dimanche 21 mars 2010

samedi 20 mars 2010

Université Orientale Linh Sơn Mondiale

Une première en France, et sans doute en Europe :

www.linhsonuniversity.org

mercredi 17 mars 2010

"Autorité"

Colloque : Autorité : théories et pratiques, en bouddhisme et christianisme
samedi 20 mars 2010, de 9 h à 17 h 30
au Couvent de l'Annonciation, 222 rue du Faubourg St-Honoré 75007 Paris

Cette rencontre réunira les membres du Centre de Recherche sur le Bouddhisme Contemporain (CRBC), laboratoire de l’ISTR de l’Institut catholique de Paris : enseignants de l’UBE (Jérôme Ducor, Philippe Cornu et Dominique Trotignon) et Thierry-Marie Courau, Dennis Gira, Paul Magnin, Eric Vinson, ainsi que Françoise Bonardel, Marie-Stella Boussemart, Jean-Paul Durand et Raphaël Liogier.

La notion d’autorité a évolué dans le temps, tant à l’intérieur du bouddhisme que du christianisme. Quelle place faut-il accorder au Buddha, à Jésus Christ, aux Écritures canoniques, au magistère qui en propose l’interprétation, à la tradition, à la succession apostolique dans le christianisme ou à la lignée patriarcale dans le bouddhisme ? L’autorité divine et l’Écriture sainte d’un côté, celle du Buddha et du Dharma qui lui est associé, fondent-elles la connaissance authentique et donnent-elles à l’Église ou au Sangha une dimension universelle ? Se pose alors la question de l’unicité et du libre-arbitre. Ce colloque devrait apporter des éléments de réponse à ces diverses questions.

Cérémonie de longue vie

Début mars, Sa Sainteté le Dalaï Lama a dispensé des Enseignements à propos du Tantra de Guhyasamaja, sur la requête notamment de S.S. Sakya Trizin, le hiérarque de l'école des Sakyapa.

Voici un lien vers quelques photos prises lors de la cérémonie offerte à la fin des Enseignements, pour la longue vie du Maître (sur le site de Sa Sainteté).
Vous y verrez S.S. Sakya Trizin ainsi que l'oracle de Nechung (en transe, apparemment) présenter des offrandes de bon augure.

De quoi dépend la longévité d'un Maître ?
Avant tout des mérites de ses disciples, et de l'oeuvre qu'il veut/peut encore accomplir sous cette forme là.

mardi 16 mars 2010

La mort

La seule chose dont on puisse être sûr que ça se produira.

Chaque annonce de la mort de quelqu'un - d'un "autre" - est en fait un rappel, ou une mise en garde, ou un avertissement à titre personnel.
Pas pour s'affliger, ce qui serait stérile, mais pour faire enfin un peu mieux la part des choses, et essayer d'aller sinon à, du moins vers l'essentiel.

L'essentiel, qu'est-ce donc ?
En tout cas, ni la richesse matérielle, ni le pouvoir temporel, ni la célébrité et autres gadgets sociaux.

Dérisoire

Dérisoires et navrants.

Comment qualifier autrement les choses de ce bas monde, et notamment les sujets de conflit - à tous niveaux ?

"Ici et maintenant"

Les événements qui se succèdent depuis quelques semaines font que sans l'avoir cherché, j'en suis réduite à "pratiquer" assidument un "ici et maintenant" - sans doute pas des plus orthodoxes, mais tout à fait spontané.

Comment oser prendre rendez-vous, ne serait-ce que pour le lendemain ?
Comment oser contracter des engagements pour des dates lointaines et totalement hors de contrôle telles que tout à l'heure, demain ou le mois prochain ?

dimanche 14 mars 2010

Impermanence et paix sur terre

L'impermanence ne se laisse jamais oublier.

Jean Ferrat n'est plus. Il était mon chanteur préféré, je le confesse - eh oui, l'équanimité est encore bien loin.
Merci de vos prières pour lui et tous ceux qui pourraient en avoir besoin.

Entre autres hymnes, il nous laisse une jolie exhortation à la paix sur terre :

dimanche 7 mars 2010

Superstitions

La lisière entre "opinions" (ou encore "vues") et "superstitions" est souvent ténue. Il faut être bien vigilant pour ne pas passer des unes aux autres, car les conséquences peuvent être des plus fâcheuses. On le constate - hélas - au quotidien.

Ainsi que le soulignait Voltaire dans son fameux Traité sur la Tolérance, "...de toutes les superstitions, la plus dangereuse, n'est-ce pas celle de haïr son prochain pour ses opinions ?"
(Chapitre XX)

vendredi 5 mars 2010

Festival du film tibétain


Le premier festival du film Tibétain en France aura lieu les 19 et 20 mars
2010 à Paris.

Cet événement est organisé par l'association Etudiants pour un Tibet Libre
en collaboration avec la Foundation For Universal Responsability de sa
Sainteté le Dalaï Lama.


Ce festival a pour but de faire découvrir à tous l'histoire du Tibet ainsi
que la cause du peuple tibétain.
Alors que nous marquons un demi siècle d'occupation chinoise, la situation
au Tibet se détériore. Le média du film a un rôle très important à jouer
dans cette lutte et un certain pouvoir d'influence.
Nous ne pouvons que le constater d'avantage quand on considère qu'un
réalisateur tibétain a été arrêté en décembre 2009 et condamné à 6 ans
d'emprisonnement pour avoir simplement recueilli les propos et aspirations
de tibétains pour en faire un film.


Nous espérons que ce festival, organisé en écho à de nombreuses éditions
similaires à travers le monde, va encourager et renforcer une culture du
film tibétain. Le travail des rares réalisateurs tibétains doit donc être
montré, vu et largement diffusé, et nous espérons que ce festival soit une
plateforme efficace d'échanges en ce sens.


Où ? Cinéma La Clef, 115 rue de la clef Paris 5e

Métro ligne 7 Censier – Daubenton


Quand ? Vendredi 19 mars à partir de 19h

Samedi 20 mars à partir de 13h


Plus d'information ? http://tibetfilmfestival.moonfruit.com


Au programme : What remain of us, Seeds, « Sur les pas des pélerins
tibétains », Tibet Cry of the snow lion, Undercover into tibet, Leaving fear
Behind et bien d'autres encore !

Attention : certains films sont uniquement en VO sous-titrés anglais

Toute l'équipe d'Etudiants pour un Tibet Libre
http://www.tibetlibre.org

lundi 22 février 2010

Suicide

L'une de nos amies, dépressive depuis longtemps, a mis fin à ses jours mardi dernier.
C'est terrible.
C'est horrible, quand on pense à la souffrance endurée pour en arriver là.

Et le pire, c'est que ça ne sert à rien, sinon à empirer les choses : on ne fait que transporter ses problèmes d'un endroit connu à un autre, inconnu, qui va être probablement pire encore.

Alors, si vous voulez bien unir vos prières aux nôtres pour Annie et tous ceux qui sont dans des galères comparables, merci du fond du coeur.

NB Le tournesol du billet précédent illustre bien notre situation. L'Abbé Pierre était décidément un grand personnage.

Conseil de l'Abbé Pierre

dimanche 21 février 2010

Madère

Les tragédies se succèdent et se ressemblent - hélas - étrangement.
A quand notre tour ?

Non, non, je ne verse pas dans le "catastrophisme" à tous crins.
Mais outre des sentiments de sympathie, dont je vois ô combien ils manquent d'équanimité, envers les victimes, l'idée commence à émerger dans mon esprit qu'il serait peut-être bien temps d'aller vers l'essentiel.

Si, j'ai écrit "vers", et non pas "à", car ... ce n'est pas dans la poche : avant de pouvoir espérer arriver au but, c'est qu'il faudrait se mettre en chemin.

vendredi 19 février 2010

Le Bouddha avait de l'humour

C'est ce qu'affirme le Professeur Richard Gombrich*, professeur émérite à Oxford :

L'étude croisée des textes bouddhiques et de ceux des autres courants religieux, comme le védisme et le jaïnisme, m'a par exemple révélé que non seulement le Bouddha connaissait à fond les textes de ses rivaux, mais qu'il faisait preuve d'un grand humour en les commentant. Cet humour n'a pas été perçu par ses disciples, confits en dévotion, qui ont transcrit trop rigidement ses paroles... La discussion qu'il fait de la conception jaïn du karma est passionnante. Je suis d'accord avec vous, dit-il, sur ce qu'est un bon ou un mauvais karma. Mais le karma n'est pas, comme vous le croyez, une sorte de poussière qui recouvre l'âme. C'est un processus dynamique, ni entièrement déterminé, ni entièrement contingent, qui laisse toute sa place à la liberté et à la responsabilité individuelles. Quelle audace, dans l'lnde antique, que d'affirmer que chacun est maître de son destin !

Cf. "Nouvel Observateur" n° 2228

jeudi 18 février 2010

Montrer l'exemple

Je viens de lire le petit mot de Fred (que je remercie de sa fidèle participation), et si je ne puis qu'être d'accord avec lui quand il dit souhaiter que les religieux aient à coeur de montrer l'exemple, sa remarque m'a inspiré quelques questionnements, qui partent un peu dans tous les sens.

"Ne pas montrer le mauvais exemple" équivaut-il exactement à "montrer l'exemple" ? J'ai comme l'impression qu'il y a une nuance.

Si la prise des voeux de bodhisattva est fondée sur l'altruisme, l'entrée en religion est fondée (si elle est authentique) sur le renoncement. Le renoncement est-il forcément associé à l'altruisme ?

Objectif : "Montrer l'exemple".
OK Mais comment ? Jusqu'à quel point ?

Imaginons quelqu'un qui montre l'exemple d'un vif renoncement.
Va-t-il être reconnu par tous comme un modèle à suivre et susciter une admiration unanime ?
J'ai franchement un doute - Cf. Jetsun Milarepa.
Cf. le Pasteur Vernier dont je vous ai naguère parlé, qui était un personnage extraordinaire, mais qui a soumis ses proches à de rudes épreuves : pas facile de vivre avec un saint quand soi-même on conserve des attachements ordinaires.

Bouddhisme et bouddhistes suite

Il n'y a pas plus tard que deux jours, une amie m'a téléphoné pour me faire part de sa surprise, et plus exactement de son indignation, à propos de faits et agissements d'une de nos relations communes, une nonne bouddhiste d'origine française qui habite à l'autre bout du monde.

Et mon amie de me dire qu'elle lui avait fait confiance à cause de la robe qu'elle portait. Robe dont elle la jugeait désormais indigne.

J'ignore ce qui s'est passé, et je ne tiens pas à le savoir.
Mon propos est que je suis étonnée qu'on puisse s'étonner qu'une personne revêtue d'un habit monastique ne donne pas toujours l'apparence de la perfection.
Ne dit-on pas de par chez nous : "l'habit ne fait pas le moine".

Surtout, moi qui suis moniale, je puis affirmer que, si j'ai fait le choix d'entrer en religion, c'est bien parce que je ne suis nullement parfaite : à mes yeux, la voie religieuse n'est pas "un ascenseur social" (pour les femmes, ce serait plutôt le contraire d'ailleurs) ; non, c'est un chemin mieux balisé que la voie laïque pour essayer d'aller vers un mieux et de progresser peu à peu.

A franchement parler, je ne vois pas l'intérêt, pour quelqu'un de parfait, de faire une telle démarche, à part pour montrer l'exemple bien sûr.

Bouddhisme et bouddhistes

Jeudi dernier, en dépit de la neige et le verglas, j'étais au Couvent de l'Annonciation rue du Faubourg Saint Honoré, et en compagnie du Frère Thierry-Marie et du Frère Benoît, j'ai eu l'honneur et le plaisir d'y parler de "la place de la femme dans le bouddhisme".

Après réflexion, je maintiens mon opinion que, dans le bouddhisme, la place de la femme n'est pas si mal que ça, puisque le Bouddha a tout à fait admis de lui donner accès à l'Enseignement, lui permettant ainsi d'obtenir les plus hautes réalisations.
Nombre de disciples femmes du Bouddha sont d'ailleurs devenues arya (en obtenant la compréhension directe de la vacuité), voire arhat (en obtenant la libération du samsara).

Modifions légèrement la question, et ainsi l'angle de vision :
Quelle est la place de la femme chez les bouddhistes ?

Voilà qui est sensiblement différent.
Cette fois, il ne s'agit plus de ce qu'a dit et fait le Bouddha Shakyamouni, mais des interprétations des membres de la communauté, dont a priori la plupart relèvent encore du samsara, et partant, des sociétés dans lesquelles ils vivent.
Lesquelles sont, comment dire, assez souvent régies par ces messieurs.

Néanmoins, on peut constater des variantes non négligeables en fonction des cultures ambiantes et des époques. Et ça n'est sans doute pas prêt de cesser.

Tenez, pas plus tard qu'au mois de janvier, une délégation de l'UBF s'est rendue en Thaïlande pour remercier le Grand Patriarche de nous avoir généreusement donné en mai dernier des Reliques du Bouddha.
Lors de la visite du grand monastère de Dhammakaya à Bangkok, le Président de l'UBF (marié et père de famille) a été invité à monter à l'étage supérieur du temple, pour admirer les milliers de statues qui y sont disposées ; la Vice-Présidente (une moniale) a eu le droit ... d'attendre au pied de l'escalier.
Le plus amusant est que ce monastère a été fondé par une femme.

Mönlam suite

A partir du Cinquième Dalaï Lama ( 1617-1682), et jusqu'en 1959, pendant la période du Mönlam, Lhasa était placée sous la férule (aux sens propre et figuré) des moines du grand monastère de Drepoung, dont était issu le Grand Cinquième, et qui abritait sa maison* devenue le siège du gouvernement depuis son avènement en 1642.

Une autorité ferme, et même souvent brutale.
Les moines policiers, aux larges épaules rendues encore plus impressionnantes par des épaulettes, brandissaient de longs bâtons de plus de trois mètres, et n'hésitaient pas à s'en servir pour châtier les "délinquants" irrespectueux de la règle qu'ils avaient édictée.

* Contrairement à ce que le nom laisse supposer, le Gaden Phodrang, Palais du 5ème Dalaï Lama, siège de son gouvernement et depuis lors, nom du gouvernement lui-même, eh bien, le Gaden Phodrang n'était pas du tout situé à Ganden, mais à Drepoung. Aujourd'hui, il se trouve à Dharamsala.

mercredi 17 février 2010

Le Bouddha Shakyamouni de Lhasa

Jo'o (Jo bo), qui signifie "Seigneur", est le nom du célèbre Bouddha qui trône au Jokhang - "le sanctuaire de Jo'o" - à Lhasa.

Quand Je Tsongkhapa instaura la fête du Mönlam, il marqua l'évènement en offrant un précieux diadème à la statue, amenée au Tibet par l'épouse chinoise du roi Songtsen Gampo.

Mönlam

A vos bougies !

C'est aujourd'hui (3ème jour du 1er mois lunaire - le 2 a été doublé cette année) que débute le Mönlam (smon lam chen mo), littéralement "la Grande Prière", qui va se terminer en apothéose le 15ème jour avec la "grande fête des miracles" (cho 'phrul dus chen)

Cette période commémore les joutes en pouvoirs supranormaux, qui opposèrent autrefois à Shravasti le Bouddha Shakyamouni et six grands Maîtres hindouistes, et dont le Bouddha sortit vainqueur.

Depuis que Je Tsongkhapa institua le Mönlam à Lhasa, en 1409, c'est sans doute l'une des plus grandes fêtes tibétaines. Jusqu'aux heures noires de l'histoire récente (révolution culturelle notamment), la seule interruption avait duré quand même vingt ans, au début du XVIème siècle, quand les autorités karma-kagyu de l'époque avaient tenté de mettre au pas leurs rivaux gelugpa.

Traditionnellement, c'était durant le Mönlam placé sous la présidence du Ganden Tripa (le chef suprême de l'école gelugpa) que se déroulaient les examens finaux des geshe lharampa, le titre le plus prestigieux chez les érudits gelugpa.

dimanche 14 février 2010

Un exemple ?

Je ne sais pas si c'est vrai ou pas, mais l'histoire d'un richissime Anglais qui aurait décidé de renoncer à sa fortune, convaincu que l'argent ne fait pas le bonheur, est intéressante de toutes façons.

Losar

En un mot :
Tashideleg (= tous mes voeux)

vendredi 12 février 2010

Festival de l'imaginaire

Cette année encore, le Festival de l'Imaginaire, à Paris et en en régions du 3 mars au 25 avril, propose une invitation au voyage.
Parmi la riche programmation du festival, l'Asie a la part belle, qu'il s'agisse de spectacles ou d'expositions.

- Nous proposons en effet un "Regard sur Taiwan", qui associe trois spectacles de compagnies taïwanaises - 1/2 Q, Gang-a-tsui Theater de Taipei, Liao Wen-Ho - et une exposition d'artistes contemporains taïwanais - "Généalogies", à la galerie frederic moisan.

- Le festival fait également escale au Kerala, avec les représentations de Krishnanattam ouvrant le festival, occasion rare d'assister à ce théâtre rituel hors du sanctuaire d'origine, et deux maîtres de Mohini Attam reconnues internationalement, Kalamandalam Kshemavathy et Kalamandalam Leelamma.

- D'Inde et d'Indonésie, les figurines de l'exposition "Ombres du Râmâyana", à Vitré, proposent une introduction au théâtre d'ombres, en regard avec les dessins satiriques contemporains de Dani Iswaedana, artiste javanais.

- Les mélomanes, quant à eux, seront comblés par le concert de l'ensemble coréen Baramgot, emmené par le jeune compositeur, flûtiste et percussionniste Won II, et par la cérémonie des moines tibétains du monastère de Nechung, qui clôturera les spectacles du Festival.

mercredi 10 février 2010

Vesak 2010 à Paris

Vesak 2010 - Fête de la lumière

A l'occasion du Vesak, l'UBF propose une veillée ouverte à tous à la Grande Pagode le jeudi 27 mai de 18h à 22h.

Les participants sont invités à venir chacun avec une bougie, en offrande au Bouddha. La soirée sera consacrée à des prières et des méditations en commun.

Nous vous remercions par avance de bien vouloir faire largement circuler cette information.

Le concours de bénévoles (accueil, etc.) sera également le bienvenu.

Contact : UBF

Soirée tibétaine

La Raffinerie, un lieu atypique mais très sympathique aux portes de Paris, propose sa première soirée tibétaine le 18 mars prochain.

Vous aurez l'occasion d'y écouter
le jeune musicien talentueux Tshering Wangdu, et d'y déguser des momos tout frais pour les plus gourmands.

Le programme est en cours de finalisation ; il y aura peut-être aussi un diaporama sur un voyage au Bhoutan - affaire à suivre...

Merci de diffuser l'info autour de vous et de réserver sur le site suivant si vous comptez venir :
https://www.exterieur-nuit.com/nuit-du-monde/217-nuit-tibetaine-sur-les-traces-de-milarepa

mardi 9 février 2010

La peur

M.F. me demande : Selon le bouddhisme, qu'est-ce que la peur ? Quelle est sa nature ? Quels sont ses aspects ?

C'est une question qui revient souvent, car beaucoup de personnes sont étonnées que la peur ne soit pas dans la liste des facteurs mentaux perturbateurs (klesha).

Une raison en est qu'il existe pas mal de type de peurs, tant et si bien que ce que nous, en français, nous appelons "peur" est réparti dans plusieurs rubriques des classifications bouddhistes.

Il y a des peurs utiles, voire salutaires, et d'autres dangereuses. Les unes sont de nature vertueuse, d'autres de nature non vertueuse.

Pour rappel :
On qualifie de "vertueux" ce qui est apte à susciter des résultats heureux, et de "non vertueux" ce qui ne peut provoquer que de mauvais résultats, expérimentés sous forme de souffrance.

Ainsi, la peur des souffrances des renaissances infortunées constitue la première cause de la prise de refuge en les Trois Joyaux. Elle est bénéfique.

La peur des maux du samsara est nécessaire pour développer le renoncement, mais aussi la compassion.

Pensons aussi à des facteurs mentaux vertueux tels que "la honte" et "la gêne", qui retiennent d'agir mal, au fond de peur de choquer ou blesser les autres, et de perdre leur considération.
A nouveau, ce genre de peur est des plus utiles.

Le respect comporte des aspects de crainte, c'est à dire de peur.

Avoir peur de mal faire, ou d'oublier, ou de se tromper, etc. : c'est sans doute en lien avec l'ignorance, mais ce n'est pas forcément non vertueux, loin de là.

A l'inverse, il y a les peurs inspirées par l'attachement, ou par l'aversion, bien sûr par l'ignorance, ou encore par "l'autochérissement" (égocentrisme). Inutile de préciser que cette fois, on est dans le registre négatif.

Mais j'ai bien ... peur de ne pas être capable de faire le tour de la question. Toutes mes excuses.

lundi 8 février 2010

Atisha et ses Maîtres

Atisha (982-1054), l'un des plus grands pandits indiens de tous les temps, fut invité au Tibet pour lancer la seconde diffusion du bouddhisme au Pays des neiges, après environ un siècle d'obscurité et de troubles.

Atisha lui-même avait de très nombreux Maîtres, plus de cent selon certaines sources. Sa manière de les choisir et de les suivre est en soi un Enseignement, par l'exemple.

Ainsi, il est sagement dit dans le bouddhisme que le Maître n'a pas forcément à être "meilleur" que son disciple dans tous les domaines. Il peut suffire qu'il ait quelque chose à lui transmettre dans au moins un domaine.

Atisha, qui suivait le système philosophique madhyamika prasangika, n'hésita donc pas à considérer comme son Maître principal le maître indonésien Serlingpa (Suvarnadvipa Dharmakirti), qui à l'époque ne montrait quant à lui que des vues philosophiques cittamatra.

Oui, mais Gyelwa Serlingpa était Le dépositaire des deux lignées d'instructions permettant de réaliser le précieux Esprit d'Eveil. Et c'est bien pour cela qu'Atisha affronta le long et périlleux voyage de l'Inde à Sumatra pour recevoir ces deux lignées, qu'il transmit par la suite à ses disciples, notamment tibétains.

Autre exemple des plus intéressants : le Maître qui conféra à Atisha la pleine ordination, Dharmarakshita, réputé pour sa compassion exceptionnelle, montrait, disent les sources, des vues vaibhashika.

jeudi 4 février 2010

Nos enfants nous accuseront

Je viens de recevoir ce message par mail. Alors, je fais passer... Ensuite, à chacun de se faire sa propre opinion.

Pour que ce film soit en salle
( film qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides) il faut qu'un maximum de personnes regarde la bande-annonce dans les 3 jours à venir. Faites passer, même si vous ne le visionnez pas complètement; c'est le nombre de visites dans les 3 jours qui fera le poids... Le voir est encore mieux.


http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/bande-annonce.html

mercredi 3 février 2010

Humour du samsara

Le Costa Rica a, paraît-il, reçu en cadeau de la part de la Chine, un
stade de foot grandiose. Coût 89 millions de $, financé presque en totalité par la République Populaire.

Le stade est quasiment achevé mais ... le Costa Rica a donné à ce stade le nom de : Stade Dalaï-Lama !

Vous imaginerez aisément la réactions des généreux mécènes.

lundi 1 février 2010

"Dieu, la femme, les femmes"

" Qu’est devenue la femme du Bouddha ? "

Avec le Fr. Thierry-Marie Courau, o.p., théologien des religions, et Marie-Stella Boussemart, moniale bouddhiste de la Congrégation Ganden Ling de Veneux les Sablons

A seize ans, le prince Siddharta Gautama épouse la princesse Yasodhara qui lui donnera un fils, Rahula. Quelle influence sur la vie de celui qui allait devenir « l’Eveillé », le Bouddha ? De tous les grands prophètes-fondateurs du monothéisme, seul Jésus reste célibataire.

Directeur de l’Institut de science et de théologie des religions (Paris), Thierry-Marie Courau fait le point et a demandé à Marie-Stella Boussemart de parler la place de la femme dans le bouddhisme

Couvent de l'Annonciation - 222 Fbg St-Honoré, Paris VIIIe

Le 11 février 2010 à 20 h 15 - Entrée libre


Pèlerinage en Inde

Buddhist Mahaparinirvana Train

Class of Travel, October 2009 to March 2010

"In the Mahaparinirvana sutra, the Buddha instructs his followers to go to a pilgrimage to Lumbini, Bodhgaya, Sarnath and Kushinagar for attaining merit and noble birth. Buddhism originated in India and the religion was against all forms of austerity. It was in favor of building Stupas, Chaityas and Viharas. You can be a part of the Mahaparinirvana Express and witness the path to enlightenment."

  • Day I – Departure from Delhi (Delhi Safdarjung Station in the afternoon) for Gaya.
  • Day II - Arrive at Gaya in the morning. Visit Bodhgaya. Over night stay at the hotel.
  • Day III - Visit Rajgir & Nalanda. Leave for Varanasi in the evening.
  • Day IV - Arrive Varanasi in the morning. Visit Sarnath. Visit the Ganges for the evening Aarti. In the evening, leave for Gorakhpur.
  • Day V - Arrive Gorakhpur in the morning. Visit Kushinagar. Overnight stay at hotel.
  • Day VI – Visit Lumbini. Return to Gorakhpur. Departure for Gonda.
  • Day VII - Arrive Gonda in the morning. Visit Sravasti. Departure from Gonda for Agra in the evening.
  • Day VIII - Arrive Agra in the morning. Visit the world famous Taj Mahal. Departure for Delhi in the afternoon. Arrive at Delhi (Delhi Safdarjung Railway Station) in the evening.

International Buddhist Conclave in Bihar



Source: UNI (United News of India)

Patna, Jan. 25 -- More than 350 Buddhist scholars and monks from across the world will participate in the two-day 'International Buddhist Conclave' early next month to discuss various aspects of Buddhism and its relevance in the present day world. Being held for the first time at Nalanda, the site of the ruins of over 1,000 years old Nalanda university and the Buddhist culture, situated about 150 km from here, on February six and seven, the conclave would be attended by scholars of more than 50 countries where Buddhism is being followed with great enthusiasm. Among the participating countries are Sri Lanka, Thailand, Myanmar, China, Japan, Hong Kong, Singapore, Australia, The USA, The Philippines, Mauritius, South Africa, Bazil and Mexico, the Bihar State Tourism Department sources said here today.

Highlighting the importance of the global event, the sources said, apart from discussing the present day relevance of Buddhist culture and its growing effect on the minds of the people a number of related seminars and cultural programmes would also be held simultaneously. A number of international tour operators were also expected to participate in the event to discuss ways and means to attract more tourists in the increasingly popular Buddhist circuit comprising Gaya, Bodhgaya, Nalanda, Rajgir and Vaishali within the state.

Meanwhile, the preparations for holding such a mega international event near the famous ruins was on in full swing, the sources said. Chief minister Nitish Kumar would inaugurate the Conclave, while Governor Devanand Konwar was likely to be present on the concluding day, the sources added. More than 350 Buddhist scholars and monks from across the world will participate in the two-day 'International Buddhist Conclave' early next month to discuss various aspects of Buddhism and its relevance in the present day world. Being held for the first time at Nalanda, the site of the ruins of over 1,000 years old Nalanda university and the Buddhist culture, situated about 150 km from here, on February six and seven, the conclave would be attended by scholars of more than 50 countries where Buddhism is being followed with great enthusiasm. Among the participating countries are Sri Lanka, Thailand, Myanmar, China, Japan, Hong Kong, Singapore, Australia, The USA, The Philippines, Mauritius, South Africa, Bazil and Mexico, the Bihar State Tourism Department sources said here today.

Highlighting the importance of the global event, the sources said, apart from discussing the present day relevance of Buddhist culture and its growing effect on the minds of the people a number of related seminars and cultural programmes would also be held simultaneously. A number of international tour operators were also expected to participate in the event to discuss ways and means to attract more tourists in the increasingly popular Buddhist circuit comprising Gaya, Bodhgaya, Nalanda, Rajgir and Vaishali within the state. Meanwhile, the preparations for holding such a mega international event near the famous ruins was on in full swing, the sources said. Chief minister Nitish Kumar would inaugurate the Conclave, while Governor Devanand Konwar was likely to be present on the concluding day, the sources added.Published by HT Syndication with permission from United News of India.

«Consultation de la Souffrance»

Emission de " Sagesse Bouddhiste" tournée au CHU Nord Marseille sur la « Consultation de la Souffrance », première (et encore unique, je crois) consultation de ce genre à avoir été créée en France, en 1998, par le Dr Daniel Chevassut, avec la collaboration du Pr Vincent Moutardier, d'une sophrologue et des équipes soignantes du service

le Dimanche 7 février à 8h30 sur France 2

NB Les émissions sont rediffusées en vidéo intégrale, pendant une semaine sur le site internet: WWW.France2.fr
Programme : Les Chemins de la foi, Sagesse Bouddhiste http://videos.france2.fr/

dimanche 31 janvier 2010

Sourire quand même

Maître Dôgen (Zen Soto) conseillait :

" Offrez votre sourire pour le bonheur et l'éveil de tous les êtres …"

Situation critique en Mongolie




BRIEFING BY G. ZANDANSHATAR,
MINISTER FOR FOREIGN AFFAIRS AND TRADE,ON BAD WINTERING

Ulaanbaatar, 18 January 2010
Ambassadors,
Ladies and Gentlemen,

First of all, I wish to inform you that the Government of Mongolia is offering its sympathy to the people of Haiti who have suffered devastating earthquake consequences. Our condolences go also to Secretary-General Ban Ki-moon and the families of UN staff who lost their lives while serving the humanitarian cause.

Everywhere in the world, we witness the dire consequences of climate change that result in frequented natural disasters.

Ladies and Gentlemen,
Mongolia is facing also a difficult time. An extreme cold weather has taken lives. Heavy snow falls have buried pastures. It seems to be the beginning of months of natural disaster that the international community has known as zud. Previously, a similar situation occurred in 1999 through 2002. Tens of human lives and a combined number of 11 million animals were lost in that zud. The international community gave their hands at that difficult time and helped relieve the severe consequences.
As experts say, a zud seems to happen every 10 or so years. Therefore, the Government of Mongolia is taking numerous actions to cope with this severe winter.

The State Emergency Commission has issued an appeal to all population, state and non-governmental organizations and private sector to launch an aid campaign to support herders materially and morally.
Within this campaign framework, the Ministry of Foreign Affairs and Trade is organizing this briefing on the current situation.

Even in Ulaanbaatar we all could witness the temperature, coldest in recent years. The drop has been a record in many aimags. Most of the aimags are covered by up to 50 centimeters of snow. As of today, 776.7 thousand animals were lost. Many transport routes have been blocked by heavy snow.
The severe wintering hit altogether 198 soums in 19 aimags of which 94 soums in 8 aimags have plunged into a zud.
Weather forecasts suggest that snow falls and cold temperature will continue throughout January and February. This will amount to an end of pasture and fodder and a considerable loss of animals.
The Government’s priority is to prevent undue loss of human lives. Herders lose their lives while trying to save their animals. Therefore, the Government is delivering to most affected areas fodder and forage from its reserve to keep the herders in their winter refuge.
Heavy machinery, ambulance vehicles, trucks are mobilized to reach affected towns and families. Fuel costs are financed by the Government.

Though the Government and the population at large are doing their best, the severity and the duration of such an extreme weather could overwhelm our capacity and resources.
As you may know, about 70 percent of the territory suffered from drought last year. That means the pastural capacity shrank considerably. This coupled with heavy snow and cold temperature will starve many animals to death. The peak usually happens in April and May.

The loss of their only living source will devastate herders’ families. Economic and social impacts will be disastrous.

Ladies and Gentlemen,
Despite our efforts, we might need additional assistance and support from our donors and partners. The Mongolians always appreciate the help and support rendered by our friendly countries and organizations during the past natural calamities.
Supply of emergency essentials that help save lives will be most welcome. These might include warm clothing, portable power and heating devices, high calorie foods, first-aid kits, etc.
I think we could have saved many lives had the herders had human tracking devices.
If we save as many as possible animals, that would help prevent many primary and secondary aftermaths. Therefore, it is essential to provide those most needed with animal fodders, animal shelters and clothing.

Finally, I should tell you that it is not yet a “Red Alert” situation. However, we seem to be moving closer to it. Therefore, I ask you to consider what you can do if a disaster becomes imminent.
Nevertheless, as we know, prevention is better than cure. That is why we wish to cooperate with you on preventive measures to the extent possible to minimize possible negative consequences for our herders and their living source.

In conclusion, I thank you for your time and care. If any questions, our respective ministries and agencies are present here to give detailed answers.
Thank you.

(
Déclaration de Monsieur G. Zandanshatar, Ministre des Affaires Etrangères et du Commerce International, communiquée par l'Association Guillaume de Rubrouck)

Un "zud" menace la Mongolie

"Il arrive de Mongolie des nouvelles très inquiétantes : les conditions météorologiques depuis le début de l'hiver sont à nouveau extrêmement rudes et dangereuses et il semble qu'un nouveau zud - après ceux de 1999 et de 2002 qui ont causé la perte de plus de 11 000 000 de têtes de bétail et jeté des centaines de milliers d'éleveurs, avec leur famille, dans la plus extrême pauvreté - soit en train de s'abattre sur la Mongolie.

La combinaison de températures relativement douces certains jours, propices à d'abondantes chutes de neige, et de températures extrêmement froides les jours suivants est l'une des situations qui mènent à ces catastrophes climatiques qui semblent de plus en plus fréquentes, probablement en raison du réchauffement global du climat de notre planète."

Extrait d'un message de l'Association Guillaume de Rubrouck

samedi 30 janvier 2010

Rencontre sur les problèmes liés à la fin de vie

Rencontre organisée le 15 janvier (au Palais du Luxembourg) par l’Association Française d’Echanges et d’Initiatives (AFEI), le Conseil National pour les personnes âgées (CNPA) et le Mouvement International des Seniors.
La rencontre sera diffusée sur
- la radio Vivre 93.9 bande FM
  • samedi 6 et dim. 7 février à 10h
  • lundi 8 février à 13h

Calendrier tibétain 2011

Comme je viens de récupérer un nouveau calendrier tibétain (ce qui signifie que dans d'autres traditions existent d'autres calendriers lunaires), je me suis amusée à relever les dates phares pour les partager avec vous, des fois que ça puisse vous être utile.

- Losar (Lo gsar ; Nouvel An lunaire)
14 février 2010


- Mönlam (sMon lam ; Grande Prière ; jour principal : 15ème jour 1er mois lunaire)
28 février


- Sagadawa / Vesak (Naissance, Eveil et Parinirvana du Bouddha Shakyamouni ; 15ème jour 4ème mois lunaire)
27 mai


- Chökhor Tüchen (Premier Enseignement du Bouddha ; Chos 'khor dus chen ; 4ème jour 6ème mois lunaire)
15 juillet


- Lhabab Tüchen (Retour du Bouddha après un un séjour dans le Monde des deva des 33 ; Lha babs dus chen ; 22ème jour 9 ème mois lunaire)
29 octobre


- Ganden Namchö (Paranirvana de Je Tsongkhapa ; dGa' ldan lnga mchod ; 25ème jour 10ème mois lunaire)
1er décembre


- - Losar
5 mars 2011

jeudi 28 janvier 2010

Franchise ou zizanie

Un sujet de réflexion pour les longues nuits d'hiver :
Comment déterminer la frontière entre "la franchise" et "les propos de discorde".

Variante :
Comment déterminer la frontière entre "la franchise" et "les propos blessants".

(Me semble qu'un bon vieil adage conseillait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de ... se taire.

jeudi 21 janvier 2010

Moniales bouddhistes

Selon le Dr. Hajime Nakamura, universitaire japonais respecté, "l'apparition d'un ordre de nonnes fut un développement étonnant dans l'histoire religieuse mondiale. Il n'existait, à la même époque, aucun ordre religieux pour femmes, ni en Europe, ni en Afrique du nord, ni en Asie occidentale ou orientale. Le Bouddhisme fut la première religion à en produire un."

dimanche 17 janvier 2010

Un autre entretien avec Rinpoche

Lors d'un séjour de Rinpoche à Bordeaux, le 26 avril 2006, Linda Tahlaïti est venue lui poser quelques questions (voir www.irenees.net/fr/.../fiche-entretien-49.html).

samedi 16 janvier 2010

La face cachée de l'esprit

Sur le site de l'Ina est proposée une vidéo où intervient Rinpoche.

Les premiers pas du bouddhisme en France

Sur le site de Claude Arpi (www.claudearpi.net/index.php?nav=articles&id=26), l'on peut télécharger un entretien entre Rinpoche et lui, le 28 avril 2006 :

Entretien avec le Vénérable Dagpo Rinpoché

Maladie et compassion

Voici un lien pour lire ou relire une interview de Rinpoche, intitulée "La maladie est une occasion pour générer encore plus de compassion" (sur le site www.guerir.fr)

Prières et recueillement pour Haïti

Dimanche 17 janvier, de 14 h 30 à 15 h 30

l’UBF vous invite à vous joindre à un moment de prières et de recueillement, en hommage aux victimes du terrible séisme qui a ravagé la capitale de Haïti, plongeant toute la population dans la détresse.


Si vous en avez la possibilité, l’UBF vous invite à venir vous recueillir à la Grande Pagode de Vincennes.

Vous pouvez également vous joindre à la grande chaîne de prières de chez vous ou de tout autre endroit, car la pensée ne connaît pas de frontières.

Fin de vie et dépendance

Hier après-midi, au nom de l'UBF, j'ai participé à une rencontre organisée au Palais du Luxembourg (NB il ne faut pas dire "Sénat") par l’Association Française d’Echanges et d’Initiatives (AFEI), le Conseil National pour les personnes âgées (CNPA) et le Mouvement International des Seniors

Sous la houlette de Monsieur Denis CLAIR, alerte jeune homme de 89 ans qui est le dynamique Président du Mouvement des seniors, des représentants de cinq grandes familles de pensée : judaïsme, islam, christianisme, bouddhiste et rationalisme, ainsi qu’un éminent médecin gériatre, ont exposé leur vision de la vie et de la fin de vie.

Le thème exact était "les problèmes liés à la fin de vie".
Les exposés (de 20 à 30 mn chacun) étaient diffusés sur la radio libre Vivre 93.9 fm - une radio qui embauche en priorité des handicapés, puis sur son site www.vivrefm.comIl a été souligné, à juste titre, que le sentiment d'être "désormais dépendant" inflige de grands tourments aux personnes qui ont besoin de l'aide d'un tiers pour se laver ou se nourrir, etc.

Pour moi qui essayais de parler d'interdépendance et de loi de causalité, ça ne pouvait qu'avoir un écho.
Comme quoi tout vient corroborer l'analyse du Bouddha qui montre que la racine de la souffrance est sans nul doute l'ignorance.

En effet, commencer à se dire qu'on dépend des autres le jour où on ne peut plus tenir sa tasse à thé (ce qui est indéniablement fort désagréable) révèle qu'on se berçait, et qu'on continue à se bercer d'illusions , qui sont tout sauf "douces".

A l'éclairage du Dharma, par définition, nous sommes dépendants !
De nos agrégats. De nos parents. De notre environnement. Etc., etc.

Même quand nous sommes en état de "nous suffire à nous-mêmes" au sens ordinaire, nous sommes continument tributaires d'une multitude de facteurs sur lesquels nous n'avons pas le moindre contrôle. Tant et si bien que la "dépendance" liée à la maladie ou/et à la vieillesse est sans doute une aggravation de la situation, mais pas plus.

Ce qui entraîne qu'il n'y a pas alors à se sentir gêné ou diminué.
Je ne vois vraiment pas comment la "dépendance", qui est un trait inhérent de notre mode d'existence, pourrait "altérer la dignité" de qui que ce soit.

"Oui, mais on se sent désormais inutile."
1ère réponse : La belle affaire !
2ème réponse : Faux.
On n'est peut-être plus "productif" au sens économique (et actuel) du terme, mais personne ne peut être "inutile": la définition même d'une phénomène composé est "existant qui assume une fonction". Or, tout individu est un phénomène composé, et par conséquent...

Rappelons-nous le battement de l'aile du papillon.
Songeons au nombre d'emplois directs et indirects créés.
Voyons tout simplement les choses en face : nous existons, que ça nous plaise ou non, et quel que soit l'état dans lequel nous nous trouvions momentanément.
Au mieux, nous pouvons tirer parti de l'instant présent, sachant que les activités concrètes sont en fait beaucoup moins puissantes que les activités de l'esprit. Au pire, nous subissons l'expérience du moment, laquelle ne doit rien au hasard, mais résulte de karma antérieurs.

mercredi 13 janvier 2010

Haïti

Que dire et faire lors de telles catastrophes ?

Par exemple,
- Unir nos prières.

- Voir sil y a moyen d'apporter une aide concrète.

- Réfléchir à la loi de causalité et aux résultats qui déterminent l'environnement.
Vaudrait mieux ne pas garder des karma susceptibles d'entraîner ce genre d'effets.

lundi 11 janvier 2010

Ratnavali par Rinpoche

Si vous n'avez pas vu l'émission "Sagesses Bouddhistes" du 27 décembre 2009, où Rinpoche commente la Précieuse Guirlande des Avis au roi, de Nagarjuna, vous pouvez combler cette lacune sur ce site

Balades au gré du vent :

http://www.dailymotion.com/video/xbngsz_la-precieuse-guirlande-des-avis-au_webcam

Milarepa

La vie de Milarepa mise en scène par Sa Sainteté Karmapa, après le Mönlam 2009 à Bodhgaya

(cliquer deux fois sur le lien ci-dessous)* :

http://picasaweb.google.com/monlam.picture/MilarepaPerformance#slideshow/5423932511797304802

* Merci à JP d'avoir envoyé ce lien

lundi 4 janvier 2010

Les dix perfections

On évoque le plus souvent les six perfections (skt : paramita, ti. : phar phyin), mais les textes font aussi état de dix paramita :
les six habituelles - générosité , éthique, patience, enthousiasme, concentration, sagesse -, auxquelles s'ajoutent l'habileté (thabs la mkhas pa) ; la force (stobs) ; les voeux (smon lam) ; la sagesse supérieure (ye shes).

Les dix terres parcourues par les bodhisattva dès l'instant où ils ont obtenu la compréhension directe de la vacuité et sont ainsi devenus des arya sont directement en rapport avec les dix perfections : chaque terre correspond à la réalisation d'une de ces qualités.

samedi 2 janvier 2010

Conseil de Candragomin

Dans un Traité des plus précieux bien que très succinct - les Voeux en 20 stances -, le grand Pandit indien Candragomin dispense ce conseil :

Que ce soit pour autrui ou pour vous, ce qui serait douloureux mais bénéfique tout comme ce qui serait bénéfique et agréable, accomplissez-le, mais n'accomplissez pas ce qui, bien qu'agréable, ne serait point bénéfique.

Comprendre la vacuité

Comment en arriver à comprendre la vacuité (stong nyid) ?

Certes, dès le début, on peut discourir en parlant d'"absence d'existence réelle", "absence de nature propre", etc., mais ce n'est pas cela qui pourrait générer la sagesse comprenant la vacuité.

En fait, il faut dans un premier temps obtenir les vues relatives au non-soi grossier (bdag med rags pa), puis progressivement affiner jusqu'aux vues prasangika. De cette manière, on peut espérer parvenir au but.
En revanche, si, sans gravir l'escalier marche après marche, on veut d'un bond sauter tout en haut, cela ne peut pas donner de bons résultats.

* Extrait d'un Enseignement de Rinpoche, du 28 juin 2003

Les Lojong

Les lojong sont des enseignements du mahayana qui concourent au développement de l'amour, de la compassion et de l'esprit d'Eveil, essentiellement par la méthode dite de l'échange entre soi et autrui, qui suppose d'accorder la prééminence aux autres individus avec une totale abnégation.

Ces instructions, souvent courtes et toujours percutantes, constituent des méthodes extraordinaires mais indéniablement difficiles à pénétrer et encore plus à appliquer, tant et si bien que longtemps les maîtres kadampa du Tibet, héritiers d'Atisha, ont préféré les tenir secrètes, ne les transmettant qu'aux disciples particulièrement motivés et courageux.

Une collection des principaux lojong est accessibles en anglais sous le titre de Mind Training : The Great Collection (traduction de Thupten Jinpa.

vendredi 1 janvier 2010

Bonne Année

Voyons, que pourrais-je nous souhaiter ?

Eh bien, pour "simplifier", que les desseins des Bouddhas et bodhisattvas, et donc de nos Maîtres directs et indirects, se concrétisent au plus vite, pour le bien de tous les êtres, sans la moindre exception.

mercredi 30 décembre 2009

Le non attachement

Une petite devinette pour finir l'année en jouant :

Selon vous, envers quoi un bodhisattva va-t-il prioritairement cultiver le non attachement ?

Les trois racines vertueuses

Les traités bouddhistes expliquent que toute activité un tant soit peu bonne de notre part repose sur ce qu'ils appellent les "trois racines vertueuses" (dge ba'i rtsa ba gsum) :
- le non attachement ('dod chags med pa)
- la non irritation (zhe sdang med pa)
- la non ignorance (gti mug med pa).

Précisons que le "renoncement" constitue un aspect du non attachement, et l'amour une facette de la non irritation.
De même que la compassion relève du facteur vertueux dénommé "la non méchanceté" (ou si vous préférez, "la non malveillance).

Quant à la non ignorance, elle ne doit pas être confondue avec la sagesse.
Bien qu'elles partagent les mêmes objets, elles diffèrent quant à leur aspect et leur fonction.
° Tandis que la sagesse, facteur dynamique, distingue son objet des autres, la non ignorance consiste en la simple absence d'obscurité à propos de lui.
° La sagesse dissipe les doutes ; la non ignorance évite de s'engager dans des conduites regrettables.

Tout ce vocabulaire vous surprend un peu ?
C'est que le bouddhisme emploie souvent l'approche par la négative : certains phénomènes sont bien plus facile à cerner en procédant par élimination (de ce qu'ils ne sont pas) qu'en s'escrimant à les décrire. C'est le cas de la vacuité.
Mais déjà en ce qui concerne, disons, "le non attachement", essayons de voir la nuance apportée par l'expression négative. Les implications pratiques seraient des plus utiles, au quotidien.

Tout cela pour dire que, parmi les bonnes résolutions du Jour de l'An, il ne serait pas si mal de faire figurer, et en place d'honneur, ces trois racines vertueuses...

La mémoire

- Quelle est la fonction de la mémoire (dran pa en tibétain) ?

- Eviter l'oubli, dites-vous ?
Non, car ça, c'est la définition même : non oubli (brjed med pa) = mémoire.

Selon Asanga*, la fonction de la mémoire est d'empêcher la distraction.

Eh bien, c'est pas au point.
Surtout en ces périodes dites de "fêtes".

* Cf. Abhidharmasamuccaya

lundi 28 décembre 2009

Dépression

Le fléau de notre époque.
Et le danger est sans doute aggravé en ces périodes de "fêtes", où l'isolement est d'autant plus douloureux.

C'est peut-être le moment adéquat pour regarder ce film que m'avait indiqué Ariane (merci beaucoup) :

Emission de France 2 « Guérir autrement de la dépression » mai 2009

- 1/4 (environ 15 minutes)

http://www.dailymotion.com/user/jean_dupont/video/x4pj0m_sante-dr-david-servanschreiber-14_news

- 2/4 (environ 15 minutes)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/france+2+servan+schreiber/video/x4pmfr_sante-dr-david-servanschreiber-24_news

- 3/4 (environ 15 minutes)

http://www.dailymotion.com/user/jean_dupont/video/x4przv_sante-dr-david-servanschreiber-34

- 4/4 (environ 15 minutes)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/france+2+servan+schreiber/video/x4q3no_sante-dr-david-servanschreiber-44_news

samedi 26 décembre 2009

Châlet des chats

Je viens de recevoir un document émanant d'une association sise à Moret sur Loing 27 rue de Gros Bois (06 42 49 33 30), qui accueille des animaux en détresse (vieux, handicapés, etc.).

L'association "le châlet des chats" a besoin d'aide. Notamment, elle va devoir couvrir les frais entraînés par un déménagement début février.

jeudi 24 décembre 2009

Noël

Joyeux Noël !

Puissent les valeurs véhiculées par Noël se diffuser en tous lieux et imprégner tous nos us et coutumes.
Puissent l'amour et le respect de l'autre régner en maîtres.
Puisse la paix intérieure naître en le coeur de chacun pour fonder la paix extérieure.

mardi 22 décembre 2009

Lha Gyalo

En cette période de Noël 2009 où les transports fonctionnent assez mal, partons pour 30 mn de voyage avec la transalpine tibétaine :

http://www.fabrice-hoffmann.com/faho/lhagyalo_hd.html

Un grand merci à Hélène de m'avoir envoyé ce lien.

La Vie du Bouddha

Mon amie Catherine N. vient très gentiment de m'envoyer une information si intéressante que je ne puis la conserver pour moi :

Sur un site qui propose plusieurs livres à télécharger gratuitement , on trouve une Vie du Bouddha et de ses principaux disciples, qui a l'air d'être agréable à lire :
http://www.dhammadana.org/book/vbpd.pdf

Bonne lecture !

mercredi 16 décembre 2009

Frugalité

Toute personne qui manque de la vertu première qu'est chog shes, c'est-à-dire qui ne parvient pas à être contente avec ce qu'elle a, est selon le bouddhisme une personne pauvre, une personne misérable.

On raconte qu'autrefois, le Bouddha fut un jour invité, avec sa communauté, à déjeuner par deux personnes très riches.
A la fin du repas, le Bouddha se tourna vers les bhikshu et leur demanda : "A qui vaut-il mieux aujourd'hui dédier les mérites accumulés ?" Les moines répondirent : "Aux plus pauvres d'entre tous.", et le Bouddha dédia les mérites aux ... riches donateurs, en fait très misérables en raison de leur incapacité à se sentir jamais contents et satisfaits.

Une chose à la fois

L'adage tibétain du jour :

bya mang byur gyi sna 'dren yin
"Abondance d'activités attire maints ennuis."

A afficher sans modération.



Deux qualités fondamentales

Le Bouddha a exhorté à deux qualités appelées en tibétain 'dod chung et chog shes. Elles consistent en le fait de n'avoir que peu de désirs (le mot tibétain évoque : frugalité, sobriété, modération) et en la capacité à savoir se contenter de ce que l'on a.

Ces qualités sont fondamentale, pour ne pas dire sine qua non, pour qui aspire au calme mental.

Cap ou pas cap ?

Cartes de voeux

Les fêtes approchent, et bien que dans ce domaine aussi, les traditions se perdent, nous allons sans doute échanger un certain nombre de cartes de voeux. C'est sympathique, et c'est une bonne occasion pour maintenir liens et contacts.

MAIS attention aux cartes représentant des Bouddhas, ou plus généralement les Trois Joyaux !
Parce qu'en envoyer à des personnes qui, n'étant pas au courant, risquent de les manier sans aucune précaution pour finalement les jeter à la poubelle, ce n'est pas forcément très judicieux.

Même en tant que bouddhiste, on finit par être débordé et ne plus savoir où mettre photos et cartes postales représentant Bouddhas et Maîtres, comme par exemple Sa Sainteté le Dalaï Lama mis à toutes les sauces.

Bref, soyez gentils et ne nous amenez pas à accumuler de mauvais karma supplémentaires.
Cantonnez-vous aux cartes ordinaires, avec sapins et bonshommes de neige.

Pas à vendre

Pour un bouddhiste, rien n'est plus important et plus précieux que les Trois Joyaux.
Et ce qui les symbolise.

C'est au point qu'en langue tibétaine, à propos des objets religieux tels que des statues ou thangka, il est inconvenant d'utiliser des termes vils. On n'achète pas une statue ; on l'invite !

D'ailleurs, autrefois, les artistes dignes de ce nom ne "vendaient" pas leurs oeuvres, au sens qu'ils ne fixaient pas de prix. Le bénéficiaire faisait un don, et si cela ne couvrait pas les frais engagés par l'artiste, c'était tant pis pour lui.

Quant à vendre des textes religieux pour faire du profit, c'était un véritable sacrilège.

Las, chez les Tibétains aussi, les traditions se perdent.
On voit même ici et là en vente des ouvrages sur lesquels figure pourtant la mention : "Non destiné à la vente" ("This book is strictly for free distribution, it is not to be sold").

Une excellente pratique consiste en effet à subventionner l'édition de livres destinés à être distribués gratuitement, en tant que don du Dharma. Malheureusement, certains n'hésitent pas à les commercialiser.

L'autel

Une fois qu'on a pris refuge, il convient de présenter régulièrement des offrandes aux Trois Joyaux.
Quand on en a la possibilité, il est bien d'avoir un autel, qui peut être très dépouillé : par exemple, une photo d'une statue du Bouddha Shakyamouni (ou une carte postale), devant laquelle on dispose une fleur, ou un fruit, ou une bougie, ou des biscuits, etc.

Si on a de la place et plein d'objets, et qu'on ne risque pas de choquer l'entourage, on peut bien sûr opter pour un autel plus élaboré.

Dans tous les cas, c'est la représentation du Bouddha qui doit être au centre, car il est la source de l'Enseignement dont nous bénéficions actuellement encore.
A mettre également en place d'honneur : les photos que nous aurions de nos propres Maîtres : ce sont eux qui nous apportent l'Enseignement.
Un texte, tel que le Soutra de la Sagesse, symbolisera le Joyau du Dharma, et un stupa le Joyau du Sangha.

Il va sans dire que le plus important, c'est l'état d'esprit.
Par exemple, se procurer une statue en or par foi et respect est sans doute excellent, mais si c'est pour jeter de la poudre aux yeux et faire des envieux, mieux vaut s'en tenir à des objets en matières plus ordinaires.

Le bon côté

Au fond, le tout est de parvenir à voir le côté positif des choses.

J'apprends que x ou y me critique ou me calomnie ?
Eh bien, tant mieux. C'est tout bénéfice.

D'après Genlags, il n'y a pas meilleur rituel de longévité (zhabs brtan) que ça. Gratis et efficace. L'idéal, quoi.

mercredi 9 décembre 2009

Internet = danger

Selon Reporters Sans Frontières, plusieurs internautes tibétains ont été arrêtés ces derniers mois pour avoir téléchargé des documents subversifs tels que des photos de S.S. le Dalaï Lama.

La jouissance des libertés individuelles est décidément un trésor précieux, et très rare. Quel dommage de ne pas savoir l'apprécier quand on a la chance d'en disposer.

Encore un Maître qui part

Le grand Maître nyingmapa Khetsun Sangpo Rinpoche est décédé le samedi 5 décembre 2009 à 18 h, au Népal. Selon les critères tibétains, il avait 90 ans.

Il laisse de nombreux ouvrages dont un Dictionnaire bibliographique du Tibet et du bouddhisme tibétain en 13 volumes, que j'ai souvent consulté lorsque je préparais mémoires et thèse aux Langues' O. Il était le plus grand historien nyingmapa contemporain, je crois, et il a également rédigé de profonds traités sur la doctrine des "Anciens".

samedi 5 décembre 2009

Pratiquer à chaque instant

En termes simples, au fond, l'objectif de la pratique du bouddhisme est de s'améliorer jusqu'à, par exemple, obtenir la libération, ou l'Eveil suprême.
Et la manière de faire consiste à transformer chaque activité en pratique.

Vraiment chaque activité.

Voici ce qu'en disait Roland Rech (Zen Soto) lors d'une émissions des Voix bouddhistes ("Le monastère intérieur") :

C. Barry : « Alors dans le temple, au monastère, chaque instant est dédié à la pratique, et en préparant cette émission, vous m’avez dit : c’est la même chose à l’extérieur, y compris lorsque l’on mange, lorsqu’on va aux toilettes, lorsqu’on se lave, etc ».

Roland Rech : « Oui, par exemple, lorsque l’on rentre dans les toilettes, d’abord on change de chaussures, c’est vraiment respecter les lieux dans lesquels on marche, on ne rentre pas avec les mêmes chaussures dans les toilettes. On rentre, on fait gassho (gassho étant le salut) et on allume un bâton d’encens. Ça veut dire vraiment être un avec soi-même, un avec le lieu et un avec ce que l’on fait, et ensuite faire ses besoins comme une activité de pratique c’est à dire de concentration, on dit souvent ne pas faire à côté du trou pour les hommes, et faire attention à ce que l’on fait, laisser lieux extrêmement propres et être vraiment dans une bonne posture à ce moment là, c’est comme si on était sur un zafu (coussin de méditation) ».

vendredi 4 décembre 2009

Interludes

Dans le théâtre tibétain traditionnel, les représentations comportent des intermèdes humoristiques.
Ils mettent en scène des "maîtres" un tantinet charlatans, ou encore des oracles ou médiums qui énoncent doctement des prédictions du genre : "En été, le temps sera chaud. En hiver, de la neige tombera."

Humour ô combien salutaire !

Soupapes de sécurité

Des règles en général strictes régissent la vie quotidienne dans les monastères bouddhistes, qui sont tout sauf des camps de vacances.

Mais des soupapes de sécurité (si vous me permettez l'expression) ont été prévues, en tout cas dans les monastères tibétains.
Ainsi, deux fois par an, au Nouvel An et à la fin de la retraite d'été, les moines lambda ont la licence de brocarder les éventuels "menus travers" des supérieurs et autres responsables - Abbé, maître de discipline, intendants, etc.
Il est permis de faire éclater de rire toute la communauté à la condition de n'accuser personne directement et de façon blessante.

jeudi 3 décembre 2009

Mantra de Je Tsongkhapa

Eh oui, ce mantra existe.

En fait, pour invoquer son propre Maître, il est possible de créer un mantra en traduisant son nom en sanskrit et en l'encadrant des syllabes germes adéquates.

Dans le cas de Je Rinpoche, cela donne :

OM AH GURU VAJRADHARA SUMATI KIRTI SIDDHI HUNG

En général, les Tibétains prononcent de la manière suivante :

OM AH GURU BENZA DHARA SUMATI KIRTI SIDDHI HUNG

Ganden Namchö 2009

A noter : cette année, le Ganden Namchö (dGa' ldan lnga mchod) tombe le vendredi 11 décembre.

Pour rappel : le Ganden Namchö est la commémoration du passage en nirvana de Je Rinpoche, c'est à dire Je Tsongkhapa, fondateur du monastère de Ganden (dGa' ldan) et partant de l'école des dGa' ldan pa, également connus sous les noms de dGe lugs pa (prononcé guélougpa : "Vertueux"), ou encore de bKa' gdams gsar ma ba (c'est à dire "Nouveaux Kadampa"), et ce donc depuis le début du XVème siècle, le monastère de Ganden ayant été fondé en 1409.

Pourquoi "Nouveaux Kadampa" ? Par rapport aux "Anciens", depuis Atisha et Dromtönpa jusqu'à Je Rinpoche, lequel s'inscrit fidèlement dans la tradition issue d'Atisha tout en lui adjoignant des lignées de transmissions reçues des écoles (Sa skya, bKa' brgyud, Bu lugs, etc.)

Que faire ? Par exemple :
- allumer des lumières (sous n'importe quelle forme) ;
- réciter le "miktséma" - dmigs brtse ma -, en hommage à Je Rinpoche ;
- réciter le Ganden lhagyama (dGa' ldan lha brgya ma), guruyoga invoquant Je Rinpoche ;
- lire une biographie de Je Rinpoche et formuler des voeux pour suivre ses traces.

+ souhaiter la Bonne Année aux amis mongols bouddhistes - qui depuis des siècles célèbrent à cette occasion la nouvelle année.

L'interdépendance

A priori, tout bouddhiste admet la notion d'interdépendance*, au moins à propos des phénomènes composés.

Les philosophes madhyamika prasangika élargissent le champ aux existants non-composés également. Ainsi la vacuité dépend-elle - du sujet qui l'appréhende, - de la dénomination qui lui est attribuée, - et surtout de sa base de référence.
Car il n'est point de "vacuité absolue" (et indépendante). Toute vacuité est relative à une base, constituée par un quelconque existant (par ex, moi, la table, ou pourquoi pas la vacuité).

* Attention :Si l'interdépendance signifie que tout existant dépend d'autres existants, cela n'entraîne aucun cas que tout existant dépendrait de tous les autres existants.

Que faire ?

L'éthique suppose d'agir bien, et d'éviter les actes et comportements nuisibles.

C'est facile à comprendre.
C'est moins facile à appliquer.
Parce que, sur le terrain, on est rarement confronté à un choix entre "blanc" et "noir". On est plutôt devant une riche palette de tons gris...

Un "truc" :
dans la mesure du possible, il faut privilégier le long terme par rapport au court terme.

C'est à dire, qu'il vaut mieux parfois faire mal sur le moment si c'est pour un mieux ensuite, plutôt que d'être doux (et laxiste) aujourd'hui, même si ça risque d'entraîner des catastrophes demain, ou après-demain.

Tous les éducateurs et médecins pratiquent ça au quotidien, ou devraient le pratiquer.