Les grandes énigmes de la science - 11/11/1995
Le blog de MSB. Indications historiques, anecdotiques voire doctrinales sur le bouddhisme.
mercredi 22 août 2012
La face cachée de l'esprit
Les grandes énigmes de la science - 11/11/1995
Sagesses Bouddhistes - Shundô Aoyama, nonne zen sôtô
1) Émission du 12 décembre 2010
Shundô Aoyama, portrait d’une nonne zen sôtô, Abbesse à Nagoya et à Nagano - Japon
Documentaire. Réalisé par Nina Barbier.
Sagesses Bouddhistes - Shundô Aoyama, nonne zen... par vchristophe
2) Émission du 19 décembre 2010
"Aichi Senmon Nisodo ou l’enseignement aux moniales dans la tradition zen sôtô au Japon"
Documentaire. Réalisé par Nina Barbier pour Sagesses bouddhistes.
Sagesses Bouddhistes - Shundô Aoyama, nonne zen... par vchristophe
Souvenir, souvenir !
Quand je préparais mon mémoire de maîtrise de japonais, à propos des moniales bouddhistes au Pays du soleil levant, Shundô Aoyama avait eu l'extrême gentillesse de répondre au questionnaire que j'avais adressé un peu partout, sans grand succès.
mardi 21 août 2012
Méthode et sagesse
La sagesse (shes rab) a pour aspect principal la compréhension de la vacuité.
La méthode (thabs) inclut toutes les autres qualités, de la générosité à la concentration en passant par l'éthique, le point d'orgue étant l'esprit d'Eveil, aspiration foncièrement altruiste à devenir Bouddha, fondée sur une compassion et un amour portant désormais à égalité sur tous les êtres souffrants.
Le challenge est donc de parachever tant le discernement que les qualités du coeur.
Une intelligence dépourvue de bonté s'avère sèche sur fond d'égocentrisme.
La bonté dénuée de discernement peut faire commettre pas mal de bêtises, comme le souligne un vieil adage bien de chez nous : L'enfer est pavé de bonnes intentions.
Comme le soulignait Atisha, tant qu'on n'a pas développé la clairvoyance en réalisant le calme mental, on risque fort de se fourvoyer tout en voulant bien faire.
dimanche 19 août 2012
Le bouddhisme, facile ?
Les textes et le bouddhisme
Don et purification
Don et purification font très bon ménage.
destinés à être placés dans des stupas ou sanctuaires
ou à être mis gracieusement à disposition d'autrui.
le don du Dharma.
vendredi 27 juillet 2012
Des autoperceptions
C'est le cas des sautrantrika, des cittamatrin et des svatantrika
Autrement dit, les autoperceptions sont réfutées par les vaibhashika et les prasangika, qui n'en voient pas l'utilité.
La définition de rang rig est "'dzin rnam", littéralement "aspect saisissant", cad jouant le rôle de sujet appréhendant l'objet : gzung rnam, "aspect saisi" (ou encore "aspect perçu").
Elles se déclinent également en trois catégories :
* perceptions (initiales) avérées / pramana
* perceptions avérées consécutives
* perceptions machinales
Des perceptions yogiques directes rnal ‘byor mngon sum
Elles se répartissent donc en trois groupes, selon qu'elles relèvent
* du chemin de la vision
* du chemin de la méditation
* du chemin au-delà de l'entraînement.
Elles peuvent être accomplies par
des arya-shravaka
des arya-pratyekabuddha
des aryabodhisattvas
des Aryabuddha
Elles sont par définition des perceptions avérées, initiales (tshad ma ; pramana) ou consécutives (dpyad shes).
Des perceptions mentales directes yid mnon
* des perceptions (initiales) avérées / pramana
* des perceptions avérées consécutives
* des perceptions machinales.
Les six « clairvoyances » (abhijnâ ; mnon shes), parfois rendues en français par "perceptions supranormales" ou encore "connaissances supramondaines" - relèvent des perceptions mentales directes :
1) Perceptions d'un "oeil divin"
2) Perceptions d'une "oreille divine"
3) Perceptions des pensées d'autrui
4) Perceptions "miraculeuses"
5) Perceptions se remémorant les vies antérieures
6) Perceptions de l'annihilation des souillures
1) Les perceptions d'un "oeil divin" consistent à "voir" à travers les murs ou encore à de très longues distances. Elles peuvent aussi porter sur l'avenir des êtres et voir quand ils vont mourir et quelle renaissance ils vont prendre.
2) Les perception d'une "oreille divine" appréhendent des sons qui échappent aux perceptions auditives ordinaires, par exemple des sons très éloignés.
Par exemple, dans les biographies d'Atisha, il est souvent fait référence au fait que du Tibet, il entendait les clochettes agitées par ses disciples en train de l'invoquer en Inde.
3) Cette catégorie est facile à comprendre : faculté à discerner les pensées d'autrui.
4) Les perceptions "miraculeuses" coïncident avec les pouvoirs dits "ordinaires", tels que la capacité d'ubiquité, la capacité de voler dans les airs, de marcher sur les eaux, etc., bref de maîtriser les éléments.
5) Facile à comprendre.
6) Les perceptions de l'annihilation des souillures, qui coïncident avec la certitude d'avoir atteint la libération, n'existent que chez les Bouddhas et les Aryabodhisattva.
Des perceptions sensorielles directes
Selon une classification ternaire, les perceptions sensorielles directes peuvent être :
* des perceptions (initiales) avérées / pramana
* des perceptions avérées consécutives
* des perceptions machinales
Selon une classification en quatre, elles peuvent avoir pour objets :
* des formes
* des sons
* des odeurs
* des saveurs
* des touchers
Des perceptions directes "mngon sum"
Euthanasie et animaux
Les animaux, comme les humains, sont des êtres animés, dotés de sensibilité et d'intelligence.
Alors, que faire quand ils arrivent en fin de vie ?
"Abréger" leurs souffrances en les euthanasiant ?
Si seulement on pouvait être sûr de les abréger, leurs souffrances !
Pour ceux qui sont totalement persuadés qu'en tout et pour tout il n'y a qu'une vie : l'actuelle, la réponse est simple : il vaut mieux abréger les souffrances.
(Seule demeure la question de déterminer qui on cherche le plus à soulager : l'animal en fin de vie, ou le propriétaire qui n'en peut plus, ou qui a autre chose à faire, ou qui trouve que cela coûte trop cher.)
En revanche, quand on envisage que la mort ne marque pas de fin définitive, qu'on en soit sûr ou qu'on s'interroge, cela devient plus délicat :
Est-ce qu'on abrège vraiment les souffrances de l'animal ou est-ce qu'on l'expédie prématurément vers quelque chose de similaire, voire de pire ?
Des personnes dotées d'une clairvoyance telle qu'elles percevraient le futur d'autrui (et d'elles-mêmes) pourraient sans doute prendre des décisions à bon escient.
En-deçà, ne joue-t-on pas aux apprentis sorciers ?
Contrairement à ce que certains disent, ne pas euthanasier ne signifie pas "ne rien faire" en abandonnant un être à son sort - sous-entendu à d'atroces souffrances.
Dans la mesure du possible, il convient certes d'apporter des soins "de confort" et de faire en sorte de calmer la douleur. (Oui, c'est onéreux, c'est vrai...)
N'existe-t-il pas une voie du milieu bannissant les extrêmes de l'acharnement thérapeutique et de l'euthanasie expéditive ?
Avis aux amateurs de beaux livres sur le Dharma
Be sure to reserve your seat for future Wednesday night screenings at the Rubin Museum of Art.
http://www.rmanyc.org/digitaldharma
lundi 16 juillet 2012
Au fond, ...
C'est quelqu'un qui prend conscience qu'alors qu'il ne demande qu'à être heureux, il est loin du compte.
Effrayé de tout ce à quoi il est exposé, il se tourne vers le Bouddha, bien décidé à suivre ses recommandations, car il voit où ses propres essais l'ont mené jusqu'à ce jour.
mardi 26 juin 2012
Hiver 2012 : Lamrim transmis par SS le Dalaï Lama
lundi 25 juin 2012
jeudi 7 juin 2012
Festival de l'Himalaya les 23 et 24 juin
Samedi 23 juin 2012 (estimation d’horaire)
MatinAprès-midi
Soirée continue . . .
Dimanche 24 juin 2012 (estimation d’horaire)
MatinAprès-midi
Pour aller à la Grande Pagode :
samedi 28 avril 2012
Recherche du bonheur
Oui, mais quel bonheur ?
1° Nous (personnes ordinaires telles que moi) sommes dans le (très) court terme
-> Recherche des plaisirs et du confort transitoires dans l'immédiat.
Advienne que pourra demain...
2° Nos Maîtres et les pratiquants de haut niveau sont dans le (très) long terme
-> Recherche du bonheur authentique, désormais stable : bonheur procédant au minimum de la libération, de préférence de l'état de Bouddha.
Advienne que pourra aujourd'hui et demain...
Challenge : passer du groupe n° 1 au groupe n° 2.
Le plus vite possible.
jeudi 26 avril 2012
Fête du bouddhisme 2012 retransmise par webcast
- Vidéo-transmission en direct de la Fête du Bouddhisme -
Retransmission intégrale des conférences et cérémonies sur le site de l'UBF,
www.bouddhisme-france.org
Au programme :
Samedi webcast de 14h à 19h
14h00 Cérémonie d’ouverture célébrée par la tradition Théravada
15h-16h50 Conférence du Dr Christophe André « Méditer aujourd'hui», suivi d'un atelier de méditation (16h)
17h-18h50 Conférence du Vénérable Dagpo Rinpoché « Enseignements sur la méditation », suivi d'un atelier de méditation ( 18h)
Dimanche webcast de 13h à 19h
13h-14h15 Atelier de méditation Théravada
14h30 Cérémonie inter-religieuse de célébration pour la Paix (Les communautés juives, chrétiennes, musulmanes et bouddhistes recueillies ensemble pour un moment de chant et de partage)
15h-16h50 Conférence de Laurent Genshin Strim « La méditation zen », suivi d'un atelier de méditation ( 16h)
17h-18h30 Enseignement sur la méditation en Pleine Conscience, par la communauté du Village des Pruniers, suivi d'un atelier de méditation ( 18h).
18h30 Cérémonie de clôture et de dédicaces
Pour permettre à un maximum de personnes de participer à cette fête :
merci de bien vouloir transmettre cette information à vos membres, sur votre site Internet et à vos amis.
mardi 10 avril 2012
Vesak & Fête du bouddhisme à la Grande Pagode

Samedi 5 mai 11h - 21h30
11h Ouverture des portes et des stands des différentes communautés bouddhistes
(stands de 11h-19h)
14h Cérémonie d’ouverture célébrée par la tradition Théravada
15-16h50 Conférence du Dr Christophe André « Méditer aujourd’hui », suivi d’un atelier de méditation
Le Dr Christophe André pratique la méditation depuis des années. Mais il l’utilise aussi pour soigner : il anime, à l’Hôpital Sainte-Anne à Paris, des groupes de méditation pour aider ses patients à se libérer de la souffrance et à savourer leur existence.
17h-18h50 Vénérable Dagpo Rinpoché (Vajrayana, gelugpa) « Enseignements sur la méditation », suivi d’un atelier de méditation
Le Vénérable Dagpo Rinpoche est le supérieur de la Congrégation Ganden Ling et de l’Institut Guépèle de Veneux-Les Sablons (77).
19h30 - 21h30 Veillée des lumières pour célébrer la fête du Vesak
Intronisation des Reliques du Bouddha (offertes par la Thaïlande en 2009) Discours d’accueil par l’UBF
* Cérémonies par les diverses traditions bouddhistes présentes
* Méditation silencieuse en commun
* Procession aux bougies autour de la Pagode, en présence des Reliques
* Dédicace par l’UBF et clôture de la journée
*
Dimanche 6 mai 11h - 19h30
11h Ouverture des portes et des stands des différentes communautés bouddhistes.
13h-14h15 Atelier de méditation Theravada
14h30 Cérémonie inter-religieuse de célébration pour la Paix
(les communautés juives, chrétiennes, musulmanes et bouddhistes recueillies ensemble pour un moment de chant et de partage)
* Discours d’accueil du Président de l’UBF
* Chant et brève allocution pour la paix de chaque représentant des religion/tradition présentes
* Chaque religion allume une grande bougie
* Méditation silencieuse en commun
* Dédicace chantée par un religieux
* Partage du thé entre religions
15h->19h Enseignements et ateliers de méditation par des maîtres de différentes traditions bouddhistes
* 15h-16h50 Conférence de Laurent Genshin Strim (Zen Sôtô), « La méditation zen », suivi d’un atelier de méditation
* 17h-18h30 Soeur Dao Nghiem (Village des Pruniers), Enseignement sur « Pleine conscience et méditation », suivi d’un atelier de méditation
* 18h30 Cérémonie de clôture et dédicace.
vendredi 6 avril 2012
La précieuse guirlande des Avis au Roi
La précieuse guirlande des Avis au Roi, de... par sakiamuni
(Vidéo ajoutée le 27-12-2009)
Lors de l'émission Sagesses Bouddhistes du dimanche 27 décembre 2009, Rinpoche a commenté
La précieuse guirlande des Avis au Roi (Ratnavali), de Nagarjuna
Lapsus - 1
Mais oui, c'est bien la perfection de la sagesse qu'il serait bien de réaliser :-)
Car en ce qui concerne la ... paresse, hum ! No comment...
Ben oui, j'ai - encore - fait un lapsus (ô combien) révélateur.
Depuis, une question me titille :
Ce que de par chez nous, nous dénommons "lapsus révélateurs", est-ce que cela entrerait dans la catégorie des formes révélatrices de la pensée ?
samedi 24 mars 2012
Fin de vie
Ajoutée le 28-01-2012 par MEMORIALCAEN
Une lycéenne de 16 ans, Alma, vient de remporter le concours de plaidoirie organisé par le Mémorial de Caen.
Elle a choisi pour thème la fin de vie - si vous avez quelques minutes, cela vaut la peine d'écouter son plaidoyer !
Le Mémorial de Caen - Alma Adilon-Lonardoni / Lycée Champagnat - Saint-Symphorien-sur-Coise (69) - http://www.memorial-caen.fr
jeudi 22 mars 2012
Les cinq "sciences mineures"
* poésie
* théâtre (opéra)
* astrologie
* danse
* langue
Pour prendre un exemple tibétain, Sakya Pandita (1140-1225) porte ce titre de "pandit" parce qu'il avait réalisé les cinq sciences majeures et les cinq sciences mineures, après avoir étudié notamment aupèrs de Danashila, Sugatsshri et Samgsashri.
Les cinq "sciences majeures"
* shabda-vidyâ (sgra'i rig pa) : la science des sons (la grammaire), nécessaire pour s'exprimer de manière claire et juste, et permettre à autrui de comprendre ce qui est ou n'est pas ;
* hetu-vidya (gtan tshigs rig pa) : la science des causes, ou encore des raisons (la logique, la dialectique), nécessaire pour établir la justesse des vues, tant les siennes que celles d'autrui ;
* shilpakamasthâma-vidyâ (bzo ba'i rig pa) : les arts et métiers (arts, techniques, etc.), nécessaires pour venir en aide à autrui sur le plan matériel
* cikitsâ-vidyâ (gso-b'a rig pa) : la science de la guérison (la médecine), pour traiter et si possible guérir les maladies physiques et mentales
* adhyâtma-vidyâ (nang rigpa) : la "science intérieure" - le Tripitaka, les douze sections de l'Enseignement du Bouddha
lundi 5 mars 2012
Sagesses Bouddhistes - De l'amour
Sagesses Bouddhistes - Parlons-nous d'Amour par vchristophe
Emission du 19 Juin 2011
"Parlons-nous d’amour"
Documentaire sur l'amour et la compassion dans le bouddhisme, sur des images du Panthéon Bouddhique du Musée Guimet.
Avec :
le Vénérable Dagpo Rinpoche pour le mahayana - vajrayana
Jeanne Schut pour le theravada
Jérôme Ducor pour le mahayana - paramitayana.
vendredi 2 mars 2012
De la confiance
Eh bien, cela dépend entre autres * de ce que l'on entend par "avoir confiance en le Maître" ainsi que * du moment concerné.
1) Les Enseignements relatifs à la prise de refuge en les Trois Joyaux - en lesquels le Maître est inclus, et/ou qui inclut les Trois Joyaux - sont des plus clairs :
la confiance (la foi) placée en les Trois Joyaux protège, en ce sens qu'elle suppose et implique l'application des préceptes consécutifs, essentiellement l'observance de l'éthique, à l'éclairage de la loi de causalité.
Dire qu'on "a foi", mais en même temps ne pas faire le moindre effort pour appliquer les instructions, révèle qu'on n'a pas encore réellement foi.
En revanche, la foi en les Trois Joyaux n'implique pas une croyance aveugle en des notions dogmatiques.
Le Bouddha a toujours exhorté ses disciples à réfléchir et vérifier par eux-mêmes.
2) Il est dit que, quand on arrive en fin de vie, le tout dernier moment de pensée ordinaire est extrêmement important, car c'est lui qui porte à maturité le ou les karma qui va ou vont déterminer la prochaine naissance :
un état d'esprit bénéfique favorise le développement de bons karma, d'où une prochaine bonne renaissance ;
un état d'esprit agité, non vertueux, renforce de mauvais karma.
Autrement dit, si la dernière pensée est de l'ordre de la foi, oui, cela protège - pour cette fois - d'une mauvaise renaissance.
En revanche, même si au cours de la vie, on éprouve de la foi/confiance en le Maître (plus généralement, en tout objet digne de foi), si malencontreusement, à l'article de la mort, on se laisse dominer par de la colère, de l'avarice ou tout autre facteur perturbateur, ce sont des mauvais karma qui seront alors portés à maturité...
Les bénéfices de la foi ne seront pas forcément perdus, mais ils risquent de ne pouvoir fructifier que lors d'une vie ultérieure.
D'où l'importance de se préparer à la mort en s'habituant suffisamment à un état d'esprit bénéfique - n'importe lequel : foi, amour, compassion, générosité, éthique, sagesse, etc., etc. - pour qu'il puisse jaillir "naturellement" au moment J.
D'où l'intérêt de la méditation.
jeudi 1 mars 2012
La prière en sept branches
Vidéo ajoutée par yokadaishi le 13 mai 2010
Prière pour faire naître l'esprit d'Eveil altruiste (bodhicitta):
"Animé du souhait de libérer tous les être, je prends Refuge dans le Bouddha, le Dharma et le Sangha jusqu'au plein Eveil.
Pénétré de sagesse et de compassion, aujourd'hui, en présence du Bouddha, j'engendre l'esprit d'Eveil altruiste pour le bien de tous les êtres sensibles.
Tant que durera l'espace, tant qu'il y aura des êtres, puissé-je moi aussi demeurer pour dissiper la douleur du monde."
Autre prière:
"Afin d'établir l'infinité des êtres sensibles dans l'état d'Omniscience, je vais développer la Bodhicitta, l'esprit d'Eveil altruiste.
Je me prosterne avec mon corps, ma parole et mon esprit.
J'offre toutes les choses désirables, celles que je possède comme celles que je ne possède pas, et plus particulièrement j'offre tous les actes que j'ai accomplis avec le corps, la parole ou l'esprit. Pendant tout le temps où mon esprit a été sous l'emprise d'émotions afflictives, j'ai commis des actes négatifs. Cela a été une énorme erreur. Je veux désormais me libérer du joug des émotions afflictives. Je me réjouis des qualités présentes dans mon esprit et dans celui d'autrui.
lundi 27 février 2012
Histoire du Tibet du XIIème au XXIème siècle

jeudi 23 février 2012
Perceptions exactes
Oui, selon les sautrantika : les perceptions sans erreur à propos de l'objet leur apparaissant.
Non, selon les cittamatrin et les madhyamika, dont les arguments sont par ailleurs divers.
Par exemple, les cittamatrin soulignent que la vision d'un être ordinaire est par définition faussée en ce sens où le sujet et l'objet apparaît distincts, séparés l'un de l'autre.
Pour les madhyamika-prasangika, la vision d'un être ordinaire est par définition faussée parce qu'elle est encore et toujours mêlée à la saisie de l'absolu བདེན་འཛིན་
mercredi 22 février 2012
dimanche 19 février 2012
L'Université des Va-nu-pieds (Inde)
A Rajasthan, en Inde, une école hors du commun forme hommes et femmes venant de milieux ruraux -- illettrés pour la plupart -- pour devenir ingénieurs en énergie solaire, artisans, dentistes et docteurs dans leur propre villages. Elle s'appelle l'Université des Va-nu-pieds, et son fondateur, Bunker Roy, nous explique comment elle fonctionne :
J'aimerais vous faire voyager dans un autre monde. Et j'aimerais partager avec vous une histoire d'amour longue de 45 ans avec les pauvres, qui vivent avec moins d'un dollar par jour. J'ai bénéficié d'une éducation très élitiste, snob, et coûteuse en Inde, et cela m'a presque détruit. J'étais prêt à devenir diplomate, professeur, docteur - tout était écrit d'avance. Et puis,on ne dirait pas, mais j'étais champion national de squash en Inde pendant trois ans. (Rires) Le monde entier était à ma portée. Tout était à mes pieds. Rien ne pouvait mal tourner. Et puis j'ai pensé par pure curiosité que j'aimerais bien aller vivre et travailler et juste voir à quoi ressemble un village.
Alors en 1965, je me suis rendu à ce qui était décrit comme la pire famine de l'état du Bihar en Inde, et j'ai vu la famine, la mort, des gens qui mourraient de faim, pour la première fois. Ça a changé ma vie. Je suis rentré chez moi, et j'ai dis à ma mère, "j'aimerais vivre et travailler dans un village." Ma mère sombra dans le coma. (Rires) "Qu'est-ce que c'est que ça? Le monde entier est à tes pieds, les meilleurs emplois sont à ta portée, et tu veux aller travailler dans un village? Je veux dire, qu'est-ce qui ne va pas chez toi?" J'ai dis, "Non, j'ai bénéficié de la meilleur éducation possible. Cela m'a fait réfléchir. Et j'ai voulu donner quelque chose en retour à ma manière." "Qu'est-ce que tu veux faire dans un village? Pas de travail, pas d'argent, pas de sécurité, pas d'avenir." J'ai dis, "Je veux vivre et creuser des puits pendant cinq ans." "Creuser des puits pendant cinq ans? Tu as été formé dans l'école et l'université les plus chères en Inde, et tu veux aller creuser des puits pendant cinq ans?" Elle ne m'a pas adressé la parole pendant une longue période, parce qu'elle pensait que j'avais laissé tomber ma famille.
Mais après, j'ai été exposé aux connaissances et compétences les plus extraordinaires que les pauvres possèdent, qui ne sont jamais intégrées dans la structure éducative traditionnelle -- qui ne sont jamais identifiées, respectées, appliquées à grande échelle. Et j'ai décidé de créer une Université des Va-nu-pieds -- une université réservée aux pauvres. Cette université serait le reflet de ce que les pauvres considéreraient important. Je me suis rendu dans ce village pour la première fois. Les anciens sont venus à moi et m'ont demandé, "Est-ce que fuis la police?" J'ai répondu, "Non." (Rires) "Tu as raté ton examen?" J'ai répondu, "Non." "Tu n'as pas réussi à avoir un emploi au gouvernement?" J'ai répondu, "Non." "Qu'est-ce que tu viens faire là? Pourquoi est-ce que tu es là? Le système éducatif en Inde porte votre regard sur Paris, New Delhi and Zurick; qu'est-ce que tu fais dans ce village? Y aurait-il quelque chose qui ne va pas chez toi que tu essayerais de nous cacher?" J'ai répondu, "Non, en fait je veux lancer une université réservée aux démunis. Cette université serait le reflet de ce que les pauvres considèreraient important."
Alors les anciens m'ont donné un conseil très sain et très profond. Ils m'ont dit, "S'il te plait, n'accepte personne avec un diplôme et une qualification dans ton université." Alors ce sera la seule université en Inde ou, si tu as un Doctorat ou un Master, tu n'as pas le droit d'en faire partie. Tu dois être un dégonflé, un recalé, ou avoir abandonné les études pour venir dans notre université. Tu dois vivre de tes mains. Tu dois avoir une certaine dignité relative au travail. Tu dois faire preuve de compétences que tu peux offrir à la communauté et fournir un service à la communauté. Alors nous avons lancé l'Université des Va-nu-pieds, et nous avons repensé la définition du professionnalisme.
Qu'est-ce qu'un professionnel? Un professionnel est quelqu'un qui possède une certaine combinaison de compétence, de confiance et de conviction. Un sourcier est un professionnel. Une sage-femme traditionnelle est un professionnel. Un potier traditionnel est un professionnel. Ce sont des professionnel qu'on trouve partout dans le monde. Vous les trouvez dans n'importe quel village isolé sur la planète. Et nous avons pensé que ces personnes devraient être largement reconnues et montrer que la connaissance et les compétences qu'elles possèdent sont universelles. Il faut utiliser, appliquer, montrer au monde extérieur -- que ces connaissances et compétences sont utiles même aujourd'hui.
Alors l'université fonctionne selon les préceptes de vie et de travail de Mahatma Gandhi. Vous mangez par terre, vous dormez par terre, vous travaillez par terre. Il n'existe pas de contrats, pas de contrats écrits. Vous pouvez rester avec moi pendant 20 ans ou partir demain. Et personne ne perçoit plus de 100 $ par mois. Si vous venez pour l'argent, ne venez pas à l'Université des Va-nu-pieds. Vous venez pour le travail et le défi, vous viendrez à l'Université des Va-nu-pieds. C'est là que nous voulons que vous essayez de créer des idées. Peu importe l'idée que vous avez, venez et essayez-là. Ça n'a pas d'importance si vous échouez. Battu, meurtri, vous recommencez. C'est la seule université où le professeur est l'étudiant et où l'étudiant est le professeur. Et c'est la seule université où on ne délivre pas de diplômes. Vous êtes certifié par la communauté que vous servez. Vous n'avez pas besoin d'un morceau de papier à accrocher au mur pour prouver que vous êtes ingénieur.
Alors quand je dis ça, on me dit, "Et bien montrez-nous ce qui est possible. Que faites-vous? C'est du baratin si vous ne pouvez pas nous montrer ce qui se passe concrètement." On a donc a construit la première Université des Va-nu-pieds en 1986. Elle a été construite par 12 architectes va-nu-pieds qui ne savent ni lire ni écrire, construite avec un budget de 1,50 $ par mètre carré 150 personnes vivaient là-bas, travaillaient là-bas. Ils ont gagné le prix Aga Khan d'architecture en 2002. Mais après ils se sont mis à douter, ils pensaient qu'il y avait un architecte derrière tout ça. J'ai dit, "Oui, ils ont fait les plans, mais les architectes va-nu-pieds ont réellement construit l'université." Nous sommes les seuls à avoir refusé la récompense de 50 000 dollars, parce qu'ils ne nous avaient pas cru, et nous avons pensé qu'ils remettaient réellement en doute la bonne foi des architectes va-nu-pieds de Tilonia.
J'ai demandé à un forestier -- puissant, expert qualifié sur le papier -- j'ai dit, "Que pouvez-vous construire à cet endroit?" Il a jeté un bref coup d'oeil au sol avant de dire, "Même pas la peine d'y penser. Ça ne vaut pas le coup. Pas d'eau, un sol rocailleux." J'étais dans une situation délicate. Et j'ai dit, "D'accord, je vais aller consulter l'ancien du village et lui demander, "Que devrais-je faire pousser à cet endroit?" Il m'a regardé en silence et a dit, "Construis ça, construis ça, ajoutes-y ça, et ça marchera." Voilà à quoi ça ressemble aujourd'hui.
Je suis allé sur le toit, et toutes les femmes se sont exclamées, "Hors d'ici. Les hommes ne doivent pas venir ici car nous ne voulons pas partager cette technologie avec eux. C'est l'imperméabilisation du toit." (Rires) Un peu de mélasse, un peu d'ortie et un peu d'autres choses dont je n'ai aucune idée. Mais au final, ça ne fuit pas. Depuis 1986, il n'y a pas eu de fuite. Cette technologie, les femmes ne la partageront pas avec les hommes.
(Rires)
C'est la seule université qui est intégralement alimentée électriquement par énergie solaire. La totalité du courant provient du soleil. des panneaux solaires de 45 kilowatts sur le toit. Et tout fonctionnera grâce au soleil pour les 25 prochaines années. Tant que le soleil brillera, nous n'aurons aucun problème d'électricité. Mais la beauté de la chose est que ça a été installé par un prêtre, une prêtre hindou qui n'a effectué que les huit premières années d'école primaire -- n'a jamais été au lycée, jamais été à l'université. Je vous garantis qu'il en sait plus sur l'énergie solaire que n'importe quelle personne que je connaisse sur la planète.
Si vous allez à l'Université des Va-nu-pieds, on fait la cuisine à l'énergie solaire. Mais les personnes qui ont confectionné le four solaire sont des femmes, des femmes illettrées, qui en fait fabriquent un four solaire des plus sophistiqués. C'est un four solaire parabolique autonome. Malheureusement, elles sont presque à moitié allemandes, elles sont tellement précises. (Rires) Vous ne trouverez jamais de femmes indiennes plus précises que ça. Précises jusqu'au dernier centimètre, elles peuvent construire ce cuiseur. Et nous servons 60 couverts deux fois par jour avec ce four solaire.
Nous avons un dentiste -- c'est une grand-mère, illettrée, qui est dentiste. En fait, elle prend soin des dents de 7000 enfants. La technologie des va-nu-pieds: c'était en 1986 -- aucun ingénieur, aucun architecte n'y a pensé -- mais nous collectons l'eau de pluie qui s'écoule sur les toits. Très peu d'eau se perd. Tous les toits sont connectés sous terre à un réservoir de 400 000 litres, et on ne perd pas d'eau. Si nous avons quatre années de sécheresse, nous avons toujours de l'eau sur le campus, parce que nous collectons l'eau de pluie.
60% des enfants ne vont pas à l'école, parce qu'ils doivent s'occuper des animaux -- moutons, chèvres -- tâches ménagères. Alors nous avons pensé à lancer une école du soir pour les enfants. Parce que les écoles du soir à Tilonia, plus de 75 000 enfants sont passés par ces écoles. Parce que c'est plus simple pour l'enfant; ce n'est pas pour arranger le professeur. Et qu'enseignez-vous dans ces écoles? La démocratie, la citoyenneté, comment mesurer vos terres, que faire si vous êtes en état d'arrestation, que faire si votre animal est malade. Voilà ce qu'on enseigne dans ces cours du soir. Mais toutes ces écoles ont un éclairage solaire.
Tous les cinq ans nous avons une élection. Des enfants âgés de six à 14 ans participent à un processus démocratique, et ils élisent leur premier ministre. Le premier ministre est un enfant de 12 ans. Elle s'occupe de 20 chèvres le matin, mais elle est premier ministre le soir. Elle a un conseil des ministres, un ministre de l'éducation, un ministre de l'énergie, un ministre de la santé. Et ils surveille et supervisent vraiment 150 écoles pour 7000 enfants. Elle a gagné le World's Children's Prize il y a cinq ans, et elle s'est rendue en Suède. C'était la première fois qu'elle quittait son village. Elle n'avait jamais vu la Suède. Elle n'était pas éblouie par ce qui se passait. Et la reine de Suède, qui était là, s'est tournée vers moi et a dit, "Pouvez-vous demander à cette enfant d'où elle tient sa confiance en elle? Elle n'a que 12 ans, et rien ne la perturbe." Et la fille, qui se tenait sur sa gauche, s'est tournée vers moi et a regardé la reine droit dans les yeux et a dit, "S'il te plaît, dis-lui que je suis le premier ministre."
(Rires)
(Applaudissements)
Dans les zones où le pourcentage d'illettrisme est très élevé, nous utilisons le spectacle de marionnettes. Les marionnettes sont la façon par laquelle nous communiquons. Vous avez Jaokim Chacha qui a 300 ans. C'est mon psychanalyste. C'est mon professeur. C'est mon docteur. C'est mon avocat. C'est mon donneur. En fait, il collecte de l'argent, résout mes disputes. Il résout mes problèmes au sein du village. S'il existe une tension dans le village, si le taux de présence à l'école diminue et il existe une tension entre le professeur et le parent, la marionnette convoque le professeur et le parent devant tout le village et leur dit, "Serrez-vous la main. Le taux de présence ne doit pas chuter." Ces marionnettes sont fabriquées avec des rapports recyclés de la Banque Mondiale.
(Rires)
(Applaudissements)
Au final cette approche décentralisée et démystifiée de l'alimentation solaire pour les villages, nous avons couvert les quatre coins de l'Inde du Ladakh au Bhoutan -- que des villages alimentés par de l'énergie solaire installé par des personnes qui ont été formées. Et on s'est rendu dans le Ladakh et nous avons demandé à cette femme -- ceci, à une température de moins 40 degrés, tu dois descendre du toit, parce qu'il n'y pas de place, il était complètement enneigé des deux côtés -- et nous avons demandé à cette femme, "Quel étaient les avantages de l'énergie solaire?" Elle a réfléchi une minute avant de nous répondre, "C'est la première fois que je peux voir le visage de mon mari en hiver."
(Rires)
On est allé en Afganistan. Une leçon que nous avons tirée de notre expérience indienne est que les hommes sont impossibles à former. (Rires) Les hommes sont impatients, les hommes sont ambitieux, les hommes s'agitent de façon compulsive, et ils veulent tous obtenir un certificat. (Rires) Partout dans le monde, vous observez cette tendance des hommes à vouloir un certificat. Pourquoi? Parce qu'ils veulent quitter le village pour aller en ville, chercher un emploi. Alors on a finit par trouver une super solution: on forme des grands-mères. Quelle est la meilleure façon de communiquer dans le monde aujourd'hui? La télévision? Non. Le télégraphe? Non. Le téléphone? Non. Dites-le à une femme.
(Rires)
(Applaudissements)
Alors on est allé en Afghanistan pour la première fois, et on a sélectionné trois femmes et on a dit, "Nous voulons les emmener en Inde." Elles ont répondu, "Impossible. Elles ne quittent même pas leurs chambres, et vous voulez les emmener en Inde." J'ai dit, "Je vais faire une concession. Je vais prendre les maris aussi." Alors j'ai aussi emmener les maris. Bien entendu, les femmes étaient bien plus intelligentes que les hommes. En six mois, comment allons-nous faire pour changer ces femmes? Language des signes. Vous ne choisissez pas l'écrit. Vous ne choisissez pas l'oral. Vous utilisez le language des signes. Et en six mois elles peuvent devenir des ingénieurs en énergie solaire. Elles reviennent dans leur village et sont capables installer l'électricité à l'énergie solaire.
Cette femme est revenue et a installé l'électricité à l'énergie solaire dans le premier village, elle a monté un atelier -- le premier village d'Afghanistan à s'équiper pour l'électricité solaire l'a été grâce à ces trois femmes. Cette femme est une grand-mère extraordinaire. 55 ans, et elle s'est chargée d'installer l'électricité par énergie solaire pour 200 foyers en Afghanistan. Et ils ne sont pas tombés en panne. En fait, elle s'est rendue dans un département d'ingénierie en Afghanistan et a appris au responsable du département la différence entre Courant direct et courant continu. Il ne savait pas. Ces trois femmes ont formé 27 autres femmes et ont installé l'électricité par énergie solaire pour 100 villages en Afghanistan.
Nous sommes allés en Afrique, et nous avons fait la même chose. Toutes ces femmes assises autour de la même table, venant de huit, neuf pays différents, discutant toutes avec les autres, sans même comprendre un mot, parce qu'elles parlent toutes un langage différent. Mais leur langage gestuel est incroyable. Elles se parlent entre elles et deviennent vraiment des ingénieurs en énergie solaire. Je suis allé au Sierra Leone, et ce ministre était en train de conduire dans l'obscurité la plus totale -- il traverse ce village. Il revient, entre dans le village, et dit, "Et bien qu'est-ce qui s'est passé?" On lui a répondu, "Ces deux grands-mères ... " "Des grands-mères?" Le ministre ne pouvait pas en croire ses yeux. "Ou sont-elles allées?" " Elles sont allées en Inde et puis sont revenues." Il est allé directement voir le président. Il a dit, "Savez-vous qu'il y a un village alimenté en énergie solaire en Sierra Leone?" Il a répondu, "Non." La moitié des ministres sont allés voir les grands-mères le lendemain. "Qu'est-ce qui c'est passé." Alors il m'a appelé à l'aide et a dit, "Pouvez-vous me former 150 grands-mères?" J'ai dit, "Je ne peux pas, M. le Président. Mais elles le feront. Les grands-mères le feront." Alors il a construit pour moi le premier centre de formation pour va-nu-pieds en Sierra Leone. Et 150 grands-mères ont été formées en Sierra Leone.
La Gambie: nous sommes allés sélectionner une grand-mère en Gambie. Nous sommes allés dans ce village. Je savais quelle femme je voulais prendre. La communauté s'est rassemblés et a dit, "Prenez ces deux femmes." J'ai dit, "Non, je veux prendre cette femme." Ils ont dit, "Pourquoi? Elle ne connaît pas le langage. Vous ne la connaissez pas." J'ai répondu, "J'aime son langage du corps. J'aime la façon qu'elle a de parler." "Elle a un mari prénible ; pas possible." J'ai appelé le mari, le mari est venu, la démarche arrogante, un politicien, le téléphone mobile à la main. "Pas possible." "Pourquoi pas?" "La femme, regardez comme elle est belle." J'ai dit, "Oui, elle est très belle." "Que se passe-t-il si elle part avec un Indien?" C'était sa plus grande peur. J'ai dit, "Elle sera heureuse. Elle vous appellera sur le téléphone portable." Elle a quitté son pays comme une grand-mère et est revenue comme un tigre. Elle est sortie de l'avion et s'est adressée à toute la presse comme un vétéran. Elle a fait face à la presse nationale, elle était une star. Et quand j'y suis retourné six mois plus tard, j'ai demandé, "Où est votre mari?" "Oh, quelque part. Cela n'a pas d'importance." (Rires) Mission réussie.
(Rires)
(Applaudissements)
Je vais simplement conclure en disant que je ne pense pas qu'on doive chercher les solutions à l'extérieur. Cherchez les solutions à l'intérieur. Et écoutez les gens en face de vous qui connaissent les solutions. Ils sont partout dans le monde. Ne vous inquiétez pas. N'écoutez pas la Banque Mondiale, écoutez les gens qui ont les pieds sur terre. Ils ont toutes les solutions pour le monde entier.
Je finirai en citant Mahatma Gandhi. "Au début ils vous ignorent, et puis ils se moquent de vous, et puis ils vous combattent, et puis vous gagnez."
Merci.
mardi 14 février 2012
Bientôt le Losar
Encore une semaine, mais aussi plus qu'une semaine, pour boucler l'année du lièvre et repartir du bon pied (si possible).
D'une vie à une autre
Voilà sans doute pourquoi Sakya Pandita recommandait de continuer à étudier, réfléchir et méditer y compris à l'article de la mort.
Le revers de la médaille est que les mauvaises actions ne passent pas non plus à la trappe...
mercredi 8 février 2012
Sagesses Bouddhistes 2012 Mme Jin Siyan Les trois sagesses chinoises
Vidéos ajoutées par bouddhismeaufeminin
1 - Les valeurs éthiques et spirituelles chinoises en posant la question : « taoïsme, confucianisme et bouddhisme sont-ils des croyances, des philosophies ou des sagesses » ?
2 - L'héritage de du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme dans la Chine d'aujourd'hui. Comment ces sagesses sont-elles vécues aujourd'hui dans un pays en pleine expansion économique et quel est leur rôle dans la société chinoise.
Madame JIN Siyan, invitée de Sagesses Bouddhistes est professeur et Directrice du Département des Etudes chinoises à l'Institut Confucius de l'Artois, Université d'Artois (Arras - Pas-de-Calais).
Bouddhisme et religion
Vidéo ajoutée par UBEParis le 2 avril 2011
Le bouddhisme est-il une religion ?
Jérôme Ducor, professeur aux universités de Lausanne et de Genève, répond à cette question devant les étudiants de l'Université Bouddhique Européenne de Paris et expose les raisons pour lesquelles on peut considérer le bouddhisme comme une religion, bien qu'il n'y soit pas question de Dieu créateur.
lundi 6 février 2012
Disparition de Betty

Notre amie Betty P. est décédée dimanche 5 février à 7h30.
Betty a été ramenée au Refuge et elle y restera jusqu'à mercredi.
Le Refuge reste ouvert pour permettre à ses amis de venir voir la saluer. Il y aura nuit et jour quelqu'un pour la veiller.
Une pratique aura lieu lundi soir et mardi soir à 18h avec le Vénérable Samyos.
La crémation aura lieu jeudi 9 février à 14h30
au Crématorium et Parc Mémorial de Provence
A la demande de la famille, une cérémonie se déroulera
à l'église d'Eguilles jeudi 9 février à 10h.
Un blog a été ouvert pour permettre d'exprimer messages et témoignages.
jeudi 2 février 2012
Collège de France
Le Collège de France crée une chaire de Philologie de la civilisation japonaise
et nomme Jean-Noël Robert titulaire
Leçon inaugurale le 02 février 2012
Jean-Noël Robert est un des plus éminents spécialistes du bouddhisme japonais en même temps qu’il possède une connaissance profonde de la culture et de l’identité japonaise. Il aurait donc pu se voir proposer une chaire de « civilisation japonaise », à l’instar du regretté Bernard Franck, ou bien une chaire « de religion japonaise». L’intitulé de cette nouvelle chaire « philologie de la civilisation japonaise » a été retenu pour rendre compte au plus près des travaux et de l’approche novatrice de son titulaire.
L’ensemble de l’enseignement du Pr Robert sera disponible sur le site du Collège de France (www.college-de-france.fr)
mercredi 1 février 2012
Impermanence
L'impermanence présente deux aspects, ou encore deux niveaux :
L'impermanence dite "grossière" (rags pa) se traduit par exemple par la mort d'un être, ou par le bris d'un objet.
L'impermanence dite "subtile" (phra mo) correspond au changement qui se produit d'instant en instant : les phénomènes composés ne demeurent pas identiques mais se modifient à chaque instant - ils vieillissent, s'usent, etc.
NB Les instants s'enchaînent de manière "continue", sans "vide" ou "intervalle" entre deux instants successifs.


