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Le blog de MSB. Indications historiques, anecdotiques voire doctrinales sur le bouddhisme.
mardi 23 novembre 2021
Du vieillissement
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samedi 20 novembre 2021
Les 4 Enseignements de Gampopa
samedi 6 novembre 2021
Quatre Enseignements d'Atisha
mardi 2 novembre 2021
La Libération dans la paume de la main Fascicule 2
Vient de paraître
La Libération dans la paume de la main, par Kyabjé Pabongka Rinpoche (1878-1941) Traduction de Françoise Wang Toutain, Détchène Eusel Ling Publications
Fascicule 2
En
1921, Kyabjé Pabongka Rinpoche donna pendant vingt-quatre jours des
explications sur les Degrés de la Voie menant à l’Eveil (Lamrim) dans un
ermitage de la région de Lhasa.
À sa demande, son disciple Kyabjé
Trijang Rinpoche (1901-1981), qui devint l’un des Tuteurs de Sa Sainteté
le XIVe Dalaï Lama, prit des notes minutieuses de ces enseignements.
L'ouvrage de 184 pages (format A5) est disponible au prix de 15 euros.
Pour plus d’informations ou commander un exemplaire, contacter dechen.publication@gmail.com
La Libération dans la paume de la main Fascicule 1
La Libération dans la paume de la main
par Kyabjé Pabongka Rinpoche (1878-1941)
Traduction de Françoise Wang Toutain
Détchène Eusel Ling Publications
En 1921, Kyabjé Pabongka Rinpoche donna pendant vingt-quatre jours des explications sur les Degrés de la Voie menant à l’Eveil (Lamrim) dans un ermitage de la région de Lhasa.
À sa demande, son disciple Kyabjé Trijang Rinpoche (1901-1981), qui devint l’un des Tuteurs de Sa Sainteté le XIVe Dalai Lama, prit des notes minutieuses de ces enseignements.
Fascicule un : La traduction de l’exposé des trois premières journées est l’objet de ce premier fascicule.
Ce livre au format A5 qui comprend 180 pages est disponible au prix de 15€.
Pour plus d’informations ou commander un exemplaire, contacter dechen.publication@gmail.com
dimanche 31 octobre 2021
De l'amour
Belle description de l'amour authentique, par Monsieur Antoine de Saint-Exupéry, dans Le Petit Prince.
Aux antipodes de l'attachement...
Ici et maintenant
Cf. Le Point 30 octobre 2021
Père Guy Gilbert : « Quand on veut être ...
J'adore (entre autres) la "profession de foi" du Père Guy Gilbert, 86 ans, l'infatigable prêtre des loubards, en conclusion de l'article :
Je m’en fous d’hier, je me tape de demain, je mets toutes mes forces dans les 24 heures du moment présent pour respirer l’amour, donner l’amour et le recevoir.
Alors la Paix viendra
Alors la Paix viendra
Auteur : Pierre Guilbert (prêtre catholique)
Si tu crois qu'un sourire est plus fort qu'une arme,
Si tu crois à la puissance d'une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui divise,
Si tu crois qu'être différent est une richesse et non pas un danger,
Si tu sais regarder l'autre avec un brin d'amour,
Si tu préfères l'espérance au soupçon,
Si tu estimes que c'est à toi de faire le premier pas, plutôt qu'à l'autre,
Si le regard d'un enfant parvient encore à désarmer ton coeur,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si l'injustice qui frappe les autres te révolte autant que celle que tu subis,
Si pour toi l'étranger est un frère qui t'est proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de ton temps par amour,
Si tu acceptes qu'un autre te rende service,
Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton coeur,
Si tu crois qu'un pardon va plus loin qu'une vengeance,
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu peux écouter le malheureux qui te fait perdre ton temps et lui garder ton sourire,
Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit, sans la renvoyer et te justifier,
Si tu sais accueillir et adopter un avis différent du tien,
Si pour toi l'autre est d'abord un frère,
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force,
Si tu préfères être lésé que faire tort à quelqu'un,
Si tu refuses qu'après toi ce soit le déluge,
Si tu te ranges du côté du pauvre et de l'opprimé sans te prendre pour un héros,
Si tu crois que l'Amour est la seule force de dissuasion,
Si tu crois que la Paix est possible, ........... Alors la Paix viendra.
Sources : de Prier.be
vendredi 22 octobre 2021
Lha babs dus chen
Après avoir obtenu l'Éveil suprême à Bodhgaya, le Bouddha se rendit dans un monde de
deva connu sous le nom de Trente-Trois, pour y dispenser des Enseignements à sa mère qui avait repris naissance là.
La fête Lha bab dus chen, le 22ème jour du 9ème mois lunaire, commémore son retour dans notre monde.
dimanche 17 octobre 2021
Gomang Khensour Rinpoche Ngawang Nyima
C'était en 1974. J'étais venue passer trois ou quatre semaines dans ce petit village" tibétanisé" de Suisse "allemande". Grâce à Geshelags, je logeais dans le grenier d'une sympathique famille très accueillante et très traditionnelle, qui pratiquait sereinement la polyandrie à la mode tibétaine – la dame avait épousé des frères et si les enfants appelaient "Papa" l'aîné des frères, cela ne correspondaient pas forcément à la réalité biologique. La question n'est pas là. Pour en revenir à notre sujet, c'est François et Marie-Thérèse qui m'ont parlé du "Maître mongol de Rinpoche", comme nous disions, et d'ailleurs disons encore. Et ils m'ont proposé d'aller le rencontrer chez lui, à Zelle, une fois les festivités achevées. Pour être franche, je n'ai pas de souvenir très net de cette première rencontre, car j'étais beaucoup trop intimidée. Tout ce dont je suis sûre est que nous avons été très bien reçus, avec force thé et petits gâteaux, par un très vieux moine tout ridé et très souriant. On m'a raconté par la suite que ce Maître sévère n'avait pas toujours été d'un abord aussi facile…
Né en 1906 en Bouriatie, du côté du lac Baïkal, Genlags ("Professeur") avait tout de suite stupéfié son monde en naissant tout enveloppé dans la poche placentaire demeurée intacte. C'est considéré comme très bon présage chez les bouddhistes (pas seulement d'après ma propre mère), et à en croire les biographies de maîtres du passé, c'est un phénomène relativement fréquent chez les lamas de haut rang. Tout enfant, le futur abbé de Gomang entre au monastère où il entame avec ardeur ses études religieuses. Las ! La révolution bolchevique frappe la Bouriatie, et les persécutions se multiplient. Il en est témoin mais aussi victime. C'est donc instruit par l'expérience que dès le début de l’occupation du Tibet par les communistes chinois, il alertera ses disciples, à commencer par Rinpoché, et les pressera de fuir avant qu’il ne soit trop tard. Les bolcheviques contraignent les moines à quitter leurs établissements et à suivre les cours de l’école communiste. Mais le père de Genlags lui enjoint de partir : tant qu’à risquer sa vie, autant que ce soit pour une cause utile. Et voilà le jeune homme de seize ans sur des routes ô combien périlleuses. Il est même emprisonné à Oulan bator et affronte maints dangers.
Un an plus tard, il arrive enfin au Tibet. Sans hésiter, il gagne directement le collège de Gomang Datsang à Drepung qui accueille traditionnellement beaucoup de Mongols. C’est le début d’une carrière brillante. L’abbé du collège remarque vite ses capacités hors du commun et lui propose la fonction de « récitant » - karam kyorpön -, qui inclut les obligations de chef de classe et mène aux examens de geshe lharampa, en quelque sorte docteur d’état en philosophie bouddhiste. Genlags accepte, mais l’un de ses Maîtres, Kangsar Dorjechang, lui conseille expressément de n’en rien faire. Sans doute a-t-il perçu que cela entraînerait des obstacles pour son pupille. Celui-ci ne manque pas de suivre les recommandations de son Maître et ne passera en conséquence qu’un diplôme plus ordinaire de geshe. Quand le frère aîné de Sa Sainteté le 14ème Dalaï-lama, Tagtse Rinpoche (réincarnation d'un grand méditant de Tagtse), arrive de Kumbum – lieu de naissance de Je Tsongkhapa – pour étudier à Gomang, c’est néanmoins Genlags qui est choisi comme tuteur. Il devient ainsi un proche de la famille de Sa Sainteté, et en particulier noue des liens privilégiés avec "Amalags", mère attentive qui dirige sa maison avec douceur et fermeté. Et en 1957, Genlags devient aussi tuteur de Ngari Rinpoche (réincarnation de Dulzin Takpa Gyaltsen), le frère cadet du groupe. En parallèle, il continue à enseigner la philosophie aux nombreux autres élèves que sa réputation lui attire. Pourtant il est sévère, très sévère, et terriblement exigeant. Et il faut aux Tibétains quelques jours pour s’habituer à son accent, qui devient plus prononcé quand il s’emporte – ce qui arrive moins souvent au fil des années, mais quand même.
Rinpoche nous a souvent décrit les premiers cours, quand il ne comprenait strictement rien des explications de ce Maître à l’accent rocailleux, ce Maître qui jamais ne souriait ni ne plaisantait. Rinpoche raconte qu’il l’a vu pour la première fois détendu et affable … en 1967 ou 1968, après son arrivée en Hollande ! Car en fait Genlags cache sous un aspect bourru un cœur d’or et un sens de l’humour percutant comme sa vive intelligence alliée à une mémoire infaillible. Mais en 1958, l’heure n’est pas à la plaisanterie. Le territoire tibétain est désormais totalement envahi par les troupes communistes chinoises. Genlags connaît trop bien et de trop près la situation pour s’y résigner et après avoir averti ses élèves des probables exactions à venir, il décide de fuir à nouveau et gagne l’Inde. Il connaît bien la route qu’il a déjà parcourue plusieurs fois. Comme il ne supportait guère les glacials hivers tibétains, il a effectué les pèlerinages conseillés jadis par le Bouddha lui-même. En 1960, l’université de Varanasi lui offre un poste aux côtés du tibétologue Herbert Guenther. Il y enseigne jusqu’en 1967, année lors de laquelle il est invité à l’université de Leyden, aux Pays-Bas, par le professeur Ruegg. Tout en participant aux travaux de recherche, il compose plusieurs commentaires.
Ses œuvres complètes, en cinq gros volumes, portent essentiellement sur des sujets philosophiques. N’allez pas y chercher des éclaircissements pour simplifier votre compréhension. Non ! Dans ses traités comme lors de ses cours, Genlags va au-delà de l’éventuelle facilité apparente des thèmes abordés et met en évidence les points délicats ou litigieux, tout en se refusant à trancher. Loin de mâcher le travail, il invite à la réflexion et à l’approfondissement. N’étant pas Tibétain d’origine, il est d’autant plus curieux de cette langue et de cette culture qu’il a si bien adoptées, et dans son encyclopédie, il se livre à un véritable travail ethnographique, admirable trésor pour les nouvelles générations tibétaines chahutées par l'histoire comme pour les curieux ou sympathisants d’autres origines. En revanche, dans son autobiographie, il se montre peu prolixe et ne cite que les faits.
En 1972, ayant atteint l’âge de la retraite fixé par les Hollandais, Genlags se fixe en Suisse avec son fidèle assistant, Chöjelags, ancien moine de tradition kagyupa – quand à Varanasi, son choix s’était porté sur un défroqué appartenant à une autre école, d’aucuns lui avaient manifesté un certain étonnement, ce à quoi il avait rétorqué de sa manière abrupte que ce n’était pas un méditant qu’il cherchait, mais un compagnon dévoué qui le déchargerait de tout souci matériel, ce qui se vérifia.
En 1978, à 72 ans, Genlags est élu abbé du collège de Gomang reconstitué à Mundgod, en Inde. Il assume cette lourde charge jusqu’en 1982 et s’implique dans tous les secteurs de la vie de la communauté, de l’école aux cuisines. Si cela n'avait tenu qu'à lui, d'ailleurs, il n'y aurait pas eu d'"école" créée au sein des collèges monastiques. Il aurait préféré que la formation d'antan soit maintenue, avec la précieuse relation entre le maître et le disciple, relation qui n'existe pas dans un cadre scolaire ordinaire. Toujours est-il qu'à Mundgod, il dispense certes énormément d’enseignements mais reçoit aussi nombre de laïcs qui viennent l’entretenir de leurs problèmes ou tout simplement de leur quotidien. Désormais, il se montre accessible, réservant à chacun un accueil chaleureux, quasiment paternel, au grand étonnement des aînés parmi ses disciples, dont Gomang Khensur Rinpoché Tenpa Tenzin (décédé en 2007), qui se rappelait de cuisantes corrections...
De retour en Occident où le bouddhisme commence à être un peu mieux connu, Khensour Rinpoche est invité en France comme en Italie, et prodigue ses précieuses instructions sans jamais faire montre de la moindre lassitude. En septembre 1986, il s’installe définitivement en Inde et ne cessera pas de dispenser des enseignements jusqu’à sa disparition en février 1990. Khensour Rimpoché suivit de nombreux Maîtres, dont Kyabjé Kangsar Dorjechang, Mochog Rinpoche, Kyabje Ling Dorjechang et surtout Kyabje Trijang Dorjechang. Genlags était un véritable maître kadampa. Il vivait on ne peut plus simplement et dans la plus grande discrétion, n’étalant ni ses connaissances, ni sa pratique. Parfaite était sa façon de suivre le Maître, nous a bien souvent dit Rinpoche. Que ce soit lors de sessions d’enseignement ou lors de conversations – apparemment – anodines, il instruisait avec peu de mots mais des mots qui faisaient mouche. Il était particulièrement strict en ce qui concerne la règle monastique et, plus généralement, l’éthique.
En résumé, pour reprendre les mots mêmes de son disciple - Rinpoche -, c'était un Maître du lamrim.
vendredi 10 septembre 2021
JPO Veneux 2 octobre
Pour information, en supposant ce que cela puisse avoir lieu
NB Pas de repas sur place cette année
(mesures sanitaires)
...
jeudi 9 septembre 2021
Paroles d'Atisha
Si les racines sont toxiques, les branches et les feuilles sont toxiques.
Si les racines sont médicinales, les branches et les feuilles sont médicinales.
De même, toutes actions motivées par les racines de l'attachement, l’aversion ou
l'ignorance sont en tout et pour tout non-vertueuses.
Atisha
Renoncement et compassion
Celui qui n’a pas les poils qui se hérissent lorsqu’il songe à ses propres errances dans le saṃsāra où il est privé de bonheur et soumis à la souffrance, n'est pas en capacité de ressentir comme insupportable qu’autrui soit privé de bonheur et soumis à la souffrance.
Djé Tsongkhapa, Grand Lamrim
Dharmapedia
Rappel en cette période de rentrée :
La Précieuse Guirlande des systèmes philosophiques
Aux Éditions Guépèle : La Précieuse Guirlande des systèmes philosophiques
Version bilingue - tibétain / français - de l'ouvrage fondamental du maître tibétain Könchok Jikmé Wangpo à propos des différents systèmes philosophiques issus de l'Enseignement du Bouddha Shakyamouni.
Traduction en français par Pierre Lafforgue
Frais d’envoi France : 6,40€ (1 ex) 8,64€ (à partir de 2) - sous réserve de changement de tarifs de La Poste
Paiement de préférence par virement ou par chèque d’un montant à l'ordre de : Institut Ganden Ling
Voir site de l'Institut Ganden Ling
mercredi 18 août 2021
Ambassadeurs en herbe 2021
En cette période troublée, il est réconfortant d'écouter des jeunes gens qui illustrent à nouveau que la valeur n'attend pas le nombre des années.
Voici les prestations de deux lycéens du Lycée Pasteur, São Paulo (Brésil).
vendredi 30 juillet 2021
mardi 27 juillet 2021
Chat dépend du point de vue
Une opinion - même scientifique, même médicale - dépend de tant de paramètres...
Comment la prendre pour "la Vérité absolue" ? Et pourquoi ?
Exemple
Question de point de vue
À quoi bon s'injurier ou pire, s'entretuer, alors que les opinions sont "absolument" relatives !...
Exemple :




