Affichage des articles dont le libellé est Ganden. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ganden. Afficher tous les articles

jeudi 19 décembre 2024

Ganden Ngamchö 2024 : le 25 décembre

 

Le 25 décembre 2024 coïncidera avec le 25ème jour du 10ème mois lunaire. 

Ce jour-là sera célébré le  Ganden Namchö དགའ་ལྡན་ལྔ་མཆོད་, la commémoration du paranirvana de Je Rinpoche, fondateur du monastère Ganden et de l'école gelugpa.

Que ce soit au Tibet ou en Mongolie, autrefois, tout le monde faisait force offrandes ce jour là, avec des lumières allumées partout. Pas seulement les gelugpa. Les autres bouddhistes, et même les non-bouddhistes. C'est au point que les Mongols avaient retenu cette date comme Jour de l'An ! Et tous de se congratuler, et de se souhaiter "Joyeux Anniversaire", car il n'était pas coutume de noter les jours de naissance des uns et des autres : tout le monde prenait une année de plus en même temps.


Que peut-on faire ? Par exemple :
- allumer des lumières (sous n'importe quelle forme) ;
- réciter le "miktséma" - dmigs brtse ma -, en hommage à Jé Rinpoche ;
- réciter le Ganden lhagyama (dGa' ldan lha brgya ma), guruyoga invoquant Jé Rinpoche ;
- lire une biographie de Jé Rinpoche et formuler des voeux pour suivre ses traces ;
- accomplir toute action bénéfique qu'il serait possible de faire.

mardi 17 décembre 2024

Miktséma en 9 vers

 

Le "miktséma" དམིགས་བརྩེ་མ་ est une invocation et une louage adressée à Jé Tsongkhapa (1357-1419), fondateur de l'école des gelugpa et du monastère de Ganden (en 1409) près de Lhasa.

Sous différentes formes (4 vers, 5 vers, 6 vers, 9 vers), le miktséma est couramment récité par les pratiquants gelugpa et tout particulièrement le jour du Ganden Namchö.

དངོས་གྲུབ་ཀུན་འབྱུང་ཐུབ་དབང་རྡོ་རྗེ་འཆང་།།
དམིགས་མེད་བརྩེ་བའི་གཏེར་ཆེན་སྤྱན་རས་གཟིགས།།
དྲི་མེད་མཁྱེན་པའི་དབང་པོ་འཇམ་དཔལ་དབྱངས།།
བདུད་དཔུང་མ་ལུས་འཇོམས་མཛད་གསང་བའི་བདག།
གངས་ཅན་མཁས་པའི་གཙུག་རྒྱན་བློ་བཟང་གྲགས་།།
 སྐྱབས་གསུམ་ཀུན་འདུས་བླ་མ་སངས་རྒྱས་ལ།།
སྒོ་གསུམ་གུས་པའི་སྒོ་ནས་གསོལ་བ་འདེབས།།
 རང་གཞན་སྨིན་ཅིང་གྲོལ་བར་བྱིན་གྱིས་རློབས།།
མཆོག་དང་མཐུན་མོང་དངོས་གྲུབ་སྩལ་དུ་གསོལ།།


Traduction
Muni Vajradhara, source de toutes les réalisations, 
Avalokiteshvara, grand trésor de la compassion sans objet,
Manjushri, seigneur de la sagesse sans tache,
Vajrapani, vainqueur de toutes les armées de Mara,
Losang Trak (Tsongkhapa), fleuron des sages du Pays des neiges,
Guru Bouddha, somme des trois objets de refuge.
Par les trois portes, avec respect, je vous invoque.
Afin de porter à maturité autrui et moi-même et de nous délivrer, veuillez nous bénir.
Les réalisations communes et suprêmes, veuillez nous les conférer.

 
Phonétique
Ngueu troup kun djoung thoup wang dordjé tchang
Mik mé tsé wé tér tchén tchèn rè sik
Tri mé khyén pè wang po djam pèl yang
Du poung ma lu djom dzè sang wè dak
Kang tchèn khè pè tsouk gyèn Losang Trak
Kyap soum kun du lama sang gyè la
Go soum ku pè go nè seul wa dép
Rang zhèn min tching treul war djin kyi lop
Tchok tang thun mong ngueu troup tsèl tou seul

lundi 4 décembre 2023

Ganden Namchö 2023

Le 7 décembre 2023 coïncidera avec le 25ème jour du 10ème mois lunaire. 

Ce jour-là sera célébré le  Ganden Namchö དགའ་ལྡན་ལྔ་མཆོད་, la commémoration du paranirvana de Je Rinpoche, fondateur du monastère Ganden et de l'école gelugpa.

Que ce soit au Tibet ou en Mongolie, autrefois, tout le monde faisait force offrandes ce jour là, avec des lumières allumées partout. Pas seulement les gelugpa. Les autres bouddhistes, et même les non-bouddhistes. C'est au point que les Mongols avaient retenu cette date comme Jour de l'An ! Et tous de se congratuler, et de se souhaiter "Joyeux Anniversaire", car il n'était pas coutume de noter les jours de naissance des uns et des autres : tout le monde prenait une année de plus en même temps.

Que signifie littéralement "Ganden Namchö" ?
- དགའ་ལྡན་ Ganden,"doté de joie", est l'équivalent du mot sanskrit Tushita - le nom de la Terre Pure du Bouddha Maitreya.
- ལྔ་ ce mot qu'on prononce "nam" s'écrit en réalité lnga et signifie "cinq". Mais ici c'est la contraction de nye lnga, "vingt-cinq". Bref, cela indique la date, le 25ème jour.
- མཆོད་ "chö" (mchod) signifie "célébrer" ou encore "offrandes".


"Ganden Namchö" signifie donc littéralement "Offrandes du 25ème jour de/à Ganden".

dimanche 26 novembre 2023

Miktséma en 9 vers

Le "miktséma" དམིགས་བརྩེ་མ་ est une invocation et une louage adressée à Jé Tsongkhapa (1357-1419), fondateur de l'école des gelugpa et du monastère de Ganden (en 1409) près de Lhasa.

Sous différentes formes (4 vers, 5 vers, 6 vers, 9 vers), le miktséma est couramment récité par les pratiquants gelugpa et tout particulièrement le jour du Ganden Namchö.

དངོས་གྲུབ་ཀུན་འབྱུང་ཐུབ་དབང་རྡོ་རྗེ་འཆང་།།
དམིགས་མེད་བརྩེ་བའི་གཏེར་ཆེན་སྤྱན་རས་གཟིགས།།
དྲི་མེད་མཁྱེན་པའི་དབང་པོ་འཇམ་དཔལ་དབྱངས།།
བདུད་དཔུང་མ་ལུས་འཇོམས་མཛད་གསང་བའི་བདག།
གངས་ཅན་མཁས་པའི་གཙུག་རྒྱན་བློ་བཟང་གྲགས་།།
 སྐྱབས་གསུམ་ཀུན་འདུས་བླ་མ་སངས་རྒྱས་ལ།།
སྒོ་གསུམ་གུས་པའི་སྒོ་ནས་གསོལ་བ་འདེབས།།
 རང་གཞན་སྨིན་ཅིང་གྲོལ་བར་བྱིན་གྱིས་རློབས།།
མཆོག་དང་མཐུན་མོང་དངོས་གྲུབ་སྩལ་དུ་གསོལ།།


Traduction
Muni Vajradhara, source de toutes les réalisations, 
Avalokiteshvara, grand trésor de la compassion sans objet,
Manjushri, seigneur de la sagesse sans tache,
Vajrapani, vainqueur de toutes les armées de Mara,
Losang Trak (Tsongkhapa), fleuron des sages du Pays des neiges,
Guru Bouddha, somme des trois objets de refuge.
Par les trois portes, avec respect, je vous invoque.
Afin de porter à maturité autrui et moi-même et de nous délivrer, veuillez nous bénir.
Les réalisations communes et suprêmes, veuillez nous les conférer.

 
Phonétique
Ngueu troup kun djoung thoup wang dordjé tchang
Mik mé tsé wé tér tchén tchèn rè sik
Tri mé khyén pè wang po djam pèl yang
Du poung ma lu djom dzè sang wè dak
Kang tchèn khè pè tsouk gyèn Losang Trak
Kyap soum kun du lama sang gyè la
Go soum ku pè go nè seul wa dép
Rang zhèn min tching treul war djin kyi lop
Tchok tang thun mong ngueu troup tsèl tou seul

 

vendredi 3 mars 2023

Mönlam 2023

 À partir du 3ème jour du 1er mois lunaire, les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན་, le 7 mars.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 


Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines.


Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa. 


Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

 

samedi 11 février 2023

Losar : 21 février


Le  Nouvel An tibétain (Losar), célébré le mardi 21 février 2023, marquera l'entrée dans l'année du lapin ( lièvre /ou chat, selon les traductions et les pays d'Asie), d'eau.

La fête des "miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན་  du 15e jour du 1er mois coïncidera avec le mardi 7 mars 2023.

dimanche 11 décembre 2022

Ganden Ngamchö 2022

 

Cette année, le Ganden Ngamchö (dGa' ldan lnga mchod) tombe le dimanche 18 décembre.

Le Ganden Namchö commémore le passage en nirvana de Jé Tsongkhapa, fondateur du monastère de Ganden (dGa' ldan) et partant de l'école des guélougpa.
Il est célébré non seulement par les guélougpa, mais plus généralement par tous les Tibétains, toutes écoles confondues. 

Que peut-on faire ? Par exemple :
- allumer des lumières (sous n'importe quelle forme) ;
- réciter le "miktséma" - dmigs brtse ma -, en hommage à Jé Rinpoche ;
- réciter le Ganden lhagyama (dGa' ldan lha brgya ma), guruyoga invoquant Jé Rinpoche ;
- lire une biographie de Jé Rinpoche et formuler des voeux pour suivre ses traces ;
- accomplir toute action bénéfique qu'il serait possible de faire.

Que signifie Ganden Ngamchö" ? 

dGa' signifie "aimer, "joie", etc.
ldan a le sens de "avec" (être muni de...)
dGa' ldan est le nom tibétain de Tushita - la Terre Pure (= le Paradis) de Maitreya ; c'est aussi le nom du monastère fondé en 1409 par Jé Rinpoche.

lNga, prononcé Ngam par attraction vocalique, est ici un chiffre contracté pour 25 : le 25ème jour du 10ème mois lunaire, date du décès de Jé Rinpoche.
mchod veut dire "honorer" et/ou "offrandes".

Il s'agit donc des "offrandes du 25ème jour (du 10ème mois) de / à Ganden". 


samedi 5 mars 2022

Mönlam 2022

 À partir du 3ème jour du 1er mois lunaire, les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན་, le 18 mars.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 


Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines.


Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa. 


Par ailleurs, le Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

samedi 25 décembre 2021

Miktséma en 9 vers

དངོས་གྲུབ་ཀུན་འབྱུང་ཐུབ་དབང་རྡོ་རྗེ་འཆང་།།
དམིགས་མེད་བརྩེ་བའི་གཏེར་ཆེན་སྤྱན་རས་གཟིགས།།
དྲི་མེད་མཁྱེན་པའི་དབང་པོ་འཇམ་དཔལ་དབྱངས།།
བདུད་དཔུང་མ་ལུས་འཇོམས་མཛད་གསང་བའི་བདག།
གངས་ཅན་མཁས་པའི་གཙུག་རྒྱན་བློ་བཟང་གྲགས་།།
 སྐྱབས་གསུམ་ཀུན་འདུས་བླ་མ་སངས་རྒྱས་ལ།།
སྒོ་གསུམ་གུས་པའི་སྒོ་ནས་གསོལ་བ་འདེབས།།
 རང་གཞན་སྨིན་ཅིང་གྲོལ་བར་བྱིན་གྱིས་རློབས།།
མཆོག་དང་མཐུན་མོང་དངོས་གྲུབ་སྩལ་དུ་གསོལ།།


Traduction
Muni Vajradhara, source de toutes les réalisations, 
Avalokiteshvara, grand trésor de la compassion sans objet,
Manjushri, seigneur de la sagesse sans tache,
Vajrapani, vainqueur de toutes les armées de Mara,
Tsongkhapa, fleuron des sages du Pays des neiges,
Guru Bouddha, somme des trois objets de refuge.
Par les trois portes, avec respect, je vous invoque.
Afin de porter à maturité autrui et moi-même et de nous délivrer, veuillez nous bénir.
Les réalisations communes et suprêmes, veuillez nous les conférer.

Phonétique
Ngueu troup kun djoung thoup wang dordjé tchang
Mik mé tsé wé tér tchén tchèn rè sik
Tri mé khyén pè wang po djam pèl yang
Du poung ma lu djom dzè sang wè dak
Kang tchèn khè pè tsouk gyèn Losang Trak
Kyap soum kun du lama sang gyè la
Go soum ku pè go nè seul wa dép
Rang zhèn min tching treul war djin kyi lop
Tchok tang thun mong ngueu troup tsèl tou seul

Ganden Ngamchö 2021

 Cette année, le Ganden Ngamchö (dGa' ldan lnga mchod) tombe le mercredi 29 décembre.

Le Ganden Namchö commémore le passage en nirvana de Jé Tsongkhapa, fondateur du monastère de Ganden (dGa' ldan) et partant de l'école des guélougpa.
Il est célébré non seulement par les guélougpa, mais plus généralement par tous les Tibétains, toutes écoles confondues. 

Que peut-on faire ? Par exemple :
- allumer des lumières (sous n'importe quelle forme) ;
- réciter le "miktséma" - dmigs brtse ma -, en hommage à Jé Rinpoche ;
- réciter le Ganden lhagyama (dGa' ldan lha brgya ma), guruyoga invoquant Jé Rinpoche ;
- lire une biographie de Jé Rinpoche et formuler des voeux pour suivre ses traces ;
- accomplir toute action bénéfique qu'il serait possible de faire.

Que signifie Ganden Ngamchö" ? 

dGa' signifie "aimer, "joie", etc.
ldan a le sens de "avec" (être muni de...)
dGa' ldan est le nom tibétain de Tushita - la Terre Pure (= le Paradis) de Maitreya. C'est aussi le nom du monastère fondé en 1409 par Jé Rinpoche.

lNga, prononcé Ngam par attraction vocalique, est ici un chiffre contracté pour 25 : le 25ème jour du 10ème mois lunaire, date du décès de Jé Rinpoche.
mchod veut dire "honorer" et/ou "offrandes".

Il s'agit donc des "offrandes du 25ème jour (du 10ème mois) de / à Ganden". 

Jé Tsongkhapa 1357-1419

 Émission Sagesses bouddhistes 2012

Invitée : Françoise Wang Toutain, sinologue et tibétologue, chercheuse au CNRS, retrace la vie d'un grand maître tibétain du XIVème siècle :  Djé Tsongkhapa (1357 - 1419), fondateur de l'école tibétaine des gélugpa ("les vertueux").

 


Conférence donnée par Françoise Wang à l'Institut Vajra Yogini le 21 décembre 2019 


 

Voir :

Djé Tsongkhapa Rencontre avec un Maître remarquable, par Françoise Wang, Editions Détchène Eusèl Ling

vendredi 21 mai 2021

Le Lodjong en 7 points et l'histoire de Maitrakanyaka

 Dans son commentaire de L'Entraînement de l'esprit en 7 points བློ་སྦྱོང་དོན་མདུན་མ་ (de Chekawa འཆད་ཁ་བ་ཡེ་ཤེས་རྡོ་རྗེ་, 1101-1175), Kyabje Trijang Dorjechang indique qu'une source de cette précieuse instruction est l'histoire de Maitrakanyaka (en pali Mittavindaka ; en tibétain མཛའ་བོའོ་བུ་མོ་).

La voici en très résumé :

Autrefois, dans la ville de Varanasi, vivait un riche chef de la caste des marchands maritimes, dénommé Maitra (mdza' bo), " Ami ". Comme ses collègues, son travail consistait à mener de périlleux voyages en mer pour aller chercher des pierres précieuses dans les îles.

Lorsque naquit un fils, dans l’espoir de le détourner de la dangereuse profession paternelle, les parents lui donnèrent le nom de Kanyaka, "Fille », d’où le surnom Maitrakanyaka, "Fille de Maitra".

Peu de temps après, Maitra mourut en mer. La mère éplorée fit tout ce qu'elle pouvait pour empêcher son fils de devenir à son tour capitaine, mais en vain. Maitrakanyaka ressentait l’appel du large et fermement décidé à prendre la mer, il fit secrètement des préparatifs. Alors qu’il était sur le point de quitter la maison, sa mère le surprit et elle s’agrippa à lui pour le retenir. Pour se dégager, Maitrakanyaka la bouscula, la fit chuter et il lui assena un violent coup de pied à la tête.

Quand il mourut, en résultat de ce karma noir, il chuta dans les royaumes des enfers, avec une roue de fer fichée dans sa tête qui tournoyait en lui causant d’atroces souffrances. Mais au cours de ses vies antérieures, Maitrakanyaka avait également accumulé de puissants mérites, tant et si bien qu’au lieu de le mettre en rage, la torture infligée par la roue suscita en lui une intense compassion quand il songea : « Dans les sphères du samsara, d’innombrables êtres souffrent comme moi pour avoir donné des coups de pied à la tête de leur mère. Que toutes leurs souffrances mûrissent sur moi et que je sois le seul à les supporter pour eux tous ! Que plus aucun être n'éprouve plus jamais une telle douleur dans aucune de ses vies ! »

Par la force de sa grande compassion et de ses vœux éminemment altruistes, instantanément la roue s'envola, il mourut en enfer et reprit naissance chez les devas.

Sources de l'histoire de Maitrakanyaka :

Avadana n° 36, qui  illustre les conséquences du manque de respect envers les parents, et plus généralement des karma négatifs.

En tibétain, l’histoire de Maitrakanyaka est relatée dans le chapitre 92, intitulé Maitrakanyakāvanāna མཛའ་བོའོ་བུ་མོའི་རྟོགས་པར་བརྗོད་པ་་་་mdza' bo'i bu mo'i rtogs par brjod pa), dans Kalpalatā དཔག་བསམ་འཁྲི་ཤིང་, composé par Kṣemendra དགེ་བའི་དབང་པོ་ et traduit dans différentes langues occidentales.

**************************
Autres sources de L'Entraînement de l'esprit en 7 points 
 
À propos de la maturation des karmas  
Gandavyuhasutra
Manjushri vikridita sutra
Ratnavali ( de Nagarjuna)

À propos de la pratique d'échange entre soi et autrui
Sutralamkara (de Maitreya)
Bodhisattvabhumi (d'Asanga)
Bodhicaryavatara (de Shantideva) 

lundi 1 février 2021

Agenda tibétain 2021 An buffle métal

 Selon le calendrier lunaire tibétain
 
Losar ལོ་གསར་ (Nouvel An)
=> 12 février 2021

Mönlam སྨོན་ལམ་ (Grande Prière) 
Jour principal : 15ème jour 1er mois lunaire => 27 février

Sagadawa / Vesak
ས་ག་ཟླ་བ་ (Naissance, Éveil et Parinirvana du Bouddha Shakyamouni)
Jour principal : 15ème jour 4ème mois => 26 mai

Chökhor Tüchén ཆོས་འཁོར་དུས་ཆེན་ (Premier Enseignement du Bouddha)
 4ème jour 6ème mois => 14 juillet

Lhabab Tüchén ལྷ་བས་དུས་ཆེན་ (Retour du Bouddha après un un séjour dans le Monde des deva des 33)
22ème jour 9 ème mois => 27 octobre

Ganden Namchö དགའ་ལྡན་ལྔ་མཆོད་ (Paranirvana de Je Tsongkhapa) 
25ème jour 10ème mois = 29 décembre


En 2022, le Losar sera le 3 mars.

lundi 21 décembre 2020

Les études dans un monastère philosophique 1

Le socle commun avec les autres monastères est composé par l'apprentissage de la lecture et désormais de l'écriture (dans le Tibet d'autrefois, il était fréquent de savoir lire, mais pas écrire, le papier étant très rare), puis de la mémorisation des prières et rituels quotidiens.
Le programme de philosophie couvre 5 domaines, connus sous la dénomination trompeuse de les cinq Grands Traités :
– La logique, parfois appelée en français « la connaissance valide » - pramana. Texte racine : Pramanavarttika de Dharmakirti ; etc.. ;
– La perfection de la sagesse – paramita
. Texte racine : Abhisamayalamkara transmis par Maitreya et Asanga et ses commentaires ;
– La voie du milieu – madhyamika
. Texte racine : Madhyamakavatara de Candrakirti, etc. ;
– La phénoménologie – abhidharma
. Texte racine : Abhidharmakoska » Vasoubandhu, etc. ;
– La règle monastique – vinaya
. Texte racine : Vinayasoutra Gunaprabha, etc. 
Bien que tous les collèges philosophiques étudient pareillement les cinq Grands Traités, ils ne les répartissent pas exactement de la même manière et peuvent avoir un sujet de prédilection. Ainsi, Ganden Jangtsé brille-t-il particulièrement dans le domaine du madhyamika, tandis que Gomang est réputé pour son étude des paramita, etc.

      Ganden Jangtsé comporte treize classes : 
trois pour la logique élémentaire, bsdus grva (sur une durée de trois ans) ; 
six pour les paramita (six ans) ; 
deux pour le madhyamika (un an dans la première classe ; 
de trois à dix ans dans la seconde) ; 
une pour l’Abhidharma (au moins trois ans) ; 
une classe pour le Vinaya (environ 5 ans).

      Il est dit que le parcours le plus rapide pour un moine qui n’est pas un tülku (lequel bénéficie en général de privilèges - mais guère à Dagpo Datsang) est de dix-sept ans, mais il est extrêmement rare d’aller aussi vite du fait des quotas annuels instaurés : une fois dans l’ultime classe, il faut attendre son tour, et si les promotions précédentes étaient nombreuses, l’attente peut être très longue, mais c’est considéré comme bénéfique pour bien assimiler.

      Par comparaison, à Séra Jé, il y a trois classes de logique élémentaire (trois ans), cinq de paramita (cinq ans) ; deux de madhyamika (deux ans chaque, soit quatre ans) ; deux d’Abhidharma (quatre ans) ; une de Vinaya (durée variable). 
À Séra Med, une classe de logique, six de paramita, deux de madhyamika, deux de vinaya et deux d’Abhidharma.

     
À Gomang, il y a cinq classes de logique élémentaire, quatre de paramita, deux de madhyamika, deux de vinaya et deux d’Abhidharma.

      Les moines qui accomplissent le cursus complet se voient décerner un titre : Géshé au Tibet central ; Kachèn à Tashi Lhunpo ; Rabchampa à Dagpo Datsang. 
    La tradition date de bien avant Djé Rimpotché. Elle remonte au 12ème siècle et a été instaurée par le sixième abbé de Sangpu, Chapa Chökyi Sanggé (1109-1161). Fin du 14ème siècle, trois titres étaient décernés à ceux qui accomplissaient un véritable circuit dialectique, soutenant des débats dans les monastères réputés de l’époque, d’obédience sakyapa ou kadampa. S’ils n’avaient discuté que des paramitas, ils devenaient Rabchampa ; s’ils avaient abordé quatre domaines hormis pramana, ils étaient appelés "Ka zhipa", et s’ils avaient débattu des cinq au complet, "Ka chupa". L’expression de Ka chupa date apparemment de l’époque de Gyèltsap Djé. 

      Les géshé du Tibet central comportent en fait toutes sortes de niveaux, dont les plus connus sont les suivants : géshé lharampa ; géshé tsok-rampa ; géshé lingsé ; géshé rik-rampa et géshé dorampa, par ordre décroissant.
      « Lharampa » est la contraction de « Lhadèn rabchampa », « docteur de Lhasa ». La tradition remonte au 1er Panchen lama, Losang Chökyi Gyèltsèn (1570-1662), réincarnation du fameux Énsapa Losang Döndrup et tuteur du 5ème Dalaï-lama qu’il reconnut en 1622. Lors d’une période de conflit entre le Tsang et le Tibet central, de 1613 à 1618, le
1er Panchen lama remplaça le Ganden Tripa et dirigea donc la Grande Prière. A cette occasion, en vue d’inciter à l’étude des cinq domaines, il fit soutenir des débats par les candidats les plus brillants des grands monastères.

      Jusqu’en 1959, pour présenter les ultimes examens au Jokhang au milieu des milliers et milliers de moines rassemblés, seize candidats étaient chaque année sélectionnés par les abbés des sept collèges philosophiques : les deux de Ganden, les deux de Séra, les trois de Drépung ainsi que Ratö, à raison d’un candidat pour Ratö, deux pour chacun des autres, le dernier par l’un des six collèges des trois piliers, à tout de rôle. Prévenus au moins un an à l’avance, ils étaient astreints à une préparation intense avec obligation de présence et de participation active à tous les débats internes et externes douze mois durant. L’enjeu n’était plus le titre de géshé lharampa, d’ores et déjà acquis, mais le rang décerné, de premier à septième, qui n’était pas un classement des candidats de l’année entre eux, mais avait une portée plus générale, tant et si bien qu’il pouvait y avoir plusieurs ex æquo ou au contraire des rangs non pourvus : aucune premier mais trois deuxième, ou le contraire, etc.

 

mardi 1 décembre 2020

Ganden Namchö

 En 2020, le Ganden Namchö (dGa' ldan lnga mchod) tombe le jeudi 10 décembre.


Le Ganden Namchö, le 25ème jour 10ème mois lunaire, est la commémoration du passage en nirvana de Je Rinpoche, c'est à dire Je Tsongkhapa, fondateur du monastère de Ganden (dGa' ldan) et partant de l'école des dGa' ldan pa, également connus sous les noms de dGe lugs pa (prononcé guélougpa : "Vertueux"), ou encore de bKa' gdams gsar ma ba (c'est à dire "Nouveaux Kadampa"), et ce donc depuis le début du XVème siècle, le monastère de Ganden ayant été fondé en 1409. 
Que faire ? Par exemple :
- allumer des lumières (sous n'importe quelle forme) ;
- réciter le "miktséma" - dmigs brtse ma -, en hommage à Je Rinpoche ;
- réciter le Ganden lhagyama (dGa' ldan lha brgya ma), guruyoga invoquant Je Rinpoche ;
- lire une biographie de Je Rinpoche et formuler des voeux pour suivre ses traces.

Ne pas oublier de souhaiter la Bonne Année aux amis mongols bouddhistes, qui depuis des siècles célèbrent à cette occasion la nouvelle année.

vendredi 9 octobre 2020

The Buxa Lama documentaire

 This documentary is about those 1500 Tibetan Monks from Drepung Monastery who escaped from Tibet from the Chinese occupation and their initial struggle to reestablish the monastic institutes and learning centers during the early days of exile at a place called Buxa Fort, on the grounds of the jungle-bound former prison camp located in West Bengal near Bhutan.

 

Un grand merci à M. N. pour le lien !

 


Documentaire sur l'implantation des moines tibétains érudits à Buxa, dans le Bengale occidental, sur le site d'une ancienne prison britannique de haute sécurité, dans une région au climat très malsain.

Ce fut une hécatombe. De nombreux réfugiés attrapèrent la tuberculose et beaucoup en moururent...

Certains moines lettrés furent ensuite redirigés vers Kalimpong, au climat beaucoup plus adapté aux Tibétains. 

En 1970, lors de l'installation de plusieurs camps de réfugiés tibétains dans le Kanartaka,  à Mundgod, dans l'état du Karnataka, outre les villages de laïcs, se constituèrent plusieurs villages monastiques. Les moines comme les laïcs travaillèrent dur au défrichement et à la mise en culture des parcelles de terre allouées.
Les parcelles des moines étaient plus petites, du fait de leur célibat - mais cela posa rapidement des problèmes, car à l'époque, les monastères jouèrent le rôle d'orphelinat.


À Mundgog :
Lama Camp n° 1 : monastère de Ganden + un monastère nyingma

Lama Camp n° 2 : monastère de Drepung + un monastère sakya

+ À date plus récente, le monastère de Ratö s'est établi non loin de celui de Drepung.) 

 

À Bylakuppe, plus au Sud :

Monastère de Sera + un monastère kagyu.

+ À date plus récente, le monastère de Tashilhunpo.

+ à Hunsur (non loin de Mysore), le monastère de Gyudmed.


dimanche 1 mars 2020

Les guéshé lharampa

            « Lharampa » est la contraction de « Lhadèn raptchampa », « docteur de Lhasa ». La tradition remonte au 1er Panchen lama, Losang Tcheukyi Gyèltsèn (1570-1662), réincarnation du fameux Énsapa Losang Döndroup et tuteur du 5ème Dalaï-lama qu’il reconnut en 1622. Lors d’une période de conflit entre le Tsang et le Tibet central, de 1613 à 1618, il remplaça le Ganden Thripa et dirigea donc la Grande Prière. A cette occasion, en vue d’inciter à l’étude des cinq domaines, il fit soutenir des débats par les candidats les plus brillants des grands monastères.


Jusqu’en 1959, pour présenter les ultimes examens au Jokhang au milieu des milliers et milliers de moines rassemblés, seize candidats étaient chaque année sélectionnés par les abbés des sept collèges philosophiques : les deux de Ganden, les deux de Séra, les trois de Drépoung ainsi que Ratö, à raison d’un candidat pour Ratö, deux pour chacun des autres, le dernier par l’un des six collèges des trois piliers, à tout de rôle. Prévenus au moins un an à l’avance, ils étaient astreints à une préparation intense avec obligation de présence et de participation active à tous les débats internes et externes douze mois durant. L’enjeu n’était plus le titre de guéshé lharampa, d’ores et déjà acquis, mais le rang décerné, de premier à septième, qui n’était pas un classement des candidats de l’année entre eux, mais avait une portée plus générale, tant et si bien qu’il pouvait y avoir plusieurs ex æquo ou au contraire des rangs non pourvus : aucune premier mais trois deuxième, ou le contraire, etc.
          En exil, les traditions sont maintenues tant bien que mal, avec des adaptations rendues nécessaires par les événements. Par exemple, l’un des trois collèges philosophiques de Drépoung, Déyang, n’a pas été reconstitué en Inde. Actuellement, il semble que, sur les sept rangs, seulement les trois premiers sont encore décernés et si chaque collège présente, en principe, deux candidats (actuellement, beaucoup plus), un seulement – désigné d’avance par l’abbé – concourt pour un rang : même si le comparse réussit remarquablement ses débats, il sera simple guéshé lharampa, sans rang honorifique. Par ailleurs, alors qu’au Tibet, tous les examens étaient oraux, en Inde certaines épreuves sont écrites. 

samedi 29 février 2020

Mönlam 2020

Depuis le 3ème jour du 1er mois lunaire, les bouddhistes tibétains et apparentés célèbrent le Mönlam སྨོན་ལམ་ཆེན་མོ་, littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" ཆོ་འཕྲུལ་དུས་ཆེན་, cette année le 9 mars.

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur. 


Depuis son instauration à Lhasa par Jé Tsongkhapa en 1409, le Mönlam est l'une des plus grandes fêtes tibétaines. Jusqu'à l'invasion du Tibet, la seule interruption avait duré vingt ans, au début du  XVIème siècle, par décret pris par les dirigeants Tsangpa karma-kagyu.


Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa.
Par ailleurs, Ganden Tripa exposait chaque jour des Jataka : épisodes des vies antérieures du Bouddha Shakyamouni, alors qu'il était encore bodhisattva et s'entraînait aux six paramitas, la générosité, l'éthique, la patience, l'enthousiasme, la concentration et la sagesse.

mardi 17 décembre 2019

Le Maître est premier

Parmi les innombrables disciples de Je Tsongkhapa, le principal était sans doute Khedrup Je (mKhas grub rje), qualifié dans les textes de "Thugs kyi sras" - "Fils du coeur", "Fils de l'esprit".

Khedrup Je était, dirais-je, un surdoué aux multiples talents et d'une exceptionnelle précocité. En très résumé, il était brillant philosophe, redoutable dialecticien, poète raffiné. Et excellent artiste. Ainsi est-ce lui qui dessina les fresques murales du temple principal de Ganden, lors de la fondation (fresques qui ont perduré jusqu'à la destruction de Ganden lors de la révolution dite culturelle...).

On raconte que, au moment de peindre le personnage central, juste derrière le "trône" de Je Rinpoche, Khedrup Je hésita et préféra demander conseil à son Maître. Celui-ci lui répondit que le mieux serait de faire figurer à cet endroit le détenteur même de l'Enseignement - bstan pa 'dzin pa po. Khedrup Je dessina donc le Bouddha Shakyamuni mais quand il montra le fruit de son travail au Maître, il s'entendit dire : "Oui, c'était aussi une possibilité. Mais à mon avis, il aurait été mieux de dessiner là le détenteur même de l'Enseignement."

Quelque peu interloqué, le jeune moine réfléchit puis il reprit ses pinceaux pour faire une nouvelle peinture sur la première. Mais cette fois il avait compris, et c'est Je Rinpoche qu'il dessina en position centrale. Depuis, dans la plupart des temples gelugpa, la statue qui siège au milieu de l'autel est celle de Je Rinpoche.

Mais cette instruction n'est en rien un monopole gelugpa. C'est bien elle que Telopa avait transmise à Naropa, qui a son tour la fit comprendre à Marpa, qui...
Même le Boudha Shakyamouni l'avait reçue de son Maître - Manjushri. Mais ceci est une autre histoire.

mercredi 20 novembre 2019

Ecole des gélugpa དགེ་ལུགས་པ་




Ecole des gélugpa



Sens littéral
“vertueux”, “adepte de la vertu”

Autres dénominations
·      Gandenpa : “doté de joie”
·      Kadam sarma : “Nouveaux Kadampa”                      NB l’école guélugpa est dans la continuité de  la première école “nouvelle”, Kadampa, fondée par Atisha (987-1042) et Domtönpa (1005-1064)

Datation

1409 - fondation du monastère de Ganden

Fondateur

Je Tsongkhapa Losang Dakpa (1357 – 1419)

Chef de l’école
Le Ganden Tripa (Tri Rinpoche) : en alternance, le plus ancien des abbés retirés des deux collèges tantriques Gyudmed et Gyutö    =>  Système au “mérite”
Le Ganden Tripa est secondé par ses deux prochains successeurs : Jangtse Chöje (le plus ancien des ex abbés de Gyüdmed) et Sharpa Chöje (le plus ancien des ex abbés de Gyutö).

Particularités
·      École “nouvelle” – sarmapa
·      Pratique constituée par la triade “étude, réflexion, méditation”
·      Union du Vinaya et du Vajrayana
·      Enseignement principal : Lamrim
·      Pas de sous-branche
·      L’école Guélugpa a détenu le pouvoir politique depuis 1642 jusqu’à récemment, par l’intermédiaire des dalaï lama

Personnages les plus connus

·     Les Dalaï lama, considérés comme des émanations d'Avalokitshvara.
· Les Panchen Lama, considérés comme des émanations d'Amitabha.
Ni les Dalaï lama ni les Panchen lama n’ont jamais été Ganden Tripa (chef de l’école gelugpa)

Présence en France
Centres fondés par de grands maîtres tels que Dagpo Rinpoche, le 101ème Ganden Tripa Longri Namgyal,  Lama Zopa, etc.




-->