jeudi 3 avril 2014

samedi 15 mars 2014

Le Bouddhisme et les Européens au XIIIème siècle


Eh bien non, Marco Polo (1254-1324) n'est le premier Européen à être entré en contact avec le bouddhisme, à la cour de  Kubilaï Khan. Il a été précédé au moins par le franciscain Guillaume de Rubrouck (1215-1295), né à Rubrouck, émissaire de Saint Louis à la cour mongole en 1253-1254. 

Malheureusement, la réputation de Guillaume de Rubrouck, bien qu'internationale, ne s'est pas répandue... dans son pays, la France.
Pour faire connaissance avec lui, l'on peut se reporter à son récit  : Voyage dans l'empire Mongol
L'ambassadeur y relate la controverse organisée durant son séjour à Karakorum par le khan Mongku,  entre musulmans, idolâtres, bouddhistes, nestoriens, et catholiques, à la veille de la Pentecôte. Les participants doivent promettre au Khan de ne pas se servir de « paroles désagréables ou injurieuses pour leurs contradicteurs, ni provoquer un tumulte qui puisse empêcher cette conférence, sous peine de mort. »

Guillaume de Rubrouck lui-même avait été précédé par un autre franciscain, italien, Jean de Plan Carpin (1182 ? ; 1252).
Envoyé en 1245 par le pape Innocent IV en ambassade auprès du grand Khan des Tartares, il était parvenu à Karakorum le 22 juillet 1246, ce qui lui avait permis  d'assister  à l'assemblée qui désigne Güyük comme nouveau grand khan.  De retour à Lyon en 1247, il écrivit L’Histoire des Mongols appelés par nous Tartares.

Pour mémoire, citons aussi Ascelin de Lombardie (alias Nicolas Ascelin, Ascelin de Crémone ou frère Anselme), moine dominicain italien du XIIIe siècle également envoyé par le pape Innocent IV auprès des Mongols en mars 1245, mais qui n'alla pas au-delà de la Perse. L'un de ses compagnons de voyage, le dominicain Simon de Saint-Quentin, écrivit le récit de la mission sous le titre de Historia Tartarorum

dimanche 9 mars 2014

Religion et Laïcité, pour un Vivre Ensemble




Vidéo publiée le 19 avr. 2013 par ISSY TV
 
A l'Hôtel de Ville d'Issy se tenait jeudi 18 avril l'avant-dernier rendez-vous du cycle de conférences "Religions et Laïcité : pour un Vivre Ensemble", consacré cette fois au Bouddhisme avec Maître Ciqing, nonne bouddhiste taïwanaise, à la tête du Temple bouddhiste Fa Hua à Pantin, et Sylvie Hureau, Maître de conférences à l'École Pratique des Hautes Études.

dimanche 2 mars 2014

mardi 25 février 2014

Festival Asie Végétarienne à Paris, du mardi 4 mars au vendredi 4 avril


A l'occasion de l'entrée dans l'année du "cheval de bois", MADE IN METTA se met aux couleurs des fêtes et organise  sa première édition du Festival Asie Végétarienne à Paris.

Durant tout le festival, du mardi 4 mars au vendredi 4 avril, des ateliers culinaires quotidiens seront déclinés à travers 4 thèmes :
- Sushi art, pour manger beau, sain et bon
- Dim Sum, bouchées à la vapeur
- Asian Tapas, apéro version asian style
- Desserts minceur, pour allier plaisir et vitalité.

Les participants apprendront à décliner en plat végétarien les spécialités gastronomiques d'Asie.

Les réservations s'effectuent en ligne depuis le site www.madeinmetta.fr et sont sécurisées par le partenaire weezevent,spécialiste de la billetterie en ligne.

Pour plus d'information et réserver, consultez le site: www.madeinmetta.fr

jeudi 20 février 2014

La Pagode de Fréjus - 1917



Vidéo publiée le 29 janv. 2014 par Vinh-Thien Quach·
 
France - Pagode Hồng Hiên à Fréjus.
Fréjus, Août 1995 - Photos, Musique et Harmonie : Vinh-Thien Quach.
http://www.thienmusic.com
http://www.youtube.com/user/thienmusic
Voyages en Image et en Musique :
http://thienmusic.free.fr.NotaBene.htm

La pagode Hông Hiên Tu est un lieu de culte bouddhique édifié en 1917 sous l'impulsion du Capitaine Delayen et du Colonel Lame. Elle était à l'origine située au sein du camp Gallieni, aujourd'hui le lieu-dit "les évêques" à Fréjus.
Hồng Hiên Tu signifie "pagode de la fière race Hồng Lạc". On retrouve aussi le nom de "pagode Gallieni" du fait de son implantation.
Sa construction débute en 1917 avec une main d'œuvre fournie par les tirailleurs indochinois présents sur Fréjus avant leur déploiement. Elle fut inaugurée par les autorités municipales le 6 Avril 1919. À la fin de la première guerre mondiale, lorsque les troupes coloniales se retirent, la pagode, faute d'entretien, tombe en ruine. Délaissée pendant la seconde guerre mondiale, elle est sauvée de l'abandon par des réfugiés vietnamiens en 1954. Ceux qui se fixent à Fréjus voulurent reprendre le culte bouddhique.
En 1967, une association voit le jour, et fait tout son possible pour rénover la pagode.
Un temple taoïste et également érigé sur le site meublé par des ornements offert par un couple de taoïste parisien
En 1984, elle figure parmi les fondateurs de l'Ordre bouddhique vietnamien mondial. Elle accueille chaque année les bouddhiques de la région à l'occasion des fêtes bouddhiques importantes.
Elle reste aujourd'hui un lieu de tradition pour les troupes de marine.
Malheureusement, elle est depuis 2009, le centre de conflit judiciaire entre les membres laïcs de l'association bouddhique franco-vietnamienne, propriétaire de la pagode, et les religieux qui occupent la pagode et empêche les membres de l'association de venir pratiquer et de fêter les événements bouddhistes vietnamiens.

www.thienmusic.com
quachvinhthien@gmail.com

Công Binh, la longue nuit indochinoise


Vidéo publiée le 26 août 2013 par Universcine

CÔNG BINH    (Ouvriers Soldats)
film de Lâm  Lê sorti en 2013
 
A la veille de la seconde Guerre Mondiale, 20 000 Vietnamiens furent recrutés de force dans l'Indochine française pour venir suppléer dans les usines d'armement les ouvriers français partis sur le front allemand. Pris à tort pour des soldats, bloqués en France après la défaite de 1940, livrés à la merci des occupants allemands et des patrons collabos, ces ouvriers civils appelés Cong Binh menèrent une vie de parias sous l'Occupation et devinrent notamment les pionniers de la culture du riz en Camargue. Puis, ils furent considérés injustement comme des traîtres au Viet Nam, alors qu'ils étaient pourtant tous derrière Ho Chi Minh pour l'Indépendance du pays en 1945. Ce film raconte leur histoire. Le film a retrouvé une vingtaine de survivants au Viet Nam et en France. Cinq sont décédés pendant le montage du film. Ils racontent aujourd'hui le colonialisme vécu au quotidien et témoignent de l'opprobe qui a touché même leurs enfants. Une page de l''histoire entre la France et le Vietnam honteusement occultée de la mémoire collective. © (Titre original: Công Binh, la longue nuit indochinoise)





Pour en savoir plus sur cette page de notre histoire :

http://www.universcine.com/articles/france-maratre-patrie-entretien-avec-lam-le

Asiatiques de France

Vidéo publiée le 24 septembre 2013 par   pierrehuyen

Documentaire réalisé par Laurence Jourdan


samedi 8 février 2014

De l'euthanasie

 Euthanasie : opinion de Hilde Kieboom, responsable pour la Communauté de Sant’Egidio au Benelux

http://www.lalibre.be/debats/opinions/qui-donc-arretera-le-train-de-l-euthanasie-52a83c01357004c37c8b1de6


 Je ne veux pas mourir dans la "dignité", par Paul Maskens, Diacre
http://www.lalibre.be/debats/opinions/je-ne-veux-pas-mourir-dans-la-dignite-52be55fb35701baedaab2e5a

lundi 3 février 2014

Décès de Geshelags (Vén. Thoupten Phuntsog)

Communiqué sur le site de l'Institut Ganden Ling :

Nous avons la très grande tristesse de vous annoncer que Guéshé Lags, l'ami de toujours du Vénérable Dagpo Rimpotché, nous a quittés.
La cérémonie des obsèques aura lieu le mardi 4 février 2014, après-midi à 13h15, au temple Yiga Tcheudzine de Veneux – les Sablons, Chemin de la Passerelle.
La crémation aura lieu à 16h précises au crématorium de Saint Fargeau Ponthierry, 395 rue du Clos Bernard, 77310.
Des prières y seront récitées dès 15h30


 Pour relire les aventures de Geshelags : J'ai connu le Tibet libre (Grasset, 2001)

 Thoupten Phuntshog a 78 ans (en 2001). Il a fui le Tibet après la répression chinoise, en 1959, avec Dagpo Rimpotché. Il a longtemps travaillé chez Electricité de France, comme documentaliste. 
Jean-Philippe Caudron, ancien rédacteur en chef de La vie, a écrit avec Françoise Forette (La révolution de la longévité, Grasset, 1997) et avec Dagpo Rimpotché (Le lama venu du Tibet, Grasset, 1998). 
Le Livre : Né dans les environs de Lhassa en 1923, Thoupten Phuntshog fréquente au collège de philosophie bouddhiste un jeune maître réincarné, Dagpo Rimpotché. Ensemble, ils fuient le Tibet par les cols de l'Himalaya, lors de la répression chinoise de 1959 (cet épisode fait l'objet du Lama venu du Tibet, publié par Grasset). Thoupten s'installe à Paris, où il devient documentaliste chez Electricité de France... En parallèle, il demeure le fidèle ami de Dagpo Rimpotché et travaille avec lui à la propagation du bouddhisme. Thoupten Phuntshog, dit « Guéshélags » (ami spirituel), a aujourd'hui 78 ans. Pour tous les bouddhistes français, pour les responsables d'associations, les intellectuels, les jeunes disciples, il est considéré comme l'incarnation du Tibet d'avant. Sa mémoire prodigieuse l'a en effet rendu célèbre. Thoupten sait raconter ce pays devenu mythique, qu'il connaît parfaitement, librement, de l'intérieur. Anecdotes, visions, légendes, détails... Il fallait sauver ce trésor vivant : c'est chose fait avec ce livre exceptionnel. Thoupten nous fait vivre un pays hors du commun, très loin de « l'histoire magique » que nous conte le Dalaï-Lama et les mânnes du bouddhisme. Dans ce Tibet d'avant, il y avait un pouvoir théocratique ; une stricte aristocratie ; le servage était généralisé ; et la polyandrie. En 1944, les Tibétains « entendent parler » d'un conflit qui déchirerait le Japon et la Chine... Les mêmes Tibétains accueillent en fanfare les troupes chinoises de Mao Tsé Toung en 1950... Bref, Thoupten évoque un pays compliqué, opaque, mystérieux : une vraie renaissance.

De l'impermanence...



(Vidéo publiée le 7 mai 2012 par Hélène Larrivé)

Hubert Reeves : Nous sommes dans la 6ème extinction de masse. Et cette fois c'est nous qui sommes concernés et non les dinosaures.

vendredi 24 janvier 2014

La vie, selon J.-J. Rousseau


« Le droit de propriété n’étant que de convention et d’institution humaine, tout homme peut à son gré disposer de ce qu’il possède : mais il n’en est pas de même des dons essentiels de la nature, tels que la vie et la liberté, dont il est permis à chacun de jouir et dont il est au moins douteux qu’on ait droit de se dépouiller. En s’ôtant l’une on dégrade son être; en s’ôtant l’autre on l’anéantit autant qu’il est en soi; et comme nul bien temporel ne peut dédommager de l’une et de l’autre, ce serait offenser à la fois la nature et la raison que d’y renoncer à quelque prix que ce fût. »Discours sur l’inégalité de Jean-Jacques Rousseau

Et au Canada ?
  

jeudi 23 janvier 2014

Euthanasie, suicide assisté et sédation terminale : définitions


Des projets de loi vitaux, au sens propre comme au sens figuré, sont en cours de discussion en France. 

Les sondages indiquent qu'une majorité de personnes interrogées y sont favorables.

Seulement, voilà. Au détours des conversations, il apparaît que les termes ne sont pas toujours bien compris. 
Il y a souvent confusion entre "euthanasie" (par définition active, qui consiste à donner la mort) et "euthanasie passive", à savoir interruption de soins.

A noter : l'interruption de soins, sous-entendu "curatifs" n'est pas concernée par les débats actuels car elle est déjà autorisée et encadrée par la loi, qui distingue trois phases :
la phase curative (soins médicaux en vue de soigner, et si possible de guérir, sinon de maintenir)
la phase palliative
la phase terminale 


Dans un souci citoyen de contribuer à des réflexions plus précises, voici les définitions liminaires à propos des protocoles susceptibles de devenir prochainement légaux en France si les parlements en décident ainsi (contre l'avis de toutes les religions et d'une majorité de médecins).

- Euthanasie : mort donnée par un soignant ou par un proche pour soulager une vie déclarée insupportable par le malade.

- Suicide médicalement assisté : mort que se donne un malade en prenant par voie buccale ou intraveineuse des médicaments prescrits et mis à disposition par un médecin.

- Sédation terminale : administration de sédatifs à des doses très élevées qui font perdre la lucidité et qui apaisent le malade en fin de vie souffrant d’une détresse respiratoire ou de douleurs incontrôlables, ou encore d’une très grande anxiété, en courant le risque d’abréger involontairement la vie de ce patient.



lundi 6 janvier 2014

« Les nouveaux chemins de la connaissances » de France Culture

Merci à P. C. pour ce lien :

http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-0?page=1

Podcast de « les nouveaux chemins de la connaissances » de France Culture des 16 au 18 décembre 2013.
 
-          Philosophies indiennes (1-4)  Les Upanishads, les textes fondateurs 16-12-13
-          Philosophies indiennes (2-4)  La Bhagavad-Gita, le chant du bienheureux 17_12-13
-          Philosophies indiennes (3-4)  et l’Inde créa Bouddha 18-12-13
-          Philosophies indiennes (4-4)  Le yoga, une discipline de l’esprit 19-12-13


 

vendredi 3 janvier 2014

Un voeu pieux en ce début d'année : Bienvenue



Bienvenue par les Poppys (1973)
Auteurs-compositeurs : Jacqueline Néro et Gilles Néram 
Soliste en 1973 : Bernard C.



Bienvenue, bienvenue chez nous
Toi qui n'es pas d'ici
Toi qui n'as pas d'amis
Bienvenue, bienvenue chez nous
Toi qui es sans maison
Toi qui es sans chansons

Tu viens de loin, tu portes ton pays
Dans ton coeur, sur ta peau et au fond de tes yeux
Raconte-nous comment était ta vie
Nous te dirons comment tu pourras être heureux

Bienvenue, bienvenue chez nous
Toi, mon frère de la Terre
Mon frère sans frontières

Bienvenue, bienvenue chez nous
Viens vite à notre table
Le monde est formidable
Bienvenue, bienvenue chez nous

jeudi 2 janvier 2014

jeudi 26 décembre 2013

Ganden Namchö

Dès ce soir et plus encore demain, nous célébrerons avec force lumières allumées le Ganden Namchö (dGa' ldan lnga mchod), qui commémore le passage en nirvana de Je Rinpoche (Je Tsongkhapa) en 1419.

Au Tibet, me suis-je laissé dire, tout le monde célébrait le Ganden Namchö, pas seulement les gelugpa. Et chez les Mongols, c'était même devenu le Nouvel An, le jour J où on revêt des habits neufs, où on vieillit d'un an (anniversaire collectif exige), etc.

Mais pourquoi "Ganden Namchö" ?dGa' signifie "aimer, "joie", etc.
ldan a le sens de "avec" (être muni de...)
dGa' ldan est le nom tibétain de Tushita - la Terre Pure (= le Paradis) de Maitreya ; c'est aussi le nom du monastère fondé en 1409 par Je Rinpoche et qui constitue la maison mère des Gandenpa, alias gelugpa - n'en déplaise à nos amis du monastère de Drepung.

lNga, prononcé Nam par attraction vocalique n'est autre que le chiffre 5, mais ici c'est un chiffre contracté pour 25 : le 25ème jour du 10ème mois lunaire, date du décès de Je Rinpoche.
mchod, enfin, veut dire "honorer" et/ou "offrandes".

En bref, il s'agit donc des "offrandes du 25ème jour (du 10ème mois) de / à Ganden". C.Q.F.D.

A propos, les bougies et autres lampes à beurre (ou électriques), il est d'usage de les faire resplendir non seulement cette nuit là, mais aussi la veille et les deux ou trois nuits suivantes.
Donc, si vous avez encore des réserves de lumignons, n'hésitez pas.

Les offrandes de lumière sont en effet cause d'une intelligence claire et lumineuse (cf. loi de causalité).

mercredi 25 décembre 2013

Lamrim - Enseignements de Sa Sainteté le Dalaï Lama

A cas où vous souhaiteriez voir et  écouter les enseignements de Sa Sainteté, voici le lien permettant de les suivre par webcast. 
NB Il n'y a pas de traduction française malheureusement.


Horaires à vérifier

mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël !

Je n'ai pas beaucoup le temps ces temps ci de m'occuper du blog, comme les habitués l'ont sans doute remarqué :-)

Je ne pouvais cependant pas ne pas venir vous saluer en ce début de soirée du 24 décembre.

Mes pensées vont tout particulièrement vers les personnes isolées, et/ou malades, et/ou en détresse, et je formule des voeux sincères pour que tous les êtres puissent accéder au bonheur et à la sérénité.

En ces temps fort agités, je formule des souhaits ardents pour que le bon sens l'emporte, pour que chaque être soit respecté, pour que la vie soit respectée.

Puisque l'expression "le vivre ensemble" est très tendance, je souhaite que nous apprenions à vivre ensemble en toute harmonie, en respectant l'autre et sa différence, et en considérant cette dernière comme une richesse, et non comme un danger.

Je  formule des voeux pour que l'on aille vers plus de liberté et de libertés, et non vers plus d'interdits en légiférant à tout va, au moindre incident.