jeudi 8 avril 2021

Foi et sagesse

 C'est par la foi que l'on peut traverser les courants. 

Et c'est par la sagesse que l'on obtient la pureté.

Paroles prêtées au Bouddha.



mardi 6 avril 2021

L'euthanasie : une fausse "bonne" solution

Le bouddhisme considère que, pour tout être, y compris le plus petit insecte, la vie constitue le bien le plus précieux, et que de tous les supports d’existence, le plus favorable pour évoluer et progresser est la condition humaine.
Se fondant sur la loi de causalité, il pose que ce qui arrive à un individu est forcément le résultat de ses propres karma, c’est-à-dire de ce qu’il a fait, dit ou surtout pensé.
Comparant les différents types d’êtres du samsara, il observe que les souffrances endurées par les humains sont bien moindres que celles que subissent la plupart des autres êtres animés : moins intenses et moins longues.

Par conséquent, dès lors qu'on admet la réincarnation, on ne peut que formellement déconseiller l’euthanasie et le suicide assisté, notamment pour les humains mais aussi pour les animaux : loin de lui apporter le soulagement espéré, il est probable que cela ne fasse que notablement empirer la situation du patient.

A noter : Il n'est pas question de porter un jugement "moral".
Nous ne condamnons ni celui qui demande l’euthanasie ni celui qui l’effectue - s'il agit par bienveillance -, mais nous exhortons à ne pas recourir à des moyens contre-productifs.

Par ailleurs, nous attirons l'attention sur les pressions ainsi exercées tant sur le patient que sur sa famille ou encore sur l'équipe médicale, pour des raisons éventuellement financières, souvent égocentriques (incapacité à supporter la vision de la souffrance de l'autre, surtout d'un proche, et le sentiment d'impuissance), et plus rarement humanistes.

Prétendre qu'il est moralement nécessaire d'abréger la vie d'une personne pour préserver sa dignité, revient à dire que souffrir et vieillir font perdre la dignité !

Avant, il valait mieux être "jeune, beau, riche et en bonne santé".
Maintenant, il faut impérativement être "jeune, beau, riche et en bonne santé" pour avoir le droit de vivre "dignement".

Euthanasie

 La vraie raison


lundi 5 avril 2021

Toute personne a droit à la vie

Extrait de la Charte des Droits fondamentaux de l'Union européenne (Journal officiel des Communautés européennes 18 décembre 2000)

CHAPITRE I - DIGNITÉ

Article premier. Dignité humaine
La dignité humaine est inviolable. Elle doit être respectée et protégée.

Art. 2. Droit à la vie
1. Toute personne a droit à la vie.
2. Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté.

Art. 3. Droit à l’intégrité de la personne
1. Toute personne a droit à son intégrité physique et mentale.
2. Dans le cadre de la médecine et de la biologie, doivent notamment être respectés :
- le consentement libre et éclairé de la personne concernée, selon les modalités définies par la loi,
- l’interdiction des pratiques eugéniques, notamment celles qui ont pour but la sélection des personnes,
- l’interdiction de faire du corps humain et de ses parties, en tant que tels, une source de profit,
- l’interdiction du clonage reproductif des êtres humains.

Art. 4. Interdiction de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants
Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

Art. 5.  Interdiction de l’esclavage et du travail forcé
1. Nul ne peut être tenu en esclavage ni en servitude.
2. Nul ne peut être astreint à accomplir un travail forcé ou obligatoire.
3. La traite des êtres humains est interdite.


=> Quid des lois adoptées par certains pays de l'Union européenne, autorisant l'euthanasie et/ou le suicide assisté ?...

dimanche 4 avril 2021

Myanmar Communiqué UBF

 https://www.bouddhisme-france.org/la-federation/espace-presse-communiques/article/violences-au-myanmar-depuis-le-1er-fevrier-2021

 Condamnation des violences au Myanmar depuis le 1er février 2021

L’Union bouddhiste de France (UBF), fédération qui rassemble la très grande majorité des traditions bouddhistes présentes en France, condamne fermement toutes les violences commises au Myanmar depuis la prise de pouvoir par le général Min Aung Hlaing le 1er février 2021.

Le Myanmar est un pays à forte tradition bouddhiste. Il est particulièrement choquant que les chefs militaires professent leur allégeance au bouddhisme tout en tuant des gens et en violant les droits de l’homme de la population du Myanmar.

Rien ne justifie une telle brutalité de la part de ceux qui sont chargés de maintenir l’ordre public. En tant qu’organisation bouddhiste attachée aux valeurs éthiques universelles que sont la paix, la non-violence, la justice et les droits de l’homme, nous condamnons ces faits et implorons du fond du cœur ceux qui exercent actuellement l’autorité d’arrêter immédiatement ce déchainement de violence.

L’Union Bouddhiste de France, au nom des grands principes démocratiques et des valeurs bouddhistes que nous partageons avec le peuple birman, demande solennellement au pouvoir en place au Myanmar, de cesser de tuer des civils non armés, de libérer tous ceux qui ont été arbitrairement emprisonnés et de rétablir dans leurs fonctions constitutionnelles les dirigeants démocratiquement élus.

Le pôle « Présidence »

 

vendredi 2 avril 2021

La place des femmes dans le bouddhisme

Comme je l'ai déjà laissé entendre parfois, cette question m'agace un peu (et même beaucoup). 
Ce qui démontre que j'ai beaucoup de progrès à faire : irritation, car attachement à mon opinion, le tout sur fond d'ignorance.

Pour résumer mon point de vue :
La vraie question n'est pas la place de la femme dans le bouddhisme, mais la place de la femme dans le samsara.
De toute évidence, ce n'est pas brillant ! Et ce n'est pas un scoop.

Côté bouddhiste  :

le Bouddha est impartial. C'est l'une des qualités fondamentales d'un Bouddha. 
Nier l'impartialité, ou encore l'équanimité, du Bouddha est signe qu'on n'a pas confiance en le Bouddha. 
En ce cas, je ne vois pas comment on pourrait être bouddhiste. Car être bouddhiste se définit comme le fait de placer toute sa confiance en le Bouddha et en son Enseignement. :-)

Par définition, un Bouddha s'adresse à des non Bouddhas, essentiellement à des personnes qui sont encore dans le samsara.
Or, par définition, le samsara est imparfait. Il est de la nature de dukha.

Personnellement, pour moi, l'important est que le Bouddha ait dispensé ses enseignements à toute personne venant le solliciter, que cette personne soit jeune ou vieille, riche ou pauvre, laïque ou religieuse, homme ou femme.
L'important est que, grâce à l'enseignement du Bouddha, beaucoup de ses disciples femmes ont pu obtenir les plus hautes réalisations spirituelles.
Personnellement, mon but en tant que pratiquante du bouddhisme est d'atteindre l'Éveil de Bouddha. 
Pas de me battre pour des titres et autres hochets du samsara : mes ambitions sont nettement plus élevées que cela !

La place de la femme dans la société ? Oui, bien sûr, il faut essayer de l'améliorer.
Pour cela, il faut cerner les vraies causes des problèmes  : attachement, aversion,  ignorance. Et arrêter de déplacer le problème, qui n'est pas le bouddhisme (ou une autre religion), mais la nature du samsara
Il faut aussi arrêter de se bercer d'illusions (suscitées par l'ignorance) : ce qui relève du samsara n'est pas et ne sera jamais parfait.

Pour limiter les dégâts en ce bas monde (imparfait par définition), il faut prendre des mesures appropriées sur les plans politiques et économiques : salaires équivalents, mêmes chances de promotion professionnelles, même accès à l'instruction, etc. etc.
C'est certainement là un combat honorable, mais qui ne concerne pas la seule communauté bouddhiste, il me semble ?

Je crois même que la communauté bouddhiste féminine n'est pas la plus mal lotie, par comparaison aux autres communautés féminines. Par exemple, combien y a-t-il de femmes parmi les chefs de multinationales ? Combien y a-t-il de femmes parmi les chefs d'état ?


mardi 30 mars 2021

De l'irritation

 Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n’était que d’un côté.

(François de La Rochefoucauld ; 1613-1680)

jeudi 25 mars 2021

L'étude

 La pratique bouddhiste se décline en : étude, réflexion, méditation ཐོས་བསམ་སྒོམ་གསུམ་.

Comme l'énumération l'indique, la première étape est "l'étude" ཐོས་པ་, plus littéralement "l'écoute", car la transmission orale est essentielle, et historiquement, l'écriture n'a été inventée que bien après l'apparition du langage articulé. D'ailleurs, encore aujourd'hui, des langues ne sont pas écrites, ou ne l'ont été que récemment, ce qui n'a nullement empêché les populations concernées d'avoir des civilisations riches et de se transmettre leurs valeurs de génération en génération.

Bref, qui souhaite s'engager dans une pratique du bouddhisme se doit de commencer par une étude - pas forcément très détaillée, mais juste et complète.

Encore faut-il s'entendre sur le sens accordé aux mots "étude" ou "écoute".

Cela désigne la démarche d'acquérir de nouvelles connaissances (apprendre de nouveaux mots ou de nouveaux sens) auprès de sources extérieurs : professeurs ou textes. 
Autrement dit, il y a eu étude à condition d'avoir retenu.  
Inversement, si l'on a entendu, ou lu, mais qu'on a ensuite oublié, il n'y a pas encore eu véritablement "étude".


mercredi 24 mars 2021

Jeunesse "éternelle" ?

Il semble que l'histoire/le samsara se répète ! Même Socrate s'y serait laissé prendre. :-) 

 À causes similaires, effets similaires.

C'est la décadence, les enfants n'obéissent plus, le langage s'abîme, les mœurs s'avachissent. Puisse venir le jour où l'humanité coupable finira, où les enfants ne naîtront plus, où tout bruit cessera sur la terre, où il n'y aura plus à lutter contre toutes les nuisances.

Ipuwer de Gizeh, sage de l'Égypte pharaonique, 3000 ans avant l'ère chrétienne. 

Cité par Polybe, historien grec vivant vers 200-120 ans avant Jésus.-Christ.

 

La jeunesse d'aujourd'hui est pourrie jusqu'aux tréfonds, mauvaise, irréligieuse et paresseuse. Elle ne sera jamais comme la jeunesse du passé et sera incapable de préserver notre civilisation. 

Tablette d’argile babylonienne qui daterait de plus de 3000 ans

 

Ils manqueront d'égards et de respect pour leurs parents, sitôt qu'ils vieilliront et durement, sans redouter la justice divine, ils les accableront des plus cruels reproches au lieu de prendre soin de leur vieillesse. Je n'ai plus aucun espoir en l'avenir de notre pays si les jeunes d'aujourd'hui doivent être les dirigeants de demain, car ils sont insupportables, inconscients voire effrayants. Si l'avenir de notre peuple est entre les mains de la jeunesse frivole d'aujourd'hui, il y a de quoi désespérer. Cette jeunesse se conduit avec une suffisance vraiment intolérable. Elle croit avoir la science infuse. Quand moi j'étais jeune, on nous apprenait les bonnes manières et le respect que l'on doit à ses parents. Mais la nouvelle génération n'a de cesse de contester et elle veut avoir raison. Il est un fait certain que les jeunes sont d'une extrême insouciance.

Les travaux et les jours d’Hésiode de Thèbes, poète grec du milieu du Vllle siècle av. J.C.

 

Les jeunes d'aujourd'hui aiment le luxe, méprisent l'autorité et bavardent au lieu de travailler. Ils ne se lèvent plus lorsqu'un adulte pénètre dans la pièce où ils se trouvent. Ils contredisent leurs parents, plastronnent en société, se hâtent à table d'engloutir les desserts, croisent les jambes et tyrannisent leurs maîtres. Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l'autorité et n'ont aucun respect pour l'âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. 

 Socrate, 470-399 av. J.C.

 

Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque les jeunes méprisent les lois, parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux, l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là, en toute beauté et toute jeunesse, le début de la tyrannie. 

Platon, vers 427 - 348/347 av. J.C.

 

Les jeunes d'aujourd'hui aiment le confort, l'argent et la paresse par-dessus le marché. Ils ne veulent plus se marier ou, s'ils sont mariés, élever une famille. C'est tout au plus s'ils consentent à avoir un ou deux enfants, afin de mieux savourer le moment présent. 

Polybe, vers 200-120 av. J.C.

 

 

Stratégie

Ne désire pas de résultat dans cette vie !

Ce qui est fait par intérêt pour cette vie

N’est pas bénéfique pour les vies suivantes.

Intéresse-toi aux vies suivantes !

Cela suscitera des résultats dans cette vie.

 

(Extrait du Tantra de Guyhasamaja)

lundi 22 mars 2021

De l'éthique et de la nature

 Au fond, qu'est-ce que l'éthique, sinon le respect, de soi et d'autrui ainsi que de l'environnement ?

Le Bouddha prône ainsi avec insistance le respect envers les êtres animés et ce dont ils ont besoin pour vivre, à commencer par le monde qui leur sert d'habitat. Il déconseille toute exploitation excessive tant des êtres que des ressources naturelles.

Pour prendre un exemple, dans un discours adressé aux moines, le Bouddha recommande de ne pas couper exagérément de bois, d'une part parce que les arbres abritent des myriades d'insectes, d'autre part pour éviter une déforestation susceptible d'avoir des effets pervers sur le climat. Souvent aussi il met en garde contre la pollution du sol, de l'air ou de l'eau, dont la pureté est vitale pour tous.

Selon le bouddhisme, l'état dans lequel se trouve un environnement résulte des karmas, disons en simplifiant des actes, des êtres qui vivent  dans cet environnement. Il est donc essentiel que chacun ait à cœur d'en prendre soin et de le préserver.

samedi 20 mars 2021

Présentation succincte du bouddhisme

 La logique impose de remonter à la source, c’est à dire à l’exemple fondateur donné par le Bouddha Shakyamouni il y a environ 2600 ans. L’histoire – d’aucuns diraient la légende, mais peu importe, car cela n’altère pas le sens, au contraire – rapporte qu’à la naissance du jeune prince Siddharta, les astrologues prédisent à l’enfant une carrière exceptionnelle, soit en tant qu’empereur universel (cakravartin), soit en tant qu’Eveillé, cad bouddha. Le roi Suddhodana qui tient à assurer sa succession s’ingénie à faire de son fils un souverain éclairé, mais à 29 ans, juste après la naissance de son fils Rahula, Siddharta ayant prouvé sa virilité et rempli son devoir en assurant la descendance, quitte nuitamment le palais. Pour marquer symboliquement son départ du monde profane et de ses objets de jouissance, dont le pouvoir et ses attributs, il coupe sa longue chevelure. Après six années de recherche spirituelle et de rudes ascèses, il acquiert la conviction qu’il faut suivre la voie du milieu, en rejetant les vues et les conduites extrêmes, et il obtient l’Eveil.

 

Gautama Bouddha, également connu sous le nom de Shakyamouni, consacre désormais sa vie, qui durera encore 45 ans, à dispenser son Enseignement, qui n’est pas une religion révélée, mais une voie spirituelle fondée sur l’éthique (y compris le respect de soi, d’autrui, de l’environnement) et la notion de karma[1]. C’est une méthode qui vise à se délivrer de la souffrance en en éliminant les causes, à commencer par l’ignorance flanquée de l’attachement et de l’aversion, et à atteindre le bonheur en en établissant les causes, telles que l’éthique, la sagesse, l’amour et la compassion.

 

Le Bouddha invite ses disciples à suivre son exemple et à se défaire de toute forme d’attachement et d’avidité pour les objets de jouissance de cette vie, en vue d’atteindre l’Eveil. Il prône l’esprit critique et exhorte ses disciples à ne pas le croire pour la seule raison qu’il serait le Bouddha, mais à réfléchir, vérifier et comprendre par eux-mêmes :

 

Ô moines, n'acceptez pas ma parole  

Par simple respect, mais après l'avoir examinée      

Comme on éprouve l'or

En le chauffant, le coupant et le frottant. 

 

N’accordez pas votre confiance à l’individu mais à son enseignement.

N’accordez pas votre confiance aux mots mais à leur signification.

N’accordez pas votre confiance au sens provisoire (qui doit être interprété) mais au sens certain.

N’accordez pas votre confiance à la conscience ordinaire mais à la sagesse. 

(Catuh-pratisarana énoncés dans le  Sutra du Mahaparanirvana.)

 

Le Bouddha organise la communauté religieuse selon le critère d’ancienneté, sans tenir compte de l’origine sociale ni de la caste. Les  décisions sont prises de préférence à l’unanimité, sinon à la majorité. A peine six ans après sa fondation, le Bouddha y admet des femmes, à peu près en même temps que le jaïnisme. Outre les moines et nonnes, il a également de nombreux disciples laïques, dont des rois et des ministres.



[1] Le terme karma a plusieurs acceptions. En très résumé, selon le bouddhisme, tout ce que l’on fait, par le corps, la parole et l’esprit, comporte des karma de nature mentale qui au fur et à mesure imprègnent l’esprit de karma en tant que potentialités, susceptibles d’entraîner divers résultats dont les sensations, les renaissances, etc.



jeudi 18 mars 2021

Symbolique des couleurs

 Version la plus courante, mais pas unique


Blanc  : purification, pureté, activités d'apaisement

             Remède à l'ignorance

Jaune  : accroissement, épanouissement, activités de développement

             Remède à l'orgueil et l'avarice

Bleu    : maîtrise de soi et d'autrui, activités de domination

             Remède à l'aversion (irritation, colère)

Rouge : activités de domination

             Remède à l'attachement

Vert     : toutes les activités

             Remède à la jalousie

 

Khata

Une khata est une écharpe traditionnelle de cérémonie utilisée au Tibet et dans la sphère d'influence tibétaine : Mongolie, Bhoutan, Népal, diaspora.

 

L'usage d'offrir des khata a été institué au Tibet lors de l'introduction du bouddhisme depuis l'Inde, en lieu et place des guirlandes de fleurs.
Les Tibétains ont observé les Indiens faire de nombreuses offrandes de fleurs dans les temples et en toutes occasions  festives ou solennelles.
Mais voilà, le climat tibétain est rude et les fleurs sont rares. D'où l'invention de ces écharpes de cérémonie, en soie ou en coton.

 

Les khatas sont majoritairement en fils de soie très fins ou en fils de coton naturel. Elles comportent souvent les huit symboles de bon augure tissés dans sa trame.

La tradition consiste à offrir une khata à un hôte lors d’occasions diverses, publiques ou privées, comme un mariage, une fête, une naissance, des funérailles ou encore une remise de diplôme.

Recevoir une khata est une marque de bon présage, de pureté et de compassion. C’est un acte de courtoisie et/ou de bénédiction.

 

Les khatas se déclinent en diverses couleurs, avec une prédominance du blanc au Tibet, et du bleu en Mongolie

 

 


mardi 16 mars 2021

Les 7 joyaux kadampa

 Emission Voix Bouddhistes du 3 Juin 2007, France 2.

 Invité : Vénérable Dagpo Rimpoche 

Journaliste : Catherine Barry



lundi 15 mars 2021

Nirvana

 Le terme "nirvana" signifie littéralement "être passé au-delà de la souffrance" (du samsara).

"Nirvana" désigne donc une libération, issue de l'élimination de la souffrance, au travers de l'élimination des causes de la souffrance, dont principalement l'ignorance en tant que saisie d'un soi inhérent.

 

Pour simplifier, disons qu’on admet principalement trois types de nirvana :

 

- Le nirvana « avec reste » et et le nirvana « sans reste » sont atteints par tous les arhats, qui se sont libérés du samsara en éliminant l'attachement, l'aversion et l'ignorance.

 

Le « reste » désigne soit la persistance du corps impur jusqu'à la mort de l'arhat, soit la dualité entre sujet percevant et objet perçu qui persiste hors concentration sur le non-soi.

 

- Le nirvana « sans demeure » est atteint par les Bouddhas qui, bien que libérés du samsara, y reprennent forme pour venir en aide à autrui - c'est le cas, par exemple, des Dalaï-lama, émanations d’Avalokiteshvara, Bouddha de compassion.

 

 

Le « nirvana sans demeure » (ou non fixé) qualifie un nirvana qui ne demeure ni dans le samsara, ni dans le nirvana personnel.

 

N.B. Nirvana et samsara sont de la même nature de vacuité sur le plan ultime.

dimanche 14 mars 2021

Bouddhisme au quotidien


Cf. Shantideva (685 - 763), Bodhisattvacaravatara, VI, 10.

            S'il y a une solution,

            Pourquoi s'inquiéter ?

            S'il n'y a pas de solution,

            Pourquoi s'inquiéter ?

           

=> En cas de difficulté, plutôt que ruminer et se désespérer, mieux vaut regarder s'il y a une solution pour s'en sortir, et si oui, l'appliquer.

 

Par exemple, si on est malade, ne pas tarder à consulter puis suivre le traitement.

Si on perd son travail, faire un bilan des compétences, et éventuellement faire une reconversion.

Une difficulté apparente peut être une opportunité pour aller vers de nouvelles activités.

 

De manière générale, le bouddhisme offre un large éventail de réflexions et méditations

- sur la précieuse existence humaine disponible et qualifiée : prendre conscience de la chance qu'on a et des atouts dont on dispose

- sur l'impermanence (grossière et subtile) : il est normal, et inévitable, que les choses changent.

- sur la loi de causalité, c.a.d. les karmas et leurs résultats (maturité, concordance avec la cause, environnement)

 

=> Prise de responsabilité personnelle, mais aussi grande liberté : on est le principal artisan de sa (ses) vie(s)

 

Outil principal : éthique, qui suppose de recourir à la sagesse/discernement

 

* Quand ça va bien : méditer l'amour : "Puissent tous les êtres accéder au bonheur et aux causes du bonheur ! Puissé-je faire le nécessaire !".

* Quand ça ne va pas bien : méditer la compassion : 'Puissent tous les êtres échapper à la souffrance et aux causes de la souffrance ! Puissé-je faire le nécessaire !".

 

=> En adoptant une telle vision des choses, on n'est plus victime (passif), mais acteur (actif).
Cela permet de tirer parti de toutes circonstances, et d'éviter de sombrer dans la paresse (qui peut revêtir trois aspects : fainéantise, démoralisation, mais aussi ... énergie mal employée).

 

Science de l'esprit

 Bouddhisme = science de l'esprit

 

Finalité : sortir de la souffrance et accéder au bonheur

 

Méthode = la pratique du bouddhisme : travail sur soi, sur son esprit, de manière à l'améliorer : bénéfique pour soi et pour les autres.

 

3 motivations envisageables :

            - bonheur temporaire du samsara

            - bonheur stable de la libération

            - bonheur suprême de l'Éveil de Bouddha

 

Cheminement

Trouver un maître, un guide, un instructeur

Réfléchir à la chance et aux atouts que l'on a (précieuse vie humaine disponible et qualifiée)

Réfléchir au fait qu'elle n'est pas éternelle mais impermanente

Réfléchir aux moyens de se préparer un avenir correct

                        - éthique => bonnes renaissances

                        - éthique + concentration + sagesse => libération

                        - méthode (amour, compassion, esprit d'éveil) + sagesse => Éveil de                               Bouddha