monde tibétain qui viennent de décéder :

Andreas Gruschke (1960-30 janvier 2018)
Alexander Macdonald (1923-4 février 2018), qui est à l'origine de la venue du Vénérable Dagpo Rinpoche et de Geshelags en France, en 1960. Un grand merci à lui !

jeudi 8 février 2018

JPO Inalco 10 février

Journée Porte Ouverte 2018 | Inalco

www.inalco.fr/evenement/journee-porte-ouverte-2018
Vous souhaitez étudier à l'Inalco? Avoir des informations sur notre offre de formations ? 
Venez nous rencontrer lors de la JPO du samedi 10 février 2018 de 10h00 à 16h30 ! 
Cette journée se déroulera dans nos locaux au 65 rue des Grands Moulins – 75013 Paris. Enseignants et personnels administratifs seront présents ...

lundi 23 janvier 2017

"Nowhere to Call Home: A Tibetan in Beijing" de Jocelyn Ford

"Nowhere to Call Home: A Tibetan in Beijing" 

 de Jocelyn Ford


Date : Vendredi 3 février 2017 de 14h à 17h
Lieu : Auditorium de l’Inalco – 65 rue des Grands Moulins 75013 Paris


Communication introductive de Lara Maconi (CNRS, Inalco)
Discussion avec le public en connexion avec la réalisatrice, Jocelyn Ford, et en présence de Katia Buffetrille (EPHE) et Lara Maconi

Le film documentaire Nowhere to Call Home: A Tibetan in Beijing (2015) suit le parcours de Zangta, une jeune femme migrante tibétaine qui, avec son fils, quitte son village natal au Kham (province du Sichuan) pour tenter sa chance à Pékin. Plusieurs problématiques autour de l'identité sont abordées dans le film: la question de l’identité sociale et du sort des migrants ruraux dans les métropoles chinoises ; la question de l’identité ethnique, car Zangta est une femme tibétaine dans la Chine des Han ; la question, enfin, de l’identité de genre, car Zangta entretient des relations très compliquées avec sa famille restée au village à cause de son statut de femme. Les obstacles majeurs ne viennent en effet pas exactement de là où on s'attendrait: l'environnement urbain pékinois est dur et hostile, mais ce sont les traditions de son propre clan qui montrent une certaine réalité de la condition féminine dans les régions rurales tibétaines. Le parcours de Zangta est l’histoire de l’émancipation d’une femme, une Tibétaine, en Chine.
Nowhere to Call Home aborde un thème de grande actualité d’une façon très nuancée. Sans rien laisser à la complaisance, le film parle de la situation de femmes dans les régions rurales tibétaines, une problématique qui demeure à ce jour très peu étudiée. Ce film a été traduit en onze langues et a reçu plusieurs prix en Europe et en Asie, le prestigieux Japan Prize for Educational Documentaries, entre autres.

Plus d'informations : http://tibetaninbeijing.com/

Jocelyn Ford est une journaliste radiophonique, réalisatrice et éducatrice américaine basée à Pékin. Elle vit en Asie depuis 35 ans, Tokyo d’abord, Pékin, ensuite ; d’ici elle anime Marketplace, une émission pour la radio publique américaine qui traite de faits ‘mineurs’ d’injustice sociale ordinaire. Suite à la réalisation de Nowhere to Call Home, Jocelyn anime des workshops de sensibilisation à la question de l’alterité culturelle dans les écoles chinoises.

samedi 8 août 2009

Hommage à Monsieur Fabre suite

Voici le mail par lequel mon regretté professeur, Monsieur Fabre, m'autorisait à poster ses poèmes sur ce blog, avec sa discrétion et sa modestie habituelles. C'était le 2 janvier 2OO8.
Je n'ai retiré que les noms de personnes.
Je poste aujourd'hui ce mail parce que je ne peux pas m'empêcher de repenser à lui. Et dire que le 9 juillet dernier, il m'écrivait qu'il allait mieux... Et m'invitait très gentiment chez lui.
Il est exact que le bouddhisme nous a rapproché.
En cours, jamais il ne nous a laissé deviner son intérêt pour la Voie. Il nous en parlait bien sûr, lors de ses cours de linguistique appliquée à la littérature japonaise classique, mais il n'aurait pas pu faire autrement, vu les textes abordés, imprégnés de pensée bouddhiste.
Ce n'est que longtemps après qu'il m'a confié avoir pris refuge auprès de Lama Tempa, un maître kagyupa qui réside en France depuis longtemps et passe quasiment tout son temps en retraite.
Bonsoir Marie - Stella,
Merci pour votre carte. C’est bien volontiers que je vous autorise à faire figurer mon poème sur votre blog. Comme tous ceux que je pourrais vous envoyer par la suite. Cela fait longtemps que j’écris des poèmes, essentiellement inspirés par le bouddhisme, mais je n’en parlais pas car je ne recherche ni la gloire littéraire ni les milieux littéraires qui, on le sait- et ce n’est pas l’unique cas -, ne sont que paniers de crabes. Mais si ma poésie peut aider à réfléchir, je veux bien la « révéler » ( ?!). Savez-vous que ce poème a une suite étonnante. Après l’avoir composé, je l’avais gardé pour moi, mais, ne voilà-t-il pas que, quelques semaines plus tard, une amie de Marseille m’a envoyé une de ses photographies : un chat marchant sur l’arête d’un toit couvert de neige ! Vous la connaissez peut-être, c’est elle aussi une de mes anciennes étudiantes en linguistique : F. D., maintenant Mme G., qui est en train de préparer une thèse.
Après une année plutôt « meurtrière », l’approche du nouvel an semble devenir plus sereine. Nous fêterons la Saint - Sylvestre à trois. Sans oublier nos deux chiennes Nine (rien à voir avec le chiffre anglo-saxon, ça veut dire « ma petite » en catalan), Roppongi et nos trois chats : SOS, Blitz et Mayday, les deux premiers recueillis mourant de faim dans des maisons abandonnées.
Je vous souhaite une Bonne Année et j’espère que le début de 2008 verra notre rencontre.
Cordialement
André

Le chant de la lune se reflétant dans mille fleuves

Le chant de la lune se reflétant dans mille fleuves

Se Co (roi de Corée)
traduit par : André Fabre
Collection : Le temps de la pensée
Paru le : 15/05/2008
EAN : 9782845213319
Présentation :
Le roi Sejong (1418-1450), quatrième monarque de la dynastie des Yi fondée en 1392, créa en 1420 le « Palais des Sages réunis », académie des lettres et des sciences à laquelle il confia plusieurs travaux, dont Le Reflet de la lune se reflétant dans les mille fleuves. Ce livre est donc le fruit du travail collectif d'une équipe de lettrés, mais le véritable inspirateur, instigateur et auteur de ce monument de la littérature coréenne classique est bien Sejong, le « Roi-Soleil du Matin calme ». Cet ouvrage fut écrit à la mémoire de sa mère, fervente bouddhiste, pour glorifier le Bouddha, à une époque où la classe dirigeante était confucéenne dans l'âme et n'avait que mépris pour le bouddhisme accusé d'être en partie responsable du déclin de la dynastie précédente.

dimanche 2 août 2009

Hommage à Monsieur Origas

La disparition de Monsieur Fabre fait remonter beaucoup de souvenirs, des souvenirs en majorité heureux. Après m'être beaucoup ennuyée au lycée bien que j'ai eu de la chance d'y avoir déjà d'excellents professeurs, j'ai adoré mes études de japonais et tibétain aux Langues'O, au point que Rinpoche me mettait gentiment en garde contre mon attachement quelque peu excessif à cette école unique au monde.

Je ne sais pas si c'est encore le cas aujourd'hui mais à mon époque, l'Inalco fourmillait de personnages hors du commun, tant chez les enseignants que chez les étudiants, les deux catégories n'y étant d'ailleurs pas incompatibles.
J'ai envie de saluer la mémoire d'un des mes professeurs vénérés : Monsieur Jean-Jacques Origas (1937-2003).
Agrégé d’allemand, à partir de 1965, il a enseigné la langue et la littérature japonaises modernes aux Langues’O et il est en quelque sorte mort dans l'exercice de ses fonctions.
Il était un professeur dans l'âme. Un véritable Maître.

Hommage à Monsieur Fabre

Quand j'étudiais le japonais aux Langues'O, j'ai eu pour professeur de linguistique puis de littérature japonaise classique Monsieur André Fabre, qui était avant tout un coréanologue émérite, mais qui avait beaucoup de cordes à son arc. En fait il était polyglotte et linguistique. Et informaticien : il est l'un des premiers aux Langues'O à avoir usé et abusé de cet outil redoutable qu'est un ordinateur. En prime, il avait énormément d'humour - fallait voir les textes qu'il nous donnait à convertir en phonétique !

Après avoir pris sa "retraite" en 1998, il était retourné au pays, à Perpignan, d'où il a continué à rayonner, participant à des colloques, rédigeant des manuels de langue coréenne ou de savants ouvrages historiques. il traduisit aussi des traités versifiés bouddhistes.
Et il composait des poésies, sur l'impermanence entre autres.

Il n'y a pas si longtemps que cela, avec son autorisation bien sûr, j'ai d'ailleurs publié sur ce blog de courts poèmes de sa plume.

Hélas, il nous a quittés dans la nuit du 27 au 28 juillet 2009.
Je vous serais reconnaissante de joindre vos prières aux miennes, pour mon cher professeur devenu un ami, et pour ses proches - dont ses chiens et chats : homme de coeur, il avait adopté plusieurs errants pas très "jojos", qui sans lui auraient vu "leurs souffrances abrégées" depuis belle lurette.

vendredi 4 janvier 2008

Méditation sur l'impermanence

"Point ne t'apitoie sur toi
Regarde ton cadavre de visage
Les stèles de tes dents de temple enfui
Tes yeux grenouilles privés de mare
Au vent blanchi des chevaux - cheveux
rebelles comme le Destin
Le piège des nuages inonde ton âme
Le clapotis des passions tressaute comme un squelette
Dans la lande de poussière
La lune n'est qu'un appât
Etre le chat
Qui marche sur la muraille de neige
Entre le Vide et le Plus Vide encore"


Poème composé par André FABRE dans le TGV vers Perpignan, le 16.12.04
* * *
S'il est une notion importante dans le bouddhisme, c'est bien celle d'impermanence , comme vous le savez.
Quand j'ai lu ce poème rédigé par l'un de mes chers professeurs des Langues'O, le Professeur émérite André Fabre, me sont aussitôt revenus en mémoire des bribes de chants entonnés par Jetsun Milarepa, quand il raconte que c'est par peur de la mort qu'il s'est enfui dans la montagne pour méditer, mais que désormais la mort peut venir : il ne la craint plus. Ou encore quand Milarepa souligne le fait quelque peu désagréable que notre cadavre n'est jamais bien loin de nous : il n'est autre que notre corps, privé du souffle vital.

Je profite de l'occasion pour rendre hommage à mes maîtres et professeurs, depuis l'école maternelle à aujourd'hui, et je suppose, jusqu'à ma mort.
Quand j'entends parler beaucoup d'autres personnes, de tous âges, qui se plaignent amèrement du corps enseignant, j'ose en général à peine prendre la parole, car en ce qui me concerne, je n'ai pour ainsi dire que des bons souvenirs... J'ai eu, je le confesse, d'excellents professeurs, dévoués et compétents.
Déjà, la directrice de l'école maternelle ! Nous l'aimions tant que les grands du C.P. que nous étions devenus se précipaient souvent dès la cloche de midi pour traverser un parc et quelques rues, et avoir le temps de la saluer à la sortie de la Maternelle quelques minutes plus tard (les Mamans n'ayant pas forcément le don d'ubiquité, les décideurs avaient aménagé intelligemment les horaires).

Quant aux Langues'O, qu'en dire, sinon que c'est là que j'ai rencontré Rinpoche ? D'où mon attachement éperdu à cette noble institution.
En section de japonais également, nous avons eu des enseignants remarquables, Asiatiques ou Occidentaux : Messieurs Mori, Origas, Fujimori ou Ninomiya pour ne citer que quelques noms. Et Monsieur Fabre.
Ce dernier enseignait principalement la langue et la culture coréennes - ses spécialités- , mais aussi la linguistique et la littérature japonaise classique. Et à ses moments perdus, l'informatique. Je l'ai donc retrouvé plusieurs fois dans des registres assez variés. D'aspect réservé, voire timide, il ne pouvait dissimuler longtemps son profond sens de l'humour, qui transparut pour nous dès le premier trimestre dans ses choix de textes pour nous entraîner à l'austère phonétique.
A la retraite depuis quelques années, il est retourné dans sa région natale, mais reste extrêment actif : si j'ai bien compris, il enchaîne conférences et publications, sans pour autant omettre l'essentiel : poésie et spiritualité.