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samedi 10 janvier 2026

La Panthère des Neiges sur Arte

Le film La Panthère des Neiges, tourné au Tibet et sorti il y a 4 ans, est en rediffusion sur Arte jusqu'au 22 janvier.


"Dans un film documentaire aux images splendides, le photographe animalier Vincent Munier et l’écrivain voyageur Sylvain Tesson invitent à contempler la nature et ses merveilles."



vendredi 2 août 2024

Petite démarche urgente pour les bébés phoques

Une consultation de la Commission européenne est en cours jusqu’au 7 août pour recueillir l’avis des citoyens de l’Union sur une éventuelle reprise de l’importation en UE des produits dérivés du phoque, incluant les peaux de bébés phoques.

Voici le lien de cette consultation :

 https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/14031-Commerce-des-produits-derives-du-phoque-Bilan-de-qualite-des-regles-de-lUE_fr

lundi 13 mai 2024

S S le Dalaï lama et les animaux

30 millions d'amis

Une jolie vidéo

mercredi 8 mai 2024

Le pigeon devenu pandit

Kyabjé Dorjéchang, l'ami des animaux, un exemple unique parmi les dignitaires bouddhistes ?
Certes non.

Rappelons-nous Atisha qui, après son arrivée au Tibet en 1042, se fait - mais oui - morigéner par son disciple Kutön. L'altier seigneur lui reproche de caresser les animaux qu'il a, lui aussi, sauvés du boucher. Franchement, ce ne sont pas des choses qui se font chez les nobles Tibétains.
Atisha n'en a cure et rétorque qu'il n'est pas un noble tibétain...
Pire ! Atisha leur parle, et leur dit des mots doux. Il les appelle tendrement "ses vieilles mères" et leur demande : "Mais qu'as-tu donc fait pour te retrouver dans un état pareil ?" Puis il leur murmure des prières à l'oreille. Pour que leur prochaine naissance soit meilleure.

Et ça peut marcher ! Le Pandit Sthiramati en a fait la preuve.

Sthiramati, disciple de Vasubandhu, est réputé pour avoir surpassé les connaissances de son Maître dans le domaine de l'Abhidharma. Ce qui n'est pas peu dire. Mais comment en est-il arrivé à un tel niveau ?
Selon les chroniques, dans sa vie précédente, il était un pigeon, lequel avait élu domicile dans la frondaison d'un arbre. Rien d'étonnant, me direz-vous. Oui, sauf que c'était l'arbre à l'abri sous lequel Vasubandhu avait coutume de s'installer - dans une baignoire pleine d'huile, pour éviter les tensions nerveuses ! - quand il récitait les innombrables textes qu'il avait mémorisés.
Un jour, le pigeon meurt et renaît dans une famille à l'autre bout de l'Inde. Sitôt né, le bébé lance à son père : "Où est mon Maître ? - Qui est ce Maître ?, demande en retour Cudra, pas plus étonné que cela (mais c'est un Indien, pour qui la réincarnation est une évidence). - Vasubandhu."
En père attentionné, Cudra se renseigne auprès de commerçants et finit par découvrir que Vasubandhu réside dans le Centre du pays. Et dès que son fils est assez grand pour entreprendre le long voyage, il l'amène à son Maître ! Exemple d'amour paternel, totalement désintéressé... 

mardi 7 mai 2024

Kyabjé Ling Dorjéchang et son mouton

 Non, ce n'est pas une fable que je m'apprête à vous narrer. Juste un épisode de la vie de l'un des plus grands Maîtres tibétains du XXème siècle : Kyabjé Ling Dorjéchang, qui fut le Tuteur Senior de S.S. le 14ème Dalaï Lama et aussi Ganden Tripa - chef suprême de l'école des gélugpa, les "vertueux", très à cheval sur l'observance des règles du vinaya.

À propos de cheval, aujourd'hui, ce n'est pas de la monture du hiérarque dont je souhaite vous entretenir - il y aurait pourtant bien des anecdotes à vous narrer, car Kyabjé Dorjéchang avait un lien très fort avec sa jument également.
Je viens vous parler de Tsering, "Longue Vie", le mouton apprivoisé du Maître qui le suivait dans les ruelles de Lhasa comme un chien fidèle.

A l'époque, le jeune Lama dirige d'une poigne de fer le collège tantrique de Gyutö. Un jour qu'il se trouve sur le toit du temple - du fait du climat, les toitures tibétaines sont traditionnellement plates et servent de terrasses -, il jette un coup d'œil au spectacle des rues en contre-bas, et horreur ! il aperçoit près de l'étal d'un boucher un malheureux mouton déjà tout ficelé, prêt à être égorgé. Sans perdre de temps, il expédie un de ses assistants pour racheter l'animal, avant immolation bien sûr. C'est une pratique courante en société bouddhiste que de sauver des bêtes de boucherie : en protégeant ainsi la vie d'autrui, on acquiert d'excellents karma, gages de longévité et de santé pour l'avenir.

In extremis, le mouton échappe au couteau et se retrouve au monastère pour quelques jours, puis Kyabjé Dorjéchang l'emmène chez lui, dans son ermitage, où il a déjà tout un cheptel sous sa protection diligente, et affectueuse. Il noue une relation de confiance avec Tsering, qui bientôt le suit partout comme un toutou. Les jours de congé et de beau temps, le Maître attache un petit ballot sur le dos de son compagnon, et les voilà partis tous les deux au bord de la rivière. Tandis que l'un lit ou écrit installé sur le petit tapis porté par Tsering, l'autre paisse tranquillement sans jamais s'éloigner.

Kyabjé Dorjéchang, qui connaissait bien ses compatriotes, n'avait de cesse de les inciter à bien traiter les animaux. Tous les animaux. Et il donnait l'exemple.

Ainsi, devenu professeur du tout jeune Dalaï Lama, quand il se rend pour la leçon quotidienne au Norbu Lingka, il a toujours, dans les plis de ses vêtements, des friandises destinées à la population animale du Palais d'été. Les singes le savent bien , et ils se précipitent vers lui, fouillant ses poches sans aucune considération pour son rang, mais avec une confiance touchante.

Les Maîtres et les animaux

Dans les traces d'Atisha, Lochen Rinpoche, qui caresse sur cette photo un chien de garde d'origine "tibétaine", recueille souvent des animaux errants.

 Actuellement, Lochen Rinpoche séjourne en France pour quelques semaines et le gros chien qu'il a récemment adopté l'attend avec impatience au monastère de Dagpo Datsang, à Kaïs.

Lochen Rinpoche m'a un jour raconté que, lorsqu'il était astreint au travail obligatoire au Tibet, plutôt que de passer la nuit dans la promiscuité du baraquement, il avait obtenu la permission des gardes de se construire dehors un petit abri, ouvert à tous les vents - trois planches pour les murs et un bout de tôle ondulée en guise de toit. Trois chats lui tenaient compagnie à l'époque.

En Inde, je ne l'ai jamais vu sans au moins un chien, et souvent plusieurs. Sans oublier les oiseaux nourris régulièrement.

Atisha et les animaux

 Dans les années 1045, le Pandit indien Atisha étonnait, et même choquait certains de ses disciples tibétains, de rudes nomades, en se montrant doux et affectueux avec les animaux. Il les caressait tout en leur parlant : tantôt il leur disait à l'oreille des soutras ou des mantras, de manière à déposer en eux des empreintes positives pour leur avenir, tantôt il leur demandait avec amour et compassion : "Mais qu'as-tu donc fait pour te retrouver dans cet état, ma vieille mère ?"

Atisha sauva des centaines et des centaines d'animaux auxquels il permit de mourir de "leur belle mort", comme l'on dit.

lundi 24 octobre 2022

Atisha et les animaux

Dans les années 1045, le Pandit indien Atisha étonnait, et même choquait certains de ses disciples tibétains, de rudes nomades, en se montrant doux et affectueux avec les animaux. Il les caressait tout en leur parlant : tantôt il leur disait à l'oreille des soutras ou des mantras, de manière à déposer en eux des empreintes positives pour leur avenir, tantôt il leur demandait avec amour et compassion : "Mais qu'as-tu donc fait pour te retrouver dans cet état, ma vieille mère ?"

Atisha sauva des centaines et des centaines d'animaux auxquels il permit de mourir de "leur belle mort", comme l'on dit.

 

Pratique de sauver des vies

Le bouddhisme a pour fondement et essence l'éthique - qui suppose de faire en sorte de ne pas nuire, mais si possible d'aider et protéger.

Comme le bien de loin le plus précieux de tout être est sa vie, la première mise en œuvre de l'éthique consiste à prendre soin de ne pas ôter à la vie à quiconque (autrui ou soi-même), mais de la protéger.

Sauver la vie d'êtres en danger de mort imminente constitue une des pratiques de longévité les plus bénéfiques qui soient. 
 
Concrètement, cela peut se faire de multiples manières, au quotidien, que ce soit 
        en fournissant des médicaments et/ou de la nourriture à qui en aurait besoin 
        - humains ou animaux -,          
        en rachetant des animaux de boucherie ou sur le point d'être euthanasiés,
        en réconfortant des êtres en détresse,
        en repêchant un insecte tombé à l'eau, 
        en mettant dehors un moustique, au lieu de l'écraser, 
        en évitant de marcher dans l'herbe en plein été pour ne écraser d'innombrables insectes sous ses pas,           etc. etc.

Considérez chaque vie comme votre propre corps,

Et faites des efforts pour ne pas tuer de créature vivante quelle qu’elle soit,

Oiseaux, poissons, cerfs, bétail et même les insectes minuscules,

Et tâchez à la place de sauver leurs vies,

En leur offrant une protection contre chaque danger.

 
Chatral Rinpoché

dimanche 5 juin 2022

L'art de l'enseignement

L'art de dire leurs quatre vérités aux interlocuteurs, sans en avoir l'air : Kyabjé Rato Khyongla Rinpoche était, je crois, un expert en la matière.

Il parlait très souvent de sa chatte, qu'il adorait visiblement (elle est morte très vieille en 2006 ou 2007).
Nous avons tous ri le jour où il nous a raconté qu'il lui faisait continuellement écouter les cassettes des Enseignements de Sa Sainteté. En effet, a-t-il précisé, il n'avait vraiment trouvé qu'elle qui acceptât d'écouter le Dharma... 

Et vlan ! Comprendra qui pourra.


mardi 23 février 2021

Bouddhisme et respect des animaux, par Jules Ferry

 Merci à C. F. pour cet article d'actualité, à plusieurs points de vue www.cairn.info › load_pdf

Transferts culturels et identite nationale dans la laicite ... - Cairn

Références

Transferts culturels et identité nationale dans la laïcité française, de Jean Baubérot 

Presses Universitaires de France  |  « Diogène » 2007/2 n° 218 | pages 18 à 27

ISSN 0419-1633 ISBN 9782130562887


Extrait

Jules Ferry trouve également dans l’exemple du bouddhisme la possibilité de dissocier morale (comme valeur universelle) et christianisme (comme religion particulière) : « Cette religion (= le bouddhisme) encore si vivace, affirme-t-il, a une morale, des principes, un idéal véritablement pour le moins aussi pur, aussi exquis que l’idéal chrétien le plus exigeant et le plus raffiné. [...] Dans la morale bouddhiste, on étend la charité jusqu’aux animaux et aux plantes. Cela prouve qu’une morale fondée sur la pratique la plus exigeante, la morale du dévouement par excellence, peut exister avec des dogmes qui ne ressemblent en rien aux dogmes chrétiens. Dans le bouddhisme il n’y a ni de peines ni de récompenses » (cité par Chevallier 1981).

Cet éloge du bouddhisme doit être référé à l’opposition de Jules Ferry aux « dogmes » de la « religion civile » selon Jean-Jacques Rousseau, où les injustices de l’ici-bas se trouvaient compensées par la « récompense des justes » et la « punition des méchants » dans l’au-delà. Il faut noter que, dans les leçons de la morale laïque, les « devoirs envers les animaux » seront enseignés à une époque où cela ne relevait pas de l’évidence. Au-delà de l’interprétation implicite faite, c’est l’intérêt envers le bouddhisme et la légitimité morale accordée à celui-ci, en un temps où les discours sur la « supériorité de l’Occident » abondent, qu’il faut relever. 

 

 


samedi 29 février 2020

Jataka - histoire de la chèvre et du sacrificateur

Extrait de "Little Buddha", film de Bernardo Bertolucci, 1993. 
Extrait tiré du conte des Jataka intitulé "Matakabhatta-jataka", relatant les vies antérieures du Bouddha. 

Jataka Vies antérieurs du Bouddha Shakyamouni

Enseignements de Sa Sainteté le Dalaï-Lama sur les épisodes des vies antérieures et Ode au Bouddha pour avoir enseigné l'interdépendance conférés le 2 mars 2018 à Dharamsala en Inde à l'occasion du jour des miracles (première pleine lune du calendrier tibétain).



Les Jatakas

Histoire du Bouddhisme" par Olivier Germain-Thomas, 
une série 15 émissions diffusées en 2007 sur France Culture, 
en partenariat avec Le Monde des Religions. https://www.franceculture.fr



Les Jatakas - le grand cerf d'or

Emission Sagesses bouddhistes de décembre 2017

Les Jatakas : des histoires qui retracent dans une grande originalité les vies passées du Bouddha. Enrichis d’images de l’Inde ancienne à la végétation luxuriante, mêlant sur une note presque féérique, animaux et pierres magiques, ces récits des vies antérieures de Bouddha sont également source d’enseignements sur l’Eveil, la réincarnation et le karma. Certaines sont pour les enfants et d’autres pour les adultes.

vendredi 14 février 2020

Saint-Valentin : célébration de l'amour ou de l'attachement ?

14 février, jour faste pour les fleuristes. Je m'en réjouis pour eux, en tout cas pour les victimes collatérales des grèves en danger de dépôt de bilan.

Eh oui, le moindre acte de l'un peut avoir des effets sur la vie de l'autre.
Cf. le battement d'aile du papillon.
Cf. Atisha soulignant que, pour pouvoir vraiment aider autrui, il faut au moins réaliser la clairvoyance, dans l'attente de l'omniscience.

Fi des digressions. Venons-en au plat du jour, l'attachement et l'amour.
Je ne reviendrai pas sur les origines de la tradition de la Saint-Valentin. Trop compliqué, et pas le sujet, qui est une petite méditation analytique à propos des deux phénomènes conventionnels, ou encore nominaux, que sont l'attachement et l'amour.

Pour rappel, si on en croit les philosophes madhyamika prasangika, rien de ce qui existe n'existe en soi. Tout existant présente deux niveaux, ou encore deux modes, d'existence :
un niveau ultime : le fait d'être vide de réalité autosuffisante,
un niveau conventionnel : le fait d'être une convention, établie en dépendance de son mode d'être ultime ainsi que de divers existants (pas n'importe lesquels néanmoins) tout autant conventionnels.

Comment comprendre que l'attachement et l'amour sont de simples phénomènes nominaux ?

1) Un premier point à noter est le fait qu'il s'avère indispensable de tout d'abord s'entendre sur des définitions. Sinon, on va discuter des heures durant sur la base de malentendus. D'où des dialogues de sourds, comme on dit, si fréquent en ce bas monde.
Rappelons donc que, dans le cadre du bouddhisme, par convention,

     * on appelle amour l'attitude mentale consistant à souhaiter le bien et le bonheur de l'objet concerné (toujours des êtres animés), de manière désintéressée, sans rien attendre en retour.
Exemples : l'amour maternel, l'amour du Bouddha ou de Jésus envers les êtres, etc.
Effets entraînés : bonheur et sérénité

     * on appelle attachement l'attitude mentale consistant à convoiter l'objet concerné (êtres animés ou objets inanimés) et à le vouloir pour soi, pour son propre plaisir.
Exemples : attachement pour un partenaire ; pour un rang ou un poste ; pour une voiture, une coiffure, etc. ; pour sa réputation et son image.
Effets entraînés :
                    - dans l'immédiat : apparent plaisir mais dénué de calme, plutôt associé à de l'inquiétude (+ jalousie, avarice, orgueil, etc.) ;
                     - à court et long termes : souffrances

2) Un autre indice que l'attachement et l'amour sont de simples phénomènes nominaux : ils sont variables, et ils dépendent de toutes sortes de facteurs, dont les objets pris en compte ou encore la manière d'envisager ces objets.

* Les faits divers démontrent que l'amour maternel n'est pas une réalité absolue.
Si l'amour maternel était autosubstantiel, toute mère l'éprouverait de manière inhérente, et sans exception. Les trop nombreux infanticides nous prouvent que ce n'est pas le cas !

* De même, l'attachement, s'il était autosubstantiel, dans la mesure où il existe en notre esprit, nous devrions l'éprouver dès la conception jusqu'à la mort, sans un instant de répit. Il devrait d'ailleurs se manifester continuellement, quels que soient les objets entrant dans notre champ de perception.
Or, ce n'est pas non plus le cas. Heureusement pour nous. Nous pouvons en remercier notre mode d'être ultime.

Plus prosaïquement, il est flagrant que la manifestation de l'attachement en notre esprit est tributaire de nombreux éléments. Comme vous connaissez sans doute les conditions énumérées par Vasubandhu et Asanga, je ne vais pas les répéter ici.
Au quotidien, nous avons tous pu faire l'expérience qu'un mets qui nous semble appétissant quand nous sommes en pleine forme, peut nous donner la nausée quand nous sommes malades. Nos goûts, c'est-à-dire nos attachements, alimentaires varient sensiblement au fil des années. Bébés, nous trépignons d'impatience à la vue du biberon ou de la bouillie, et quelques mois ou années plus tard, nous refusons  catégoriquement d'avaler ça. Enfants, nous recrachons les épinards ou les lentilles, dont nous raffolons (peut-être) à l'âge dit adulte, etc., etc.

Un autre exemple, qu'il serait inexcusable de ne pas citer aujourd'hui : vis-à-vis d'une seule et même personne, ne nous arrive-t-il pas de passer de "l'amour fou", c'est-à-dire de l'attachement exacerbé, à l'indifférence, et parfois à l'aversion ?

Il peut aussi nous arriver de glisser de l'amour authentique, par exemple l'amour maternel, à l'attachement : volonté (qui peut être inconsciente)  de garder son enfant pour soi, de se réaliser au travers de lui, etc.
L'inverse est heureusement vrai : nous pourrions passer de l'attachement à l'amour.

Attention ! Il ne s'agit pas de transmuer l'attachement en amour, mais de remplacer l'attachement par l'amour.
Autrement dit, il faut éliminer l'un pour laisser la place à l'autre.

Pour ce faire, des méthodes existent.
Il faut et il suffit d'étudier les Enseignements du Bouddha et de les appliquer. Il faut faire les deux. Comme dans l'exemple de l'oiseau qui a besoin de ses deux ailes pour voler.
La seule connaissance intellectuelle, pour importante qu'elle soit, ne suffit pas.





jeudi 13 février 2020

Petites causes, grands effets

Le Bouddha et les Maîtres qui lui ont succédé depuis 25 ou 26 siècles recommandent constamment de ne pas négliger la puissance de ce que nous faisons,  sur les trois plans : physique, oral et encore plus mental.

C'est que d'une cause - bonne ou mauvaise - apparemment infime peut s'ensuivre un résultat gigantesque, qui sera bon ou mauvais en concordance avec la cause.
Sur le plan matériel, un exemple traditionnel est celui du minuscule pépin de pomme, susceptible de générer un grand pommier, susceptible de donner des récoltes de pommes de longues années durant.

Les événements aussi peuvent s'enchaîner, comme dans cet exemple attribué à Benjamin Franklin (1706-1790) :
 

À cause du clou, le fer fut perdu.
À cause du fer, le cheval fut perdu.
À cause du cheval, le cavalier fut perdu.
À cause du cavalier, le message fut perdu.
À cause du message, la bataille fut perdue.
À cause de la bataille, la guerre fut perdue.
À cause de la guerre, la liberté fut perdue.
Tout cela pour un simple clou...  



Dans un registre plus réconfortant, il suffit de nous reporter aux soutras et grands traités bouddhistes, pour y trouver maints récits mentionnant tel petit don ou autre acte positif, apparemment insignifiant, parfois machinal, qui permit plus tard à son auteur de rencontrer le Bouddha/le Maître et le Dharma, de s'engager sur la voie menant à l'éveil et de la parcourir jusqu'au terme. 

Deux exemples parmi tant d'autres :
- Ce vieil homme qui put être admis dans la communauté monastique, grâce à des mérites acquis bien longtemps auparavant, lorsque l'insecte qu'il était alors fut entraîné autour d'un stupa par une averse. Devenu moine, ce qui le sauva d'un suicide par désespoir, le vieil homme finit par comprendre la vacuité et obtint rien moins que la libération du samsara.
- Le pandit Sthiramati, l'un des principaux disciples de Vasubandhu, dont il est dit qu'il surpassa son maître en Abhidharma. La raison avancée est que dans sa vie précédente il fut un pigeon qui nichait dans la frondaison d'un arbre sous lequel Vasubandhu s'était assis et avait récité L'Abhidharma...
 


vendredi 3 janvier 2020

Prières pour ....


Violents incendies en Australie depuis quatre mois

Et il paraît que le pire est à venir !

A ce jour, 18 morts (répertoriées) chez les humains, plus les dizaines de disparus,

et près d'un demi-milliard de morts chez les animaux !

vendredi 28 décembre 2018

jeudi 21 juin 2018

La loi de causalité selon Pythagore

Nous sommes au XXIème siècle, mais ... il n'y a pas eu grand progrès dans ce domaine.