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samedi 16 novembre 2024

La sœur de S.S. le Dalaï Lama

 Film intitulé Amala : The Life and Struggle of the Dalai Lama's Sister

diffusé gratuitement sur vimeo grâce aux Amis du Tibet Luxembourg du 15 au 17 novembre 2024.

https://vimeo.com/708301279  

  
Mot de passe : Festivalcut_Amala
 


vendredi 20 septembre 2024

Le Lamrim de la Lignée du Sud

Une nouvelle édition papier, revue et corrigée, vient de paraître aux Éditions Guépèle.

 

Contact : guepele.projets@gandenling.org

 

Nouveau 

Une version numérique est également disponible sur Amazon (kindle) et prochainement sur Publishdrive (epub).



lundi 13 mai 2024

S S le Dalaï lama et les animaux

30 millions d'amis

Une jolie vidéo

dimanche 26 novembre 2023

dimanche 13 août 2023

jeudi 2 mars 2023

Stages of the Path and the Oral Transmission



 Stages of the Path and the Oral Transmission: Selected Teachings of the Geluk School (Volume 6) Relié – 20 décembre 2022
Édition en Anglais de Thupten Jinpa (Traduction), Rosemary Patton (Traduction), Dagpo Rinpoché (Traduction) 

dimanche 25 décembre 2022

Noël 2022

 

En ce jour de Noël, je formule des vœux sincères
 
pour que tous les êtres accèdent au plus vite 
 
au bonheur et aux causes du bonheur !
 

 

mardi 2 août 2022

Sagesse et non résignation

 Qui a énoncé ces paroles de sagesse, mais pas si facile à mettre en application :
 

S'il existe une solution,
Pourquoi donc s'inquiéter ?
S'il n'existe pas de solution,
A quoi bon s'inquiéter ?


Eh bien ! C'est SHANTIDÉVA

S.S. le Dalaï-lama cite souvent ces vers, 

mais l'auteur en est le grand Pandit qui vécut vers 685-763. 

Cf. Bodhicaryavatara, chapitre 6, à propos de la patience, stance 10.

dimanche 5 juin 2022

L'art de l'enseignement

L'art de dire leurs quatre vérités aux interlocuteurs, sans en avoir l'air : Kyabjé Rato Khyongla Rinpoche était, je crois, un expert en la matière.

Il parlait très souvent de sa chatte, qu'il adorait visiblement (elle est morte très vieille en 2006 ou 2007).
Nous avons tous ri le jour où il nous a raconté qu'il lui faisait continuellement écouter les cassettes des Enseignements de Sa Sainteté. En effet, a-t-il précisé, il n'avait vraiment trouvé qu'elle qui acceptât d'écouter le Dharma... 

Et vlan ! Comprendra qui pourra.


dimanche 17 octobre 2021

Gomang Khensour Rinpoche Ngawang Nyima


Par rapport aux amis qui nous rejoignent maintenant à l'Institut, les "vieux" comme moi ont eu la chance de rencontrer plusieurs Maîtres de Rinpoche. En ce qui me concerne, c'est en Suisse que j'ai eu l'honneur de faire la connaissance de "Genlags" : Geshe Ngawang Nyima-lags, devenu plus tard Gomang Khensur Rinpoche (abbé, puis abbé retiré du collège de Drepung Gomang). Comme chaque été, nous étions tout un groupe des Langues'O à avoir suivi Rinpoche à Rikon (non loin de Winterthur), pour la célébration de l'anniversaire de Sa Sainteté le Dalaï Lama, le 6 juillet – par souci d'exactitude, je précise que ce n'est pas la vraie date de naissance de Sa Sainteté, mais cela n'a au fond aucune importance.

C'était en 1974. J'étais venue passer trois ou quatre semaines dans ce petit village" tibétanisé" de Suisse "allemande". Grâce à Geshelags, je logeais dans le grenier d'une sympathique famille très accueillante et très traditionnelle, qui pratiquait sereinement la polyandrie à la mode tibétaine – la dame avait épousé des frères et si les enfants appelaient "Papa" l'aîné des frères, cela ne correspondaient pas forcément à la réalité biologique. La question n'est pas là. Pour en revenir à notre sujet, c'est François et Marie-Thérèse qui m'ont parlé du "Maître mongol de Rinpoche", comme nous disions, et d'ailleurs disons encore. Et ils m'ont proposé d'aller le rencontrer chez lui, à Zelle, une fois les festivités achevées. Pour être franche, je n'ai pas de souvenir très net de cette première rencontre, car j'étais beaucoup trop intimidée. Tout ce dont je suis sûre est que nous avons été très bien reçus, avec force thé et petits gâteaux, par un très vieux moine tout ridé et très souriant. On m'a raconté par la suite que ce Maître sévère n'avait pas toujours été d'un abord aussi facile…

 Né en 1906 en Bouriatie, du côté du lac Baïkal, Genlags ("Professeur") avait tout de suite stupéfié son monde en naissant tout enveloppé dans la poche placentaire demeurée intacte. C'est considéré comme très bon présage chez les bouddhistes (pas seulement d'après ma propre mère), et à en croire les biographies de maîtres du passé, c'est un phénomène relativement fréquent chez les lamas de haut rang. Tout enfant, le futur abbé de Gomang entre au monastère où il entame avec ardeur ses études religieuses. Las ! La révolution bolchevique frappe la Bouriatie, et les persécutions se multiplient. Il en est témoin mais aussi victime. C'est donc instruit par l'expérience que dès le début de l’occupation du Tibet par les communistes chinois, il alertera ses disciples, à commencer par Rinpoché, et les pressera de fuir avant qu’il ne soit trop tard. Les bolcheviques contraignent les moines à quitter leurs établissements et à suivre les cours de l’école communiste. Mais le père de Genlags lui enjoint de partir : tant qu’à risquer sa vie, autant que ce soit pour une cause utile. Et voilà le jeune homme de seize ans sur des routes ô combien périlleuses. Il est même emprisonné à Oulan bator et affronte maints dangers. 

Un an plus tard, il arrive enfin au Tibet. Sans hésiter, il gagne directement le collège de Gomang Datsang à Drepung qui accueille traditionnellement beaucoup de Mongols. C’est le début d’une carrière brillante. L’abbé du collège remarque vite ses capacités hors du commun et lui propose la fonction de « récitant » - karam kyorpön -, qui inclut les obligations de chef de classe et mène aux examens de geshe lharampa, en quelque sorte docteur d’état en philosophie bouddhiste. Genlags accepte, mais l’un de ses Maîtres, Kangsar Dorjechang, lui conseille expressément de n’en rien faire. Sans doute a-t-il perçu que cela entraînerait des obstacles pour son pupille. Celui-ci ne manque pas de suivre les recommandations de son Maître et ne passera en conséquence qu’un diplôme plus ordinaire de geshe. Quand le frère aîné de Sa Sainteté le 14ème Dalaï-lama, Tagtse Rinpoche (réincarnation d'un grand méditant de Tagtse), arrive de Kumbum – lieu de naissance de Je Tsongkhapa – pour étudier à Gomang, c’est néanmoins Genlags qui est choisi comme tuteur. Il devient ainsi un proche de la famille de Sa Sainteté, et en particulier noue des liens privilégiés avec "Amalags", mère attentive qui dirige sa maison avec douceur et fermeté. Et en 1957, Genlags devient aussi tuteur de Ngari Rinpoche (réincarnation de Dulzin Takpa Gyaltsen), le frère cadet du groupe. En parallèle, il continue à enseigner la philosophie aux nombreux autres élèves que sa réputation lui attire. Pourtant il est sévère, très sévère, et terriblement exigeant. Et il faut aux Tibétains quelques jours pour s’habituer à son accent, qui devient plus prononcé quand il s’emporte – ce qui arrive moins souvent au fil des années, mais quand même.

Rinpoche nous a souvent décrit les premiers cours, quand il ne comprenait strictement rien des explications de ce Maître à l’accent rocailleux, ce Maître qui jamais ne souriait ni ne plaisantait. Rinpoche raconte qu’il l’a vu pour la première fois détendu et affable … en 1967 ou 1968, après son arrivée en Hollande ! Car en fait Genlags cache sous un aspect bourru un cœur d’or et un sens de l’humour percutant comme sa vive intelligence alliée à une mémoire infaillible. Mais en 1958, l’heure n’est pas à la plaisanterie. Le territoire tibétain est désormais totalement envahi par les troupes communistes chinoises. Genlags connaît trop bien et de trop près la situation pour s’y résigner et après avoir averti ses élèves des probables exactions à venir, il décide de fuir à nouveau et gagne l’Inde. Il connaît bien la route qu’il a déjà parcourue plusieurs fois. Comme il ne supportait guère les glacials hivers tibétains, il a effectué les pèlerinages conseillés jadis par le Bouddha lui-même. En 1960, l’université de Varanasi lui offre un poste aux côtés du tibétologue Herbert Guenther. Il y enseigne jusqu’en 1967, année lors de laquelle il est invité à l’université de Leyden, aux Pays-Bas, par le professeur Ruegg. Tout en participant aux travaux de recherche, il compose plusieurs commentaires.  

Ses œuvres complètes, en cinq gros volumes, portent essentiellement sur des sujets philosophiques. N’allez pas y chercher des éclaircissements pour simplifier votre compréhension. Non ! Dans ses traités comme lors de ses cours, Genlags va au-delà de l’éventuelle facilité apparente des thèmes abordés et met en évidence les points délicats ou litigieux, tout en se refusant à trancher. Loin de mâcher le travail, il invite à la réflexion et à l’approfondissement. N’étant pas Tibétain d’origine, il est d’autant plus curieux de cette langue et de cette culture qu’il a si bien adoptées, et dans son encyclopédie, il se livre à un véritable travail ethnographique, admirable trésor pour les nouvelles générations tibétaines chahutées par l'histoire comme pour les curieux ou sympathisants d’autres origines. En revanche, dans son autobiographie, il se montre peu prolixe et ne cite que les faits. 

En 1972, ayant atteint l’âge de la retraite fixé par les Hollandais, Genlags se fixe en Suisse avec son fidèle assistant, Chöjelags, ancien moine de tradition kagyupa – quand à Varanasi, son choix s’était porté sur un défroqué appartenant à une autre école, d’aucuns lui avaient manifesté un certain étonnement, ce à quoi il avait rétorqué de sa manière abrupte que ce n’était pas un méditant qu’il cherchait, mais un compagnon dévoué qui le déchargerait de tout souci matériel, ce qui se vérifia. 

En 1978, à 72 ans, Genlags est élu abbé du collège de Gomang reconstitué à Mundgod, en Inde. Il assume cette lourde charge jusqu’en 1982 et s’implique dans tous les secteurs de la vie de la communauté, de l’école aux cuisines. Si cela n'avait tenu qu'à lui, d'ailleurs, il n'y aurait pas eu d'"école" créée au sein des collèges monastiques. Il aurait préféré que la formation d'antan soit maintenue, avec la précieuse relation entre le maître et le disciple, relation qui n'existe pas dans un cadre scolaire ordinaire. Toujours est-il qu'à Mundgod, il dispense certes énormément d’enseignements mais reçoit aussi nombre de laïcs qui viennent l’entretenir de leurs problèmes ou tout simplement de leur quotidien. Désormais, il se montre accessible, réservant à chacun un accueil chaleureux, quasiment paternel, au grand étonnement des aînés parmi ses disciples, dont Gomang Khensur Rinpoché Tenpa Tenzin (décédé en 2007), qui se rappelait de cuisantes corrections...

De retour en Occident où le bouddhisme commence à être un peu mieux connu, Khensour Rinpoche est invité en France comme en Italie, et prodigue ses précieuses instructions sans jamais faire montre de la moindre lassitude. En septembre 1986, il s’installe définitivement en Inde et ne cessera pas de dispenser des enseignements jusqu’à sa disparition en février 1990. Khensour Rimpoché suivit de nombreux Maîtres, dont Kyabjé Kangsar Dorjechang, Mochog Rinpoche, Kyabje Ling Dorjechang et surtout Kyabje Trijang Dorjechang. Genlags était un véritable maître kadampa. Il vivait on ne peut plus simplement et dans la plus grande discrétion, n’étalant ni ses connaissances, ni sa pratique. Parfaite était sa façon de suivre le Maître, nous a bien souvent dit Rinpoche. Que ce soit lors de sessions d’enseignement ou lors de conversations – apparemment – anodines, il instruisait avec peu de mots mais des mots qui faisaient mouche. Il était particulièrement strict en ce qui concerne la règle monastique et, plus généralement, l’éthique. 

 En résumé, pour reprendre les mots mêmes de son disciple - Rinpoche -, c'était un Maître du lamrim.

mardi 6 juillet 2021

De l'interdépendance entre la nature et les êtres

Merci au centre Kalachakra de Paris pour ce beau poème.

L’arbre protecteur de l’interdépendance.
SS le Dalaï-Lama
 
Vous qui êtes sans pareil, ô Seigneur Tathagata, né de la branche d’lksvakus ; 
Vous qui percevez la nature omniprésente de l'interdépendance 
Entre l'environnement et les êtres, entre le samsara et le nirvana, entre le mouvement et l’immobile, 
Mû par votre compassion, vous enseignez au monde et lui accordez votre bienveillance.
 
Ô vous le sauveur, le bien nommé Avalokiteshvara, 
Personnification du Corps de compassion de tous les Bouddhas, 
Nous vous supplions de faire mûrir et fructifier nos esprits 
Afin que nous parvenions à observer la réalité dépourvue d'illusion.
 
Notre égocentrisme obstiné, enraciné dans nos esprits depuis des temps sans commencement, contamine, souille et pollue l'environnement, cet environnement créé par les karmas similaires de tous les êtres.
 
Les lacs et les étangs ont perdu leur clarté, leur fraîcheur.
 
L'atmosphère est empoisonnée.
 
La canopée céleste dans le ciel brûlant se décompose.
 
Et les êtres souffrent de maladies inconnues auparavant.
 
Les montagnes resplendissantes de neige éternelle, dans leur gloire, s’inclinent et s’anéantissent en eau. 
 
Les océans majestueux perdent leur équilibre éternel et submergent les îles.
 
Les dangers du feu, de l'eau et du vent défient le comptage.
 
Une chaleur étouffante assèche nos forêts luxuriantes, frappant le monde avec des tempêtes sans précédent.
 
Les océans cèdent leur sel aux éléments.
 
Les gens sont riches, mais ils ne peuvent acheter l’air pur.
 
Les pluies et les ruisseaux ne nettoient plus, ils stagnent, liquides inertes et impuissants.
 
Les êtres humains, les êtres innombrables qui peuplent l’eau et la terre, tous ploient sous le joug de la douleur physique, causée par des maladies nocives.
 
Les esprits sont émoussés, pleins de torpeur, de stupeur et d'ignorance, quand les joies du corps et de l’esprit, elles, sont loin, très loin.
 
Nous polluons inutilement le sein juste de notre terre mère.
 
Nous lui arrachons ses arbres pour nourrir notre cupidité étriquée.
 
Et son humus fertile, nous le transformons en un désert mort.
 
La nature interdépendante de notre environnement extérieur ainsi que la nature intérieure des personnes, telles que décrites dans les traités des tantras sur la médecine et l'astronomie, sont totalement confirmées par notre expérience présente.
 
Prenant la terre pour témoin, le Bouddha dit ceci, parole véridique : la terre abrite des êtres vivants ; « égalité et impartialité pour ce qui se meut comme pour ce qui est figé ! »
 
Un être noble est reconnaissant de la bonté maternelle et il fait montre de gratitude. Notre terre, mère universelle et nourricière, devrait recevoir la même considération, le même soin.
 
Abandonnez le gaspillage, ne polluez pas la nature propre et claire, constituée de quatre éléments. Ne détruisez pas le bien-être des gens. Mais absorbez-vous dans des actions qui sont bénéfiques pour tous.
 
Sous un arbre médita le grand Bouddha Saga. Sous un arbre il naquit, vainquit l’avidité et atteignit l'Éveil. Sous deux arbres, il passa en nirvana. En vérité, le Bouddha tenait l’arbre en grande estime.
 
Là où le corps de Lama Tsongkhapa – émanation de Manjoushri – s'épanouit, s'élève un arbre de santal aux feuilles marquées de cent mille images du Bouddha.
 
N’est-il pas connu que certaines divinités suprêmes, des divinités locales éminentes et des esprits indigènes font leur demeure dans les arbres ?
 
Les arbres florissants purifient le vent, nous assistent en maintenant l’air de la vie. Ils sont agréables à l’œil, leur ombre dispense un repos bienvenu.
 
Dans le Vinaya (Règle monastique), le Bouddha recommande aux religieux de prendre soin des arbres tendres.
 
De ceci, nous apprenons les bienfaits de planter et d'entretenir les arbres.
 
Aux religieux, le Bouddha interdit de couper ou d’inciter à couper des plantes en vie, de détruire des graines ou de souiller la fraîche herbe verte. Cela ne devrait-il pas nous inciter à aimer et protéger notre environnement ?
 
Ils disent, dans les royaumes célestes, que les arbres véhiculent la bénédiction du Bouddha et sont l’écho des notions bouddhistes fondamentales telle l'impermanence.
 
C'est l'arbre qui apporte la pluie.
 
L’arbre, encore, qui retient le substrat du sol.
 
C’est Kalpa-taru, l'arbre qui exauce tous les souhaits, qui existe virtuellement sur terre pour réaliser tous les buts.
 
Autrefois, nos ancêtres mangeaient les fruits des arbres, s’habillaient de leurs feuilles. Ils découvraient le feu par la friction du bois, se réfugiaient entre les feuillages quand ils rencontraient le danger.
 
Même à l’âge de la science et de la technologie, les arbres nous fournissent des abris, des chaises sur lesquelles nous nous asseyons, des lits sur lesquels nous nous couchons.
 
Quand notre cœur brûle de colère attisée par des disputes, une fraîcheur bienfaisante nous est apportée au contact des arbres.
 
Dans les arbres se trouve le rugissement de toute vie sur terre. S’ils disparaissent, notre terre qui porte le nom du Jambolan (Sysygium cumini) ne sera plus qu’un désert morne et désolé.
 
Rien n’est plus cher aux vivants que la vie. En reconnaissant cela, dans les règles du Vinaya, le Bouddha  prononça des interdictions comme l'usage de toute eau susceptible de contenir des animalcules.
 
Dans les confins de l'Himalaya, autrefois, le Tibet maintenait l’interdiction de la chasse, de la pêche et, pendant des périodes particulières, interdisait même la construction. Ces traditions sont précieuses, car elles préservent et chérissent la vie des êtres simples, impuissantes et sans défense.
 
Jouer avec la vie d'autres êtres, sans pitié ni hésitation, comme dans la chasse ou la pêche sportive, est un acte de violence désinvolte et inutile, une violation des droits légitimes de tous les êtres vivants.
 
Attentifs à la nature de l'interdépendance des êtres animées et des choses inanimées, nous ne devrions jamais relâcher nos efforts pour préserver et conserver l'énergie de la nature.
 
Un jour, un mois ou une année donné, nous devrions accomplir le rite de plantation d'arbres. Nous remplirions ainsi nos responsabilités à servir nos semblables.
 
Cela n’apporte pas seulement du bonheur, cela profite à tous.
 
Puisse la force d'observer ce qui est juste et de se détourner de ce qui ne l’est pas nourrir et accroître la prospérité du monde. Puisse cette force revigorer les êtres et les aider à s'épanouir ! Puisse la joie sylvestre et le bonheur immaculé augmenter sans fin, partout se répandre et englober tout ce qui est !
 
(Dialogue avec le bouddhisme. Le 2 octobre 1993 à New Delhi.)

 

mercredi 17 février 2021

Donner un sens à sa vie

Selon le septième Dalaï Lama, Gyelwa Kelsang Gyatso,
    Depuis notre naissance, sans avoir la liberté de nous reposer même un instant,
    Nous courons à grande vitesse à la rencontre de Yama, le Seigneur de la mort.
    Bien que nous disions être vivants, nous sommes en fait sur la grande route de la mort ;
    C'est la triste image d'un condamné traîné à l'échafaud.

Le temps passe et il ne peut s’interrompre, fût-ce un instant. 
Oui, nous sommes vivants, pour le moment, mais nous courons de toutes nos forces sur le chemin qui nous mène d'une manière inéluctable à la mort. 

Autant dire qu'il vaudrait mieux ne pas gaspiller notre temps, et plutôt tâcher de tirer la quintessence de la précieuse vie humaine dont nous disposons, temporairement.

Que faire de notre vie ? Les réponses sont nombreuses et variées. 
Le point convergent est que, tant qu'à faire, mieux vaudrait faire en sorte qu'elle soit aussi heureuse que possible, et de préférence utile.

Pour un bouddhiste, donner un sens à sa vie suppose d'abord de s'adonner à l'étude, à la réflexion et à la méditation, de manière à prendre la maîtrise de lui-même. Puis de se consacrer à l'accomplissement du bien d'autrui.

Les moyens ? 
Les bouddhistes les trouvent dans l'Enseignement du Bouddha, et plus particulièrement dans les lamrim, qui exposent la voie des trois types de pratiquants, d'une manière claire et directement utilisable.


lundi 1 février 2021

SS Dalaï Lama Enseignement sur la vacuité le 8 février

 Le lundi 8 février 2021, SS le Dalaï Lama enseignera sur le traité de Cangkya Rolpai Dordjé

"Reconnaître la mère : Un chant d’expérience de la vue madhyamaka" (Recognizing the Mother : A Song of Experience of the Madhyamaka View – ལྟ་མགུར་ཨ་མ་ངོས་འཛིན།)

L'événement en ligne aura lieu en direct le lundi 8 février de 9h à 10h30, heure indienne (UTC +5h30), ce qui signifie de 4h30 à 6h du matin en France

Traductions dans de nombreuses langues dont le français.

Informations et accès aux enseignements en anglais sur le site du bureau de Sa Sainteté : https://fr.dalailama.com.

Accès à la traduction en français sur le page Facebook de Sa Sainteté en direct (et sans doute en replay)https://www.facebook.com/DalaiLamafrancais/

 

jeudi 17 décembre 2020

De l'intérêt des Français pour le bouddhisme

 Reportage BFMTV 2016

Le bouddhisme est devenue la quatrième religion dans l'Hexagone. Séduits entre autre par la figure du Dalaï-Lama et son pacifisme, près de 600.000 Français sont désormais des adeptes de la religion. Les salles de prière doivent même s'agrandir.

 


 

jeudi 10 décembre 2020

La compassion pour survivre

 La nécessité de la compassion pour la survie de l'humanité

Sa Sainteté le Dalaï-Lama engage un dialogue virtuel sur la nécessité de la compassion pour la survie de l'humanité avec le Dr Sanjay Gupta, correspondant médical en chef de CNN, et Mme Melani Walton de la Fondation Rob et Melani Walton, organisé par le Centre pour la science contemplative et l'éthique basée sur la compassion de l'Université Emory depuis sa résidence à Dharamsala, Inde, le 9 décembre 2020.  


 

L'hymne à l'interdépendance

 L'Hymne à la production dépendante et l'Exposition concise du chemin vers l'éveil

Sa Sainteté le Dalaï-Lama donne un enseignement virtuel sur l'ouvrage de Tsongkhapa, l'Hymne à la production dépendante et l'Exposition concise du chemin vers l'éveil, depuis sa résidence à Dharamsala, Inde, le 10 décembre 2020.

 


Vers 00:02:08, 00:21:10, 01:04:35 etc. : vignettes d'auditeurs un peu partout dans le monde, dont le Vén. Dagpo Rinpoché (88 ans, France) et le Vén. Khyongla Rinpoché (environ 97 ans, actuellement à Dharamsala).

Les 4 engagements de SS le Dalaï lama

 En français

 


 

The virtual talk series on His Holiness the Dalai Lama’s four principal commitments is an initiative by the Department of Information and International Relations as part of the celebration of the year 2020 as the 'Year of Gratitude to His Holiness the Dalai Lama' by the Central Tibetan Administration. 

This panel features a talk in French language by Mathieu Ricard, Scientist, Writer, Translator and Recipient of French National Order of Merit, Claire Charpentier, Disciple of Dagpo Rinpoche, Paris, France, Lola Rose, Official French interpreter of His Holiness the Dalai Lama and Chandra Pelle, Cultural Director of French Center in Gujarat, Disciple of Dagpo Rinpoche, Paris, France.

 

Vu sur le site de SS 14ème Dalaï-Lama

Premièrement, en tant qu'être humain, Sa Sainteté encourage les gens à être heureux, en les aidant à comprendre que si leur esprit est contrarié, le simple confort physique ne leur apportera pas la paix, mais si leur esprit est en paix, même la douleur physique ne perturbera pas leur calme. Il préconise la pratique du bon cœur et des valeurs humaines telles que la compassion, le pardon, la tolérance, le contentement et l'autodiscipline. Il dit qu'en tant qu'êtres humains, nous sommes tous les mêmes. Nous voulons tous le bonheur et ne voulons pas souffrir. Même les personnes qui n'ont aucune croyance religieuse gagnent à intégrer ces valeurs humaines dans leur vie. Sa Sainteté se réfère à des valeurs humaines telles que l'éthique séculière ou les valeurs universelles. Il s'engage à parler de l'importance de ces valeurs et à les partager avec tous ceux qu'il rencontre.


Deuxièmement, en tant que moine bouddhiste, Sa Sainteté s'engage à promouvoir l'harmonie entre les traditions religieuses du monde. Malgré les différences philosophiques qui les séparent, toutes les grandes religions du monde ont le même potentiel de nous aider à être des meilleurs êtres humains. Il est donc important que toutes les traditions religieuses se respectent mutuellement et reconnaissent leurs valeurs respectives. L'idée qu'il y a une vérité et une religion est pertinente pour le pratiquant individuel. Cependant, en ce qui concerne la communauté au sens large, dit-il, il est nécessaire de reconnaître que les êtres humains observent plusieurs religions et plusieurs aspects de la vérité.


Troisièmement,
Sa Sainteté est un Tibétain et, en tant que « Dalaï-Lama », il concrétise l'espoir et la confiance du peuple tibétain. Par conséquent, il s'engage à préserver la langue et la culture tibétaine, le patrimoine tibétain reçu des maîtres de l'Université Nalanda de l'Inde, tout en défendant la protection de l'environnement naturel du Tibet.


Quatrièmement, Sa Sainteté a récemment parlé de son engagement à raviver la réalisation de la valeur de la sagesse ancestrale de l'Inde chez les jeunes Indiens d'aujourd'hui. Sa Sainteté est convaincu que la riche compréhension ancestrale indienne du fonctionnement de l'esprit et des émotions, ainsi que les techniques d'entraînement mental, telles que la méditation développées par les traditions indiennes, sont d'une grande pertinence aujourd'hui. L'Inde ayant une longue histoire de développement de la logique et du raisonnement, il est convaincu que son savoir ancestral peut tout à fait être combiné avec l'éducation moderne à un niveau séculier et académique. Il considère que l'Inde a, en fait, une place privilégiée qui lui permet de combiner les sagesses anciennes et modernes avec succès pour promouvoir au sein de la société contemporaine un mode de vie plus intègre et plus éthique dans le monde.

 

vendredi 9 octobre 2020

The Buxa Lama documentaire

 This documentary is about those 1500 Tibetan Monks from Drepung Monastery who escaped from Tibet from the Chinese occupation and their initial struggle to reestablish the monastic institutes and learning centers during the early days of exile at a place called Buxa Fort, on the grounds of the jungle-bound former prison camp located in West Bengal near Bhutan.

 

Un grand merci à M. N. pour le lien !

 


Documentaire sur l'implantation des moines tibétains érudits à Buxa, dans le Bengale occidental, sur le site d'une ancienne prison britannique de haute sécurité, dans une région au climat très malsain.

Ce fut une hécatombe. De nombreux réfugiés attrapèrent la tuberculose et beaucoup en moururent...

Certains moines lettrés furent ensuite redirigés vers Kalimpong, au climat beaucoup plus adapté aux Tibétains. 

En 1970, lors de l'installation de plusieurs camps de réfugiés tibétains dans le Kanartaka,  à Mundgod, dans l'état du Karnataka, outre les villages de laïcs, se constituèrent plusieurs villages monastiques. Les moines comme les laïcs travaillèrent dur au défrichement et à la mise en culture des parcelles de terre allouées.
Les parcelles des moines étaient plus petites, du fait de leur célibat - mais cela posa rapidement des problèmes, car à l'époque, les monastères jouèrent le rôle d'orphelinat.


À Mundgog :
Lama Camp n° 1 : monastère de Ganden + un monastère nyingma

Lama Camp n° 2 : monastère de Drepung + un monastère sakya

+ À date plus récente, le monastère de Ratö s'est établi non loin de celui de Drepung.) 

 

À Bylakuppe, plus au Sud :

Monastère de Sera + un monastère kagyu.

+ À date plus récente, le monastère de Tashilhunpo.

+ à Hunsur (non loin de Mysore), le monastère de Gyudmed.


lundi 6 juillet 2020