Le blog de MSB. Indications historiques, anecdotiques voire doctrinales sur le bouddhisme.
jeudi 14 avril 2011
Motivation et dédicace 1.
- en préambule, une bonne motivation ;
- en conclusion, une dédicace.
1 - "Motivation", ici, traduit le terme tibétain kun slong, littéralement "qui lève tout".
Il s'agit, en gros, de l'intention, ou disons de l'état d'esprit dans lequel on envisage de faire telle ou telle chose.
Du point de vue de la philosophie bouddhiste, la motivation présente pour aspect majeur (mais pas exclusif) celui de karma (las), au sens de facteur mental omniprésent de la volition (sems byung sems pa).
Les autres aspects pourraient être, par exemple, l'amour, l'esprit d'Eveil, etc.
Par rapport à une seule et même action, y compris de la plus grande banalité, par exemple préparer un repas, il est évident qu'on peut l'entreprendre dans des états d'esprit radicalement différents, allant du neutre au très connoté, en bon ou en mauvais : bienveillance ou aversion, altruisme ou intérêt personnel, humilité ou orgueil, etc., etc.
Il est dit que l'influence de la motivation initiale perdure aussi longtemps qu'un état d'esprit opposé n'apparaît pas pour prendre le relais.
Dans l'hypothèse où nous nous apprêtons le matin à nous habiller, l'esprit empreint d'attachement pour les vêtements avec une pointe d'orgueil à l'idée "d'en jeter", eh bien, sachons que nous allons allégrement accumuler des karma ainsi connotés, jusqu'à ... Horreur !
dimanche 10 avril 2011
Concert de soutien pour le Japon
Barber Adagio pour cordes
Mozart Symphony No.29, en la majeur K.201
Mozart Symphony No.40, en sol mineur K.550
Cordialement,
mercredi 6 avril 2011
Retour de jeunesse
Comme prévu, j'ai eu du mal à le comprendre.
Comme pas du tout prévu, j'ai eu un coéquipier : Thupten Gyatso, président de la Commauté tibétaine de Paris, et surtout originaire également de l'Amdo, et ancien moine de Gomang Datsang.
Nous avons commencé par une prestation en duo, puis Thupten a préféré continuer et conclure en solo.
Grand soulagement pour moi.
Intéressant pour les auditeurs, je crois.
Cela m'a mis en joie, pour plusieurs raisons trop longues à relater ici, et cela a fait remonter un souvenir de jeunesse :
en 1980, je m'étais déjà trouvée dans un cas de figure analogue.
C'était lors d'un séjour de Kyabje Ling Dorjechang, le dernier hélas, à l'Haÿ-les-Roses, chez Rinpoche.
Par l'intermédiaire de Geshe Lobsang Tengye, Kybje Ling Rinpoche avait été invité à la Pagode Linh Son, à Joinville le Pont.
Je lui avais déjà servie de traductrice plusieurs fois, mais dans le cadre d'entretiens privés.
C'était une première pour un exposé public.
Handicaps supplémentaires pour le cheval que je suis (NB selon l'horoscope asiatique : rassurez-vous, je ne me prends pas pour un équidé.) :
* on m'avait placée non pas à côté, mais devant le Tuteur Senior, en lui tournant le dos - pas très traditionnel selon les canons tibétains ;
* Rinpoche était certes à côté de moi, pour m'aider en cas de difficulté, mais ... Rinpoche était debout, alors que j'étais assise - toujours pas très conforme à nos usages.
* La Pagode était comble ; beaucoup de personnes étaient debout, faute de sièges en nombre suffisant.
Bref, j'étais tout sauf à l'aise. Et pas du tout sûre de moi (doux euphémisme).
Aux premières phrases énoncées par Kyabje Ling Rinpoche, j'ai prudemment préféré me tourner vers Rinpoche pour avoir confirmation de ce que j'avais cru comprendre.
Or, parmi les personnes debout, il y avait Bruno, un jeune Français qui à l'époque était moine au centre Tharpa Choeling du Mont Pèlerin, auprès de Geshe Rabtenlags.
Voilà notre Bruno, sans doute agacé de mes atermoiements, qui s'empare du micro et se met à traduire. Avec assurance, contrairement à moi - qui n'étais pas mécontente d'être délivrée de la torture de l'interprétariat.
Kyabje Rinpoche me fit signe plusieurs fois de reprendre le micro, mais j'aurais dû l'arracher à Bruno, et - autant l'avouer - je n'en avais guère envie. Ni la force, je suppose.
J'ai ainsi passé les deux heures assise aux pieds de Kyabje Ling Rinpoche, quasiment blottie contre ses genoux bienveillants, face à l'assistance, et sans plus rien avoir à dire.
Un grand moment !
dimanche 3 avril 2011
Accompagnement des mourants
sur l'Accompagnement aux Mourants,
le vendredi 8 avril 2011 à 17h30
au Carrousel du Louvres,
Salle Raphaël,
99 rue de Rivoli,
Paris 1er arrondissement
Métro Palais Royal.
vendredi 1 avril 2011
Tashi deleg
Puisque jusqu'en 1564 et l'ordonnance du roi Charles IX, le Nouvel An était célébré le 1er avril.*
Au Tibet aussi, dans certaines régions, le Nouvel An est (était) fixé au printemps.
* C'est même pas un poisson !
jeudi 31 mars 2011
L'abbé de Gomang Datsang à Paris
Cérémonie pour le Japon
Guignols de l'info
le Président de l'Union bouddhiste de France a sa marionnette depuis hier soir (30 mars) aux Guignols de l'info...
mercredi 23 mars 2011
Décès de Jampa Rinpoche le 22 mars 2011

| Jampa Rinpoche (1993) Born in Tawo, Kham, in eastern Tibet in 1936, Jampa Rinpoche was recognized at the age of three as the reincarnation of the great practitioner and physician-adept Gonpo Rinchen. Jampa Rinpoche was a very close disciple of Kyabje Ling Rinpoche, senior tutor to His Holiness the Dalai Lama, and participated in finding the reincarnation of Ling Rinpoche. | |
mardi 22 mars 2011
Discours de SS le Dalaï Lama 19-03-11
(Pour le petite histoire :
au Tibet c'était le Ganden Tripa - chef de l'école des gelugpa - qui exposait traditionnellement les Jataka tout au long des festivités du Mönlam, à Lhasa, dans le grand temple du Jokhang.)
Traduction en anglais
Discours en tibétain
dimanche 20 mars 2011
mercredi 16 mars 2011
Japon : cérémonie de prières à la Grande Pagode du Bois de Vincennes
Le 27 mars 2011, à la Grande Pagode du Bois de Vincennes, à partir de 15 heures
Cérémonie de recueillement et de prières pour le Japon et toutes les victimes des catastrophes qui s'enchaînent dans le monde actuellement
L’Union Bouddhiste de France s’associe à la douleur et la détresse des habitants de la région de Sendai et du peuple japonais, et de toutes les populations touchées par cette cascade d’événements dramatiques d’une rare intensité. L’émotion suscitée par cette effroyable catastrophe est immense et les mots deviennent dérisoires.
Au nom des bouddhistes de France, nous témoignons de notre profonde compassion et sympathie à toutes les victimes et à leurs familles.
Nous les assurons de nos prières et de notre sincère amitié.
L’UBF invite tous les centres bouddhistes de France à dédier les rituels et cérémonies de ces prochains jours à l’intention des victimes et sinistrés de ce drame brutal.
Le 27 mars, une cérémonie commune réunira toutes les traditions bouddhistes à la Grande Pagode du Bois de Vincennes, à partir de 15 h, afin de partager un moment de recueillement, dans un élan de fraternité et d’espoir pour un dénouement proche et rassurant.
Grande Pagode
Route de la Ceinture du Lac Daumesnil
75012 Paris
Métro Porte Dorée
Tél. 06 19 14 25 52
E-mail : info@bouddhisme-france.org
lundi 14 mars 2011
Prières
Cela peut paraître minime, voire stérile.
Et pourtant.
Si on admet la loi de causalité, tout résultat procède d'une ou plusieurs causes mauvais, associées à un nombre x de conditions telles qu'elles permettent à la ou aux cause(s) mauvaises de donner leur ou leurs résultats, forcément déplaisants.
Sachant qu'au final, c'est l'ultime goutte qui fait déborder le vase, des voeux et prières judicieusement formulés pourraient faire pencher la balance du bon côté.
Cela vaut donc le coup de tout essayer, y compris l'accumulation de karma bons + dédicaces.
Japon
Outre les secousses qui depuis se répètent à intervalles rapprochés, ce matin (lundi), deux séismes assez forts se sont à nouveau produits : 5,9 sur l'échelle ouverte de Richter pour l'un. Dans la centrale de Fukushima, des explosions successives laissent craindre une catastrophe nucléaire.
Cela semblerait largement suffisant pour juguler la saisie d'éternalisme ?
Apparemment non...
vendredi 11 mars 2011
Séisme et tsunami
Voici qui vient illustrer clairement, hélas :
l'impermanence grossière des choses ;
la loi de causalité ;
l'interdépendance,
et bien d'autres points.
jeudi 10 mars 2011
Les bouddhistes dans le monde
Rassurez-vous :
nous serions entre 800 cents millions et un milliard sur cette planète.
+ les Bouddhas qui, percevant tout, sont partout :
l'une des caractéristiques d'un Bouddha est qu'il se trouve à tout endroit qu'il perçoit.
Et comme il perçoit tout à chaque instant, puisqu'il est omniscient, ...
Maître racine
- * Ultimement, tous les Maîtres de x sont autant de Maîtres-racines pour x. Encore faut-il que x ait suffisamment développé la foi et la sagesse pour s'en rendre compte.
* En deçà, dans le mahayana, le Maître racine est celui grâce aux instructions duquel on aurait réalisé l'esprit d'Eveil (bodhicitta).
* En deçà, tant qu'on n'a pas réalisé l'esprit d'Eveil, le Maître racine est celui qui a l'influence la plus manifestement bénéfique, celui qui inspire le plus aisément de la foi, etc.
* Selon le vinaya, le Maître principal est l'abbé (upadhyaya), cad celui qui fait entrer dans les ordres (ce qui suppose un minimum de renoncement au samsara).
Le grand geshe kadampa Potowa dit que son véritable abbé était Domtönpa.
Comme Domtönpa était non pas moine, mais laïc, il n'avait évidemment pas conféré l'ordination à Potowa, mais celui-ci le considéra comme son vrai upadhyaya, car - expliquait-il -, c'est Domtönpa qui lui permit de réaliser le renoncement au samsara.
Des Maîtres
Quand la relation s'établit-elle ?
- Sitôt qu'en écoutant un Enseignement, même très bref (par ex l'énonciation d'un verset), l'auditeur se positionne en tant que disciple, en se disant qu'il considère l'enseignant comme son Maître (= comme l'un de des Maîtres).
Vaut-il mieux avoir un ou plusieurs Maîtres ?
- Ca dépend.
Selon la lignée kadampa, issue d'Atisha et Dromtönpa, il est dit que les disciples débutants auraient intérêt à n'avoir que peu de Maîtres, alors que les disciples désormais pleins de foi peuvent se permettre, et ont même intérêt, à avoir beaucoup de Maîtres.
Atisha aurait ainsi eu une bonne centaine de Maîtres, tandis que Domtönpa en aurait eu ... trois seulement.
Domtönpa n'était certainement pas un débutant, mais il a ainsi montré un exemple, Atisha en montrant un autre : magnifique concerto à deux voix.
Combien de temps dure la relation ?
- Normalement, elle est irréversible, et elle se poursuit de vie en vie.
Sauf si le disciple change d'avis et décide de ne plus suivre ce Maître.
Une telle rupture est l'une des fautes les plus graves qui soient, surtout dans la tradition vajrayana du mahayana.
A l'éclairage de la réincarnation et de loi de causalité, il est erroné, voire nocif, de parler d'"ancien" Maître ou d'"ancien" disciple, du seul fait que l'un ou l'autre serait décédé.
De même que de changer d'habits ne modifie ni n'interrompt les relations nouées avec l'entourage, le fait de changer de support physique ne modifie pas ni n'interrompt les relations nouées avec les Maîtres.



