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mercredi 27 mai 2026

Longue vie à Dagpo Rinpoche

Une cérémonie pour la longue vie du Vénérable Dagpo Rinpoche (94 ans) a été célébrée le mercredi 27 mai 2026, à l'Institut Gandenling (Veneux- les Sablopns) à la demande de jeunes Tibétains en lien avec le monastère de Dagpo Datsang.


 

mardi 30 septembre 2025

Uttaratantra



 Traduction à partir du sanskrit et du tibétain. Approche exégétique universitaire.

Uttaratantra - en français


 Traduction fluide et accessible, agréable à lire.

Uttaratantra - plan

 Ratnagotravibhāga Mahāyānottaratantraśāstra

Le Traité de la Continuité suprême du Grand Véhicule


Introduction 


Commentaire : explication détaillée du texte


Chapitre I L'essence des Tathāgata (nature-de-bouddha)

            Première partie : Les trois premiers points de vajra

                        ° Le premier point : le Bouddha

                        ° Le deuxième point : le Dharma

                        ° Le troisième point : la Communauté

            Deuxième partie : Les quatre autres points de vajra

                        ° Le quatrième point : l’Élément[1]


Chapitre II Le cinquième point : l’Éveil


Chapitre III Le sixième point : les Qualités


Chapitre IV Le septième point : les Activités des Bouddha

 

Conclusion

Chapitre V Les bienfaits du présent enseignement

 

Colophon

 



[1] De manière générale, le terme "élément" ཁམས་ désigne un phénomène composé (les 18 dhatu). Ici, il est synonyme de རིགས་ rigs, "lignage" de Bouddha, ou encore de tathāgatagarbha, nature foncière de Bouddha, c'est-à-dire la vacuité de l'esprit de l'être concerné. dans le contexte présent, "élément" désigne donc un existant non-composé et permanent.

samedi 19 octobre 2024

La prise de refuge

 Enseignement du Vénérable Dagpo Rinpoche paru aux Éditions Guépèle 

Collection des instructions orales Volume 5




Le Lamrim de la lignée du Sud

 Une nouvelle édition papier, revue et corrigée, vient de paraître aux Éditions Guépèle.

Contact : guepele.projets@gandenling.org

Nouveau 

Une version numérique est également disponible sur Amazon (kindle) et sur Publishdrive (epub).

 


 

mardi 8 novembre 2022

La condition humaine, à double tranchant

Il y a 14 ans, presque jour pour jour, en novembre … 2008, lors d’un trop court séjour en France, Lochen Rinpoche accepta de faire un enseignement à sa manière, claire et directe.

 

Entre autres, il fit un parallèle entre un animal soi-disant "féroce" tel qu'un tigre qui tue pour se nourrir et nous, les humains qui tuons aussi pour nous nourrir, mais aussi, très souvent, pour vraiment pas grand-chose d’utile…


Rinpoche souligna alors que la condition humaine est une lame acérée à double tranchant :

si nous en faisons un bon usage, elle peut nous permettre de monter jusqu'aux sommets, mais ... elle peut aussi nous faire dégringoler dans les abysses du samsara..

dimanche 9 octobre 2022

Notion de "bénédiction"

Dans la vision bouddhiste des choses, la "bénédiction" du Bouddha est "activité" du Bouddha, laquelle activité a deux spécificités : elle est spontanée et ininterrompue.
 

Pour préciser, l'activité du Bouddha joue sur deux plans :
- le plan intérieur au Bouddha : ses qualités et réalisations ;
- le plan extérieur au Bouddha : son activité en faveur des êtres = la bénédiction qu'il leur accorde, et ce continûment.


Il s'ensuit que tout bonheur ressenti par un être et toute qualité développée par lui relèvent de "l'activité du Bouddha", ou encore est "bénédiction du Bouddha" - en notant qu'ici "Bouddha" est à comprendre au sens large.

Ce n'est en rien contradictoire avec la loi de causalité.
Il est établi qu'une cause unique ne peut pas donner de résultat.
Tout résultat procède nécessairement d'un ensemble de causes et de conditions.

Ainsi donc, les bonheurs éprouvés résultent certes de karma favorables accomplis par nous-mêmes, mais si nous avons réussi à accumuler de tels karma positifs, c'est parce que nos "maîtres" (sous des formes multiples et diverses) nous ont encouragés à le faire et nous ont expliqués comment nous y prendre.

lundi 13 juin 2022

JPO Conférence du Vén. Dagpo Rinpoche

Journées Portes Ouvertes Instituts Guépèle & Ganden Ling 12 Juin 2022

   Conférence du Vénérable Dagpo Rimpotché : Comment faire face aux situations difficiles ?

 



Conférence de Marie-Stella Boussemart : En quoi l’expérience d’autrui nous est utile ?

 

 

 



mercredi 1 juin 2022

La prise de refuge, un état d'esprit

 Pourquoi se compliquer la vie, et la pratique ?

Dès lors que l'on a pris refuge en les Trois Joyaux qui sont le Bouddha (le Guide), le Dharma (le refuge véritable, à réaliser) et les Sangha (les Arya : ceux qui ont compris directement l'absence de soi inhérent et servent de modèles), l'on est censé observer un certain nombre de préceptes.

En particulier, on s'est engagé à réitérer la prise de refuge "trois fois le jour, trois fois la nuit".

Pas de panique. Cela n'implique aucunement de s'astreindre à des rituels longs et complexes.

Certes, il est des formules consacrées, faciles à répéter - et dont certaines sont ultra-courtes.
Cependant, la prise de refuge est avant tout un état d'esprit.

Elle consiste à s'en remettre en toute confiance aux Trois Joyaux, parce qu'on a la ferme conviction qu'ils ont toutes les qualités voulues pour protéger des craintes qui nous ont poussé à chercher aide et protection. Et aussi par compassion pour tous les êtres souffrants, si on est affilié au grand véhicule.

Tout cela pour dire que "prendre refuge" suppose tout simplement d'avoir foi en les Trois Joyaux et de s'en remettre à eux quoi que l'on fasse et quoi qu'il arrive.

Avantages :
- Cela ne prend guère de temps. Cela peut même devenir spontané.
- La prise de refuge inclut en fait TOUTE la voie spirituelle, de A à Z (état de Bouddha y compris).

Respect envers les "supports de foi"

Pour qui a décidé de prendre refuge en les Trois Joyaux, c'est-à-dire d'accorder sa pleine confiance en le Bouddha - le Guide -, le Dharma - le refuge véritable - et les Sangha - les modèles et compagnons sur la voie spirituelle -, bref d'être bouddhiste, tous les objets ou symboles qui représentent, ou plutôt matérialisent les Trois Joyaux, constituent des "supports de foi", comme on dit en tibétain དད་པའི་རྟེན་. 
Ils sont des objets précieux, dignes du plus grand respect.

Les préceptes consécutifs à la prise de refuge recommandent de les traiter avec soin, et de les placer en hauteur et dans des endroits propres. 
Cela devrait aller de soi, sans qu'il soit nécessaire d'en faire en règle imposée de l'extérieur, mais si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant...

En fait, en toute représentation d'un Bouddha, un bouddhiste devrait voir le Bouddha lui-même, et non un objet inanimé et inerte. Et se comporter vis-à-vis d'elle comme il le ferait en présence du Bouddha "en chair et en os". Au fil des siècles, des pratiquants sincères ont ainsi pu répéter des expériences qui ne semblent "miraculeuses" qu'aux yeux des incroyants, depuis des suintements de nectar à de véritables conversations !

En or ou en argile, une statue de Bouddha mérite donc une égale déférence, et peut véhiculer une égale bénédiction. Comme le soulignait Geshe Potowa, l'ampleur et la puissance de la bénédiction reçue dépendent de celui qui la reçoit, et non de celui qui l'octroie : par définition, un Bouddha est impartial.

Les écrits - qui représentent le refuge véritable, à savoir le Dharma - sont encore plus respectables que les statues. Ainsi faudrait-il ne rien poser sur un texte, pas même une statue du Bouddha. Bien évidemment, il est formellement déconseillé de les poser par terre, ou de s'asseoir dessus...

Il est à noter que cela concerne tous les écrits, y compris les journaux, et pas seulement les "textes sacrés" !

Pourquoi ?
Parce que la Parole du Bouddha (comme celle des autres Maîtres religieux et spirituels, toutes religions confondues) est son, que le son est transcrit par les lettres, et que tout texte est composé de lettres.

Cela peut paraître désuet à un Occidental laïc du XXIème siècle, mais il y a peu, en Europe aussi, les livres étaient rares. Ils étaient tantôt respectés, tantôt victimes d'autodafés, en fait pour les mêmes raisons : le livre est vecteur de connaissance et de sagesse.

samedi 26 février 2022

Conseil d'Atisha Dipamkara

 

Si vous êtes décidé à obtenir l'excellent Éveil et les états d'existence supérieurs, 

ayant pris les Trois Joyaux pour refuge, 

en premier lieu étendez votre compassion à tous.


Atisha
  Bodhisattvacarya sutri krita pabara

lundi 1 février 2021

Dharma : 10 sens

 

 

Quelques emplois du terme Dharma (Dhamma)

 

 

Sens littéral

 

 

"saisir" (sa nature)

 

 

Dix emplois selon

le pandit Vasubandhu

Vijnanavidaya

-    connaissable

-    voie

-    libération

-    objet de la conscience mentale

-    mérite

-    vie

-    religion

-    devenir (futur)

-    conviction

-    tradition

jneya

marga

nirvana

manovishaya

punya

ayu

pravacana

abhutika

niyata

dharmaniti

 

« Bouddhisme »

 

 

Buddhadharma (= Enseignement du Bouddha buddhashasana)

 

 

 

 

Joyau du Dharma

 

Enseignement énoncé par le Bouddha agamanirdhesha

 

 

Qualités et réalisations développées grâce à la pratique de l'Enseignement du Bouddha, notamment la vérité de la cessation et la vérité du chemin réalisées par un arya. adhigamanirdhesha

 

 

Dharma

en philosophie

 

Terme très général désignant tout connaissable (existant, objet de perception, phénomène)

 

 

 

 

 

 

 

Pratique du Dharma

 

 

Mise en application de l'Enseignement du Bouddha

Consiste principalement à faire un travail sur soi et à observer l'éthique.

Dépend essentiellement de la motivation.

 

La méditation, les rituels, les offrandes, etc., sont des moyens pour ainsi s'adonner à la pratique du Dharma. Comme toute autre activité, ils relèvent ou non de la pratique en fonction de la motivation qui y préside.

 

 

mercredi 16 décembre 2020

Communauté bouddhiste

Joyau du Sangha : soit un arya, soit une communauté d’au moins 4 bhikshus.

Une communauté monastique bouddhiste est régie par le Vinaya.

À l'origine, c'est à dire du temps du Bouddha, il n'y avait qu'un seul Vinaya, puis dix- huit branches sont apparues, selon les textes anciens.

De nos jours, sur les dix-huit, il n'en reste que trois :

- Theravada Vinaya : pays de Sud-Est asiatique (Thaïlande, Cambodge, etc.) (NB Dans ces pays, les lignées d'ordination féminine ont disparu depuis très longtemps)

- Dharmaguptaka Vinaya : Chine, Corée, Vietnam (au Japon, il a été aboli au XIXème siècle, lors de la persécution anti-bouddhiste)

- Mūlasarvāstivāda Vinaya : Tibet et pays limitrophes, dont la Mongolie, le Bhoutan, etc.

jeudi 27 août 2020

La prise de refuge fait le bouddhiste

Etre ou non bouddhiste se définit par le fait d'avoir ou non pris refuge en les Trois Joyaux.

Toute activité fondée sur la prise de refuge relève a priori de la pratique bouddhiste.
Pas seulement les méditations ou récitations de mantras.
Par exemple, une activité neutre et banale comme de faire le ménage peut relever de la pratique si elle est présidée par la prise de refuge.

Alors, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?



mardi 24 mars 2020

Lama khyén

Un petit enfant qui trébuche crie "Maman !"
 Plus grand,  on appelle "Au secours", "A l'aide".

Les Tibétains quant à eux s'exclamaient naguère "Lama khyén" བླ་མ་མཁྱེན་ou "Sangyè khyén" སངས་རྒྱས་མཁྱེན་.

Ces deux énoncés, formules abrégées et quintessence de la prise de refuge, sont équivalents - l'un invoquant le(s) Maître(s), l'autre le(s) Bouddha(s).
Quant à les transposer en français, ...
Ils incluent sans doute notre "au secours", mais vont bien plus loin.

Dire ou penser sincèrement "Lama/Sangyè khyén" revient à s'en remettre totalement à eux, sûrs qu'ils savent tout - ne sont-ils pas omniscients ? - de ce qui nous arrive, et qu'ils savent également tout de ce qui serait le mieux pour nous - que ce soit agréable ou désagréable sur le moment.

Lama khyén, Lama khyén, Lama khyén.

vendredi 8 mars 2019

Journée pour les droits de la femme

Lien vers une interview qui démontre à nouveau, s'il en est besoin, que la parole est d'argent, et le silence d'or. :-)

Bouddha News


vendredi 8 février 2019

Par quoi commencer ?

Par quel bout prendre la pratique du bouddhisme ?

Eh bien, pourquoi pas par le début ?

Pour un bouddhiste, c'est la prise de refuge. Qui a l'avantage d'inclure toutes les étapes de la voie qui mène à l'Eveil.

Pour un non bouddhiste, eh bien, pourquoi pas l'éthique ?
En y associant les autres qualités fondamentales : générosité, patience, enthousiasme, concentration, sagesse.
Et tant qu'à faire, en essayant de penser à encadrer avec une bonne motivation et une dédicace.

lundi 10 octobre 2016

Démons, compassion, sagesse et prise de refuge

 Le célèbre yogi Jétsun Milarépa (1052-1135) ne s'est jamais laissé impressionner par les "démons", simples projections d'un esprit encore voilé par les facteurs perturbateurs.

Le Bouddha énumère quatre catégories de démons (mara), dont trois intérieurs :
* démons des agrégats souillés (par les klesha)
* démons des klesha eux-mêmes
* démon de la mort (subie sous le pouvoir des karmas et des klesha) - il faut et il suffit de vaincre les démons des klesha. 
* démons en tant que "fils des dieux", victimes de leurs klesha, et tout particulièrement de la distraction, qui sont des objets de compassion et d'amour, en suivant l'exemple du Bouddha Shakyamouni quand il a repoussé les armes des démons en méditant l'amour envers eux.

Dans plusieurs chants mystiques, Jétsun Milarépa relate où et comment, avec compassion, il a pacifié des esprits qui effrayaient les gens du cru, et il les a souvent assignés à des missions de déités protectrices (srung ma), chargées d'aider et protéger les pratiquants sincères.

Prendre les démons pour des démons, voilà le danger.
Savoir qu’ils n’existent pas, voilà le chemin.
Les comprendre « tels qu’ils sont », voilà la délivrance.
Les reconnaître comme père et mère, voilà leur fin.
Les admettre comme création de l’esprit
Et ils se changent en ornement.

(Extrait de La vie, les cent mille chants, Dans les pas de Milarépa ; Marie-José Lamothe)

Qui a réalisé la vacuité, ne saisit plus aucun objet comme réel.
Qui a réalisé la vue pure, perçoit tout objet sous l'aspect de la déité tutélaire (yidam) et de son environnement.

En deçà, qui prend sincèrement refuge en les trois Joyaux n'a plus rien à craindre des esprits ou autres êtres sinon hostiles.
Cf. bienfaits de la prise de refuge

Voilà qui (re)donne une lueur d'espoir en ces temps pré-électoraux, où l'un cherche à diaboliser l'autre, et réciproquement.

dimanche 31 juillet 2016

En cas de peur, prendre refuge

Que peut faire un bouddhiste quand il ressent des appréhensions ?

Prendre refuge, bien sûr !

Cf. les causes de la prise  de refuge.
Les causes communes à tous les bouddhistes sont au nombre de deux :
* crainte à l'égard des souffrances (des états infortunés en particulier, et du samsara en général)
* confiance en les Trois Joyaux, pourvus des qualités nécessaires pour protéger contre toutes peurs

Le mahayana ajoute une 3e cause : la compassion envers les autres êtres en proie à la souffrance.

Que l'on invoque le Maître, Tara, un autre Bouddha, ou que l'on récite le Soutra de la sagesse, cela revient en fait à prendre refuge en eux, cad en les Trois Joyaux.
 Il faut et il suffit de le faire avec foi.

NB Prendre refuge avec foi n'empêche pas de vieillir, de tomber malade, de mourir, etc.
Cela permet d'affronter de telles expériences avec sérénité, sans trop puis sans plus en souffrir.