Séniors: La qualité des repas n’est pas au menu des maisons de retraite 20minutes.fr -
SANTE - L’UFC-Que Choisir alerte sur la dénutrition et la malnutrition dans les EHPAD…
Le blog de MSB. Indications historiques, anecdotiques voire doctrinales sur le bouddhisme.
dimanche 29 mars 2015
vendredi 27 mars 2015
Laïcité mêle-tout ou fourre-tout ?
Selon les textes fondateurs, la laïcité est le principe de séparation de l'État et de la religion.
Les trois piliers de la laïcité :
Aujourd'hui, on mêle la laïcité à tout et n'importe quoi, y compris les menu des cantines scolaires, et les tenues vestimentaires !
A quand un uniforme laïque, bien évidemment unisexe, obligatoire pour toute personne séjournant sur le territoire national - citoyens, résidents, touristes ?
Bien sûr, que les cantines proposent un menu végétarien, voire végétalien, j'y serais favorable.
Je préférerais cependant que ce soit au nom de la liberté de pensée et/ou du respect de l'environnement.
En laissant tomber toute référence à la laïcité, qui - à mon avis - n'a rien à voir là-dedans...
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/26/le-repas-vegetarien-le-plus-laique-de-tous_4602163_3232.html
http://www.bfmtv.com/societe/cantines-matthieu-ricard-propose-le-menu-vegetarien-le-plus-laique-de-tous-872020.html
Les trois piliers de la laïcité :
- La séparation des pouvoirs entre l’État et la religion afin que les décisions du gouvernement soient prises uniquement dans l’intérêt de la population (en principe...), et non en fonction de préceptes religieux ;
- La neutralité de l’État vis-à-vis de la croyance ou de l’incroyance des citoyens et citoyennes afin de leur assurer l’égalité de traitement sans égard aux croyances de ceux-ci (principe de non-discrimination) ;
- La reconnaissance de la liberté de conscience et de religion incluant la liberté d’expression et qui, selon la Déclaration universelle de l’ONU, implique autant l’espace public que privé.
Aujourd'hui, on mêle la laïcité à tout et n'importe quoi, y compris les menu des cantines scolaires, et les tenues vestimentaires !
A quand un uniforme laïque, bien évidemment unisexe, obligatoire pour toute personne séjournant sur le territoire national - citoyens, résidents, touristes ?
Bien sûr, que les cantines proposent un menu végétarien, voire végétalien, j'y serais favorable.
Je préférerais cependant que ce soit au nom de la liberté de pensée et/ou du respect de l'environnement.
En laissant tomber toute référence à la laïcité, qui - à mon avis - n'a rien à voir là-dedans...
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/26/le-repas-vegetarien-le-plus-laique-de-tous_4602163_3232.html
http://www.bfmtv.com/societe/cantines-matthieu-ricard-propose-le-menu-vegetarien-le-plus-laique-de-tous-872020.html
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jeudi 26 mars 2015
Solidarité
A faire connaître
www.toutvert.fr/magasins-ou-tout-est-gratuit/
15 févr. 2015 - Oui oui, vous avez bien lu ! Il existe des magasins où tout est gratuit. On
connaissait déjà les ressourceries, vide-greniers, dépôts ventes… où ...
mercredi 25 mars 2015
Charte de la fraternité
Source :
www.toulouse.fr/web/la.../-/actu-signature-de-la-charte-de-la-fraternite
La Charte de la Fraternité a été officiellement signée ce jeudi 19 mars, à la préfecture de Haute-Garonne devant un parterre de personnalités dont Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation, des représentants des principales religions, Latifa Ibn Ziaten, mère de Imad, première victime de Mohamed Merah tué en mars 2012... Jean-Luc Moudenc était représenté par Daniel Rougé, adjoint au maire chargé de la solidarité et de la santé publique.
Au lendemain des tueries de Toulouse et de Montauban de mars 2012, l'État avait demandé aux représentants des différents cultes de travailler à la rédaction d'un texte qui deviendrait une charte de la fraternité. Cette signature marque l'aboutissement de trois années de travail, d'échange, de dialogue intercultuel... les représentants des principales religions, qui ont écrit et signée cette Charte, souhaitent ainsi envoyer à l'ensemble des citoyens un message commun, de paix et de fraternité.
L'objectif de cette Charte est multiple :
Promouvoir les rapprochements entre les hommes de toutes religions et cultures, afin d'apprendre à mieux connaître chacun, avec ses valeurs et convictions respectives
Favoriser l'éducation à l'autre
Lutter ensemble contre l'antisémitisme, la christianophobie et l'islamophobie et contre toutes les formes de racisme, de discrimination et d'exclusion
Condamner avec la même vigueur toute attitude extrémiste et toute stigmatisation.
"Cette charte est une magnifique occasion de tracer un chemin, a terminé Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur face à la haine, la République doit être forte et rester debout."
Les signataires :
Mohamed Hajji, président du Conseil régional du culte musulman Midi-Pyrénées
Révérend Chanoine Andrew Hawken, chapelain de l'Église anglicane de Midi-Pyrénées et de l'Aude,
François Lecointre, représentant de l'Union bouddhiste de France Midi-Pyrénées
Monseigneur Robert Le Gall, Archevêque Métropolitain de Toulouse
Jean-claude Walrawens, Délégué de la Fédération protestante de France
Harold Avraham Weill, Rabbin de Toulouse et des pays de la Garonne
www.toulouse.fr/web/la.../-/actu-signature-de-la-charte-de-la-fraternite
La Charte de la Fraternité a été officiellement signée ce jeudi 19 mars, à la préfecture de Haute-Garonne devant un parterre de personnalités dont Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation, des représentants des principales religions, Latifa Ibn Ziaten, mère de Imad, première victime de Mohamed Merah tué en mars 2012... Jean-Luc Moudenc était représenté par Daniel Rougé, adjoint au maire chargé de la solidarité et de la santé publique.
Au lendemain des tueries de Toulouse et de Montauban de mars 2012, l'État avait demandé aux représentants des différents cultes de travailler à la rédaction d'un texte qui deviendrait une charte de la fraternité. Cette signature marque l'aboutissement de trois années de travail, d'échange, de dialogue intercultuel... les représentants des principales religions, qui ont écrit et signée cette Charte, souhaitent ainsi envoyer à l'ensemble des citoyens un message commun, de paix et de fraternité.
L'objectif de cette Charte est multiple :
Promouvoir les rapprochements entre les hommes de toutes religions et cultures, afin d'apprendre à mieux connaître chacun, avec ses valeurs et convictions respectives
Favoriser l'éducation à l'autre
Lutter ensemble contre l'antisémitisme, la christianophobie et l'islamophobie et contre toutes les formes de racisme, de discrimination et d'exclusion
Condamner avec la même vigueur toute attitude extrémiste et toute stigmatisation.
"Cette charte est une magnifique occasion de tracer un chemin, a terminé Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur face à la haine, la République doit être forte et rester debout."
Mohamed Hajji, président du Conseil régional du culte musulman Midi-Pyrénées
Révérend Chanoine Andrew Hawken, chapelain de l'Église anglicane de Midi-Pyrénées et de l'Aude,
François Lecointre, représentant de l'Union bouddhiste de France Midi-Pyrénées
Monseigneur Robert Le Gall, Archevêque Métropolitain de Toulouse
Jean-claude Walrawens, Délégué de la Fédération protestante de France
Harold Avraham Weill, Rabbin de Toulouse et des pays de la Garonne
Combien de lieux de culte en France ?
La semaine dernière, le Sénat a adopté et présenté le rapport du Sénateur Hervé Maurey sur les
lieux de culte en France, avec les chiffres suivants :
45 000 églises catholiques, 4 000 temples protestants, 2 450 mosquées, 420 synagogues, 380 lieux de culte bouddhistes, 150 églises orthodoxes.
Lien pour télécharger ce rapport : http://www.senat.fr/rap/r14-345/r14-3451.pdf
45 000 églises catholiques, 4 000 temples protestants, 2 450 mosquées, 420 synagogues, 380 lieux de culte bouddhistes, 150 églises orthodoxes.
Lien pour télécharger ce rapport : http://www.senat.fr/rap/r14-345/r14-3451.pdf
mardi 24 mars 2015
La non-violence par SS le Dalaï Lama
Vidéo mise en ligne par Christophe Cadene le 19 août 2014, avec ce commentaire :
Voilà 16 ans maintenant, c'était en 1998, j'avais enregistré sur VHS cette interview de S.S. le XIVe Dalaï Lama par Michel Denisot lors de son émission "A part ça !" diffusée sur Canal+. Après consultation, je me suis aperçu que cet entretien n'était disponible nulle part. Il m'est alors apparu intéressant d'en faire profiter mes amis humains.
A suivre :
"La Réincarnation ou Renaissance" (4/12)
"Les plus grands fléaux" (5/12)
"La surpopulation et le contrôle des naissances" (6/12)
"L'intégrisme religieux" (7/12)
"Bouddhisme et Christianisme" (8/12)
"Le plus important dans la vie d’un homme" (9/12)
"Vos journées à Dharamsala" (10/12)
"Y aura-t-il un XVe Dalaï Lama" (11/12)
"A part ça ?" (12/12)
Puissent ces enseignements de S.S. être utiles au plus grand nombre.
Tashi Delek
Chaîne Youtube de Christophe Cadene
Curieuse époque
Curieuse époque où on occulte qu'avorter, c'est ... tuer, qu'euthanasier, c'est ... tuer, que donner les moyens à quelqu'un de se suicider, c'est ... tuer.
Dans l'Antiquité, le pater familias romain avait le droit de vie et de mort.
Le père grec avait le droit d'"exposer" les enfants dont il avait décidé de se débarrasser. Il ne les tuait pas directement, mais la plupart des enfants exposés (en majorité des filles) mouraient.
Abroger ces coutumes avait été un progrès.
Y revenir ...
Dans l'Antiquité, le pater familias romain avait le droit de vie et de mort.
Le père grec avait le droit d'"exposer" les enfants dont il avait décidé de se débarrasser. Il ne les tuait pas directement, mais la plupart des enfants exposés (en majorité des filles) mouraient.
Abroger ces coutumes avait été un progrès.
Y revenir ...
samedi 21 mars 2015
Avortement
Avortement, la loi du silence
Documentaire allemand diffusé le mardi 17 mars à 23h35 (51 min) sur Arte
Quatre Allemandes brisent la chape de silence qui entoure encore aujourd’hui l’avortement. Un documentaire bouleversant sur la délicate reconstruction qu’induit une IVG.
La réalisatrice Renate Günther Greene a avorté à l’âge de 25 ans. Après plusieurs décennies de refoulement, son retour sur les lieux de l’intervention l’a submergée de douleur. Elle a alors cherché à entrer en contact avec des femmes au parcours similaire, mais s’est heurtée à un mur de silence. Pourquoi, alors qu’elles avaient revendiqué haut et fort le droit à disposer de leur corps dans les années 1970, les femmes éprouvent-elles tant de difficultés à assumer le recours à l’avortement ? La réalisatrice a rencontré la rescapée d’une IVG qui, adolescente, a sombré dans l’anorexie avant de découvrir que son sentiment d’être jumelle ne relevait pas de la démence mais venait de l’intervention subie par sa mère quand elle la portait. Trois femmes qui ont avorté quand elles étaient plus jeunes racontent par ailleurs leur expérience et ses conséquences, entre relative sérénité et culpabilité suffocante.
lundi 16 mars 2015
Le Mahamoudra selon l'école Gelugpa
Enseignements de Geshe Yonten Gyatso
Mardi 17 mars 2015
de 15h à 18h et de 20h à 22h
Thème : Le Mahamoudra selon l'école Gelugpa
Adresse : Best Western Hotel Le Galice 5, Route de Galice 13090 Aix-en-Provence
Cf. Site de l’Association Bouddhiste Tibétaine de Marseille (13)
"Lumière de Lune" - "Dawai Eu" (Mogchok Rinpoche)
Mardi 17 mars 2015
de 15h à 18h et de 20h à 22h
Thème : Le Mahamoudra selon l'école Gelugpa
Adresse : Best Western Hotel Le Galice 5, Route de Galice 13090 Aix-en-Provence
Cf. Site de l’Association Bouddhiste Tibétaine de Marseille (13)
"Lumière de Lune" - "Dawai Eu" (Mogchok Rinpoche)
L'esprit et les perceptions
Info pour ceux qui souhaiteraient avoir un texte en français sur le sujet :
Connaître l'esprit selon le bouddhisme tibétain, de Lati Rinpoche, Editions Vajra Yogini, 2002
Connaître l'esprit selon le bouddhisme tibétain, de Lati Rinpoche, Editions Vajra Yogini, 2002
« La façon dont les fonctions
cognitives sont engendrées ne nous apparaît pas évidente parce que nous
ne sommes pas habitués à y réfléchir. Mais à force de considération
répétée, nous pourrons parvenir à en percevoir le processus... L’étude
de ce texte, permet de reconnaître quelles sont les différentes sortes
de conscience, comment elles s’agencent les unes par rapport aux autres,
celles qu’il est utile de développer ou d’abandonner... Les cinq
consciences sensorielles et la conscience mentale sont toutes esprit. »
Ce commentaire pointu d’un manuel utilisé
dans les monastères intéressera les pratiquants comme tous ceux qui
étudient les sciences cognitives ou la philosophie de l’esprit.
Traduit de l'anglais par Bruno Liber-Chrétien assisté de Sam Régad.
Lati Rinpoché
Moine à l’âge de dix ans, Lati Rinpoché (1922 - 2010) est né dans le Khams et a été reconnu comme tulkou (réincarnation d'un grand pratiquant). A 15 ans, il est entré au monastère de Ganden Shartsé près de Lhasa. Il y a obtenu le titre de guéshé lharampa en 1956 puis a complété sa formation en tantras au monastère tantrique de Gyutö.
Moine à l’âge de dix ans, Lati Rinpoché (1922 - 2010) est né dans le Khams et a été reconnu comme tulkou (réincarnation d'un grand pratiquant). A 15 ans, il est entré au monastère de Ganden Shartsé près de Lhasa. Il y a obtenu le titre de guéshé lharampa en 1956 puis a complété sa formation en tantras au monastère tantrique de Gyutö.
Après l’exil en Inde, il a enseigné au monastère Namgyal Datsang à Dharamsala et a été abbé du collège de Shartsé du
monastère de Ganden reconstruit en Inde. Il a aussi été tuteur et maître de nombreux jeunes tulkou, tels Trijang Tchoktrul Rinpoche ou encore Zong Tchoktrul Rinpoche.
Il a fait de nombreux séjours dans différents pays du monde, dont la France, pour enseigner le Dharma.
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biographie,
doctrine,
Ganden,
Lati Rinpoche,
philosophie,
pratique,
Tibet
vendredi 13 mars 2015
Félicitations au nouveau Président de l'Union Bouddhiste de France
Toutes mes félicitations et encouragements au Révérend Olivier Wang-Genh, qui reprend la fonction de Président de l'Union Bouddhiste de France !
Mes meilleurs voeux au nouveau CA élu hier lors de l'AGO de l'UBF.
Mes meilleurs voeux au nouveau CA élu hier lors de l'AGO de l'UBF.
Le chant des douze significations de l’esprit - Milarepa
Je me prosterne aux pieds du Lama sacré.
Bienfaiteurs qui désirez réaliser la nature de l’esprit,
Si vous pratiquez, agissez ainsi :
La foi, l’érudition, la noblesse
Sont l’arbre de vie de l’esprit.
Une fois planté, il est facile à consolider.
Si vous le soignez, vous réussirez.
Le détachement, le renoncement, la clairvoyance
Sont l’armure de l’esprit.
Une fois revêtue, elle est légère et résistante.
Si vous la portez, vous réussirez.
La méditation, l’enthousiasme, la patience,
Sont l’étalon de l’esprit.
Une fois lancé, il s’échappe rapidement.
Si vous l’enfourchez, vous réussirez.
La connaissance de soi, la lucidité, le ravissement
Sont le fruit de l’esprit.
Une fois cultivé, il mûrit et revigore.
Si vous le semez, vous réussirez.
Inspiré par son cœur, le yogi a chanté
Ces douze significations de l’esprit.
Bienfaiteurs, ne manquez pas d’exercer votre foi !
Extrait
du Chapitre 6 du premier Tome des Cent Mille Chants de Milarépa
Traduit du tibétain par Marie-José Lamothe
Editions Fayard.
Traduit du tibétain par Marie-José Lamothe
Editions Fayard.
mercredi 11 mars 2015
Bouddhisme, statues et autres "supports de foi"
Pour qui a décidé de prendre refuge en les Trois Joyaux, c'est-à-dire d'accorder sa pleine confiance en le Bouddha - le Guide -, le Dharma - le refuge véritable - et les Sangha - les modèles et compagnons sur la voie spirituelle -, bref d'être bouddhiste, tous les objets ou symboles qui représentent, ou plutôt matérialisent les Trois Joyaux, constituent des "supports de foi", comme on dit en tibétain (dad pa'i rten). Ils sont des objets précieux, dignes du plus grand respect.
Les préceptes consécutifs à la prise de refuge recommandent de les traiter avec soin, et de les placer en hauteur et dans des endroits propres. Cela devrait aller de soi, sans qu'il soit nécessaire d'en faire en règle imposée de l'extérieur, mais si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant...
En fait, en toute représentation d'un Bouddha, un bouddhiste devrait voir le Bouddha lui-même, et non un objet inanimé et inerte. Et se comporter vis-à-vis d'elle comme il le ferait en présence du Bouddha "en chair et en os". Au fil des siècles, des pratiquants sincères ont ainsi pu répéter des expériences qui ne semblent "miraculeuses" qu'aux yeux des incroyants, depuis des suintements de nectar à de véritables conversations !
En or ou en argile, une statue de Bouddha mérite donc une égale déférence, et peut véhiculer une égale bénédiction. Comme le soulignait Geshe Potowa, l'ampleur et la puissance de la bénédiction reçue dépendent de celui qui la reçoit, et non de celui qui l'octroie : par définition, un Bouddha est impartial.
Les écrits - qui représentent le refuge véritable, à savoir le Dharma - sont encore plus respectables que les statues. Ainsi faudrait-il ne rien poser sur un texte, pas même une statue du Bouddha. Bien évidemment, il est formellement déconseillé de les poser par terre, ou de s'asseoir dessus...
Il est à noter que cela concerne tous les écrits, y compris les journaux, et pas seulement les "textes sacrés" !
Pourquoi ?
Parce que la Parole du Bouddha (comme celle des autres Maîtres religieux et spirituels, toutes religions confondues) est son, que le son est transcrit par les lettres, et que tout texte est composé de lettres.
Ca peut paraître désuet à un Occidental laïc du XXIème siècle, mais il y a peu, en Europe aussi, les livres étaient rares. Ils étaient tantôt respectés, tantôt victimes d'autodafés, en fait pour les mêmes raisons : le livre est vecteur de connaissance et de sagesse.
Eh oui, l'être humain est paradoxal !
Aujourd'hui, en France, nous nous indignons (à juste titre) des saccages d'objets d'arts et de bibliothèques perpétrés en Irak.
Dans le même temps, nous trouvons parfaitement normal, cad "laïc", de nous essuyer les pieds sur un paillasson ou de nous asseoir pour déféquer sur un abattant wc "ornés" de Bouddha.
Les préceptes consécutifs à la prise de refuge recommandent de les traiter avec soin, et de les placer en hauteur et dans des endroits propres. Cela devrait aller de soi, sans qu'il soit nécessaire d'en faire en règle imposée de l'extérieur, mais si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant...
En fait, en toute représentation d'un Bouddha, un bouddhiste devrait voir le Bouddha lui-même, et non un objet inanimé et inerte. Et se comporter vis-à-vis d'elle comme il le ferait en présence du Bouddha "en chair et en os". Au fil des siècles, des pratiquants sincères ont ainsi pu répéter des expériences qui ne semblent "miraculeuses" qu'aux yeux des incroyants, depuis des suintements de nectar à de véritables conversations !
En or ou en argile, une statue de Bouddha mérite donc une égale déférence, et peut véhiculer une égale bénédiction. Comme le soulignait Geshe Potowa, l'ampleur et la puissance de la bénédiction reçue dépendent de celui qui la reçoit, et non de celui qui l'octroie : par définition, un Bouddha est impartial.
Les écrits - qui représentent le refuge véritable, à savoir le Dharma - sont encore plus respectables que les statues. Ainsi faudrait-il ne rien poser sur un texte, pas même une statue du Bouddha. Bien évidemment, il est formellement déconseillé de les poser par terre, ou de s'asseoir dessus...
Il est à noter que cela concerne tous les écrits, y compris les journaux, et pas seulement les "textes sacrés" !
Pourquoi ?
Parce que la Parole du Bouddha (comme celle des autres Maîtres religieux et spirituels, toutes religions confondues) est son, que le son est transcrit par les lettres, et que tout texte est composé de lettres.
Ca peut paraître désuet à un Occidental laïc du XXIème siècle, mais il y a peu, en Europe aussi, les livres étaient rares. Ils étaient tantôt respectés, tantôt victimes d'autodafés, en fait pour les mêmes raisons : le livre est vecteur de connaissance et de sagesse.
Eh oui, l'être humain est paradoxal !
Aujourd'hui, en France, nous nous indignons (à juste titre) des saccages d'objets d'arts et de bibliothèques perpétrés en Irak.
Dans le même temps, nous trouvons parfaitement normal, cad "laïc", de nous essuyer les pieds sur un paillasson ou de nous asseoir pour déféquer sur un abattant wc "ornés" de Bouddha.
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statues,
Tibet
Blasphème, patience et compassion
Pour
revenir sur le point un peu scabreux évoqué l'autre jour dans un post intitulé Pratiques
commerciales douteuses, à savoir la regrettable affaire des têtes de
Bouddha sur des objets triviaux tels que des paillassons ou des abattants WC,
les réactions de mes amis bouddhistes asiatiques qui crient au blasphème, ou au
sacrilège, et expriment un certain mécontentement, voire un mécontentement
certain, m'ont fait réfléchir - une fois n'est pas coutume.
Pour
rappeler le cadre français, la laïcité implique la liberté d'expression, dont
la liberté artistique. Quant à la notion de blasphème, elle n'existe pas (plus)
dans la loi - sauf en Alsace Lorraine.
Côté
bouddhisme, tout bouddhiste est censé manifester le plus grand respect envers
les Trois Joyaux, et ce qui les représente, dont les livres, les statues, les
stoupas. Les "supports de foi" doivent être placés en hauteur,
dans des endroits propres.
Envers qui
lui nuit, tout bouddhiste est également censé :
* faire
preuve de patience - cad ne pas se mettre en colère, et surtout pas répondre à
la violence par la violence,
* réfléchir
aux liens entre les karmas et les résultats, et assumer ses responsabilités,
* si
possible, éprouver de la compassion envers le tourmentateur.
Mais pour être
bouddhiste, on n'en est pas moins humain...
Et je
trouve que mes amis réfugiés ont quelques circonstances atténuantes :
voir fouler aux pieds des images du Bouddha ravive en eux des blessures profondes, infligées par les atrocités qu'ils ont fuies en quittant qui le Cambodge, qui le Laos, qui le Tibet.
voir fouler aux pieds des images du Bouddha ravive en eux des blessures profondes, infligées par les atrocités qu'ils ont fuies en quittant qui le Cambodge, qui le Laos, qui le Tibet.
Là-bas,
le moteur était la haine.
Ici, c'est "juste" l'attachement.
Dans les deux cas, l'origine est l'ignorance.
Ici, c'est "juste" l'attachement.
Dans les deux cas, l'origine est l'ignorance.
Tout bien
réfléchi, les bouddhistes d'origine asiatiques sont admirables de patience !
Hommage aux bouddhistes de France et message d'espoir
La communauté bouddhiste de France, qui compterait environ un million de personnes, a la réputation d'être plutôt paisible et discrète.
D'où vient-elle ? Comment est-elle composée ?
Les bouddhistes de France se répartissent en deux groupes, d'importances numériques très inégales : les bouddhistes de naissance (d'origine asiatique) et les bouddhistes par choix (origine européenne ou autres).
Les premiers sont les plus nombreux, de très loin : 2/3 à 3/4 de la communauté.
C'est à eux que je souhaite rendre hommage.
D'une part, ils m'ont apporté le Dharma.
D'autre part, leur intégration à notre société française est remarquable, surtout quand on repense à leur histoire.
Ils sont des modèles d'adaptation.
Et ces temps troublés (des temps paisibles existe-t-il vraiment en ce bas monde ?), leur exemple pourrait être source d'espoir pour les opprimés actuels de Syrie, du Niger ou d'ailleurs.
Parmi les bouddhistes de France d'origine asiatique, beaucoup sont issus d'anciennes colonies, qui n'ont pas laissé que des bons souvenirs aux indigènes...
Beaucoup sont surtout des réfugiés ou des enfants de réfugiés, qui vivent avec la mémoire et les séquelles des atrocités commises par les khmers rouges, gardes rouges ou autres tortionnaires : massacres ; tortures ; famines ; destructions de monastères, de livres, de statues, etc.
A titre d'exemple, au Tibet, 90 % des monastères tibétains ont été rasés durant la Révolution culturelle. Entre 1950 et 1976, il y a eu environ 1,2 million de morts, soit un cinquième de la population.
La sinistre Révolution culturelle a pris fin, mais pas l'occupation. La liste des victimes politiques s'allonge chaque année.
Au Cambodge, statues et monastères ont été détruits à l'explosif par les khmers rouges, qui ont massacré 1,7 million de leurs compatriotes, soit 21 % de la population. La dictature de Pol Pot a pris fin, mais les mines antipersonnelles continuent de faire de nombreuses victimes, directes et indirectes.
Kalmouks, Laotiens, Vietnamiens, sans oublier les Chinois et les autres, ont connu également bien des vicissitudes - pour parler par euphémisme.
Pays d'origine par ordre alphabétique
en gras, les pays d'où ont fui des réfugiés (à diverses dates)
D'où vient-elle ? Comment est-elle composée ?
Les bouddhistes de France se répartissent en deux groupes, d'importances numériques très inégales : les bouddhistes de naissance (d'origine asiatique) et les bouddhistes par choix (origine européenne ou autres).
Les premiers sont les plus nombreux, de très loin : 2/3 à 3/4 de la communauté.
C'est à eux que je souhaite rendre hommage.
D'une part, ils m'ont apporté le Dharma.
D'autre part, leur intégration à notre société française est remarquable, surtout quand on repense à leur histoire.
Ils sont des modèles d'adaptation.
Et ces temps troublés (des temps paisibles existe-t-il vraiment en ce bas monde ?), leur exemple pourrait être source d'espoir pour les opprimés actuels de Syrie, du Niger ou d'ailleurs.
Parmi les bouddhistes de France d'origine asiatique, beaucoup sont issus d'anciennes colonies, qui n'ont pas laissé que des bons souvenirs aux indigènes...
Beaucoup sont surtout des réfugiés ou des enfants de réfugiés, qui vivent avec la mémoire et les séquelles des atrocités commises par les khmers rouges, gardes rouges ou autres tortionnaires : massacres ; tortures ; famines ; destructions de monastères, de livres, de statues, etc.
A titre d'exemple, au Tibet, 90 % des monastères tibétains ont été rasés durant la Révolution culturelle. Entre 1950 et 1976, il y a eu environ 1,2 million de morts, soit un cinquième de la population.
La sinistre Révolution culturelle a pris fin, mais pas l'occupation. La liste des victimes politiques s'allonge chaque année.
Au Cambodge, statues et monastères ont été détruits à l'explosif par les khmers rouges, qui ont massacré 1,7 million de leurs compatriotes, soit 21 % de la population. La dictature de Pol Pot a pris fin, mais les mines antipersonnelles continuent de faire de nombreuses victimes, directes et indirectes.
Kalmouks, Laotiens, Vietnamiens, sans oublier les Chinois et les autres, ont connu également bien des vicissitudes - pour parler par euphémisme.
Pays d'origine par ordre alphabétique
en gras, les pays d'où ont fui des réfugiés (à diverses dates)
Birmanie
Bhoutan
Cambodge
Chine (République populaire de)
Corée du nord
Corée du sud
Japon
Laos
Mongolie
Tibet
Sri Lanka
Taïwan
Thaïlande
URSS/Russie
URSS/Russie
Vietnam
mardi 10 mars 2015
Chant des quatre abandons - Milarepa
O excellente Peldarboum !
Vous qui êtes riche de foi, écoutez
La route sera plus longue dans la vie future,
Avez-vous entamé les apprêts du voyage ?
Si vous n'avez pas commencé les provisions,
Je vous prie de donner, avec générosité
L'adversaire joue le rôle d'un dogue nommé avarice.
On l'attache à son profit mais il apporte le mal.
Connaissiez-vous l'ennemi avarice ?
Si oui, laissez-le tomber !
O excellente Peldarboum
Les ténèbres seront plus noires dans la vie future,
Avez-vous entamé les préparatifs d'éclairage ?
Si vous n'avez pas prévu de lampe,
Je vous prie de méditer car là est la lumière.
L'adversaire est ce sommeil des morts que l’on nomme
ignorance.
On l'utilise à son profit mais il apporte le mal.
Connaissiez-vous l'ignorance ennemie ?
Si oui, débarrassez-vous-en !
O excellente Peldarboum !
La frayeur sera plus grande dans la vie future.
Avez-vous entamé l’appareil d'une escorte ?
Si vous n'avez pas organisé de convoi,
Je vous prie d'agir selon la Doctrine divine.
L'adversaire qui pose les objections a pour nom famille.
Il s'attache à être utile mais apporte le mal.
Connaissiez-vous l'ennemi famille ?
Si oui, abandonnez-le !
O excellente Peldarboum !
Le chemin sera étroit et hasardeux dans la vie future.
Avez-vous commencé d'épargner pour une monture ?
Si vous n'avez pas prévu de coursier,
Je vous prie de montrer hardiesse et énergie.
L'adversaire est cet imposteur que l'on nomme paresse.
On l'attache à son profit mais il apporte le mal.
Connaissiez-vous l'ennemi indolence ?
Si oui, bannissez-le !
Crimes au nom de "religions"
Vidéo ajoutée le 30 décembre 2010 par treblechoir99
Paroles et musique : Mike Ofer
Chanson composée après les attentats du 11 septembre 2001, qui reste malheureusement toujours d'actulité
Interprètes : les Petits Chanteurs à la Croix de Bois
Dites moi pourquoi toutes ces guerres
La haine, le sang et la misère
On est tous nés sur cette terre
Pour vivre heureux comme des frères
Dis moi papa pourquoi ces morts
Au nom de Dieu de tous les bords
On viole, on tue, on assassine
Petits et grands on les supprime
Dis moi ma sœur pourquoi tu pleures ?
Au pied des tours y'avait des fleurs
Des hommes, des femmes et des enfants
Que nous aimerons éternellement
Quel Dieu a dit, et de quel droit
On veut nous imposer des lois ?
Sans liberté, sans espérance
Blanc ou noir sans différences
Où les femmes souffrent, comme des esclaves
Elles vivent l'enfer soumises mais braves
Et toi maman essuie tes larmes
Ils ont tué, ils ont des armes
Nos âmes blessées sont en colère
Il y a des fous qui veulent la guerre
Criez au monde vous les nations
Qu'il faut punir l'éducation
Qui prêche la haine, la mort, le sang
Dans les espoirs des pauvres gens
Au monde entier, nous le disons
Il n'y a pas de religion
Qui prêche la haine, la mort, le sang
Pourquoi tuer des innocents ?
Pourquoi détruire, nous faire souffrir ?
Nous voulons vivre et ne pas mourir
Pour toutes les femmes qui sont esclaves
Qui vivent l'enfer soumises mais braves
Un jour viendra nos fils jouerons
Sans haine, ni guerre de religion
Assez de guerres, jetez vos armes !
Plus d'orphelins, ni sang, ni larmes !
Au monde entier, à toutes les races
New York elle vit et vous embrasse
Et par l'amour, la paix nous vaincrons
Toi liberté nous gagnerons
La liberté nous gagnerons !
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