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vendredi 22 juin 2018

Rubrouck - Mongolie



La famille de ma mère étant originaire de Rubrouck, je suis bien sûr membre de l'association Guillaume de Rubrouck, le grand homme local qui avait précédé Marco Polo en Mongolie.

Association Guillaume de Rubrouck

www.guillaumederubrouck.fr/
Guillaume de Rubrouck, moine franciscain du XIIIe siècle envoyé en mission en Mongolie par le roi Saint Louis.


samedi 4 février 2017

Guillaume de Rubrouck - CD

Guillaume de Rubrouck - "Itinerarium ad Partes Orientales" par l ...

La Compagnie artistique "La Camera Delle Lacrime" a réalisé un nouvel enregistrement "Itinerarium ad partes orientales : Guillaume de Rubrouck", inspiré de l'histoire de Frère Guillaume qui, vingt ans avant le voyage de  Marco Polo, se rend à Karakorum, ancienne capitale de l'Empire mongol qui s'étendait alors de Pékin à Budapest.

Les directeurs artistiques ont voulu faire entendre la diversité des chants qu'a pu entendre Frère Guillaume lors de sa traversée des steppes et également la grande diversité culturelle qui régnait à Karakorum au XIIIe siècle.

Lien pour télécharger l'album :

samedi 6 décembre 2014

Guillaume de Rubrouck

Mais non, Marco Polo (1254-1324) n'est le premier Européen à être entré en contact avec le bouddhisme, à la cour de  Kubilaï Khan. Il a été précédé au moins par le franciscain Guillaume de Rubrouck (1215-1295), né à Rubrouck, émissaire de Saint Louis à la cour mongole en 1253-1254. 

Malheureusement, la réputation de Guillaume de Rubrouck, bien qu'internationale, ne s'est pas répandue... dans son pays, la France.
Pour faire connaissance avec lui, le mieux est de se reporter à son récit  : Voyage dans l'empire Mongol
L'ambassadeur y relate la controverse organisée durant son séjour à Karakorum par le khan Mongku,  entre musulmans, idolâtres, bouddhistes, nestoriens, et catholiques, à la veille de la Pentecôte. Les participants doivent promettre au Khan de ne pas se servir de « paroles désagréables ou injurieuses pour leurs contradicteurs, ni provoquer un tumulte qui puisse empêcher cette conférence, sous peine de mort. »

samedi 15 mars 2014

Le Bouddhisme et les Européens au XIIIème siècle


Eh bien non, Marco Polo (1254-1324) n'est le premier Européen à être entré en contact avec le bouddhisme, à la cour de  Kubilaï Khan. Il a été précédé au moins par le franciscain Guillaume de Rubrouck (1215-1295), né à Rubrouck, émissaire de Saint Louis à la cour mongole en 1253-1254. 

Malheureusement, la réputation de Guillaume de Rubrouck, bien qu'internationale, ne s'est pas répandue... dans son pays, la France.
Pour faire connaissance avec lui, l'on peut se reporter à son récit  : Voyage dans l'empire Mongol
L'ambassadeur y relate la controverse organisée durant son séjour à Karakorum par le khan Mongku,  entre musulmans, idolâtres, bouddhistes, nestoriens, et catholiques, à la veille de la Pentecôte. Les participants doivent promettre au Khan de ne pas se servir de « paroles désagréables ou injurieuses pour leurs contradicteurs, ni provoquer un tumulte qui puisse empêcher cette conférence, sous peine de mort. »

Guillaume de Rubrouck lui-même avait été précédé par un autre franciscain, italien, Jean de Plan Carpin (1182 ? ; 1252).
Envoyé en 1245 par le pape Innocent IV en ambassade auprès du grand Khan des Tartares, il était parvenu à Karakorum le 22 juillet 1246, ce qui lui avait permis  d'assister  à l'assemblée qui désigne Güyük comme nouveau grand khan.  De retour à Lyon en 1247, il écrivit L’Histoire des Mongols appelés par nous Tartares.

Pour mémoire, citons aussi Ascelin de Lombardie (alias Nicolas Ascelin, Ascelin de Crémone ou frère Anselme), moine dominicain italien du XIIIe siècle également envoyé par le pape Innocent IV auprès des Mongols en mars 1245, mais qui n'alla pas au-delà de la Perse. L'un de ses compagnons de voyage, le dominicain Simon de Saint-Quentin, écrivit le récit de la mission sous le titre de Historia Tartarorum

lundi 17 juin 2013

jeudi 10 avril 2008

Guillaume de Rubrouck


Né à Rubrouck (non loin de Dunkerque), le frère franciscain Guillaume de Rubrouck fut ambassadeur du roi Saint Louis, et c'est à ce titre qu'il réalisa un véritable exploit : il traversa le continent d'ouest en est, jusqu'à l'empire de Gengis Khan, Karakorum.
Porteur d’un message du roi, de 1253 à 1255, à pieds et à cheval, il parcourut environ 16000 kilomètres de Constantinople à Karakorum afin d’y rencontrer le Grand Khan Mangou, successeur de Gengis Khan. Il écrivit à son retour un récit de son odyssée qui fourmille d'anecdotes et de précieux renseignements sur les us et coutumes de l'époque.

Concernant le bouddhisme, et les Tibétains présents à la cour, il les évoque bien sûr, et sa vision est ... intéressante : imaginez un moine catholique du XIIIème siècle, qui découvre avec effroi des païens barbares !

Son rapport dûment présenté au Roi de France, Guillaume aurait pourtant souhaité repartir pour Karakorum, où il était invité par le Khan. Las ! Il fut victime de sa réussite. Sa notoriété avait suscité bien des jalousies. Il fut donc consigné dans sa cellule par ses supérieurs et mourut quasiment en prison, oublié de tous.

Je connais bien le village de Rubrouck, car c'est le berceau de ma famille du côté maternel, et Guillaume est désormais pour nous le héros local.

J'écris sciemment "désormais" car "nul n'est prophète en son pays", comme chacun sait (et comme sa triste fin le rappelle).
Alors que le récit de Guillaume de Rubrouck est une référence depuis longtemps dans les pays anglo-saxons, la France et la Flandre ne l'ont tiré des oubliettes que relativement récemment. Mais mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ?